Affichage des articles dont le libellé est The Chronology Of Water. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est The Chronology Of Water. Afficher tous les articles

lundi 11 janvier 2021

Kristen en couverture du magazine InStyle US [Novembre 2020]

CoverStew Is Back ! Adir Abergel et Jillian Dempsey nous avait teasé il y a quelques semaines un probable photoshoot et le résultat est là ! Kristen fait la couverture du magazine InStyle, pour son édition de novembre avec des magnifiques clichés shootés par la photographe Olivia Malone et une interview réalisée par Clea DuVall, la réalisatrice d'Happiest Season, le prochain projet de l'actrice, à sortir dans les salles obscures. Dans son entretien, elle parle de leur projet commun, de la préparation pour Spencer de Pablo Larraín, de son travail sur The Chronology Of Water en tant que réalisatrice, la politique aux Etats Unis et le fait d'être une figure de proue de la communauté LGBTQ.



Photographie : Olivia Malone
Coiffure : Adir Abergel
Maquillage : Jillian Dempsey
Interview : Clea DuVall







* Outtakes






* Scans digitaux











* Vidéo BTS du photoshoot & interview de Kristen pour le courrier des fans

samedi 28 novembre 2020

Happiest Season : Interview de Kristen avec iNews UK

A l'occasion de la promotion d'Happiest Season réalisé par Clea DuVall, Kristen parle du film, de son personnage, de ses traditions de Noël, de son coming out, de son futur film Spencer de Pablo Larraín et de ses débuts en tant que réalisatrice d'un long métrage avec The Chronology Of Water de Lidia Yuknavitch dans une interview avec iNews UK.



Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

Kristen Stewart à propos d'Happiest Season : 'Voyons-nous la vie gay dans un film commercial ? Non'


Kristen Stewart parle avec James Mottram de sa nouvelle comédie romantique de Noël LGBTQ+, le fait d'être un modèle réticent et le fait de jouer la princesse Diana.


Kristen Stewart décrit son Noël idéal à Los Angeles. 'Je vis à Thai Town et c'est la seule nourriture disponible le jour de Noël', explique t-elle. 'Alors je vais manger de la soupe à la noix de coco tôt le matin'. Ce ne sont pas exactement des châtaignes grillées sur un feu ouvert, mais l'ancienne star de Twilight, âgée de 30 ans, n'a jamais fait les choses de manière conventionnelle.


Cette période festive, elle joue dans Happiest Season, qui, à première vue, a tout ce que vous pourriez attendre d'un film de studio hollywoodien conçu pour les fêtes de fin d'année : il est scintillant et lumineux et les personnages ambitieux vivent dans de grandes maisons avec des arbres de Noël si grands qu'on pourrait penser qu'ils ont été expédiés directement de Norvège. Seule cette histoire de Noël est un peu différente.


Stewart joue Abby, qui accepte de passer son Noël avec sa petite amie Harper (Mackenzie Davis) – pour découvrir que Harper n'a jamais fait son coming out auprès de ses parents conservateurs. Pas de prix pour qu'Happiest Season est un jeu de cache-cache, car Abby et Harper font semblant d'être colocataires à leur arrivée, Harper promettant de tout révéler à sa mère et à son père après Noël.


Un film de Noël grand public avec un couple gay en son centre – non relégué à l'acte de soutien – est en quelque sorte une révélation. 'Je pense que c'est quelque chose que nous allons regarder en arrière et nous nous demanderons pourquoi cela n'a pas été reflété dans notre art un peu plus tôt', dit Stewart. 'Parce que nous avons évidemment reconnu l'existence gay d'une manière ouverte et culturelle … Mais le voyons-nous dans le film commercial ? Non'.


Il n'est pas exagéré de dire que Stewart est actuellement la star LGBTQ+ la plus en vue d'Hollywood. En 2017, lorsqu'elle a animé l'émission humoristique américaine 'Saturday Night Live' (SNL), elle est entrée dans un riff dans son monologue d'ouverture sur Donald Trump (qui avait tweeté à propos de sa rupture avec son ancien partenaire de Twilight, Robert Pattinson). 'Eh Donald', a t-elle déclaré, sous les acclamations hystériques du public, 'Je suis tellement gay, mon pote'.


Cette nuit-là, la scénariste et réalisatrice d'Happiest Season, Clea DuVall, qui a fait son coming out plusieurs année avec Stewart, l'a vue. 'J'ai toujours été fan du travail de Kristen … Mais quand je l'ai vue sur SNL il y a quelques années, elle était tellement drôle, taquine et chaleureuse', dit-elle. 'C'était tout son autre côté pour elle et voir qu'elle était capable d'être si drôle et si réelle l'a rendue parfaite pour jouer Abby'.


Pour Stewart, le film de DuVall marque un passage dans une arène plus comique. Sa zone de confort est constituée de rôles poignants – le conte sur Alzheimer Still Alice, le biopic traumatique à propos de la star de cinéma Seberg ou le psychodrame spirituel Personal Shopper. Elle a débuté dans les ligues dramatiques des poids lourds, à l'âge de 12 ans, lorsqu'elle a attiré l'attention dans Panic Room de David Fincher, jouant la fille garçon manqué de Jodie Foster.


Alors, comment était-ce de trouver sa veine comique ? 'C'était différent, bien sûr', admet-elle. 'J'ai été intimidée et vraiment bouleversée par les comédiens talentueux que nous côtoyions, mais aussi encouragés, car ils donnent l'impression que c'est amusant'. Elle s'interrompt, riant doucement de quelque chose qui vient de la frapper. 'Aussi lesbienne que je suis dans le film, je joue un personnage qui 'l'homme hétéro''.

Lorsque nous avons parlé sur Zoom, avec Stewart à Los Angeles, Happiest Season était prêt pour une sortie cinématographique majeure pendant Thanksgiving aux Etats Unis. Mais avec les cinémas toujours fermés en raison de la pandémie, le film est maintenant diffusé en streaming. À certains égards, c'est une grande déception, mais là encore, l'intérêt d'un film comme Happiest Season est qu'il est revisité chaque Noël. L'idée que les familles puissent s'asseoir et regarder une comédie romantique lesbienne traditionnelle est agréablement radicale.


'Les petits enfants ont besoin de voir des films de Noël où ils pourraient se voir reflétés dans un sens plus large', dit Stewart. 'Ne marginalisons pas les marginalisés dans l'art. Permettons qu'il y ait une légèreté et une sorte d'aisance et de plaisir. Il y a un plaisir dans le film dont je pense qu'il est vraiment impératif de faire passer dans ce contexte'.


En parlant avec Stewart, vous avez le sentiment qu'être un modèle lui a été imposé. 'Ce n'est pas une chose proactive que je fais', dit-elle. Mais que ressent-elle lorsque les fans lui disent que son ouverture les aidés à faire leur coming out ? 'Rien ne me rend plus heureuse. Mais je n'essaye pas de pousser ce truc'. Sa préférence serait 'un échange équilibré et égal' d'expérience. 'Cela m'encourage tout autant'.


