A l'occasion de la promotion d'Happiest Season réalisé par Clea DuVall, Kristen parle du film, de son personnage, de ses traditions de Noël, de son coming out, de son futur film Spencer de Pablo Larraín et de ses débuts en tant que réalisatrice d'un long métrage avec The Chronology Of Water de Lidia Yuknavitch dans une interview avec iNews UK.
Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs
Kristen Stewart à
propos d'Happiest Season : 'Voyons-nous la vie gay
dans un film commercial ? Non'
Kristen Stewart parle
avec James Mottram de sa nouvelle comédie romantique de Noël
LGBTQ+, le fait d'être un modèle réticent et le fait de jouer la
princesse Diana.
Kristen Stewart décrit
son Noël idéal à Los Angeles. 'Je vis à Thai Town et c'est
la seule nourriture disponible le jour de Noël',
explique t-elle. 'Alors je vais manger de la soupe à la noix
de coco tôt le matin'. Ce ne sont pas exactement des
châtaignes grillées sur un feu ouvert, mais l'ancienne star de
Twilight, âgée de 30 ans, n'a jamais fait les choses de
manière conventionnelle.
Cette période festive,
elle joue dans Happiest Season,
qui, à première vue, a tout ce que vous pourriez attendre d'un film
de studio hollywoodien conçu pour les fêtes de fin d'année :
il est scintillant et lumineux et les personnages ambitieux vivent
dans de grandes maisons avec des arbres de Noël si grands qu'on
pourrait penser qu'ils ont été expédiés directement de Norvège.
Seule cette histoire de Noël est un peu différente.
Stewart joue Abby, qui
accepte de passer son Noël avec sa petite amie Harper (Mackenzie
Davis) – pour découvrir que Harper n'a jamais fait son coming out
auprès de ses parents conservateurs. Pas de prix pour qu'Happiest
Season est un jeu de cache-cache, car Abby et Harper font
semblant d'être colocataires à leur arrivée, Harper promettant de
tout révéler à sa mère et à son père après Noël.
Un film de Noël grand
public avec un couple gay en son centre – non relégué à l'acte
de soutien – est en quelque sorte une révélation. 'Je pense
que c'est quelque chose que nous allons regarder en arrière et nous
nous demanderons pourquoi cela n'a pas été reflété dans notre art
un peu plus tôt', dit Stewart. 'Parce que nous avons
évidemment reconnu l'existence gay d'une manière ouverte et
culturelle … Mais le voyons-nous dans le film commercial ?
Non'.
Il n'est pas exagéré de
dire que Stewart est actuellement la star LGBTQ+ la plus en vue
d'Hollywood. En 2017, lorsqu'elle a animé l'émission humoristique
américaine 'Saturday Night Live' (SNL), elle est entrée dans un
riff dans son monologue d'ouverture sur Donald Trump (qui avait
tweeté à propos de sa rupture avec son ancien partenaire de
Twilight, Robert Pattinson). 'Eh Donald', a t-elle
déclaré, sous les acclamations hystériques du public, 'Je suis
tellement gay, mon pote'.
Cette nuit-là, la
scénariste et réalisatrice d'Happiest Season, Clea DuVall,
qui a fait son coming out plusieurs année avec Stewart, l'a vue.
'J'ai toujours été fan du travail de Kristen … Mais quand je
l'ai vue sur SNL il y a quelques années, elle était tellement
drôle, taquine et chaleureuse', dit-elle. 'C'était tout son
autre côté pour elle et voir qu'elle était capable d'être si
drôle et si réelle l'a rendue parfaite pour jouer Abby'.
Pour Stewart, le film de
DuVall marque un passage dans une arène plus comique. Sa zone de
confort est constituée de rôles poignants – le conte sur
Alzheimer Still Alice, le biopic traumatique à propos de la
star de cinéma Seberg ou le psychodrame spirituel Personal
Shopper. Elle a débuté dans les ligues dramatiques des poids
lourds, à l'âge de 12 ans, lorsqu'elle a attiré l'attention dans
Panic Room de David Fincher, jouant la fille garçon manqué
de Jodie Foster.
Alors, comment était-ce
de trouver sa veine comique ? 'C'était différent, bien
sûr', admet-elle. 'J'ai été intimidée et vraiment bouleversée
par les comédiens talentueux que nous côtoyions, mais aussi
encouragés, car ils donnent l'impression que c'est amusant'.
Elle s'interrompt, riant doucement de quelque chose qui vient de la
frapper. 'Aussi lesbienne que je suis dans le film, je joue un
personnage qui 'l'homme hétéro''.
Lorsque nous avons parlé
sur Zoom, avec Stewart à Los Angeles, Happiest Season était
prêt pour une sortie cinématographique majeure pendant Thanksgiving
aux Etats Unis. Mais avec les cinémas toujours fermés en raison de
la pandémie, le film est maintenant diffusé en streaming. À
certains égards, c'est une grande déception, mais là encore,
l'intérêt d'un film comme Happiest Season est qu'il est
revisité chaque Noël. L'idée que les familles puissent s'asseoir
et regarder une comédie romantique lesbienne traditionnelle est
agréablement radicale.
'Les petits enfants
ont besoin de voir des films de Noël où ils pourraient se voir
reflétés dans un sens plus large', dit Stewart. 'Ne
marginalisons pas les marginalisés dans l'art. Permettons qu'il y
ait une légèreté et une sorte d'aisance et de plaisir. Il y a un
plaisir dans le film dont je pense qu'il est vraiment impératif de
faire passer dans ce contexte'.
En parlant avec Stewart,
vous avez le sentiment qu'être un modèle lui a été imposé. 'Ce
n'est pas une chose proactive que je fais', dit-elle. Mais
que ressent-elle lorsque les fans lui disent que son ouverture les
aidés à faire leur coming out ? 'Rien ne me rend plus
heureuse. Mais je n'essaye pas de pousser ce truc'. Sa
préférence serait 'un échange équilibré et égal'
d'expérience. 'Cela m'encourage tout autant'.
Élevée à Los Angeles
par des parents dans l'industrie du divertissement – son père a
travaillé comme régisseur et producteur de télévision, sa mère
comme superviseur de scénarios – Stewart ne vivait pas dans les
décors religieux ou conservateurs stricts auxquels certains sont
confrontés lorsqu'ils font leur coming out. Pourtant, elle
connaissait la confusion de comprendre sa propre sexualité.
'Grandir, essayer de savoir si ça va être ok est une
expérience à laquelle je peux vraiment m'identifier',
dit-elle.
