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mercredi 27 octobre 2021

Spencer : Interview de Kristen avec le magazine français Gala

A l'occasion de la promotion de Spencer réalisé par Pablo Larraín, Kristen parle du film, de son personnage de Diana, de sa façon de l'aborder et de l'interpréter ou encore de la célébrité dans une interview avec le magazine français Gala (édition du 23 octobre).




Source/Scan: @AdoringKS

dimanche 9 mai 2021

Kristen en couverture du magazine suisse Bilan Luxe [Printemps 2021]

Kristen est de retour dans la presse européenne ! En effet, elle fait la couverture du magazine suisse Bilan Luxe, pour son édition printemps 2021. Dans son interview, elle parle d'Happiest Season réalisé par Clea DuVall, de Spencer de Pablo Larraín dont elle vient d'achever le tournage, la façon dont elle a abordé son rôle de la princesse Diana, de sa carrière ou encore de sa vie privée avec sa petite amie, Dylan Meyer.





* Scans digitaux & interview









Source: @magazinebilan
Via/Scans digitaux: @Gossipgyal ImageBam

samedi 13 février 2021

Kristen en couverture du magazine Vanity Fair France [Février 2021]

Kristen est de retour dans la presse française ! En effet, elle fait la couverture du magazine Vanity Fair France pour son édition de février 2021. Elle a réalisé un photoshoot devant l'objectif du photographe Curtis Buchanan dans des pièces Chanel, dont elle est égérie depuis plusieurs années. Elle s'est entretenue avec la romancière française Constance Debré via Zoom (Covid-19 oblige).

Dans son interview elle parle de Happiest Season réalisé par Clea DuVall, son personnage, l'homosexualité dans le cinéma, sa carrière, son futur en tant que réalisatrice et son souhait de ne pas choisir avec son métier d'actrice ou encore sa sexualité.




Photographie : Curtis Buchanan
Coiffure : Adir Abergel
Maquillage : Jillian Dempsey
Manucure : Ashlie Johnson
Interview : Constance Debré

* Scans digitaux

[Pour lire l'interview de Kristen, cliquez sur les clichés pour les agrandir]



* Outtake






* Clichés BTS du photoshoot partagés par la team beauté de Kristen (Adir Abergel et Jillian Dempsey)




 



Source: @vanityfairfrance @curtisbuchanan

@jilliandempsey @hairbyadir

@viewpoint.pr curtisbuchananphoto

Scans: ImageBam @Gossipgyal

Via: @bustedsunsets @Mel452

dimanche 20 décembre 2020

Happiest Season : Interview de Kristen avec Grazia Italia

A l'occasion de la promotion d'Happiest Season réalisé par Clea DuVall, Kristen parle du film, de son personnage,  du coming out, de l'homosexualité de le cinéma, sa vie privée et de ses traditions pour Noël dans une interview avec Grazia Italia.




Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs


Seul l'amour peut nous sauver


La comédie de Noël du moment raconte l'histoire de deux filles lesbiennes qui annoncent leur mariage dans la famille. La protagoniste est Kristen Stewart, la jeune femme qui a révélé son homosexualité il y a trois ans et qui déclare à Grazia : 'Nous ne devons jamais avoir peur de dire qui nous sommes et qui nous voulons à nos côtés'.


Lorsqu'elle a déclaré 'Je suis tellement gay' à la télévision en direct il y a trois ans, son 'je suis tellement gay' est rentré dans l'histoire. Aucune jeune star hollywoodienne n'avait jamais fait son coming out après d'un public mondial, de plus dans le but déclaré qui, quiconque la regardait puisse enfin 'se sentir bien dans sa peau'. Depuis, l'actrice Kristen Stewart, égérie de Chanel devenue célèbre dans le monde entier sous le nom de Bella Swan dans la Saga Twilight, n'a jamais caché ses relations. D'abord avec l'ex manager Alice Cargile, puis avec les chanteuses Soko et St, Vincent, avec le top model Stella Maxwell et, depuis un an, la scénariste Dylan Meyer.


