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lundi 3 février 2020

Kristen en couverture du magazine britannique DIVA Magazine [Février 2020]

KStew et la presse, un duo gagnant ! En effet, Kristen fait la couverture du magazine britannique DIVA Magazine, pour son édition de février 2020. Dans son interview, elle parle de Charlie's Angels et sa réalisatrice Elizabeth Banks, de Seberg et son réalisteur Benedict Andrews, sa carrière, sa vie privée et la future adaptation de The Chronology Of Water en tant que réalisatrice.


 

Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs.

Interview – Kristen Stewart sur le fait de vieillir, de se sentir plus libre et l'importance de raconter des histoires gay

Cela a été une sacrée décennie pour Kristen Stewart, n'est-ce pas ? En fait, alors que les rideaux tombaient sur 2019, la native de Los Angeles, âgée de 29 ans, a été nommée 'Actrice de la Décennie' par l'Association des Critiques d'Hollywood (Hollywood Critics Association) pour sa 'filmographie impressionnante'. Et impressionnant elle l'est, avec plus de 40 crédits d'acteur à son actif.

Aujourd'hui, alors que nous entamons la nouvelle vague d'une nouvelle décennie, Stewart se retrouve à regarder sa vingtaine – et sa trentaine – toujours brillante après un retour explosif dans le monde des super productions hollywoodiennes avec le récent reboot d'un reboot de Charlie's Angels, tout en faisant la promotion du drame indépendant Seberg – le biopic très attendu au sujet de l'actrice et activiste politique américaine, Jean Seberg, dans lequel elle assume le rôle principal. Mais qu'en est-il de Stewart elle-même ? La femme en dehors du cadre ?

En feuilletant ses interviews plus intimes et récentes, il semble que la Stewart 'sooo gay' des années 2010 (ou est-ce les adolescents?) est prête à se lancer dans un nouveau voyage – à la fois artistique et personnel. Tout au long de l'année 2019, elle a continué s'éloigner de plus en plus du stéréotype rigide qui la décrivait souvent comme 'la géniale mauvaise fille', comme le New York Times l'a étiquetée. 'La vraie Kristen Stewart – une jeune femme drôle et farouchement ouverte – ne fait qu'émerger', disait-il [le New York Times], et il semble que, avec cette nouvelle décennie, la vraie Kristen Stewart soit enfin arrivée.

En fait, tout en faisant la tournée des récents Festivals du Film de Venice et Zurich, Stewart a révélé qu'elle était surprise que la réalisatrice de Charlie's Angels, Elizabeth Banks, vienne la chercher pour un rôle qui l'invitait à montrer un 'côté maladroit' qu'elle a rarement, voire jamais, proposé à l'écran. 'J'ai fait de nombreux films dramatiques et je me considère comme la dernière personne à qui vous penseriez pour faire quelque de comique', dit Stewart. 'Mais heureusement, Liz Banks a vu mon côté comique et drôle – que je décrirais plus comme mon côté maladroit. Elle a vu mon côté drôle et elle montre cet aspect de moi … Personne n'avait jamais fait ça avant'.

C'est Banks, mieux connu comme étant réalisatrice et productrice des films Pitch Perfect, qui était chargée de convaincre Sony Pictures de donner le feu vert à cette toute dernière itération, avec l'intention d'apporter une perspective féministe beaucoup plus nette à l'histoire. 'Nous avons travaillé très dur pour honorer l'héritage de Charlie's Angels', a déclaré Banks. 'Je pense que c'était tellement révolutionnaire de dire que les femmes pouvaient résoudre les crimes. Je veux dire, ce programme a dénoncé le sexisme dans le générique d'ouverture'.

De même, c'est elle qui a attiré Stewart dans ce rôle. 'Je suis tellement fier du film. [Liz] m'a dit qu'elle voulait faire revivre Charlie's Angels et j'ai sauté sur le projet – non seulement parce que je suis une grande fan des films, mais aussi parce qu'elle avait cette idée folle de m'imaginer dans ce rôle. Liz a pris ce monde que nous connaissons tous et l'a élargi. Elle a avancé rapidement et réfléchi à l'endroit où ces personnages seraient dans le temps présent. Nous sommes plus nombreux et le film reflète également cette résurgence des femmes et le sentiment distinct de soi que les femmes de cette génération développet et comment vous devenez plus formidable en tant que groupe. [Elle était] la personne parfaite à mes yeux pour faire ce film'.