Elle est sortie avec des
hommes quand elle était plus jeune – surtout Pattinson – mais en
2013, elle était en couple avec la productrice d'effets spéciaux
Alicia Cargile. 'Quand j'avais 22 ans, j'ai commencé à me
comprendre d'une manière plus ambiguë', dit-elle. Elle
s'est sentie obligée de 'mettre une étiquette dessus'
et de définir ce qu'elle était. 'Je me suis
dit, 'Cela ne fonctionne pas vraiment pour moi''.
Suite à une relation avec le mannequin Stella Maxwell, elle sort
actuellement avec la scénariste Dylan Meyer.
Même maintenant, Stewart
sait qu'être gay n'est pas facile – 'vivre dans un monde où
tenir la main de la personne que vous aimez peut vous mettre mal à
l'aise, vous ou les autres'. Elle explique qu'elle vient de
rentrer d'un petit road trip. 'Je suis rentrée dans un
territoire genre Trump-ien et j'ai eu peur. J'ai de l'expérience en
essayant de façonner ce à quoi mon expérience ressemble pour les
autres, pour qu'elle soit digeste et non menaçante'.
Le prochain rôle de
Stewart sera beaucoup plus difficile que celui d'Happiest Season :
elle se prépare à jouer la princesse Diana dans un nouveau film de
Pablo Larraín, qui se déroulera pendant le week end où elle décide
de quitter le prince Charles. 'Je
n'ai pas été aussi consommée par quelque chose depuis si
longtemps', a t-elle récemment déclaré à Access
Hollywood.
Ayant déjà réalisé
des courts métrages et des vidéos clips, elle planifie également
ses débuts avec les mémoires de Lidia Yuknavitch, The Chronology
Of Water, qui traite des problèmes de bisexualité et de
dépendance de l'auteur. Le livre contient 'certains de mes
écrits préférés', dit Stewart. 'La seule raison d'en faire un
film est que je veux que les gens voient comment je le vois'.
A l'occasion de la press junket de Seberg réalisé par Benedict Andrews, Kristen parle du film, de son personnage, du tournage ou encore de ses choix de carrière, de son attachement au cinéma indépendant ou son futur en tant que réalisatrice dans une interview avec SF Chronicle. Elle mentionne également le réalisateur français Olivier Assayas et The Chronology Of Water de Lidia Yuknavitch, qu'elle va adapter sur grand écran.
Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs.
Qui de mieux pour
incarner Jean Seberg, l'actrice américaine qui est passée de la
star hollywoodienne à l'icône de la Nouvelle Vague française, que
Kristen Stewart, une star hollywoodienne qui est devenue la première
actrice américaine à remporter un César pour avoir joué dans un
film français ?
Les similitudes ne
s'arrêtent pas là. La carrière de Seberg a été 'très
chamboulée. Très similaire au mien', a déclaré Stewart.
Et les deux ont pris plus
que leur juste part de grabuge dans les médias, Seberg au cours d'un
début difficile de sa carrière hollywoodienne, puis plus
célèbrement, tout en faisant face à un examen minutieux après
avoir été impliquée les Black Panthers à la fin des années 60.
Cette période fait l'objet du nouveau film Seberg.
Stewart, quant à elle, a
connu une ascension fulgurante en tant que star de la saga au succès
planétaire Twilight et elle a gagné une base de fans intense
qui la suit à chaque mouvement. Et, à tort ou à raison, chaque
film qu'elle a tourné depuis la fin de cette saga en 2012 a été
examinée pour son succès au box office – ou son absence – ainsi
que ce qu'elle a apporté au film artistiquement.
'Ce à quoi je peux
totalement m'identifier – cette plateforme se retournant contre
elle si violemment est quelque chose que j'ai goûté
superficiellement, donc le sentiment d'être hors de contrôle m'a
donné le sentiment d'être plus compréhensive sur son sort
particulier',
a déclaré Stewart lors d'une visite à San Francisco en octobre,
durant une après midi avant de recevoir un prix au Festival du Film
de Mill Valley. 'Simplment en termes de
croissance et de réalisation d'un certain niveau de reconnaissance
qui vous oblige à interagir avec la presse et le grand public, il y
a des moments où les choses ne semblent tout simplement pas vraies,
peu importe vos efforts pour vous exprimer'.
'Juste avoir des
mensonges écrits sur toi et les gens te pourchassent … Mais
évidemment, je n'ai jamais été attaquée comme elle'.
Seberg,
qui sortira dans la région de la baie (de San Francisco) le vendredi
28 février, est le troisième film avec Stewart à sortir en salles
depuis novembre – après Charlie's
Angels et Underwater.
Il se déroule principalement en Californie et à paris à la fin des
années 60, près d'une décennie après A Bout De Souffle,
lorsque Seberg était sous la surveillance du FBI pour avoir été
impliquée avec les Black Panthers, opérant à Oakland et à Los
Angeles. Réalisé par Benedict Andrews, il met en vedette Anthony
Mackie, Zazie Beetz, Vince Vaughn et Margaret Qualley.
C'est
également un exemple de la partie sous estimée de la carrière de
Stewart : son penchant pour la résalisation de films
indépendants intéressants, de l'apparition en tant que Joan Jett
dans The Runaways à
la réalisation de deux films en France avec le célèbre réalisateur
Olivier Assayas : The Clouds Of Sils Maria et
Personal Shopper. On
recommande aussi : le film indépendant de 2018 Lizzie.
'J'adore
les films indépendants plus que tout',
a déclaré Stewart. 'Je les aime ! Mais ce
n'est pas un truc genre 'un pour moi, un pour eux'. Honnêtement,
j'ai été attirée par les grands films dans lesquels j'ai été
impliquée, puis je me dis, 'Oh ok, je dois changer'. … Même entre
tous les films Twilight – nous en avons fait cinq – j'ai fait un
ou deux autres films indépendants. J'ai toujours eu la chance de
trouver des choses qui me stimulent et les gens avec qui je veux
m'aligner dans de nombreux domaines différents'.
Si
quelqu'un semble bien équipé pour naviguer dans les hauts et les
bas d'Hollywood, c'est Stewart. Née dans une famille du show
business (sa mère, Jules, est un superviseur de scénarios et a
réalisé le film indépendant K-11 ;
son père, John, est un régisseur), elle est devenue une actrice
enfant, notammant en tant que fille de Jodie Foster dans Panic
Room
de David Fincher. Même si elle n'a que 29 ans – elle aura 30 ans
en avril – Stewart est dans les affaires depuis deux décennies.
Donc
naturellement, elle veut réaliser.