'Pour moi, c'est l'amour qui sauve', a t-elle déclaré. 'Sans amour, nous ne serions que des fantômes gris, vidés de tout sens'. Elle ne pouvait être que la protagoniste de la première comédie mondiale de Noël produite par un grand studio (Sony) et centrée sur l'amour entre deux jeunes femmes sur le point de se marier. Le titre est Happiest Season, il était censé sortir au cinéma mais en raison de la pandémie, il n'est disponible que numériquement (sur Hulu, Sky et Now TV) et réalisé par Clea DuVall, [cette dernière] déterminée à filmer précisément ce qui peut paraître tabou et qui a pesé sur sa propre expérience de vie de couple homosexuel. Quant à Stewart, en attendant de la voir jouer la princesse Diana dans le nouveau Spencer de Pablo Larrain, elle est pleinement à l'aise dans le rôle de Abby, la petite amie de Harper (Mackenzie Davis). Pour les fêtes de Noël, elle est invitée à rencontrer ses futurs beaux-parents, mais il y a un gros problème : personne ne sait que les jeunes femmes sont lesbiennes et prêtes à se marier. Le film évoque l'homosexualité et l'intention de se marier. Le film inaugure une nouvelle voie à Hollywood, faite d'histoires authentiques et inclusives, loin de stéréotypes et des discriminations. Notre interview via Zoom ne pouvait commencer qu'à partir de cela.


Journaliste : Les relations homosexuelles sont principalement racontées dans des films indépendants. Que le cinéma commercial commence à en parler ouvertement est en quelque sorte un tournant historique.

Kristen Stewart : J'en suis également convaincue. Dès que je l'ai lu le scénario, je me suis dit, 'Ce sera définitivement un film indépendant avec un petit budget'. Quand j'ai découvert qu'il y avait un grand studio derrière, j'ai été étonnée et je suis me sentie fière et honorée de faire partie de quelque chose de pionnier.


Journaliste : Abby vous ressemble t-elle ?

Kristen Stewart : Abby est Clea DuVall, la réalisatrice. Elle m'a confié son histoire personnelle, intime, privée, me donnant toute la liberté dont j'avais besoin.


Journaliste : Le film raconte la véritable histoire de la réalisatrice. Qu'avez-vous amené de la vôtre ?

Kristen Stewart : Je me suis vue il y a quelques temps dans la difficulté de rentrer chez moi et de me sentir soudain grandie, changée et de ne pas savoir comment le dire, comment donner une voix et une forme à ce changement qui a eu lieu en vous et pourtant aux yeux de ceux qui vous entourent, de votre famille par exemple, [qui n'est] pas aussi visible. Pour certains, il peut être aussi facile de s'exprimer sur tout cela, mais rappelons-nous que pour d'autres, ce n'est certainement pas le cas. Et, il est juste que le cinéma en parle.


Journaliste : Surtout parce qu'il le fait aussi avec la légèreté d'une comédie.

Kristen Stewart : C'est vrai, l'histoire est si bien écrite qu'elle a un côté drôle : se lancer dans la maison d'une famille qui ne sait pas que vous êtes gay et qui est sur le point d'épouser sa fille, peut être un cauchemar, mais il y a beaucoup de rires aussi. Écrivez-le, s'il vous plaît : c'est un film qui vous fait beaucoup rire bien qu'il s'agisse d'une histoire de coming out. Ce va-et-vient entre la comédie et le sérieux, la tension et la libération, n'est pas facile pour un acteur, pour moi c'était le seul aspect traumatisant du film.


Journaliste : Tout autour autour du coming out d'une femme de 30 ans. Y a t-il un bon âge pour révéler sa sexualité ?

Kristen Stewart : Un jeune de 20 ans aujourd'hui dirait que 30 ans, c'est trop, les nouvelles générations sont plus libres et fluides pour se définir, heureusement pour elles. La mienne est une génération qui a ouvert les portes du processus de libération en ce sens, mais il ne faut pas oublier que dans de nombreuses régions d'Amérique et du monde, il y a encore aujourd'hui des personnes terrifiées de dire ouvertement qu'elles sont homosexuelles. A 30 ou 40 ans. Parce qu'il faut beaucoup de temps non seulement pour comprendre qui nous sommes, mais aussi pour être accepté par les autres.