Qu'en est-il du personnage décrit comme 'andouille' par Stewart elle-même, Sabina ? 'Sabina est une sorte de sœur aînée plus qui s'occupe des autres filles et qui ferait n'importe quoi pour les protéger', révèle Stewart.

'Mais c'est également quelqu'un qui est la reine de la désorganisation et du désespoir dans sa propre vie et c'était amusant de l'interpréter parce que ça fait partie de qui je suis et je ne l'ai jamais montré dans mes films'.

L'opportunité de jouer un personnage qui incarne une partie de ce que Stewart est à un moment où l'actrice a de plus en plus évoqué pour se sentir 'vraie' pour elle-même, à la fois dans ses films et dans la sphère publique en général – un espace pour lequel elle n'a pas toujours été à l'aise quant à le peupler, en particulier après son rôle dans la Saga Twilight, qui a catapulté sans cérémonie la jeune actrice sur la scène internationale. Maintenant, dit-elle, elle ressent le 'désir d'être acceptée' telle qu'elle est. 'Je suis fière de qui je suis, je suis moins précaire et je n'ai pas peur d'exprimer mes idées, mêmes politiques … Je ne suis plus intimidée par [la célébrité], aujourd'hui je me sens prête pour tout ça. [Dans le passé], je pensais que je devais me protéger. Maintenant, cependant, j'ai ce beau sentiment [de liberté] en contraste frappant avec ce que je ressentais lorsque vous êtes initialement exposé à faire quelque chose. L'assaut de ce type d'attention peut vraiment vous mettre dans un trou … Ce n'est pas comme si je voulais lancer un compte Instagram public et commencer à crier aux gens ce que je pense, mais j'ai l'impression que je le fais de toute façon, dans une autre façon'.

À quoi Stewart attribue t-elle cette vision plus libre et évolutive de la vie aux yeux du public ? 'J'ai découvert que je suis très heureuse d'être plus âgée. Il y a deux ans, j'étais à un point difficile de ma vie où je me sentais dépassée, au point de ne pas savoir qui j'étais ou avec qui je voulais partager mon temps. Je ne savais pas comment je m'intégrais à tout cela et de quelle façon je voulais me présenter au monde … Maintenant, j'ai le sentiment d'être beaucoup moins vulnérable'.

Un autre domaine dans lequel cette nouvelle perspective semble avoir joué un rôle significatif ? La vie amoureuse de l'actrice. S'adressant à l'hôte de la radio américaine Howard Stern à la fin de 2019, Stewart – avec sa coupe de cheveux blond décoloré effet coiffé décoiffée qui est aujourd'hui sa signature et son look grunge assez doux – lui a dit, 'Il n'y a rien de tel que de se sentir sûr d'une chose parce que nous ne savons rien … La seule chose que vous pouvez ressentir, c'est si vous êtes amoureux de quelqu'un'. Après avoir été interrogée sur le fait qu'elle soit 'amoureuse en ce moment', Stewart a ouvertement répondu, 'Ouais genre … Je veux dire la réponse est oui'. La personne faisant l'objet de l'amour et de l'affection de l'actrice ? La scénarist Dylan Meyer que Stewart a rencontré sur un plateau de tournage il y a environ six ans, mais qu'elle n'a commencé à fréquenter que bien plus récemment.

Lorsqu'on lui demande si elle prévoit de la demander en fiançailles bientôt, Stewart répond, 'Absolument. Je ne peux foutrement pas attendre … Je veux être genre, en quelque sorte, un peu raisonnable à ce sujet, mais je pense que les bonnes choses arrivent vite'.