'Oh
putain, oui !',
dit-elle en riant. 'Je veux diriger depuis que je
suis petite … Être si jeune et travailler avec Fincher était
intéressant parce que je ne savais pas comment les autres
travaillaient. Donc, son genre de travail radical et immersif féroce
m'a été inculqué à un jeune âge. Je pensais que c'était amusant
parce que tout le monde était un peu à bout de souffle. Cela donne
au plateau de tournage ce sentiment génial, comme si la seule chose
qui valait la peine d'être faite était quelque chose qui vous
poussait vraiment. Et j'ai adoré ça. J'ai adoré faire 60 prises,
avoir 10 ans et me dire, 'Ouais, on doit continuer !''.
Stewart, qui a réalisé
un court métrage intitulé Come Swim pour, euh, tester les
eaux (c'est sur YouTube), prépare son premier long métrage, The
Chronology Of Water, une adaptation des mémoires de l'écrivain
originaire de l'Oregan Lidia Yuknavitch. Elle espère commencer le
tournage cette année.
'Honnêtement, ce
n'est pas de l'arrogance, car il faut un si grand groupe de personnes
pour monter un film', a déclaré Stewart en souriant. 'Mais
un engagement envers une vision singulière est un comportement assez
fou. C'est une affirmation narquoise qui dit, 'Je vais réaliser un
film. Je vais le faire moi-même'. Littéralement, genre, toutes les
décisions me reviennent'.
Elle a dit qu'elle
apprend de chaque réalisateur avec qui elle travaille, de Fincher à
Assayas ('Quelqu'un comme Olivier est beaucoup plus méditatif,
calme, mais il a toujours le sentiment que vous faites la chose la
plus important du monde'),
à Sean Penn (Into
The Wild),
Walter Salles (On
The Road),
Woody Allen (Café
Society)
et Ang Lee (Billy
Lynn's Long Halftime Walk).
Mais dernièrement, elle
a également regardé des œuvres dirigées par des femmes. Sa
réalisatrice préférée actuelle est la cinéaste écossaise Lynne
Ramsay, qui Stewart a qualifié d' 'honnêtement l'un de mes
héros'.
'Je regarde ses
films, et j'ai vraiment l'impression, à certains égards, que ma
perspective ou mes manières transitoires et impressionnistes de
faire un film sont tellement étayées par son travail et par son
impact et sa concision, tant en étant assez tentaculaire. Elle est
donc ma préférée. Je l'aime tellement. Je suis très obsédée par
elle en ce moment'.
La réalisation est
également un moyen pour Stewart de façonner davantage une carrière
qu'elle admet avoir été aléatoire. 'Quand j'étais plus
jeune, je n'ai jamais eu l'impression que mes choix étaient super
tactiques', a t-elle déclaré. Maintenant qu'elle a 30 ans,
l'auto bourreau de travail autoproclamé a dit qu'elle n'a pas
l'impression qu'une fenêtre se ferme mais que de nouvelles
s'ouvrent.
'Si je pouvais
rester sur la piste que j'ai parcourue jusqu'à présent, je serais
très heureuse', a déclaré Stewart. 'Je ne me suis
jamais ennuyée dans ma vie. J'ai en quelque sorte trouvé
continuellement des choses que j'ai trouvées non seulement
rachetables, mais aussi exaspérantes. Je ne travaille jamais de
façon obsessionnelle. Si je pouvais maintenir cela, je serais très
heureuse et je vivrais probablement longtemps'.
A l'occasion de la press junket d'Underwater réalisé par William Eubank, Kristen parle du film, de son personnage, du tournage, de sa phobie de l'eau ou encore de Charlie's Angels d'Elizabeth Banks, de Seberg de Benedict Andrews et l'adaptation de The Chronology Of Water en tant que réalisatrice dans une interview avec The Sydney Morning Herald.
Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs
Archétype ?
'Jamais' : Kristen Stewart contourne les règles et les
rôles
Actrice de cinéma active
depuis l'âge de neuf ans, Kristen Stewart a déjà travers plusieurs
étapes de sa carrière au cours de deux décennies bien remplies. La
native de Los Angeles, âgée de 29 ans, a été à son tour
l'adolescente froidement maîtrisée de Panic Room, la star de
la franchise à l'émotion des romances surnaturelles Twilight
et une présence illisible mais convaincante dans les succès
acclamés de l'art et essai français Clouds Of Sils Maria et
Personal Shopper.
La trajectoire de Stewart
a été transformatrice, décrivant ce qu'une star de cinéma du
21ème siècle peut être, mais l'année dernière, elle a relevé un
nouveau défi inattendu : comment jouer dans les films
hollywoodiens traditionnels selon ses propres termes. Dans la comédie
d'action de 2019 Charlie's Angels et maintenant le thriller
d'horreur sous marin Underwater, qui sortira jeudi prochain
[en Australie], Stewart essaie de plier les rôles à sa propre
personnalité sans rompre l'attrait multiplexe du film.
'Je
n'ai pas fait de film à plus grande échelle comme Underwater depuis
longtemps',
explique Stewart, parlant depuis chez elle un jour de mi décembre,
où elle alternait des interviews avec comme décoration un sapin de
Noël. 'J'étais vraiment intéressée dans le
fait de faire quelque chose qui n'était pas dans ma propre tête et
qui était ouvertement physique. J'avais besoin de faire un grand
film et je pensais que cette fois, c'était la chose à faire, alors
j'y suis allée'.
Dans Underwater,
qui commence par un incident catastrophique dans les installations
d'une société minière à 10 kilomètres sous la surface de l'Océan
Pacifique, Stewart joue Noah Price, un ingénieur en mécanique à la
tête rasée qui essaie de rester en vie minute après minute avec
une poignée de survivants alors que options tenables diminuent et
que des créatures inconnues se révèlent. Réalisé par le cinéaste
indépendant William Eubank (The Signal) avec des échos à la
fois d'Alien et d'Aliens,
le film tire une charge claustrophobe du film B de
l'approvisionnement en air limité et des menaces d'essaimage.
Le
travail de la caméra dans Underwater,
souvent portable, met l'accent sur le caractère physique de la
survie et avec sa sensation de tension du tendon et de l'endureance
désespérée, il essaie de supprimer le genre en tant que
considération. Incapable d'ignorer ses doutes existentiels
croissants, Norah incarnée par Stewart est simplement un individu
défini par la volonté de survie, par opposition à sa relation
invisible ou aux enfants.
'Le genre est
quelque chose que nous fixons en tant que culture et en tant que
public. Je n'aime pas l'idée que pour les femmes représentées dans
les films, il y ait toujours une curiosité ouverte pour savoir avec
qui elle veut être, par rapport à ce qui n'est pas toujours le
point focal pour les personnages masculins',
dit Stewart. 'Je veux éviter cela et faire des
films sur les gens plutôt qu'un film féminin, ce qui a tendance à
être réducteur et ennuyeux. C'est quelque chose qui m'intéresse
beaucoup'.