Élevée à Los Angeles par des parents dans l'industrie du divertissement – son père a travaillé comme régisseur et producteur de télévision, sa mère comme superviseur de scénarios – Stewart ne vivait pas dans les décors religieux ou conservateurs stricts auxquels certains sont confrontés lorsqu'ils font leur coming out. Pourtant, elle connaissait la confusion de comprendre sa propre sexualité. 'Grandir, essayer de savoir si ça va être ok est une expérience à laquelle je peux vraiment m'identifier', dit-elle.


Elle est sortie avec des hommes quand elle était plus jeune – surtout Pattinson – mais en 2013, elle était en couple avec la productrice d'effets spéciaux Alicia Cargile. 'Quand j'avais 22 ans, j'ai commencé à me comprendre d'une manière plus ambiguë', dit-elle. Elle s'est sentie obligée de 'mettre une étiquette dessus' et de définir ce qu'elle était. 'Je me suis dit, 'Cela ne fonctionne pas vraiment pour moi''. Suite à une relation avec le mannequin Stella Maxwell, elle sort actuellement avec la scénariste Dylan Meyer.


Même maintenant, Stewart sait qu'être gay n'est pas facile – 'vivre dans un monde où tenir la main de la personne que vous aimez peut vous mettre mal à l'aise, vous ou les autres'. Elle explique qu'elle vient de rentrer d'un petit road trip. 'Je suis rentrée dans un territoire genre Trump-ien et j'ai eu peur. J'ai de l'expérience en essayant de façonner ce à quoi mon expérience ressemble pour les autres, pour qu'elle soit digeste et non menaçante'.


Le prochain rôle de Stewart sera beaucoup plus difficile que celui d'Happiest Season : elle se prépare à jouer la princesse Diana dans un nouveau film de Pablo Larraín, qui se déroulera pendant le week end où elle décide de quitter le prince Charles. 'Je n'ai pas été aussi consommée par quelque chose depuis si longtemps', a t-elle récemment déclaré à Access Hollywood.


Ayant déjà réalisé des courts métrages et des vidéos clips, elle planifie également ses débuts avec les mémoires de Lidia Yuknavitch, The Chronology Of Water, qui traite des problèmes de bisexualité et de dépendance de l'auteur. Le livre contient 'certains de mes écrits préférés', dit Stewart. 'La seule raison d'en faire un film est que je veux que les gens voient comment je le vois'.


Source: iNewsUK

lundi 6 juillet 2020

Nouvelle photo de Kristen & du réalisateur Andy Mingo à Portland [06.07.2020]

Le réalisateur Andy Mingo a partagé une nouvelle photo en compagnie de Kristen sur les réseaux sociaux. Andy Mingo est le mari de l'auteure à succès Lidia Yuknavitch dont Kristen va adapter les mémoires, The Chronology Of Water, à l'écran, pour son premier long métrage en tant que réalisatrice.
On peut donc en déduire que Kristen a rejoint le couple à Portland pour travailler sur le projet, dont elle espère pouvoir commencer le tournage dans les prochains mois.




Source: @AndyMingo

jeudi 9 avril 2020

Interview de Kristen avec ELLE Italia [Numéro du 11 mars 2020]

A l'occasion de la press junket de Seberg réalisé par Benedict Andrews, Kristen parle du film, de son personnage, du contexte politique de l'époque et de la surveillance du FBI et de son futur en tant qu'actrice et réalisatrice avec The Chronology Of Water dans une interview avec le magazine italien ELLE Italia.





Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

La muse rebelle

Dans un film désormais disponible en ligne, Kristen Stewart, formidable témoignage de la nouvelle campagne Chanel, rend justice à Jean Seberg, actrice symbolique de la Nouvelle Vague. Elle a été l'une des premières stars activistes. Mais à la fin, ils l'ont tous trahi.

Le corps de Jean Seberg retrouvé le 18 septembre 1979 dans la rue Général Appert à Paris, nu et enveloppé dans une couverture, recroquevillé sur le plancher arrière de la Renault blanche, à côté d'une bouteille d'eau et de nombreuses bouteilles de barbituriques vides. Suicide flagrant ou peut être pas, certains doutes subsistent. La vie éblouissante et malheureuse de l'actrice, icône du style et de la rébellion, l'une des premières stars activistes, est ressuscitée, en mettant l'accent sur les années 70 tumultueuses, par Kristen Stewart dans le film Seberg réalisé par Benedict Andrews désormais disponible en Italie sur la plateforme Chili (chili.com), après la présentation lors du Festival de Venise. Une opportunité sans précédent et à ne pas manquer ces jours-ci à la maison. Une histoire en partie inconnue et certainement amère : les dons de Seberg à divers groupes antagonistes et minoritaires, et les fréquentations avec les Black Panthers, l'ont en fait transformée en l'une des cibles spéciales du FBI, l'amenant sur la pente de la dépression. En avril 1970, la section spéciale COINTELPRO a officiellement suggéré d'envoyer des informations à la presse à scandales dans laquelle il a été fait allusion au fait que l'actrice était enceinte non pas de son époux de l'époque, Romain Gary, mais d'un membre du Black Panther Party, afin de 'réduire l'image de la star dans l'opinion publique'.

C'est un signe du destin que ce soit Stewart qui redonne vie à Jean. Une rebelle, qui après le succès de Twilight a choisi la voie du cinéma d'auteur, et comme Jean, est une icône de style. Égérie de Chanel depuis 2015, elle a été le visage de différentes collections de mode et de beauté de la maison ainsi que du légendaire sac 'Gabrielle', posant pour Karl Lagerfeld. En la photographiant lors de la dernière campagne 'zéro gravité', le grand photographe français Jean Baptiste Mondino, a dit d'elle : 'J'adore son allure et son côté garçon manqué'. Les mêmes atouts de l'icône perdue de la Nouvelle Vague dont l'actrice a parlé exclusivement avec ELLE Italia.

Journaliste : Connaissiez-vous l'histoire de Jean Seberg, la partie persécution du FBI ?
Kristen Stewart : Non, je n'en avais absolument aucune idée, j'ai tout découvert quand j'ai abordé le film. Mais je connaissais l'actrice, c'était une grande inspiration. Au-delà du film, cependant, ce qui m'a toujours intéressé chez elle, c'est sa forme extrême de compassion, le besoin d'aider les personnes marginalisées. Une tendance humanitaire qui ne l'a jamais quittée. Et pour laquelle elle a été diabolisée. Pour beaucoup, c'était de la folie, en réalité, elle avait une idée politique simple, presque naïve : la révolte était pour elle d'être du côté des perdants. Finalement, nous l'avons tous trahi.