Même si elle n'a pas toujours connu une navigation sans heurt en ce qui concerne le fait d'être si publique sur sur sa vie personnelle – l'actrice a révélé à Harper's Bazaar que les responsables de l'industrie du cinéma lui avaient conseillé de ne pas tenir la main de ses petites amies en public dans le passé – aujourd'hui, Stewart donne l'impression d'avoir une prise beaucoup plus fine sur la direction qu'elle prend et la façon [de la mener], contrastant avec la focalisation de son dernier long métrage, Jean Seberg, dont la vie aux yeux du public a pris une tournure tragiquement sombre

qu'est-ce qui a attiré l'attention de Stewart au sujet de l'histoire de Seberg ? '[Jean] avait sa faim derrière les yeux, ce qui l'a fait briller à l'écran. Mais, elle était également une humanitaire vraiment compatissante à une époque où les gens ne voulaient pas endurer cela'. Et pour son public ? 'Elle était réelle devant la caméra. Il y avait quelque chose de naturaliste dans son jeu d'acteur, c'était comme se diriger vers monde et dire, 'Regardez-moi, je suis réelle'. Je pense que que c'était la source de sa popularité notamment en France'.

Même si elle est tombée sous le charme de Seberg (indéniablement enfantin), Stewart ne connaissait pas grand chose de l'actrice avant d'accepter le rôle, admet-elle. 'Le seul de ses films que je connaissais vraiment était A Bout De Souffle et je me souviens de la scène dans laquelle elle vend le New York Herald Tribune à Paris et aussi de la dernière scène, où elle est avec [Jean Paul] Belmondo et lui demande, 'Qu'est-ce que c'est, dégueulasse ?''.

'Ces moments m'ont vraiment marqué et j'ai pensé qu'elle était tellement cool. Il n'est pas difficile de voir pourquoi elle est devenue une telle icône en France et qu'elle est toujours considérée comme une figure légendaire de la Nouvelle Vague. Ce n'est que lorsque j'ai commencé à lire le scénario et à faire des recherches sur elle que je suis devenue fascinée par son histoire de vie, même si j'ai été choquée par ce qu'elle a vécu. J'ai été très impressionnée par la façon dont elle était déterminée à vivre sa vie selon ses propres conditions'.

La chute de Seberg a suivi son soutien aux organisations de défense des droits civiques, y compris les Black Panthers, pour lesquelles elle a continué à exprimer son soutien publiquement, malgré le fait qu'elle ait finalement été blacklistée d'Hollywood et harcelée par le FBI pour l'avoir fait. Est-ce que la réaction violente est quelque chose que Stewart prend en considération elle-même lorsqu'elle exprime publiquement ses opinions ? 'Il y a ce genre de climat polarisé dans lequel nous vivons en ce moment, il n'est donc pas difficile pour moi de porter mes opinions. Cela apparaît dans le travail que je fais avec les gens avec qui je m'associe et la conversation que j'ai avec des journalistes individuellement, jour après jour. J'aime cette interaction. J'ai tellement de chance d'avoir ça'.

Et les parallèles entre Seberg et ses propres luttes passées entre le moi privé et le moi public ? 'C'est quelque chose qui m'a troublé et désorienté très longtemps. Cette lutte interne, cette exposition permanente … Je sais ce que vous vivez lorsque la façon dont vous vous présentez en public ne correspond pas nécessairement à ce que vous ressentez à l'intérieur. La plupart du temps, j'ai été terrible en donnant des interviews – je n'étais simplement pas très bonne pour me présenter. Mais, je ne pense pas que je créais nécessairement une fausse impression. C'était plus que je ne savais pas ou je ne comprenais pas qui j'étais clairement comme j'aurais aimé et cela a été plus difficile pour moi de projeter une image ou un moi précis. Quand j'étais jeune, beaucoup de mes amis m'ont dit, 'Allez, détends-toi. Vas-y et donne au public et à la presse ce qu'ils vuelent'. Mais je ne peux pas. Et c'est terrifiant. Je connais beaucoup de gens qui sont tellement bons dans les interviews et qui donnent l'impression d'être cool et charmant. Mais ils sont tellement prévisibles. Ils disent ce à quoi on s'attend d'eux à chaque instant. Tout le monde les aime. Et c'est ironique, car souvent ce qu'ils semblent être et ce qu'ils disent n'est pas vrai'.