Stewart
a adopté une approche similaire à celle de Charlie's
Angels,
un film de frasques faisant des cabrioles et de scènes de combat
axées sur les femmes. Sous les contraintes de reboot de la
scénariste/réalisatrice Elizabeth Banks, Sabine Banks incarnée par
Stewart est une source de commentaires inssouciants et de bravoure
désinvolte. Elle fait s'écraser des voitures et délivre une
myriade de coups de pied à des crétins anonymes, mais plie
également son corps sur des meubles comme une déesse d'écran
hollywoodienne de l'âge d'or consciente de la fascination de la
caméra.
'Je n'allais
certainement jamais jouer un rôle dans un film grand public qui
semblait archétypal ou inutile à perpétuer. Je voulais proposer
des idées différentes que vous ne recevez pas normalement d'une
grande dame dans des films de cette taille',
dit Stewart. 'J'adorerais ne pas sortir de ma
propre qualité tonale, qui n'a pas toujours été très courant et
réussir'.
Charlie's
Angels a sous performé au box
office et Underwater
fait face à une concurrence pour l'attention des fans de genre, mais
Stewart a tendance à regarder vers l'avenir avec une perspective
optimiste. Ses réponses ont une énergie nerveuse et enthousiaste et
lorsqu'elle ponctue une phrase avec un gros mot explicatif, cela
indique son excitation pour quelque chose, plutôt que son agacement.
Les
progrès de la technologie des effets numériques signifiait
qu'Underwater n'a pas
été réellement tourné dans un réservoir d'eau, mais même ainsi,
les répliques encombrantes des combinaisons de plongée sous marine
que les acteurs portaient sur les décors de studio secs
nécessitaient un niveau d'effort que Stewart n'avait pas prévu pour
l'excitation de faire un film de genre. Lorsque la production a été
terminée, Stewart s'est éloignée joyeusement de son costume.
'Je voulais
simplement mettre fin à cette relation toxique dès que possible',
plaisante t-elle. 'Ce film était simplement
quelque chose à traverser parce qu'il était inconfortable et
profondément claustrophobe. Je pensais que ce serait amusant de
faire un film d'action, mais j'oublie qu'ils sont effrayants à
utiliser et blessent comme l'enfer. Cela a fini par être une totale
enflure mais je suis contente de l'avoir fait'.
Plus
tard ce mois-ci, Stewart joue dans le biopic Seberg
du réalisateur australien Benedict Andrews (Una)
dans les années 60, mais au-delà, elle espère tourner son propre
long métrage cette année. Stewart a adapté The
Chronology Of Water,
une étude du chagrin et de la sexualité émergente, à partir des
mémoires de 2001 de l'écrivain originaire de Portland Lidia
Yuknavitch. Une partie du processus de productuon consistera à
trouver une jeune actrice pour le rôle principal – Stewart est
trop vieille pour jouer la Yuknavitch du livre.
Stewart
fait des choix qui ouvrent sa vie et sa carrière. De la même
manière qu'elle fait une variété de films, elle a été ouverte
sur sa bisexualité et ses relations avec les femmes, même après
que certains à Hollywood lui aient explicitement déconseillé cela.
Elle se rendra à Paris dans le cadre de son rôle d'ambassadrice de
la marque Chanel, mais aussi à la recherche de cinéastes. L'année
dernière, elle a vu Portrait De La Jeune Fille En Feu
, l'histoire d'amour acclamée actuellelment dans les cinémas
australiens, puis elle a recherché la réalisatrice Céline Sciamma.
'J'adore foutrement
ce film. Nous nous sommes rencontrées et nous avons parlé de faire
des films pendant quelques heures',
explique Stewart. 'Je me sens entièrement
activée et stimulée par le temps que nous vivons et les histoires
que nous découvrons et les gens que je rencontre. J'ai vraiment
l'impression que je vais exploser'.
A l'occasion du défilé Chanel Métiers d'Art 'Paris – 31 rue Cambon', à Paris, Kristen parle de la nouvelle collection créée par Virginie Viard, l'une de ses similitudes avec Coco Chanel et son prochain projet (The Chronology Of Water de Lidia Yuknavtich) en tant que réalisatrice.
Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs.
(…)
Kristen Stewart était
assise sur un canapé moelleux sous une bibliothèque bien remplie,
entourée de panneaux de bois sombre décorés de détails dorés.
L'actrice, une visiteuse régulière de l'appartement de Chanel Rue
Cambon, a eu le sentiment d'être liée au choix des objets choisis
par la créatrice disparue.
'J'aime le fait que
tout était complètement intentionnel : Chanel s'est entourée
de choses qu'elle voulait regarder', a déclaré Stewart.
Est-ce quelque chose
qu'elle applique à sa propre maison ? 'J'ai quelques
tocs', a déclaré l'actrice, qui apparaît dans Charlie's
Angels. 'J'ai le sentiment que je ne peux peux pas penser
correctement à mon travail à moins que tout soit parfaitement net.
Alors parfois, je vais me concentrer sur le nettoyage de ma maison
pendant environ trois jours. Et ensuite je vais me dire, 'Putain fais
un travail efficace !'.
Stewart
se concentre sur son prochain grand projet : son premier
scénario, l'adaptation de l'oeuvre de Lidia Yuknavitch, The
Chronology Of Water,
des mémoires frappantes d'une nageuse et d'un artiste naviguant sur
des questions de deuil, de genre, de violence et de sexualité.
'Je veux le
terminer l'année prochaine, alors j'espère ne plus travailler pour
me concentrer sur cela et le faire',
a t-elle déclaré. 'C'est extrêmement
intimidant d'écrire votre propre scénario, mais dans le bon sens.
Je suis obsédé par ça ; c'est la seule chose qui me préoccupe
en ce moment'.
A l'occasion de la press junket de Seberg pendant le Festival du Film de Zurich 2019, Kristen évoque le film, son personnage, le contexte politique de l'histoire et celle d'aujourd'hui, son orientation sexuelle et son engagement dans la communauté LGBT et son future en tant que réalisatrice avec The Chronology Of Water dans une interview avec Variety.
Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs
Kristen Stewart, qui a participé à un marathon de festivals pour promouvoir son nouveau drame Seberg, a récemment rencontré Guy Lodge de Variety pour réfléchir à ses choix de carrière audaciaux avant de recevoir le prix Golden Eye Award lors du Festival de Zurich.
S'exprimant lors du Variety Lounge présenté par le Créduit Suisse, Mademoiselle Stewart a déclaré avoir ressenti l'énergie en s'alignant avec Jean Seberg, une icône de la Nouvelle Vague française dont l'activisme politique avait fait d'elle la cible du FBI à la fin des années 60. 'Elle était une telle figure emblématique, une icône qui avait une énergie et une présence incroyable', a déclaré Stewart.