Journaliste : Ses films sont mentionnés dans Seberg et elle les réinterprète.
Kristen Stewart : Il nous a semblé juste de commencer par la scène de l'incendie de Jeanne d'Arc dans le film d'Otto Preminger, à ses débuts (Sainte Jeanne). Le spectateur ne sait pas si une vision est vraie, mais elle représente l'essence de la chasse aux sorcières dont elle a été victime.

Journaliste : Était-ce plus excitant ou plus difficile de refaire des scènes cultes du cinéma, la fin de A Bout De Souffle ?
Kristen Stewart : Provocant. Nous avons travaillé sur les détails, nous savions que nous avions affaire à une icône, il fallait une extrême délicatesse. Et ce que le film raconte, ce n'est plus la fille au tee shirt de Godard, mais une actrice qui voit son moment de grâce s'estomper. Nous avons essayé de capter son extrême sensibilité à l'énergie, la vie, le tout avec un peut budget.

Journaliste : Cette histoire qui mêle le racisme et le rôle féminin vous semble t-elle toujours d'actualité ?
Kristen Stewart : Oh mon dieu, ça l'est plus que jamais, en particulier ce qu'elle révèle au sujet des fake news est important ; celui qui les contrôle peut changer la vie des gens et c'est ce qui me fait vraiment peur. Dans cette ère sociale, alors tout devient encore plus compliqué. C'est également un film qui a beaucoup à voir avec mon pays, l'Amérique aujourd'hui.

Journaliste : Après Charlie's Angels, on a annoncé le premier film [en tant que] réalisatrice, The Chronology Of Water du livre de Lidia Yuknavitch, une ancienne nageuse qui, dans ses écrits, enquête sur les questions de genre avec la sexualité.
Kristen Stewart : Oui, je dois d'abord conclure quelques projets en tant qu'actrice qui m'intéressent, mais il y a déjà beau scénario, je dois m'engager sur la partie visuelle, la plus difficile, le vrai défi. Avec l'émergence de l'urgence pandémique, le cinéma s'est arrêté.


Journaliste : L'avenir sera t-il en tant qu'actrice ou réalisatrice ?
Kristen Stewart : Au milieu. Je veux mener à terme les films qui sont suspendus en tant qu'actrice et étudier pour me préparer sérieusement à devenir réalisatrice.




Source/Scans: @AdoringKS

Interview de Kristen avec Marie Claire Italia [Edition du 1er avril 2020]

A l'occasion de la press junket de Seberg réalisé par Benedict Andrews, Kristen parle du film, de son personnage, du contexte politique de l'époque, de Robert Pattinson, de sa vie privée, de sa carrière et de son futur en tant que réalisatrice avec The Chronology Of Water dans une interview avec le magazine italien Marie Claire Italia.





Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

'Je ne serai pas un fantasme masculin'

L'ex héroïne de Twilight, qui a défié Hollywood et choisi le cinéma d'art et essai, se qualifie de 'putain d'indépendante'. Sur le plateau de tournage et dans sa vie amoureuse. Dans Charlie's Angels, elle détourne les stéréotypes et prépare en attendant son premier film en tant que réalisatrice : 'Je veux aller sous la peau des gens'.

Être au centre de l'attentation est vite devenu sa préoccupation et, dit-elle, lui a fait comprendre le drame de Jean Seberg, espionnée pendant des années par le FBI ainsi que par les médias : 'Moi aussi, je suis attaquée de manière ambigüe, quoique c'est plus léger. Mais à un certain moment, j'ai réalisé qu'en prenant soin de cela, je projetais mes insécurités sur les autres. Si j'avouais un ami que j'étais un désastre, il me disait, 'Pourquoi est-ce que tu penses comme cela ?'. Et moi de dire, 'Parce que tout le monde le dit !'. J'étais devenue hystérique, mais maintenant, je ne donne plus de poids à certaines choses'. Après tout, ce n'est pas facile de survivre lorsque votre vie privée et vos choix les plus ultimes sont toujours à l'honneur : au début, tout le monde voulait connaître son amour pour Robert Pattinson ('On est amis, on se voit souvent', dit-elle. 'C'est quelqu'un de spécial et je suis très fière de son prochain rôle dans Batman'). Maintenant, l'accent est mis sur la nouvelle petite amie, la scénariste Dylan Meyer avec qui elle est en couple depuis août et avec qui elle voudrait se marier, comme elle l'a déclaré en novembre. Avec le regard morbide que les autres ont sur sa sexualité fluide, après sa sortie en 2017, elle dit qu'elle s'est récemment réconciliée avec : 'Le problème est, qu'en tant qu'enfant, on nous apprend avec qui il est bon ou mauvais de coucher, alors en grandissant, on doit 'désapprendre'. En interprétant Jean Seberg et en pensant à sa liberté sexuelle également discutée, j'ai finalement suspendu le jugement moral sur moi-même. Le scandale est que tout le monde n'en parle que lorsqu'une femme est impliquée et non un homme'.

Ce n'est pas par hasard que Donald Trump l'a critiquée amèrement via Twitter lorsqu'elle a rompu avec Pattinson, étant l'exemple du rétrograde blanc : 'Tout le monde sait ce que je pense de lui', dit Kristen. 'Mais heureusement aussi grâce aux réseaux sociaux, les gens ont terni le voile du conformisme. Jean Seberg, quant à elle, a vécu à une époque où les stars devaient rassurer le public avec leur style de vie'. Comme l'actrice de A Bout De Souffle, qui a aidé les Black Panthers, Kristen n'a pas peur non plus de s'exposer politiquement : 'Malheureusement, l'Amérique n'a jamais été aussi divisée qu'aujourd'hui', dit-elle. 'À cause d'une inégalité systémique. On est à point de rupture et j'espère que les démocrates gagneront les élections, mais je sais que même si cela arrivait, le pays serait encore déchiré'. Et si vous étiez candidate, sur quels points vous concentreriez-vous ? 'Inégalité, problème racial et changement climatique'.

Pendant qu'elle parle, je remarque ses tatouages. 'Ma mère et mon frère ont les bras entièrement tatoués, mais je suis actrice et je dois me livrer à la modération : c'est pourquoi, je les ai confinés sur mes bras. J'ai choisi des comosomes pour célébrer mes origines mais c'était un mouvement d'impulsion du premier tatoueur qui s'est produit. C'est la raison pour laquelle ils craignent, même si je les aime. Par exemple, cette flèche avec l'inscription 'swim' a été faite pour célébrer mon premier court métrage en tant que réalisatrice, Come Swim'.