En plus d'être 'foutrement amoureuse' de sa future fiancée, Meyer, pour Stewart, l'une des plus grandes aides qu'elle a eu en termes de croissance personnelle et créative au fil des ans est venue de sa 'relation forte' avec sa mère. '[Ma mère est] une femme qui aime le cinéma, qui m'a toujours donné beaucoup de livres à lire et des conseils. J'ai grandi dans le cinéma et j'ai passé une grande partie de mon enfance sur des plateaux de tournage. J'ai toujours aimé l'énergie du plateau de tournage et une jour, à mon grand étonnement, j'ai découvert que jouer la comédie était ce que je voulais vraiment faire. J'adore jouer'.

Sans surprise, aux côtés d'un amour inattendu du fait de jouer la comédie, Stewart a récemment découvert la réalisation, travaillant sur le court métrage Come Swim, qui a été présenté pour la première fois lors du Festival du Film de Sundance 2017, et elle prévoit également de réaliser un prochain long métrage, The Chronology Of Water, basé sur l'autobiographie de la nageuse bisexuelle américaine devenue écrivain, Lidia Yuknavitch. L'aspect gay de ce projet était-il quelque chose d'attirant ? 'Avec le temps, je me rends compte qu'il y a beaucoup d'histoires exceptionnelles à raconter. Je suis toujours à la recherche d'histoires, et souvent quand je regarde un film d'époque, je me demande où sont les personnages gay, car les gays ont toujours existé. Mais ces histoires étaient très étroitement racontées et ce n'est que récemment que nous avons commencé à raconter ces histoires en tant que réalisateur. Je ne vois pas de grande différence entre être acteur et réalisateur, les deux activités se chevauchent'.

Stewart a parfaitement saisi ce sentiment dans une récente interview avec The Telegraph : 'Être capable d'être plus proche des gens à travers d'étranges petites histoires, c'est le soleil autour duquel tourne ma Terre', a t-elle déclaré. 'C'est mon truc préféré littéralement – fouiller et méditer sur un sujet avec seulement quelques personnes qui se soucient et tout le monde ne le fait pas. Et c'est juste nous ensemble. C'est le meilleur sentiment'.

Alors que nous nous rapprochons un peu plus de cette nouvelle décennie, il semble que le meilleur de Kristen Stewart – et les histoires qu'elle racontera – est encore à venir. Chanceux sommes-nous, n'est-ce pas ?


vendredi 20 novembre 2015

Kristen en couverture du magazine britannique Diva Magazine [Décembre 2015]

Kristen et les unes ... L'histoire continue ! Kristen fait cette fois-ci la couverture du magazine britannique Diva Magazine [édition de décembre 2015] dans lequel elle accorde également une interview.

Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

Diva découvre ce qui s'est passé dans la vie de Kristen Stewart depuis Twilight, la raison pour laquelle elle évite les blockbusters et à quoi cela ressemble de vivre sous les projecteurs des tabloïds.

Kristen Stewart a fait les gros titres depuis qu'elle a décroché la célébrité en tournant sous les traits de Bella Swan dans Twilight, en 2008. Le film, basé sur la trilogie des livres de Stephenie Meyer, a créé une franchise au succès phénoménal, engrangeant plus de 5,3 milliards de dollars et catapulté Stewart dans la super célébrité. La jeune star a figuré dans à peu près chaque classement concernant la richesse depuis 2010 avec des gains dont on dit qu'ils atteignent 30 à 40 millions de dollars et la jeune femme de 25 ans d'ores et déjà plus de récompenses sur sa cheminée que la plupart des acteurs en gagneront dans toute leur carrière. Mais, malgré des performances saluées par la critique dans des films qui incluent Still Alice et Clouds Of Sils Maria, et dont on dit qu'elle interprétera l'amante de Chloë Sevigny dans un film à venir au sujet de Lizzie Borden, ce n'est pas le travail de Stewart qui a créé les gros titres mentionnés ci-dessus, mais sa vie personnelle.

Bien sûr, certains diront que l'invasion de la vie privée est le prix à payer pour le succès rencontré par l'actrice et ses pairs, mais l'examen minutieux accordé à Stewart par les médias semble disproportionné même par ces critères et malgré un refus catégorique de se mêler au jeu des tabloïds, ils continuent à lui demander de jouer.