En tant qu'actrice qui parle ouvertement de questions sociales et politiques, Stewart a déclaré qu'il était 'bien plus facile aujourd'hui (qu'à l'époque de Seberg) de s'aligner avec des gens partageant les mêmes idées … Nous nous demandons toujours ce que nous devions croire et ne pas croire'.
Au cours des dernières années, Stewart est devenue l'un des membres les plus en vue de la communauté LGBT au sein de l'industrie du cinéma, mais elle a déclaré que son implication sur ce front 'n'a jamais eu l'impression de se voir imposée'. 'Je n'ai jamais eu le sentiment … Je devais faire quelque chose. Je n'ai jamais eu du mal à y arriver. J'ai simplement ressenti cette opportunité géniale de pouvoir communiquer avec des personnes qui ont vécu des moments difficiles et qui ont fait face à des situations d'oppression agressive dans leur vie qui les avaient rendues plus difficiles'.
Elle a ensuite déclaré qu'elle espérait être derrière la caméra au début de l'année prochaine pour faire ses débuts en tant que réalisatrice avec une adaptation de The Chronology Of Water, des mémoires rédigés par Lidia Yuknavitch. The Chronology Of Water raconte l'histoire d'une nageuse qui devient artiste tout au long de sa vie.
'C'est mon morceau d'écriture contemporaine préférée que j'ai jamais lu. (Yuknavitch) traite la douleur et les expériences d'un corps qui est si fidèlement confronté et honnêtement à l'expérience féminine', a dit Stewart.
Son conseil aux jeunes générations d'acteurs : 'Si c'est quelque chose que vous ne pouvez pas faire, alors vous ne pouvez pas vous tromper'. Elle a également que la seule chose qui comptait vraiment était 'l'interaction avec cette expérience', plutôt que de savoir si les gens la regardaient ou en parlaient.
En jetant un coup d’œil en arrière sur son expérience en tant qu'enfant actrice, Stewart a déclaré que Jodie Foster, avec qui elle avait travaillé sur Panic Room était la personne idéale pour travailler en tant qu'enfant actrice. 'J'ai tellement de chance. Elle est en quelque sorte la quintessence de ce que vous voulez avoir comme exemple'.
Parisian Glam Stew is back ! En effet, Kristen fait la couverture du magazine britannique Harper's Bazaar UK, pour son édition d'octobre 2018, avec un photoshoot très glamour et couture réalisé par le photographe Alexi Lubomirski à Paris, il y a quelques semaines.
Soulignons que deux couvertures du magazine sont disponibles - l'une pour les abonnés, l'autre pour les librairies/marchands de journaux.
Le magazine sortira le 05 septembre prochain.
(Couverture abonnement / Couverture librairie)
Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs.
Après avoir été catapultée dans la célébrité mondiale en tant qu'adolescente dans la Saga Twilight, Kristen Stewart a ensuite joué des rôles plus difficiles, remportant un franc succès pour ses performances dans des films indépendants stimulants. Maintenant qu'elle revient dans les blockbusters avec Charlie's Angels, elle parle de sa sexualité fluide, de ses débuts de réalisatrice et de la recherche de la liberté d'être elle-même.
Interview par Sophie Elmhirst
Kristen Stewart porte un top Chanel Haute Couture et des lunettes de soleil Chanel.
A l'occasion de la sortie de Charlie's Angels, à l'automne prochain (le 30 octobre en France), Kristen fait la couverture du magazine américain Vanity Fair, pour son édition de septembre 2019, avec un photoshoot réalisé par le photographe Alasdair McLellan. Dans une longue interview, elle parle de son futur rôle d'Ange dans le film réalisé par Elizabeth Banks, de la saga Twilight, de sa vie amoureuse, des fantômes, de ses projets futurs notamment l'adaptation de The Chronology Of Water. Les cinéastes Olivier Assayas et Elizabeth Banks mentionnent l'actrice tout comme l'auteure Lidia Yuknavitch, dont le livre sera prochainement adapté sur grand écran par Kristen.
Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs.
En couverture : Kristen Stewart la joue cool !
Charlie’s Angels, Agains All Enemies [aujourd'hui Seberg], la réalisation d’un prochain long-métrage – l’actrice et muse de Chanel se tient occupée. Mais K.Stew reste toujours aussi cool alors qu’elle commence ce nouveau chapitre de sa carrière.
Par Durga CHEW-BOSE
Photographiée par Alasdair MCLELLAN
Habillée par Samira NASR
Kristen Stewart se laisse tomber sur un banc, à l’ouest du bassin de retenue du Silver Lake. Elle se met à l’aise, repoussant ses cheveux de son visage. Les cheveux en bataille du même blond que ses sourcils. Tout deux poussent. Ils ont la couleur de l’herbe sèche, conservant la mémoire de son vert passé.
Une blonde aux cheveux très courts me vient à l’esprit, laquelle sera bientôt incarné par Stewart : Jean Seberg, dans le thriller politique réalisé par Benedict Andrews, Against All Enemies. Il raconte en détails la chute fatale de la défunte actrice mis en lumière par le programme de surveillance COINSTELPRO du FBI, qui ciblé et essayé de discréditer Seberg à cause de sa relation avec Hakim Jamal et avec le parti du Black Panther.
Stewart bouge comme un acteur/auteur, si on parlait en langage Morse. Elle envoie des signaux avec son front ou une mèche rebelle de ses cheveux, transmet son appréhension à travers une énergie farouche qui se renferme dans ses épaules ou sa mâchoire. Ses yeux verts inquisiteurs – ses réponses sont données à la vitesse éclair, de manière sobre et annotée.
Elle apparaît rarement maladroite quand elle est en mouvement parce que son contrôle s’évapore un peu. Il n’y a qu’à la voir conduire une moto dans les bois (New Moon) ou rouler dans une Mustang en portant un jean troué (dans une vidéo des Rolling Stones). Elle est attirée par les émotions, créant sa propre architecture de l’impatience : sortir d’une voiture alors qu’elle n’est pas arrêtée (Personal Shopper), écouter (exaspérée) un de ses parents (Still Alice), oublier d’enlever les couverts de la serviette avant de s’en servir (Certain Women), commander des pancakes à la myrtilles (notre déjeuner).