Maintenant, elle prépare ses débuts en tant que réalisatrice avec le long métrage The Chronology Of Water, basé sur le roman autobiographique de Lidia Yuknavitch, qui a violé la tentative de carrière de son père en tant que nageuse avant de sombrer dans l'alcool comme sa mère. 'C'est l'histoire d'une femme qui essaie de gérer la douleur et la honte, qui vit dans son corps d'une putain de manière bizarre. C'était incroyable pour moi de le lire et de découvrir ce que je suis vraiment', se réjouit Stewart. Le thème de l'eau revient une fois de plus, comme dans le court métrage et dans le récent film de l'actrice, Underwater, qu'elle a voulu aborder car elle se dit terrorisée. 'Ce n'est que lorsque vous avez peur que des choses incroyables se produisent et que vous découvrez quelque chose sur vous que vous ne saviez pas. C'est ridicule de penser que tout le monde s'intéresse aux détails de ma vie privée, car mes films suffisent à me voir nue : mes émotions les plus vraies s'y retrouvent, car pour moi, il n'y a pas de distinction entre la vie et le cinéma'. À la fin de la conversation, je lui demande d'où vient le désir d'aller derrière la caméra. Elle réfléchit, cherche des mots, puis elle me dit : 'Je veux aller sous la peau des gens, parce que je l'ai essayé en étant de l'autre côté et c'est une sensation fantastique'.


mardi 24 mars 2020

Kristen en couverture du magazine espagnol Yo Dona [Semaine du 28 février 2020]

Kristen sur papier glacé is back ! En effet, elle fait la couverture du magazine espagnol Yo Dona,  avec des dessins réalisés par Inès Maestre, pour son édition du 28 février. Dans son interview, elle parle de Seberg de Benedict Andrews et Charlie's Angels d'Elizabeth Banks, du mouvement #MeToo,  des étiquettes, de sa carrière et de son futur en tant que réalisatrice avec l'adaptation de The Chronology Of Water de Lidia Yuknavitch pour son premier long métrage.

Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

Kristen Stewart – 'Je me fous de ce que les autres pensent de moi'

'Nous vivons une révolution sexuelle. Maintenant, il est beaucoup plus facile d'en parler qu'il y a quelques années, ce n'est plus blanc ou noir'.

Nommée Actrice de la Décennie par la Hollywood Critics Association, la protagoniste de la Saga Twilight s'apprête à franchir la prochaine étape : se mettre derrière la caméra avec une histoire sur une femme incomprise. Comment va t-elle faire ? 'Avec force et dévouement', dit-elle.

Le soin que Kristen Stewart met à choisir ses mots ('Vous ne pouvez pas imaginer la joie que je ressens lorsque je trouve le bon terme', dit-elle) fait d'elle la créature la plus multi tâche des médias ; une actrice (bientôt également réalisatrice) de philologue en herbe. Nous espérons que notre traduction sera à la hauteur de son talent. Par exemple, en entendant des mots comme maladroit ou bizarre, elle retrousse son joli minois. Parmi les étiquettes qui sont généralement attribuées aux personnes qui, sans préméditation, sont sous les projecteurs en tant que membres de la vie publique, celle qui a été la plus attachée à Stewart est 'maladroit' ['awkward']. Lorsque le premier film de la Saga Twilight est sorti, elle avait 18 ans. Elle connaissait le monde de l'industrie cinématographique, ses parents en faisaient partie. À 10 ans, elle tourne son premier film et à 11 ans, elle participe au non moins Panic Room avec Jodie Foster. Cependant, personne, pas même les personnes ayant plus d'expérience qu'elle, n'est préparé au tsunami que la tétralogie basée les best sellers de Stephenie Meyer a déclenché.

Elle inspire la tendresse [lorsqu'on se] souvient de son image à côté de Robert Pattinson, son petit ami à l'époque, lors d'une conférence de presse, arborant le même visage que si elle venait de sortir du service neurochirurgie de l'hôpital. L'antidote que les deux acteurs ont trouvé était de se distancier du cinéma plus conventionnel et commercial, dont les budgets mettraient un terme au sous développement de plusieurs pays. Le [journal] britannique The Guardian a titré : 'Est-elle trop bonne pour les blockbusters à gros budget ?'.

Une fois la foule dispersée, les satisfactions arrivent. Après avoir embrassé la cause de Seberg, un biopic à propos de l'icône de l'actrice américaine de la Nouvelle Vague et protagoniste inoubliable de A Bout De Souffle et du tournage d'Underwater, un film d'action apocalyptique (déjà sorti en Espagne) et également un reboot de Charlie's Angels, Kristen réalisera son premier long métrage, The Chronology Of Water, basé sur les mémoires de l'ancienne nageuse Lidia Yuknavitch qui a grandi avec un père violent et une mère alcoolique, et parle en toute liberté de sexe, d'abus et de genre. 'Le genre de livre que les gens ne lisent pas simplement, mais se convertissent aussi', a déclaré la critique du Huffington Post. Et, pour qu'il n'y ait aucun doute sur le rejet de Stewart envers les préjugés, rappelons-nous que Seberg a payé cher son amour pour le militant des droits civiques Hakim Jamal et la cause des Black Panthers et a fini par être une cible pour le FBI. Pendant ce temps, Lidia Yuknavitch a noyé son avenir en tnant que nageuse olympique dans une mer de drogues et d'alcool.

Journaliste : Avez-vous le sentiment d'être identifée aux exemples tragiques de personnes qui ne parviennent pas à surmonter la pression des étiquettes ?
Kristen Stewart : Je n'ai jamais eu le sentiment d'être étiquetée. Elles m'ont jeté en première ligne quand j'étais très jeune, ma relation avec ce monde était plus naïve que maintenant. Mais je n'ai jamais été de ceux qui disent, 'C'est la faute des gens, personne ne me comprend'. En fait, l'opinion que les autres ont de moi n'a pas à être fausse. Après tout, ces opinions sont le résultat d'informations que, consciemment ou inconsciemment, je leur ai transmises. Jean Seberg a compris très vite qu'une grande partie de ce qui s'est passé dans sa vie était hors de contrôle, il y avait des structures établies auxquelles elle devait s'adapter. Je ressens la même chose. Quant aux étiquettes, elles sont pour moi un sujet intéressant surtout lorsque je pense à la révolution sexuelle que nous vivons actuellement. Aujourd'hui, il est beaucoup plus facile d'en parler qu'il y a quelques années, maintenant les choses ne sont plus seulement blanches ou noires.

Journaliste : C'est le cas. Est-ce grâce à l'autonomisation des femmes, à #MeToo ?
Kristen Stewart : Je suis fière d'en faire partie. Franchement, je ne comprends comment cela ne s'est pas produit auparavant.

Journaliste : Votre décision de diriger The Chronologuy Of Water a t-elle quelque chose à voir avec une plus grande liberté lorsqu'il s'agit de parler de sexualité et de genre ?
Kristen Stewart : Cent pour cent. Le film parle d'une femme dont la vix est enfermée dans un corps victime de maltraitance. Jusqu'à ce qu'elle décide de revivre la douleur pour regarder à l'intérieur. Et elle trouve une voix puissante, d'abord sur papier puis dans le monde, sans aucune honte. Il y a très peu de romans d'entraide sur les femmes qui ne veulent pas accepter le mécanisme établi et proposé encore et encore par la société et la tradition. L'histoire de Lidia Yuknavitch est sale et primitive. Losque je l'ai lu, j'ai eu la même impression que j'ai ressenti en lisant Ham On Rye de Charles Bukowski.