Journaliste : Avez-vus déjà senti que vous deviez vous cacher des yeux des autres et ne pas pouvoir révéler qui était la vraie Kristen ?

Kristen Stewart : Si je regarde en arrière, oui, plusieurs fois. Pour les raisons les plus diverses. Je ne peux pas vraiment parler d'homophobie, car je vis dans une ville ouverte comme Los Angeles. Mais bien sûr, je peux parler de l'attention morbide des médias, du sentiment ennuyeux que personne ne vous comprend si vous voulez embrassez votre petite amie en public. C'est difficile. Je ne veux pas dire par là qu'une fois que vous êtes 'sorti du placard', tout est résolu comme par magie : après le grand travail que vous faites sur vous-même, la peur d'étendre les bras vers le monde et ne pas recevoir un câlin en retour est paralysante.


Journaliste : Que pensez-vous avoir appris au fil des années en grandissant ?

Kristen Stewart : J'ai réalisé que je donnais le meilleur de moi-même lorsque je suis soutenue par les autres et que je me sens compressée, plutôt que de lutter pour l'être. J'ai appris à rire de moi-même et des choses qui font mal, parce que lorsque vous en riez, cela signifie que vous êtes prêt à les laisser partir. C'est la raison pour laquelle j'aime un film comme Happiest Season pour plaisanter sur les couples de même sexe, car ce sont des choses dont je me moque avec mes amis.


Journaliste : Pensez-vous que le cinéma a progressé sur ces questions ?

Kristen Stewart : Il y a encore un long chemin à parcourir, mais je pense que nous faisons les premiers pas dans la bonne direction. Aujourd'hui, même un enfant qui ne sait toujours pas qui il est, qui ne connaît pas son orientation sexuelle et qui n'a pas la moindre idée de son identité peut aller au cinéma et simplement voir la normalité de qui nous sommes. Sans étiquettes, fermetures ou craintes. Est-ce que quelqu'un qui regarde ce film voit deux lesbiennes ou deux femmes amoureuses dans un film de Noël ?


Journaliste : En parlant de 2020 : cela a été tout sauf une année simple. Comment l'avez-vous vécu ?

Kristen Stewart : Ce fut des mois intenses et difficiles, faits de peur et de préoccupation pour tout le monde, moi y compris. Mais je crois que le cinéma peut faire beaucoup. Il a le pouvoir de nous faire sentir unis.


Journaliste : Nous sommes sur le point d'arriver à Noël dans la vraie vie aussi. Quelle est votre relations avec les fêtes de fin d'année ?

Kristen Stewart : J'adore Noël, mais je n'appartiens pas à la famille la plus traditionnelle du monde. Nous ne suivons pas de rituels ou d'habitudes particuliers à la maison. Ce que nous faisons à Noël, c'est essentiellement nous enfermer dans la cuisine et nous chouchouter avec de la nourriture. Je ne suis pas du genre à devenir folle pour les fêtes ou à attendre avec appréhension, mais oui, une chose pour laquelle je suis catégorique : pas de cadeaux. Le seul cadeau est de pouvoir être avec les gens que j'aime. Cette année plus que jamais.


Source: ImageBam

Via: @Mel452

mercredi 18 novembre 2020

Happiest Season : Kristen, Mackenzie Davis & Clea DuVall en couverture du magazine américain The Advocate

A l'occasion de la promotion d'Happiest Season, Kristen, Mackenzie Davis et la réalisatrice Clea DuVall font la couverture du magazine américain The Advocate avec un superbe photoshoot par le photographe Art Streiber. Dans leur interview, elles reviennent sur le film, le tournage, les personnages, le développement du projet, les films de Noël et le monde gay et le cinéma.






Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs


La magie de Noël et du cinéma converge lors d'une soirée de février avec des températures glacées dans une banlieue de Pittsburgh. Les membres de l'équipe de tournage s'affairent sur le terrain du Fox Chapel Golf Club, où, plus tôt dans la journée, ils avaient créé de la neige pour imiter un Noël blanc. Pendant ce temps, dans un moment de pur hasard, Dame Nature dépose quelques centimètres de poudreuse hivernale.


À l'intérieur du pavillon historique du lieu, les invités qui jouent des invités à une célébration se mêlent à de belles décorations de Noël. La salle est ornée de lumières scintillantes et les décorations sont rythmées par un magnifique sapin de Noël. C'est le 18ème jour d'un tournage de 29 jours pour le deuxième long métrage de Clea DuVall en tant que scénariste-réalisatrice, Happiest Season, la toute première comédie romantique d'amour lesbienne. Bien qu'il soit tard dans la journée et que les acteurs et l'équipe y travaillent depuis des heures, la salle bourdonne d'énergie.


Happiest Season met en vedette Kristen Stewart et Mackenzie Davis en tant que couple qui a connu une période difficile dans leur relation lorsque Harper, amoureuse de Noël, insiste pour ramener Abby (Stewart) chez ses parents pour les fêtes de fin d'année. Le hic ? Tandis que Harper est aventureuse et libre dans sa vie à Pittsburgh avec Abby, elle n'est pas en reste avec ses parents conservateurs, Ted (Victor Garber) et Tipper (Mary Steenburgen). Au départ, elle présente Abby comme sa colocataire hétéro, et c'est là que les problèmes commencent. Pour tous ceux qui n'ont jamais leur coming out, la notion de retour est à peu près un facteur décisif. Mais les femmes sont amoureuses et la beauté radicale d'Happiest Season est qu'il s'agit d'une comédie romantique. Contrairement à tant d'histoires d'amour sur le thème gay qui l'ont précédé et qui se sont terminées par une tragédie, le public sait en se plongeant dans le film de DuVall qu'une fin heureuse est imminente.


Dans la scène de célébration tournée au country club, Harper regarde son père, qui se présente à la mairie de leur ville. Il prononce un discours sur les valeurs familiales. Abby se tient à côté de Harper, leurs doigts se frôlant et s'enlaçant alors qu'elles cachent leur relation à la vue de tous. C'est une merveille de voir l'énergie entre les femmes sachant qu'Happiest Season rejoindra bientôt le canon des comédies romantiques de fêtes de fin d'année qui ont toujours été du ressort des histoires d'amour hétérosexuelles. Tout, des classiques comme Christmas In Connecticut et Holiday Inn au plus contemporain Love Actually vient à l'esprit. Ces dernières années, les réseaux et les services de streaming, y compris Netflix et Freeform, et maintenant même Lifetime et Hallmark, se sont tournés vers la création de films de Noël gay. Mais Happiest Season, de TriStar Pictures de Sony, occupe son propre espace. Les salles de cinéma étant majoritairement fermées, le site de streaming Hulu a acquis le film de Sony fin octobre, ou il sera diffusé en avant première.


Sur le plateau de tournage, Stewart et Davis rient entre deux prises alors que DuVall, dans un bonnet tricoté, une doudoune et un casque, émerge de la foule d'acteurs, de figurants et de l'équipe remplissant l'espace. Pionnière pour les femmes lesbiennes depuis qu'elle a joué dans But I'm A Cheerleader il y a 20 ans, DuVall, qui parle ouvertement de son coming out, est la personne idéale pour faire un film de Noël grand public révolutionnaire qui se concentre sur un couple de même sexe. Non seulement elle met en vedette Stewart, une star hors du commun, et Davis, aimée dans la communauté LGBTQ+ depuis qu'elle a joué une lesbienne dans l'épisode 'San Junipero' de Black Mirror, Happiest Season met en vedette trois autres acteurs gay. Dan Levy de Schitt's Creek joue le meilleur ami d'Abby, Aubrey Plazza de Parks And Recreation est l'ex Riley de Harper et l'acteur vétéran Garber est le père de Harper. La famille de Harper est complétée par Alison Brie de GLOW en tant que sœur aînée, Sloane, qui a ses propres secrets, et la partenaire d'écriture de DuVall, Mary Holland, qui a co-écrit Happiest Season et est une voleuse de scène naturelle en tant que sœur au cœur ouvert de Harper, Jane, la sœur cadette bizarre dans une famille où garder les apparences est tout.