En Novembre [en octobre en France], Stewart ouvre le reboot de Charlie’s Angels très, très blonde, dans une perruque Platinium Barbie, qui dissimule bien des secrets. Racontant l’histoire d’une ingénieure en systèmes électroniques qui sonne l’alarme et qui se cache, protégée par les Anges ; la comédie d’action réalisée par Elizabeth Banks (qui joue aussi Bosley) avec les partenaires Naomi Scott et Ella Balinska. Stewart interprète Sabina, une héritière de Park Avenue qui s’est transformé en espionne internationale. C’est une ‘andouille’ adorable, une frimeuse au grand cœur. Elle a une faiblesse pour chasser les méchants, elle est toujours dans des situations qui se jouent dans un mouchoir de poche et c’est très bien gérer la pression. Elle est constamment en train de grignoter. C’est un tournant dans la comédie pour Stewart. 'Je ne suis pas comme ça dans la vie. [Banks] mettait tous les jours des chutes sur mes blagues. J’ai tendance à sur-réfléchir les choses, je rends les choses beaucoup trop longues. Elle dit, ‘Mec, dis-le plus vite''.
'On lui a écrit beaucoup de blagues' , dit Banks. 'On a aussi beaucoup improvisé car je viens de ce milieu, ça remonte à l’époque de Wet Hot American Summer – on trouve quelque chose sur le moment', Stewart, explique Banks, 'sort autant de blagues dans ce film que n’importe quel acteur comique'. Banks a approché l’écriture pour Stewart comme si c’était une fanfiction. 'Qu’est-ce que je veux voir Kristen faire dans un film ? Genre, le fan en moi veut voir Kristen Stewart faire ça. Et puis je lui simplement fait faire'.
Vous n’allez pas attraper Stewart en train de surjouer. Elle est comme un disjoncteur. A l’écran, si elle mange un sandwich, elle est vraiment en train de manger un sandwich. Si elle essaye une robe, elle n’est pas en train de simplement poser. Elle est l’image et le ‘Coupez !’. Elle est discrète et vraiment cool ! Les facéties pleines d’actions de Charlie’s Angels (course hippique à Istanbul, utilisation des armes à feu, Krav Maga) se lie avec la comédie. Le film ne ralentie jamais, célébrant, comme c’est la tradition avec cette franchise, la PG diversion : un numéro de dans se transforme en confrontation, avec les gadgets d’espion, la couleur rose, Noah Centineo.
Ce Charlie’s Angels ressort les sensations du même genre récoltées avec le dernier film – celui sorti il y a 20 ans, avec Drew Barrymore, Cameron Diaz et Lucy Liu. C’est une bonne chose. C’est extra-léger et agréablement décalé. Le style d’atmosphère qui suggère que le casting – pour le dire clairement – a aimé travailler ensemble. Je demande à Stewart pourquoi pense-t-elle le ton de Charlie’s Angels est efficace. Sa réponse est simple. C’est un film à propos 'des femmes à l’aise'.
Kristen Stewart est née le 9 Avril 1990, à Los Angeles. Elle a grandi à San Fernando Valley, avec ses parents qu’elle décrit comme « géniaux ». Leurs prénoms sont John et Jules ('C’est mieux que J-e-w-e-l-s' dit Stewart), ils travaillent dans l’industrie du film. John est régisseur et Jules assistante de production. Son frère, Cameron est machiniste caméra. Elle a grandi dans une famille qui s’est agrandie avec l’arrivée de garçons qui sont pour des frères pour elle. 'Mes parents ont accueilli des ados seuls',dit-elle. 'Mon meilleur ami a eu une éducation très précaire et il est devenu un membre de la famille quand il avait 13 ans. Un très bon ami de mon frère vivait toujours avec nous. Sa mère était très amie avec ma mère. Nous formions une famille. Il y a toujours eu une ambiance ‘nous tous contre le monde’, ce qui était vraiment agréable et protecteur'.
Elle parle de Mickey Moore, le mentor de sa mère. Il faisait office de parrain qui travaillait avec Cecil B. DeMille sur Les 10 Commandements et John Sturges sur Gunfight At the O.K. Corral, et il a réalisé plusieurs films musicaux d’Elvis Presley. Moore était trop vieux pour vraiment faire partie du folklore de la vie de Stewart. La réalisation de film – sans extravagance – coule dans ses veines.
'Je traînais avec mes parents sur les plateaux de tournage quand j’étais petite et je leur ai demandé si je pouvais commencer à auditionner pour quelque chose, parce que je voyais les autres enfants sur le tournage. Je ne voulais même pas devenir actrice. Je voulais simplement être là', dit-elle. 'Je voulais m’enfuir du monde universitaire. Pourtant, je m’y intéresse beaucoup. Je l’admire. J’ai presque 30 ans, je me sens comme une enfant. Je ne suis pas allée à l’école. J’ai un gros vide sur mes épaules'.
Elle admire tout autant un plateau de tournage. Au téléphone, le réalisateur Olivier Assayas – qui parle de Stewart comme étant ‘sa sœur d’âme’ et avec qui il a travaillé sur Sils Maria (2014), pour lequel Stewart a reçu un César (la toute première actrice américaine), et le thriller surnaturel, Personal Shopper (2016) – mentionne sa facilité sur le tournage comme un star qui se balade, s’asseoie sur une caisse et commence à discuter avec l’équipe du film.
'Ça m’a vraiment frappé un jour. J’avais un problème : le film était trop long. A un moment j’ai dit, ‘Pourquoi ne simplifierons-nous tout simplement pas les crédits de fin. Il y a tellement de monde dans ses crédits. Personne ne les lit jamais', se rappelle Assayas. 'Et de suite, Kristen était en colère après moi. Elle a dit, ‘Qu’est-ce que tu veux dire ? Ça représente tout pour ces gens. C’est tellement important pour eux. Pour toi, c’est qu’une petite seconde. Pour eux, c’est vital''.
Quand Stewart avait 11 ans, elle a partagé l’écran avec Jodie Foster, jouant le rôle de sa fille dans le thriller de David Fincher, Panic Room. C’est un film intense qui test l’endurance au suspens de l’audience. Ca fonctionne car Stewart, comme Foster, ont développé un talent très tôt pour tout donner dans les sensations. Inquiétude, colère, pur effroi : elle les abrège.
Plus tard, Stewart a rejoint Jesse Eisenberg dans Adventureland (avec qui elle a de nouveau travaillé dans American Ultra et Café Society), ce qui l'a conduite finalement â être castée dans le rôle de Bella Swan dans Twilight, la franchise d'histoire d'amour vampirique qui a propulsé Stewart dans la stratosphère – et dans la merde – de la célébrité. Grâce à une génération de 'Twi-hards', devenus majeurs sur les réseaux sociaux au cours des cinq films, obsédés par sa relation concurrente avec la vedette Robert Pattinson, la vie privée de Stewart est devenue un spectacle de tabloïd. Ce même intérêt fébrile prospère encore. En 2017, Stewart a animé le Saturday Night Live, et dans son monologue d'ouverture, tout en racontant les onze moments différents où Donald Trump a tweeté à son sujet – tous liés à sa rupture avec Pattinson – elle a dit, 'Donald, si tu n'aimais pas, alors tu ne vas probablement pas m'aimer maintenant, parce que j'anime le SNL et je suis foutrement gay mon pote'.