Journaliste : Bukowski avec un point de vue féminin ? C'est presque effrayant.
Kristen Stewart : Oui, doublement honteux. Pour la violence et pour en avoir honte. Le sentiment qu'ils ne nous comprennent pas et ne nous acceptent pas tels que nous sommes.

Journaliste : Un projet passionnant. Comment comptez-vous y répondre ?
Kristen Stewart : Avec forece et délicatesse.

Journaliste : De quelle manière commencez-vous cette nouvelle phase de votre vie et de votre carrière ? Dans Underwater, vous arborez une tête rasée, comme une version sous marine d'Alien, et dans le reboot de Charlie's Angels, vous vous battez avec vos mains et vous faites une incursion dans la comédie.
Kristen Stewart : Dans le nouveau Charlie's Angels, nous allons au-delà du cliché de trois femmes aux capacités exceptionneles qui travaillent pour un mystérieux philanthrope. Ça en lui-même est déjà une belle histoire, mais dans ce film, il y a autre chose, quelque chose de typique de notre temps. Le monde est plein de femmes aux capacités exceptionnelles, maintenant nous en sommes conscientes. Sans parler de super héroïnes. Ce que j'ame le plus, c'est ce que ce n'est pas un film d'action dans lequel elles font la même chose que les hommes. Ce n'est pas 'nous pouvons le faire aussi', mais 'regardez quels résultats la force féminine obtient'.

Journaliste : Y a t-il des moments de votre vie en dehors du cinéma où vous avez le sentiment que vous utilisez votre force ?
Kristen Stewart : Lorsque je vote. Nous sommes tous nés et nous grandissons dans une famille, une classe sociale, un groupe d'amis et nous les considérons généralement comme des proches qui dureront pour toujours, mais ce n'est pas comme ça. Dans ces questions, nous pouvons également exercer notre de droit de décider, nous pouvons nous entourer de petits ou de grands mondes qui nous définissent, qui amplifient notre force. Chercher de la force chez les autres et comprendre que la leur multiplie la vôtre : cela a été une grande découverte pour moi. Lorsque vous avez le sentiment (elle saute sur la chaise avec enthousiasme [en disant], 'Nous l'avons fait, nous sommes alignés et quelqu'un répond, 'Oui'').

Journaliste : Cependant, il semble qu'à ce stade de l'histoire de nouveaux courants de machisme atroces apparaissent.
Kristen Stewart : Oui, il exist une typologie masculine qui ne s'éteindra pas naturellement. La vérité est que certaines personnes qui me sont très chères sont des vieux mecs blancs. Nous ne pouvons généraliser.

Journaliste : Puis-je avoir l'un des noms de ces mecs ?
Kristen Stewart : Vous plaisantez, n'est-ce pas ?

Journaliste : De nombreuses personnalités publiques souhaitent et craignent en même temps d'être au centre de l'attention. Avez-vous réussi à éviter cette paranoïa ?
Kristen Stewart : Selon une histoire très populaire en Amérique du Nord, certains individus, simplement parce qu'ils sont le centre d'attention, cessent d'être des gens et deviennent des bandes dessinées, des créatures en deux dimensions. Et il y a beaucoup d'argent qui tourne autour de ça, beaucoup de gens obtiennent une part du gâteau. Comprendre que vous faites partie d'une machine et que vous en êtes un élément vous permet de vous concentrer uniquement sur les opinions des personnes que vous appréciez et de vous passer du reste. Avant, ce sujet me rendait fou, mais maintenant, je vois la force derrière.

Journaliste : Dans Seberg, un personnage dit, 'La révolution a besoin de stars de cinéma'. Je pense que vous pensez la même chose.
Kristen Stewart : Dans certaines situations, nous pouvons aider les choses à changer et j'en suis convaincue. Il est difficile de faire une révolution debout sur une boîte de fruits en criant dans un mégaphone. C'est quelque chose de plus subtil et qui nécessite plus de temps. Influencer ou ne pas influencer la politique dépend beaucoup de qui sont vos compagnons de voyage. Si je peux aider quelqu'un à ne pas avoir honte de qui il est ou de ses décisions, je suis heureuse de le faire. Et si le prix que je dois payer est ma photo prise pendant que je fais mes courses, je l'accepte. Les laisser regarder donne un grand sentiment de puissance. Il est important de ne pas essayer de contrôler ce que le monde pense de vous. Franchement, je m'en fous.


* Scans digitaux





Source: @yo_dona @yodona
Transcription: @Uchiland
Scans: @Korita05 

lundi 2 mars 2020

Seberg : Interview de Kristen avec SF Chronicle

A l'occasion de la press junket de Seberg réalisé par Benedict Andrews, Kristen parle du film, de son personnage, du tournage ou encore de ses choix de carrière, de son attachement au cinéma indépendant ou son futur en tant que réalisatrice dans une interview avec SF Chronicle. Elle mentionne également le réalisateur français Olivier Assayas et The Chronology Of Water de Lidia Yuknavitch, qu'elle va adapter sur grand écran.



Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs.

Qui de mieux pour incarner Jean Seberg, l'actrice américaine qui est passée de la star hollywoodienne à l'icône de la Nouvelle Vague française, que Kristen Stewart, une star hollywoodienne qui est devenue la première actrice américaine à remporter un César pour avoir joué dans un film français ?

Les similitudes ne s'arrêtent pas là. La carrière de Seberg a été 'très chamboulée. Très similaire au mien', a déclaré Stewart.

Et les deux ont pris plus que leur juste part de grabuge dans les médias, Seberg au cours d'un début difficile de sa carrière hollywoodienne, puis plus célèbrement, tout en faisant face à un examen minutieux après avoir été impliquée les Black Panthers à la fin des années 60. Cette période fait l'objet du nouveau film Seberg.

Stewart, quant à elle, a connu une ascension fulgurante en tant que star de la saga au succès planétaire Twilight et elle a gagné une base de fans intense qui la suit à chaque mouvement. Et, à tort ou à raison, chaque film qu'elle a tourné depuis la fin de cette saga en 2012 a été examinée pour son succès au box office – ou son absence – ainsi que ce qu'elle a apporté au film artistiquement.