'Tout ce que j'ai toujours voulu, c'était un film de Noël qui représentait mon expérience, alors j'ai décidé d'en faire un', a tweeté DuVall en septembre lors de la sortie des premières photos d'Happiest Season.


L'une des photos qu'elle partagées est celle d'Abby et de Harper en train de faire du patinage sur glace pendant qu'Abby s'accroche un traîneau d'aide en forme de Rudolph [un rêne] pour l'aider à rester debout. L'iconographie des fêtes de fin d'année est partout dans le film où l'amour entre les femmes est palpable. Une autre photo montre la famille de Harper le matin de Noël devant l'arbre avec leurs pyjamas, leurs peignoirs et leurs têtes au saut du lit. Harper se tient derrière Abby, ses bras l'enlaçant. Il n'y a pas de mystère quant au résultat final du film. Tout ira bien. Et c'est ce qui rend Happiest Season, avec toute sa joie de Noël, si merveilleusement subversive.


'Ce n'est pas seulement un film auquel les personnes LGBTQ vont s'identifier et se connecter. C'est vraiment une histoire qui, je pense, a de l'empathie pour tous ses personnages', dit DuVall. 'Lorsque quelqu'un fait son coming out, il ne s'agit même pas nécessairement du coming out de la personne. C'est comme un arbre ; ses branches se brisent et il fait également partie du voyage d'autrui. Ce n'est certainement pas une perspective que j'avais avant d'être beaucoup plus âgée'.


'Mais c'est aussi n'importe qui ayant une famille, n'importe qui étant déjà rentré chez lui pour les fêtes de fin d'année, n'importe qui étant rentré avec quelqu'un d'autre pour Noël. C'est l'expérience humaine de rentrer à la maison avec quelqu'un ou de rentrer à la maison pour être avec sa famille à tout moment'.


Entre les réglages de la caméra cette nuit d'hiver, avant que tout ne soit verrouillé, Stewart et Davis discutent du film. Stewart, qui est passé par la série Twilight pour de devenir une star de film d'art et essai comme Personal Shopper et Certain Women, a fait son coming out publiquement il y a plusieurs années. Bien qu'elle appartienne à une génération plus jeune de personnes LGBTQ+ que DuVall, et certainement à son partenaire Garber (dont le premier film était Godspell en 1973), Stewart loue l'audace de DuVall en réalisant un film digeste, amusant et drôle avec avec une heureuse histoire d'amour lesbien en son sein.


'Vous entrez dans le film immédiatement réconforté par [le fait qu'il s'agit d'une comédie romantique]. Pour moi, en particulier, en tant que personne qui s'identifierait complètement à une histoire de ce genre, [le public] est simplement mis à l'aise de manière immédiate', déclare Stewart, ajoutant qu'elle a été surprise de la meilleure façon qu'il s'agisse d'un film de studio. 'C'est comme, de cette belle manière, indulgente. Et ça fait vraiment du bien'.


Davis fait écho aux louanges de Stewart sur la façon dont Happiest Season gère une histoire d'amour entre personnes du même sexe.


'Cela n'en fait pas non plus un événement, ce qui est tellement agréable. Il s'agit de deux personnes amoureuses et il y a cet obstacle qu'elles doivent surmonter. De toute évidence, cela dépend de leur sexualité, mais tout le reste semble accessoire au fait qu'elles sont lesbiennes', dit Davis. 'Il y a des histoires de couples gay et lesbiens ou d'une personne d'une certaine identité marginalisée qui sont des tragédies où, à tout le moins, des drames de grande ampleur. C'est tellement agréable de dire, 'Il y aura des problèmes, mais ils finiront bien'.


La photographie principale d'Happiest Season a pris moins d'un mois, mais sur le plateau, Stewart et Davis ont un rapport facile car elles interviennent parfois avec un mois que l'autre recherche. DuVall confirme que la chimie indéniable de ses stars était là depuis le début.