Cet examen a pris une tournure bien pire l'année dernière, lorsque durant une interview avec le Sunday Mirror, Jules, la mère de K-Stew aurait dit à Sharon Feinstein que sa fille fréquenterait la productrice en effets spéciaux Alicia Cargile avant de nier plus tard d'avoir dit une telle chose, provoquant l'explosion d'internet dans le processus. Beaucoup se sont demandés si Jules avait balancé sa fille, menant Kristen à préciser plus tard le fait qu'elle ne pourrait pas faire un coming out parce qu'elle n'aurait jamais été dans cette situation, déclarant au magazine Nylon que sa sexualité et sa relation n'avaient aucun secret.

'Faites des recherches sur Google me concernant, je ne me cache pas', a t-elle dit, envoyant des ondes de choc parmi les commérages des tabloïds dans le monde entier.

Cela aurait dû être la fin du débat en tout en état de cause, mais l'admission de Kristen qu'elle n'était pas à 100% hétérosexuelle a simplement ajouté de l'huile sur le feu et les tabloïds continuent à exploiter des sources anonymes 'proches du couple' pour spéculer furieusement sur le statut de leur relation et si Kristen va 'retourner vers les hommes' – à cause de la misogynie et de la biphobie. 'C'est genre je me retrouve impliquée dans une bande dessinée hebdomadaire', a t-elle dit à Nylon. C'est épuisant pour un spectateur, n'ayant pas à l'esprit qu'elle est la personne soumise à toutes les rumeurs et les ragots. Pas étonnant qu'elle ne soit pas sur les réseaux sociaux.

Donc, avec cela à l'esprit, nous avons pensé qu'il serait bon de mettre l'accent sur la chose principale, à propos de laquelle les gens devraient parler – son jeu d'actrice.

Journaliste : Equals est fondé sur la notion très intéressante d'une société qui a réussi à éliminer les émotions. Comment abordez-vous un film comme celui-ci lorsque l'on vous demande de travailler contre votre propre talent et votre nature en tant qu'actrice pour dépeindre les émotions ?
Kristen Stewart : C'était effrayant de bien des manières. Nicholas [Hoult] et moi avons passé beaucoup de temps à simplement parler l'un avec l'autre et ne pas montrer beaucoup d'émotion visible. Nous jouons des gens qui sont attirés l'un vers l'autre mais si cela est considéré comme un comportement tabou.

Journaliste : Votre personnage Nia est celui qui est le plus 'touché par le syndrome' comme il est connu dans la société futuriste …
Kristen Stewart : Nia est la seule qui peut accéder à ses émotions en permanence, même si elle n'a pas le droit de montrer ces émotions.
Donc cela signifiait que je devais me mettre dans la position d'avoir ces sentiments mais d'avoir besoin de les contenir en quelque sorte et de ne pas laisser ce qui se passe à l'intérieur d'elle. De ma propre expérience dans ce monde du divertissement, c'est souvent un rôle que j'ai eu à jouer, où vous devez vous présenter d'une certaine façon même si vous pourriez avoir un mauvais jour ou passer par un grand nombre de questions dans votre vie. Nous pouvons tous comprendre ce genre de situation parce que dans la vie quotidienne, vous êtes souvent placé sur un mauvais front tout simplement parce que ce ne serait pas socialement acceptable de révéler quels sont exactement ses sentiments.

Journaliste : Vous avez tenté de vous tracer un chemin différent dans le milieu du cinéma depuis que votre travail sur Twilight est terminé.
Kristen Stewart : J'ai besoin de choisir des films basés sur ce que mon instinct me dit plutôt de que d'approcher les choses tactiquement. J'ai pris une décision consciente d'éviter les blockbusters et de choisir des plus petits projets qui pourraient attirer moins l'attention et ne pas être très commerciaux mais qui vont me satisfaire artistiquement. Mon seul véritable plan est de faire un travail intéressant qui je l'espère me permettra d'évoluer en tant qu'individu et de me mener à de meilleures choses sur la route.

Journaliste : Est-ce que vous aimez avancer à contre courant lors que vous travaillez sur des films comme Camp X-Ray, Sils Maria ou dans quelque chose comme Equals ?
Kristen Stewart : J'ai carrément un côté rebelle ! [Rires] J'aime être capable de faire les choses à ma façon et être en mesure de tailler ma propre identité sans trop me soucier de ce que les autres attendant que vous fassiez. Lorsqu'il s'agit de mon travail, je ne ferais pas un film dans lequel je ne ressens pas complètement l'histoire et le personnage que je joue. J'ai besoin d'être totalement investie émotionnellement dans chaque projet que c'est la seule façon avec laquelle je peux travailler.