'Ce à quoi je peux totalement m'identifier – cette plateforme se retournant contre elle si violemment est quelque chose que j'ai goûté superficiellement, donc le sentiment d'être hors de contrôle m'a donné le sentiment d'être plus compréhensive sur son sort particulier', a déclaré Stewart lors d'une visite à San Francisco en octobre, durant une après midi avant de recevoir un prix au Festival du Film de Mill Valley. 'Simplment en termes de croissance et de réalisation d'un certain niveau de reconnaissance qui vous oblige à interagir avec la presse et le grand public, il y a des moments où les choses ne semblent tout simplement pas vraies, peu importe vos efforts pour vous exprimer'.

'Juste avoir des mensonges écrits sur toi et les gens te pourchassent … Mais évidemment, je n'ai jamais été attaquée comme elle'.

Seberg, qui sortira dans la région de la baie (de San Francisco) le vendredi 28 février, est le troisième film avec Stewart à sortir en salles depuis novembre – après Charlie's Angels et Underwater. Il se déroule principalement en Californie et à paris à la fin des années 60, près d'une décennie après A Bout De Souffle, lorsque Seberg était sous la surveillance du FBI pour avoir été impliquée avec les Black Panthers, opérant à Oakland et à Los Angeles. Réalisé par Benedict Andrews, il met en vedette Anthony Mackie, Zazie Beetz, Vince Vaughn et Margaret Qualley.

C'est également un exemple de la partie sous estimée de la carrière de Stewart : son penchant pour la résalisation de films indépendants intéressants, de l'apparition en tant que Joan Jett dans The Runaways à la réalisation de deux films en France avec le célèbre réalisateur Olivier Assayas : The Clouds Of Sils Maria et Personal Shopper. On recommande aussi : le film indépendant de 2018 Lizzie.

'J'adore les films indépendants plus que tout', a déclaré Stewart. 'Je les aime ! Mais ce n'est pas un truc genre 'un pour moi, un pour eux'. Honnêtement, j'ai été attirée par les grands films dans lesquels j'ai été impliquée, puis je me dis, 'Oh ok, je dois changer'. … Même entre tous les films Twilight – nous en avons fait cinq – j'ai fait un ou deux autres films indépendants. J'ai toujours eu la chance de trouver des choses qui me stimulent et les gens avec qui je veux m'aligner dans de nombreux domaines différents'.

Si quelqu'un semble bien équipé pour naviguer dans les hauts et les bas d'Hollywood, c'est Stewart. Née dans une famille du show business (sa mère, Jules, est un superviseur de scénarios et a réalisé le film indépendant K-11 ; son père, John, est un régisseur), elle est devenue une actrice enfant, notammant en tant que fille de Jodie Foster dans Panic Room de David Fincher. Même si elle n'a que 29 ans – elle aura 30 ans en avril – Stewart est dans les affaires depuis deux décennies.

Donc naturellement, elle veut réaliser.

'Oh putain, oui !', dit-elle en riant. 'Je veux diriger depuis que je suis petite … Être si jeune et travailler avec Fincher était intéressant parce que je ne savais pas comment les autres travaillaient. Donc, son genre de travail radical et immersif féroce m'a été inculqué à un jeune âge. Je pensais que c'était amusant parce que tout le monde était un peu à bout de souffle. Cela donne au plateau de tournage ce sentiment génial, comme si la seule chose qui valait la peine d'être faite était quelque chose qui vous poussait vraiment. Et j'ai adoré ça. J'ai adoré faire 60 prises, avoir 10 ans et me dire, 'Ouais, on doit continuer !''.

Stewart, qui a réalisé un court métrage intitulé Come Swim pour, euh, tester les eaux (c'est sur YouTube), prépare son premier long métrage, The Chronology Of Water, une adaptation des mémoires de l'écrivain originaire de l'Oregan Lidia Yuknavitch. Elle espère commencer le tournage cette année.

'Honnêtement, ce n'est pas de l'arrogance, car il faut un si grand groupe de personnes pour monter un film', a déclaré Stewart en souriant. 'Mais un engagement envers une vision singulière est un comportement assez fou. C'est une affirmation narquoise qui dit, 'Je vais réaliser un film. Je vais le faire moi-même'. Littéralement, genre, toutes les décisions me reviennent'.

Elle a dit qu'elle apprend de chaque réalisateur avec qui elle travaille, de Fincher à Assayas ('Quelqu'un comme Olivier est beaucoup plus méditatif, calme, mais il a toujours le sentiment que vous faites la chose la plus important du monde'), à Sean Penn (Into The Wild), Walter Salles (On The Road), Woody Allen (Café Society) et Ang Lee (Billy Lynn's Long Halftime Walk).

Mais dernièrement, elle a également regardé des œuvres dirigées par des femmes. Sa réalisatrice préférée actuelle est la cinéaste écossaise Lynne Ramsay, qui Stewart a qualifié d' 'honnêtement l'un de mes héros'.

'Je regarde ses films, et j'ai vraiment l'impression, à certains égards, que ma perspective ou mes manières transitoires et impressionnistes de faire un film sont tellement étayées par son travail et par son impact et sa concision, tant en étant assez tentaculaire. Elle est donc ma préférée. Je l'aime tellement. Je suis très obsédée par elle en ce moment'.

La réalisation est également un moyen pour Stewart de façonner davantage une carrière qu'elle admet avoir été aléatoire. 'Quand j'étais plus jeune, je n'ai jamais eu l'impression que mes choix étaient super tactiques', a t-elle déclaré. Maintenant qu'elle a 30 ans, l'auto bourreau de travail autoproclamé a dit qu'elle n'a pas l'impression qu'une fenêtre se ferme mais que de nouvelles s'ouvrent.

'Si je pouvais rester sur la piste que j'ai parcourue jusqu'à présent, je serais très heureuse', a déclaré Stewart. 'Je ne me suis jamais ennuyée dans ma vie. J'ai en quelque sorte trouvé continuellement des choses que j'ai trouvées non seulement rachetables, mais aussi exaspérantes. Je ne travaille jamais de façon obsessionnelle. Si je pouvais maintenir cela, je serais très heureuse et je vivrais probablement longtemps'.


Source/Via: TeamKristenSite

lundi 3 février 2020

Kristen en couverture du magazine britannique DIVA Magazine [Février 2020]

KStew et la presse, un duo gagnant ! En effet, Kristen fait la couverture du magazine britannique DIVA Magazine, pour son édition de février 2020. Dans son interview, elle parle de Charlie's Angels et sa réalisatrice Elizabeth Banks, de Seberg et son réalisteur Benedict Andrews, sa carrière, sa vie privée et la future adaptation de The Chronology Of Water en tant que réalisatrice.


 

Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs.

Interview – Kristen Stewart sur le fait de vieillir, de se sentir plus libre et l'importance de raconter des histoires gay

Cela a été une sacrée décennie pour Kristen Stewart, n'est-ce pas ? En fait, alors que les rideaux tombaient sur 2019, la native de Los Angeles, âgée de 29 ans, a été nommée 'Actrice de la Décennie' par l'Association des Critiques d'Hollywood (Hollywood Critics Association) pour sa 'filmographie impressionnante'. Et impressionnant elle l'est, avec plus de 40 crédits d'acteur à son actif.