Alors que Stewart a tracé une voie dans les films de niche ces derniers temps, Davis a joué dans les gros blockbusters de science-fiction Blade Runner 2049 et Terminator : Dark Fate. Mais elle est vraiment acclamée pour son rôle lesbien dans 'San Junipero' en tant que Cam, le programmeur informatique passionné dans la série AMC criminellement sous-estimée Halt And Catch Fire. Les femmes se sont avérées être le couple parfait pour DuVall.


'C'est l'une de ces choses. Vous ne pouvez pas le planifier, vous ne pouvez pas le répéter. C'est là ou pas, et je me sens très chanceuses que ces deux-là se soient entendues', dit DuVall. 'J'étais très nerveuse. Et elles ne s'étaient jamais rencontrées auparavant. Je me souviens de la première nuit où elles se sont rencontrées, nous sommes tous sortis dîner et j'avais l'impression que j'allais à un rendez-vous à l'aveugle que j'avais organisé où les gens devaient se marier et je le savais'.


À son tour, Stewart était reconnaissante d'avoir DuVall pour aider à faire d'Abby un personnage lesbien en trois dimensions, ce qui n'est pas un exploit courant dans un film grand public.


'Je voulais que la personne que je jouais soit incroyablement précise. Si vous envisagez de recevoir une dose de ce type de personne dans un film commercial où vous n'auriez normalement pas l'occasion de le voir être le protagoniste, je ne voulais pas que ce soit à distance une note. Je voulais que cela donne l'impression que c'est une personne pleinement réalisée et qui se connaît bien – pour que ces détails se réunissent d'une manière à laquelle vous croyez pleinement', dit Stewart.


'Il lui a fallu des années pour trouver l'équilibre parfait entre l'identité et la façon de le présenter d'une manière qui ne la rende pas mal à l'aise, ni nécessairement personne d'autre, car il n'y a pas de confusion. Il y a un vrai truc d'être sûre d'elle-même avec Abby', dit-elle. 'Ce n'est pas une chose facile à expliquer à un simple réalisateur hétéro ou à un costumier. Très peu de mots étaient nécessaires pour transmettre des choses qui auraient dû être expliquées de manière complexe à quelqu'un qui ne faisait pas partie de cette expérience'.


À mesure que la représentation LGBTQ+ augmente dans le cinéma et la télévision, des questions sur qui devrait jouer ces rôles se posent de plus en plus. Le paysage a été considérablement modifié, même depuis l'époque où Davis jouer une lesbienne dans Black Mirror il y a quatre ans.


'Nous vivons à une époque où ces questions devraient être posées sur tout ce que nous faisons', dit Davis. 'Je suis ravie de participer à l'une de ces conservations et le fait d'être invitée. J'ai demandé à Clea quand elle m'a demande de prendre le rôle si cela me semblait compliqué de ne pas avoir eu cette expérience … Vous devez savoir quand vous occupez un espace qui devrait aller à quelqu'un d'autre et quand vous participez à quelque chose dans lequel vous avez été invité et avez un rôle à jouer dans cet espace'.


'J'aime raconter de très belles histoires d'amour sur des femmes lesbiennes ou juste des relations féminines qui peuvent résoudre toute la complexité de ces relations, mais vous ne pleurez pas quelqu'un à la fin ou vous ne pleurez pas cette vie horrible ou cette existence punitive. Je pense que c'est le genre de choses qui provoque le changement – pour mettre des représentations de genre positives et normalisées de relations qui ne sont pas souvent représentées dans le monde'.


Pour regarder la relation légère d'Abby et Harper se dérouler au début du film, pour assister à leur retour en arrière, puis à leur ultime engagement amoureux dans le contexte de tout ce qui caractérise Noël – des rubans, des couronnes, du papier brillant, des biscuits en pain d'épice et une bande son chargée avec Jingles Bells – est sûr d'être une expérience étonnamment émotionnelle pour les personnes gay qui ont grandi sans se voir à l'écran. C'est en grande partie la raison pour laquelle DuVall – dont la longue carrière a inclus des rôles lesbiens dans But I'm A Cheerleader, American Horror Story, Asylum, Veep et dans le premier long métrage qu'elle a écrit et réalisé, The Intervention – voulait faire le film.