Journaliste : Cela n'a pas été facile pour vous de gérer toute l'attention que vous avez reçu plus tôt dans votre carrière lorsque vous étiez encore très jeune. Êtes-vous toujours timide lorsqu'il s'agit d'être sous les projecteurs ?
Kristen Stewart : J'ai toujours été timide. Je suis toujours comme ça aujourd'hui, même après avoir été dans cette industrie presque toute ma vie et avoir grandi connaissant tout au sujet des films. Jouer la comédie a toujours été un refuge vis à vis du monde réel qui m'a permis d'oublier qui je suis et peu importe mon anxiété quant à savoir quoi faire de ma vie. Au départ, je voulais écrire et peut être travailler comme réalisatrice, mais ensuite le métier d'actrice a pris le dessus et c'est devenu mon but principal. J'aime toujours jouer la comédie, peut être plus que jamais maintenant que je fais le genre de travail que je veux faire.

Journaliste : Vous avez travaillé avec un certain nombre d'actrices exceptionnelles. Qui vous a influencé ou inspiré ?
Kristen Stewart : J'ai énormément appris en travaillant avec certains acteurs incroyablement talentueux. Sur Sils Maria, j'étais fascinée par la quantité de recherches que Juliette [Binoche] a mis dans sa préparation. Elle revient constamment sur le scénario, parlant de ses scènes avec vous ou le réalisateur et allant aussi profond qu'elle le peut dans son travail. Lorsque que j'ai travaillé avec Julianne Moore, malgré tout, j'ai vu la façon dont elle prenait une approche différente et elle était plus axée sur les émotions de son personnage, étant plus introspective et comptant plus sur ses instincts. J'aime être en mesure de trouver un juste milieu entre ces façons de travailler pour que je puisse aller au-delà de toutes les choses personnelles qui me bloquent et de trouver l'âme et l'essence de mon personnage et d'essayer d'être très rigoureuse pour faire ça tout en utilisant autant que possible mon instinct et ma spontanéité.

Journaliste : Que signifie jouer la comédie pour vous ? Est-ce thérapeutique ? Cathartique ?
Kristen Stewart : Je vois cela comme un moyen de regarder plus profondément dans votre propre psychologie lorsque vous essayez de comprendre ce qui fait que vos personnages se comportent de la façon dont ils se comportent et qui ils sont réellement. C'est un processus qui me permet d'en apprendre plus sur moi-même, même si je pense tout simplement que vivre tous les jours et être avec d'autres personnes m'aident à faire ça également. Je veux croire que je vis le plus honnêtement et authentiquement possible.

Journaliste : Est-ce que vous sentez plus à l'aise avec la personne que vous êtes ces jours-ci ?
Kristen Stewart : Je suis bien plus heureuse et je me sens vraiment bien. J'ai le sentiment que je peux être moi-même et que je ne me permets pas de me laisser distraire par d'autres considérations ou des conseils de personnes. Plus tôt dans ma carrière, j'ai eu bien trop de gens qui me disaient ce que je devais faire et c'était difficile pour moi de gérer tout cela. C'était très confus pour moi parce que j'ai toujours été le genre de personne qui aime faire ses propres trucs. Mais lorsque votre carrière atteint une certaine échelle, il y a tellement de responsabilités qui s'accompagnent et parfois vous avez le sentiment que votre vie ne vous appartient plus du tout. C'est pourquoi j'ai décidé de changer beaucoup de choses sur la façon dont je travaillais et d'essayer d'être fidèle à moi-même.


Journaliste : Avez-vous atteint ce point maintenant ? 
Kristen Stewart : Il est important de comprendre dès que possible ce que vous voulez vraiment dans la vie. Certaines personnes ne comprennent jamais cela, mais je pense que je suis en mesure de donner un sens à ce que je veux accomplir et la manière dont je veux vivre … La chose la plus importante est d'être vraiment heureux.

Source: @Mel452 DivaMagazine 

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