Aujourd'hui, alors que nous entamons la nouvelle vague d'une nouvelle décennie, Stewart se retrouve à regarder sa vingtaine – et sa trentaine – toujours brillante après un retour explosif dans le monde des super productions hollywoodiennes avec le récent reboot d'un reboot de Charlie's Angels, tout en faisant la promotion du drame indépendant Seberg – le biopic très attendu au sujet de l'actrice et activiste politique américaine, Jean Seberg, dans lequel elle assume le rôle principal. Mais qu'en est-il de Stewart elle-même ? La femme en dehors du cadre ?

En feuilletant ses interviews plus intimes et récentes, il semble que la Stewart 'sooo gay' des années 2010 (ou est-ce les adolescents?) est prête à se lancer dans un nouveau voyage – à la fois artistique et personnel. Tout au long de l'année 2019, elle a continué s'éloigner de plus en plus du stéréotype rigide qui la décrivait souvent comme 'la géniale mauvaise fille', comme le New York Times l'a étiquetée. 'La vraie Kristen Stewart – une jeune femme drôle et farouchement ouverte – ne fait qu'émerger', disait-il [le New York Times], et il semble que, avec cette nouvelle décennie, la vraie Kristen Stewart soit enfin arrivée.

En fait, tout en faisant la tournée des récents Festivals du Film de Venice et Zurich, Stewart a révélé qu'elle était surprise que la réalisatrice de Charlie's Angels, Elizabeth Banks, vienne la chercher pour un rôle qui l'invitait à montrer un 'côté maladroit' qu'elle a rarement, voire jamais, proposé à l'écran. 'J'ai fait de nombreux films dramatiques et je me considère comme la dernière personne à qui vous penseriez pour faire quelque de comique', dit Stewart. 'Mais heureusement, Liz Banks a vu mon côté comique et drôle – que je décrirais plus comme mon côté maladroit. Elle a vu mon côté drôle et elle montre cet aspect de moi … Personne n'avait jamais fait ça avant'.

C'est Banks, mieux connu comme étant réalisatrice et productrice des films Pitch Perfect, qui était chargée de convaincre Sony Pictures de donner le feu vert à cette toute dernière itération, avec l'intention d'apporter une perspective féministe beaucoup plus nette à l'histoire. 'Nous avons travaillé très dur pour honorer l'héritage de Charlie's Angels', a déclaré Banks. 'Je pense que c'était tellement révolutionnaire de dire que les femmes pouvaient résoudre les crimes. Je veux dire, ce programme a dénoncé le sexisme dans le générique d'ouverture'.

De même, c'est elle qui a attiré Stewart dans ce rôle. 'Je suis tellement fier du film. [Liz] m'a dit qu'elle voulait faire revivre Charlie's Angels et j'ai sauté sur le projet – non seulement parce que je suis une grande fan des films, mais aussi parce qu'elle avait cette idée folle de m'imaginer dans ce rôle. Liz a pris ce monde que nous connaissons tous et l'a élargi. Elle a avancé rapidement et réfléchi à l'endroit où ces personnages seraient dans le temps présent. Nous sommes plus nombreux et le film reflète également cette résurgence des femmes et le sentiment distinct de soi que les femmes de cette génération développet et comment vous devenez plus formidable en tant que groupe. [Elle était] la personne parfaite à mes yeux pour faire ce film'.

Qu'en est-il du personnage décrit comme 'andouille' par Stewart elle-même, Sabina ? 'Sabina est une sorte de sœur aînée plus qui s'occupe des autres filles et qui ferait n'importe quoi pour les protéger', révèle Stewart.

'Mais c'est également quelqu'un qui est la reine de la désorganisation et du désespoir dans sa propre vie et c'était amusant de l'interpréter parce que ça fait partie de qui je suis et je ne l'ai jamais montré dans mes films'.

L'opportunité de jouer un personnage qui incarne une partie de ce que Stewart est à un moment où l'actrice a de plus en plus évoqué pour se sentir 'vraie' pour elle-même, à la fois dans ses films et dans la sphère publique en général – un espace pour lequel elle n'a pas toujours été à l'aise quant à le peupler, en particulier après son rôle dans la Saga Twilight, qui a catapulté sans cérémonie la jeune actrice sur la scène internationale. Maintenant, dit-elle, elle ressent le 'désir d'être acceptée' telle qu'elle est. 'Je suis fière de qui je suis, je suis moins précaire et je n'ai pas peur d'exprimer mes idées, mêmes politiques … Je ne suis plus intimidée par [la célébrité], aujourd'hui je me sens prête pour tout ça. [Dans le passé], je pensais que je devais me protéger. Maintenant, cependant, j'ai ce beau sentiment [de liberté] en contraste frappant avec ce que je ressentais lorsque vous êtes initialement exposé à faire quelque chose. L'assaut de ce type d'attention peut vraiment vous mettre dans un trou … Ce n'est pas comme si je voulais lancer un compte Instagram public et commencer à crier aux gens ce que je pense, mais j'ai l'impression que je le fais de toute façon, dans une autre façon'.

À quoi Stewart attribue t-elle cette vision plus libre et évolutive de la vie aux yeux du public ? 'J'ai découvert que je suis très heureuse d'être plus âgée. Il y a deux ans, j'étais à un point difficile de ma vie où je me sentais dépassée, au point de ne pas savoir qui j'étais ou avec qui je voulais partager mon temps. Je ne savais pas comment je m'intégrais à tout cela et de quelle façon je voulais me présenter au monde … Maintenant, j'ai le sentiment d'être beaucoup moins vulnérable'.

Un autre domaine dans lequel cette nouvelle perspective semble avoir joué un rôle significatif ? La vie amoureuse de l'actrice. S'adressant à l'hôte de la radio américaine Howard Stern à la fin de 2019, Stewart – avec sa coupe de cheveux blond décoloré effet coiffé décoiffée qui est aujourd'hui sa signature et son look grunge assez doux – lui a dit, 'Il n'y a rien de tel que de se sentir sûr d'une chose parce que nous ne savons rien … La seule chose que vous pouvez ressentir, c'est si vous êtes amoureux de quelqu'un'. Après avoir été interrogée sur le fait qu'elle soit 'amoureuse en ce moment', Stewart a ouvertement répondu, 'Ouais genre … Je veux dire la réponse est oui'. La personne faisant l'objet de l'amour et de l'affection de l'actrice ? La scénarist Dylan Meyer que Stewart a rencontré sur un plateau de tournage il y a environ six ans, mais qu'elle n'a commencé à fréquenter que bien plus récemment.