DuVall rappelle qu'Happiest Season n'est pas un film politique en soi. 'Cela ne fait pas partie du paysage', dit-elle.


Pourtant, il est indéniable que le film a la capacité de modifier la conversation culturelle ou, tout le moins, de donner aux téléspectateurs un déclencheur de conversation qui allège également l'ambiance et les fait rire. Elle et Stewart réfléchissent à la façon dont un film comme Happiest Season aurait pu les influencer en grandissant.


'C'est vraiment l’œuf ou la poule parce que vous ne savez pas vraiment', dit DuVall. 'Tout au long de notre vie, nous ramassons ce bagage, et parfois, vous ne savez même pas d'où il vient'.


DuVall parle d'une expérience que de nombreuses jeunes lesbiennes et femmes bisexuelles qui ne se sont jamais vues reflétées elles-mêmes peuvent comprendre.


'Cela m'aurait simplement donné le sentiment de dire, 'Tu vas bien' au lieu de regarder Some Kind Of Wonderful [le film écrit par John Hughes] et de penser, 'Je veux que cette fille finisse avec, pas avec lui'.


Stewart, qui a été aux yeux du public depuis qu'elle est enfant, reconnaît que le manque de visibilité dans la culture pop et les médias l'ont affecté à se replier sur elle-même et qu'elle a été touchée par la stigmatisation.


'Je fonctionnais vraiment confortablement de manière conventionnelle. Ce n'est qu'en rétrospective que je vois que si j'avais eu les yeux ouverts sur plus d'ambiguïté d'une manière qui n'était pas bizarre, j'aurais probablement eu plus de béguin pour les filles quand j'étais petite. Je ne l'ai vraiment pas fait.


'Je sais maintenant que [j'ai été touchée par] le monde qui s'ouvrait un peu plus sur moi à mesure que je vieillissais. Plus les artistes que je rencontrais, les gens que je rencontrais, les amis que j'avais et différents exemples de choses et de façons de s'aimer et se connaître se présentaient, plus je me disais, 'Je peux faire ça''.


'Je ne voulais pas être qualifiée de lesbienne. Et je ne voulais pas être cette fille bizarre, dégoûtante, étrange. Et ça craint. C'est terrible. Mais j'ai toujours été vraiment attirée par l'étrangeté et l'altérité. J'aurais adoré avoir plus d'exemples de ce qui n'est pas ridiculisé et un point de contrôle. Ouais, ça aurait été génial', dit Stewart.


La pandémie a privé les personnes LGBTQ+ de la possibilité de voir une comédie romantique de Noël sur grand écran. Mais les clochettes de traîneau sonnent pour Happiest Season le 25 novembre sur Hulu. 'Ce fut une année brutale', reconnaît DuVall, qui espère que son film apportera la joie dont ils ont tant besoin à ceux qui ont besoin d'un répit face aux nouvelles difficiles. Mais elle est également consciente que l'art et le divertissement peuvent changer la culture. Et qui sait, Happiest Season pourrait bien faire cela pour la prochaine génération, tout comme le travail de DuVall a fait pour d'autres personnes gay.


'J'ai eu le grand privilège de faire partie de But I'm A Cheerleader il ya 20 ans. À ce moment-là, je n'avais définitivement pas fait mon coming out. Au fils des ans, voir l'impact de ce film sur les gens et à quel point ils les a aidés … Il a fait ce que les films sont censés faire, c'est à dire nous donner l'impression d'être vu et nous connecter avec l'expérience humaine à un niveau plus profond', dit DuVall.


'Cela a vraiment documenté ce que je voulais faire une fois que je me suis mise à raconter mes propres histoires'.


* Cliché BTS du photoshoot partagé par le photographe Art Streiber


Source: TheAdvocate @aspictures

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