M'enquérant de la vie amoureuse de Stewart – elle revoit son ex petite amie, la mannequin néo zélandaise Stella Maxwell, qui a assisté au photoshoot Vanity Fair avec elle – est futile. Stewart reste intelligente (et drôle) sur la protection de sa vie privée. Je lui demande ce qu'ellr cherche. Elle répond : 'Je ne fréquente que des personnes qui me complètent'.
L'impact de cette période de confinement dans sa vie est toujours en recul. C'est lorsque Stewart a commencé à travailler avec des réalisateurs indépendants tels que Kelly Reichardt et Assayas que son travail s'est ouvert. 'Cela m'a donné une chance de ne pas alourdir quelque chose. C'était tellement plus gros que moi. Mes bagages étaient si minuscules par rapport à l'histoire [de Reichardt et d'Assayas] en tant que cinéastes. On m'a finalement donné la chance d'être regardée, pas comme cette chose dans cette culture obsédée par les célébrités qui disait, 'Oh c'est la film de Twilight''.
Est-ce qu'elle ressent l'impact de ces malentendus ou est-elle passée à autre chose ? 'Je pense que j'ai grandi hors de cela, mais j'étais vraiment frustrée parce que je n'avais pas sauté volontairement pour être au centre d'une certaine attention, c'était comme si j'étais une abrutie. Je veux simplement que les gens m'aiment'.
L'année prochaine, Stewart adaptera à l'écran le livre de Lidia Yuknavitch, The Chronology Of Water. Les mémoires, un récit du genre, de la sexualité, de la violence et du corps, est devenu aussi viral qu'un livre peut l'être après sa parution en 2011, recueillant ainsi une communauté de lecteurs sectaire et aboutissant finalement à la lecture recommandée par le Kindle de Stewart. Avec ce film, Stewart fera ses débuts comme réalisatrice avec un long métrage, après la création d'un court métrage, Come Swim, en 2017. L'écouter parler de la première lecture de ce livre donne le sentiment d'être sacré et endoctriné, comme si Stewart était la vedette. 'La façon dont [Yuknavitch] parle du fait d'avoir un corps et de la honte de l'avoir. La façon dont elle est vraiment salle, embarrassante, étrange, dégoutante, comme fille. C'est une histoire de passage à l'âge adulte que je n'avais pas encore vu. J'ai grandi en regardant le putain d'American Pie, ces mecs qui jouissent dans leurs chaussettes comme si c'était la chose la plus normale et c'était hilarant. Imaginez une fille qui fait ça – c'est genre, si effrayant et si bizarre. J'ai l'impression d'avoir commencé à lire ses écrits et elle articulait des choses qui me ressemblaient, 'Mon pote, je n'avais pas les mots pour ça, mais merci''.
Elle a écrit un email à Yuknavitch. Leur connexion a été rapide – elles décrivent toutes les deux le destin comme un destin partagé. Stewart a depuis écrit et édité un brouillon. Elle a lu le texte à haute voix à Yuknavitch et à son mari, qui ont ensuite pleuré et se sont tenus l'un contre l'autre pendant que Stewart jetait sa copie déchirée du livre à travers la pièce. Elle était validée, soulagée.
'C'est plus difficile pour moi d'être acteur à mesure que je vieillis. Je suis plus à l'aise dans l'idée de faire quelque chose de fond en comble, plutôt que de me livrer à elle. Certains acteurs sont fous et tellement transitoires dans leur présence qu'ils peuvent tellement se convaincre et convaincre les autres à propos de tout et n'importe quoi', dit-elle. 'J'ai plus de difficulté à le faire en vieillissant'.
Ce qui fait presque chavirer Stewart la guide, la provoque à se démolir. The Chrolonogy Of Water a accédé à ce que Yuknavitch appelle 'le code nomade' de Stewart. L'actrice s'est installée à Portland pendant quelques semaines et elle a écrit : elle se garait parfois devant la maison de Yuknavitch et elle dormait dans une fourgonnette Sprinter avec son chien Cole.
Elle me dit qu'elle permet des choses ou des histoires qui se produisent dans le temps et que le miracle de l'instinct s'en mêle. 'Même s'il y a une petite palourse à ramasser dans un océan de merde, même s'il y a une scène ou une ligne, je dois me rapprocher de ça, je dois vivre ça. Il n'y a pas d'équation sur laquelle on puisse vraiment compter'.
Elle me parle du type de film qui la contraint – cela pourrait, je suppose, lui servir de boussole quand elle réalisé son propre film. 'J'adore les films qui ne prétendent rien savoir mais qui s'émaillent littéralement dans tous les sens, et puis d'une manière ou d'une autre, à la fin, on se rend compte que la seule raison pour laquelle ils ont pu le faire était parce qu'ils étaient tenus précieusement par quelqu'un, dans cet échaufaudage. J'adore Cassavetes. J'aime toutes les conneries qui nous ont fait penser que nous pouvons faire des petits films sur des sujets qui ne sont pas basés sur l'intrigue. Mais nous sommes motivés par la pensée et les explorations'. Elle parle de films non pas de manière romantique, mais comme du format plus révélateur pour arranger ce qui n'est pas fini.
Je n'ai jamais rencontré d'autre personne qui soit si cool et si synchrone de façon aussi synchrone, secouant sa jambe à plusieurs reprises tout en parlant en chaînes de réflexion. Elle semble profondément attachée à la nature collatérale de son intuition. Elle a besoin de faire bien les choses. Assayas la qualifie 'd'actrice de la première prise'. Et Stewart, réfléchissant sur sa propre écriture – le scénario, sa poésie – s'illumine lorsqu'elle me dit qu'il n'y a rien de plus satisfaisant que de trouver le mot exact pour communiquer un sentiment. 'Je me souviens d'avoir été petite et d'avoir eu une folle anxiété en pensant qu'il y avait des choses que vous ne pourriez jamais exprimer'. Cette tension particulière à laquelle elle est attachée – celle d'être ouverte à l'explicite inexpliqué mais qui est résolue à vouloir 'la transcender' – est essentielle à la puissance de Stewart.
'Elle ne s'adaptera à rien de ce que l'industrie voudra qu'elle fasse, ni à ce qu'un agent sensé lui demandera de faire. Elle s'est protégée et elle a été capable de ne faire qu'elle a jugé juste', explique Assayas, décrivant sa chorégraphie psychologique en solo dans Personal Shopper. 'J'avais peur concernant les endroits où elle allait'.