Lorsqu'on lui demande si elle prévoit de la demander en fiançailles bientôt, Stewart répond, 'Absolument. Je ne peux foutrement pas attendre … Je veux être genre, en quelque sorte, un peu raisonnable à ce sujet, mais je pense que les bonnes choses arrivent vite'.

Même si elle n'a pas toujours connu une navigation sans heurt en ce qui concerne le fait d'être si publique sur sur sa vie personnelle – l'actrice a révélé à Harper's Bazaar que les responsables de l'industrie du cinéma lui avaient conseillé de ne pas tenir la main de ses petites amies en public dans le passé – aujourd'hui, Stewart donne l'impression d'avoir une prise beaucoup plus fine sur la direction qu'elle prend et la façon [de la mener], contrastant avec la focalisation de son dernier long métrage, Jean Seberg, dont la vie aux yeux du public a pris une tournure tragiquement sombre

qu'est-ce qui a attiré l'attention de Stewart au sujet de l'histoire de Seberg ? '[Jean] avait sa faim derrière les yeux, ce qui l'a fait briller à l'écran. Mais, elle était également une humanitaire vraiment compatissante à une époque où les gens ne voulaient pas endurer cela'. Et pour son public ? 'Elle était réelle devant la caméra. Il y avait quelque chose de naturaliste dans son jeu d'acteur, c'était comme se diriger vers monde et dire, 'Regardez-moi, je suis réelle'. Je pense que que c'était la source de sa popularité notamment en France'.

Même si elle est tombée sous le charme de Seberg (indéniablement enfantin), Stewart ne connaissait pas grand chose de l'actrice avant d'accepter le rôle, admet-elle. 'Le seul de ses films que je connaissais vraiment était A Bout De Souffle et je me souviens de la scène dans laquelle elle vend le New York Herald Tribune à Paris et aussi de la dernière scène, où elle est avec [Jean Paul] Belmondo et lui demande, 'Qu'est-ce que c'est, dégueulasse ?''.

'Ces moments m'ont vraiment marqué et j'ai pensé qu'elle était tellement cool. Il n'est pas difficile de voir pourquoi elle est devenue une telle icône en France et qu'elle est toujours considérée comme une figure légendaire de la Nouvelle Vague. Ce n'est que lorsque j'ai commencé à lire le scénario et à faire des recherches sur elle que je suis devenue fascinée par son histoire de vie, même si j'ai été choquée par ce qu'elle a vécu. J'ai été très impressionnée par la façon dont elle était déterminée à vivre sa vie selon ses propres conditions'.

La chute de Seberg a suivi son soutien aux organisations de défense des droits civiques, y compris les Black Panthers, pour lesquelles elle a continué à exprimer son soutien publiquement, malgré le fait qu'elle ait finalement été blacklistée d'Hollywood et harcelée par le FBI pour l'avoir fait. Est-ce que la réaction violente est quelque chose que Stewart prend en considération elle-même lorsqu'elle exprime publiquement ses opinions ? 'Il y a ce genre de climat polarisé dans lequel nous vivons en ce moment, il n'est donc pas difficile pour moi de porter mes opinions. Cela apparaît dans le travail que je fais avec les gens avec qui je m'associe et la conversation que j'ai avec des journalistes individuellement, jour après jour. J'aime cette interaction. J'ai tellement de chance d'avoir ça'.

Et les parallèles entre Seberg et ses propres luttes passées entre le moi privé et le moi public ? 'C'est quelque chose qui m'a troublé et désorienté très longtemps. Cette lutte interne, cette exposition permanente … Je sais ce que vous vivez lorsque la façon dont vous vous présentez en public ne correspond pas nécessairement à ce que vous ressentez à l'intérieur. La plupart du temps, j'ai été terrible en donnant des interviews – je n'étais simplement pas très bonne pour me présenter. Mais, je ne pense pas que je créais nécessairement une fausse impression. C'était plus que je ne savais pas ou je ne comprenais pas qui j'étais clairement comme j'aurais aimé et cela a été plus difficile pour moi de projeter une image ou un moi précis. Quand j'étais jeune, beaucoup de mes amis m'ont dit, 'Allez, détends-toi. Vas-y et donne au public et à la presse ce qu'ils vuelent'. Mais je ne peux pas. Et c'est terrifiant. Je connais beaucoup de gens qui sont tellement bons dans les interviews et qui donnent l'impression d'être cool et charmant. Mais ils sont tellement prévisibles. Ils disent ce à quoi on s'attend d'eux à chaque instant. Tout le monde les aime. Et c'est ironique, car souvent ce qu'ils semblent être et ce qu'ils disent n'est pas vrai'.

En plus d'être 'foutrement amoureuse' de sa future fiancée, Meyer, pour Stewart, l'une des plus grandes aides qu'elle a eu en termes de croissance personnelle et créative au fil des ans est venue de sa 'relation forte' avec sa mère. '[Ma mère est] une femme qui aime le cinéma, qui m'a toujours donné beaucoup de livres à lire et des conseils. J'ai grandi dans le cinéma et j'ai passé une grande partie de mon enfance sur des plateaux de tournage. J'ai toujours aimé l'énergie du plateau de tournage et une jour, à mon grand étonnement, j'ai découvert que jouer la comédie était ce que je voulais vraiment faire. J'adore jouer'.

Sans surprise, aux côtés d'un amour inattendu du fait de jouer la comédie, Stewart a récemment découvert la réalisation, travaillant sur le court métrage Come Swim, qui a été présenté pour la première fois lors du Festival du Film de Sundance 2017, et elle prévoit également de réaliser un prochain long métrage, The Chronology Of Water, basé sur l'autobiographie de la nageuse bisexuelle américaine devenue écrivain, Lidia Yuknavitch. L'aspect gay de ce projet était-il quelque chose d'attirant ? 'Avec le temps, je me rends compte qu'il y a beaucoup d'histoires exceptionnelles à raconter. Je suis toujours à la recherche d'histoires, et souvent quand je regarde un film d'époque, je me demande où sont les personnages gay, car les gays ont toujours existé. Mais ces histoires étaient très étroitement racontées et ce n'est que récemment que nous avons commencé à raconter ces histoires en tant que réalisateur. Je ne vois pas de grande différence entre être acteur et réalisateur, les deux activités se chevauchent'.

Stewart a parfaitement saisi ce sentiment dans une récente interview avec The Telegraph : 'Être capable d'être plus proche des gens à travers d'étranges petites histoires, c'est le soleil autour duquel tourne ma Terre', a t-elle déclaré. 'C'est mon truc préféré littéralement – fouiller et méditer sur un sujet avec seulement quelques personnes qui se soucient et tout le monde ne le fait pas. Et c'est juste nous ensemble. C'est le meilleur sentiment'.

Alors que nous nous rapprochons un peu plus de cette nouvelle décennie, il semble que le meilleur de Kristen Stewart – et les histoires qu'elle racontera – est encore à venir. Chanceux sommes-nous, n'est-ce pas ?


Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...