Considérant que le film est hanté et qu'il contient davantage d'éléments d'apparence, je demande à Stewart : Croyez-vous aux fantômes ? 'Je leur parle', répond-elle. 'Si je suis dans une petite ville étrange, que je fais un film et que je suis dans un appartement étrange, je me dirais littéralement, 'Non je vous en prie, je ne peux pas gérer. Tout le monde le peut, mais ça ne peut pas être moi'. Qui sait ce que les fantômes sont, mais il y a une énergie à laquelle je suis vraiment sensible. Pas seulement avec les fantômes, mais avec les gens. Les gens souillent les chambres tout le temps'.
Conduisant sa voiture – une Porsche Cayenne noire – Stewart navigue sur des routes étroites et enchaîne des virages comme si elle jouait à un jeu vidéo. 'Putain, jésus. Vous voyez ça ?'/ Je hoche la tête. 'C'est quoi ce bordel ? Ce n'est pas normal'. Elle saisit le volant à deux mains. 'Bouge !'. Sa fureur éclair monte, mais expire tout aussi rapidement. Nous parlons du français de Jean Seberg. 'Son accent actuel est merdique, mais elle prononce les mots parfaitement : 'Tr-ay-bee-ehn'. Nous parlons de l'ambiance intellectuelle de Los Angeles et de la façon dont 'les gens sont attirés puis déçus'. Nous passons devant la maison de sa première petite amie et tandis que nous grimpons dans la rue, Stewart frissonne.
Stewart n'a pas peur de s'écraser ou d'exploser, comme le dit Yuknavitch. 'Si quelque chose se passait dans le processus, elle trouverait les fragments les plus intéressants qui lui restent, et elle les ramasserait et elle continuerait. C'est une personne capable de se réinventer tous les jours. Je me force en quelque force dans ma propre vie. Lorsque je l'ai rencontrée, je me suis dit, 'Oh mon dieu, le voilà en mouvement. Le voilà dans une personne''.
Je sais de quoi Yuknavitch parle. Pendant que je traînais avec Stewart au réservoir, si les accalmies gênaient notre conversation, j'avais presque le sentiment – pas que je la déçoive, mais que j'avais oublié d'ajouter de l'argent au compteur. Que j'avais été négligente. Une inefficacité générale s'installerait et je regarderais autour de moi, espérant qu'un chien pourrait bientôt passer devant moi et s'approcherait de notre banc. 'En travaillant avec elle et en lui parlant', dit Yuknavitch, 'il y aura ces moments de feu et d'énergie, et de pulsion, et lorsque cela ne se produit pas, eh bien, à quoi ça sert ?'.
Stewart brûle en toute conscience, le présentant avec désinvolture. Même la façon dont elle s'habille, synthétisant ses racines californiennes avec un cadeau pour la beauté des fainéants, est à la fois déterminée et indifférente. Stewart évite les costumes ringards ; elle a maîtrisé le smeking sans chemise. Elle porte lunettes de soleil et des tee shirts façon crop top à l'aéroport de Los Angeles, des escarpins avec un costume Mugler pour une apparence au Tonight Show, des mocassins et un pantalon en latex noir sur le tapis rouge de Cannes. Lorsque nous nous rencontrons, elle porte un jean Levi's bleu déchiré, des Chuck Taylor noires, un tee shirt HUF troué et un collier à mailles en argent. Sa casquette est blanche ; elle la porte à l'envers.
Tout cela montre à quel point Stewart a le potentiel vestimentaire de quelqu'un qui pourrait se présenter à une avant première, abandonner ses ecarpins et marcher pieds nus (ce qu'elle a déjà fait). En tant qu'ambassadrice pour Chanel, son catalogue de looks ajoute une compétence improbable à son luxe. Elle donne au look en lamé argenté une pression basse et elle recadre la retenue de Chanel en associant une robe rose pâle à une tête rasée. Stewart est arrivé au Gala du MET de cette année vêtue d'un pantalon Chanel à paillettes blanches, d'un haut noir et de cheveux oranges ombrés, rappelant ainsi Katharine Hepburn comme si elle s'était heurtée dans un système lointain avec David Bowie.
'Avec Chanel, je n'ai jamais eu l'impreession de raconter une histoire qui n'était pas extraite de manière vraiment honnête'. De son relation avec Karl Lagerfeld, décédé en février dernier, Stewart parle avec tendresse. 'La façon dont il présente est drôle – si austère et si effrayant. Ce n'était pas le cas', dit-elle. 'Il était incroyablement invitant – incroyablement, sans prétention, d'une manière choquante. Il a aimé ce qu'il a aimé parce qu'il l'a aimé. C'était un enfoiré fantaisiste, mais c'était vrai pour lui. C'est presque comme s'il avait senti qu'il était intimidant, alors il a dit, 'Non. Avoir un cœur créatif est une tâche décourageante, mais battons-le plus vite et plus fort'. Il vous touchait toujours tout en vous parlant. Il nous a jamais parlé – s'il vous parlait, il vous tenait généralement la main', dit-elle. 'Heureusement, il savait comment laisser une trace. C'est simplement un sentiment qu'il m'a donné, une attitude attachante, encourageante qui vous façonne profondément'.
Stewart n'est pas une bonne nageuse. 'Je ne veux pas entrer dans l'eau, jamais', dit-elle. 'Si tout le monde va dans l'océan, je me dis, 'Non''. Elle lève ses mains sur sa poitrine et les plie comme des pattes. 'Lorsque je suis dans l'eau, je nage comme un chien'. J'avais demandé à Yuknavitch, dont la vie en tant que nageuse était fondamentale pour ses mémoires et ses métaphores, si elle envisageait de nager ensemble. 'Nous sommes devenues très proches', m'a dit Yuknavitch. 'C'est un peu effrayant pour Kristen, mais quand elle m'en parle, elle a ce regard magnifique. Donc, nous avons en quelque sorte cette date persistante avec le destin. Ce n'est pas grave, vous entrez dans une piscine avec quelqu'un et vous vous agitez un peu, mais à cause de ce sentiment que j'ai, que le cosmos a envoyé cette créature qui se dirigeait vers moi et qui allait changer ma vie, cela ressemble à une sorte de baptême profane'.
La relation troublée de Stewart avec l'eau à quelque chose de vulnérable et tendre à la tendresse. En fin de compte, elle est tellement prototypique que la Californie est enclin à prendre une vague. Et pourtant, la nage du petit chien. C'est le coup le plus simple, silencieux et simple. C'est celui que nous apprenons en premier et qui, étrangement, convient à Stewart. Un coup de pied propre, les yeux au-dessus de l'eau, et c'est parti.