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vendredi 12 octobre 2018

Kylee Heath mentionne Kristen sur Instagram

La coiffeuse et membre de la team beauté de Kristen, Kylee Heath, mentionne l'actrice et partage un ancien cliché de l'avant première de Certain Women lors du Festival du Film de New York (NYFF16) sur Instagram.


Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs



'Un retour en arrière sur #kristenstewart pour l'avant première de #certainwomen. Cette fille peut déchirer n'importe quoi #souvenirdupassé'


mardi 14 août 2018

Beau Nelson mentionne Kristen sur Instagram

Beau Nelson, maquilleur et membre de longue date de la team beauté de Kristen, mentionne l'actrice et partage un cliché de la mise en beauté qu'il avait réalisé pour l'avant première de Billy Lynn's Long Halftime Walk d'Ang Lee lors du Festival du Film de New York 2016, sur Instagram. 


Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs



'Flashback sur l'une de mes looks préférés sur #kristenstewart #imaginationrose @chanel.beauty avec @bridgetbragerhair pour la coiffure @taraswennen pour le stylisme @rodarte'


Source: @beau_nelson

mardi 11 avril 2017

Nouvelle photo de Kristen avec un fan lors du Festival du Film de New York 2016

Découvrez une nouvelle photo de Kristen avec un fan lors de l'avant première de Certain Women au Festival du Film de New York [NYFF 2016].




vendredi 24 mars 2017

Certain Woman : Nouveau portrait de Kristen lors du NYFF 2016 pour le magazine ELLE USA

Découvrez un nouveau cliché de Kristen tiré de sa série de portraits shootés pour la promotion de Certain Women lors du Festival du Film de New York 2016 pour le magazine américain ELLE USA, aux côtés de Laura Dern. 



jeudi 23 février 2017

Certain Women : Lily Gladstone mentionne Kristen dans une interview avec The Film Stage

A l'occasion de la press junket de Certain Women lors du Festival du Film de New York [NYFF 2016], Lily Gladstone mentionne Kristen, leur collaboration, leur amitié et le tournage dans une interview avec The Film Stage. 



Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs



Journaliste : Il y a un tel sentiment entre vous et le personnage de Kristen Stewart lorsque vous n'êtes pas là. L'absence est ressentie, ce qui rend les interactions tellement plus compréhensibles – cette expérience de penser à quelqu'un que vous aimez et ensuite le voir, obtenir cet accomplissement simplement à partir de cela. Avez-vous fait un point d'honneur de rester séparée pendant que vous étiez sur le tournage afin de créer le sentiment ?
Lily Gladstone : Non. Kristen et moi, lorsque nous avons tourné ensemble, nous avons traîné ensemble autant que nous le pouvions. C'est vraiment prenant et c'était la première fois que j'avais un rôle phare dans un film, donc je n'étais pas habituée à autant d'heures de tournage. Mais lorsque nous avions du temps pour traîner ensemble, nous le faisions. Nous avons joué au billard. Nous nous sommes simplement détendues et nous avons parlé d'art. C'est drôle : elle avait un bon ami à elle originaire d'Irlande et elle était géniale et nous avons tripé au sujet de Beckett pendant un moment. Mon dieu, j'adorerais voir Kristen se plonger là-dedans. Je pense qu'elle s'amuserait tellement à faire un film comme Beckett. C'est en quelque sorte sa sensibilité : elle est vraiment hyperactive dans son esprit et elle reste dans une scène remarquablement bien. Quoi qu'il en soit, c'est la façon dont Kristen et moi nous sommes liées d'amitié – simplement en traînant ensemble lorsque nous le pouvions. Mais nous étions sur le tournage ensemble juste pour quelques semaines. Une grande partie du temps que nous avons passé ensemble était entre les prises, juste genre en jouant au football avec un paquet de sucre, en répétant nos répliques et en faisant les commères sur tous les trucs que vous faites lorsque vous apprenez à connaître quelqu'un.
Mais revenons à toute l'idée de la séparation et tous les trucs. [Rires] Ces segments sont incroyablement riches, comme vous le dites, parce que vous sentez la présence de quelqu'un presque plus en leur absence, comme vous le dites, lorsque vous avez des sentiments pour eux. C'est l'air qui permet aux flammes de jaillir. Alors, pendant que nous tournions toutes ces choses, je n'avais même pas encore rencontré Kristen. Juste la façon dont le planning a fonctionné, toutes les choses que nous avons tourné au ranch était avant même qu'elle soit arrivée sur place et l'intermède entre les deux ne concernait que moi. Ils ont tourné cela avant même que Kristen n'arrive sur le tournage. J'étais définitivement en train de sortir d'une relation amoureuse avec quelqu'un que j'avais eu l'été dernier. [Rires] Voilà ce qui l'a lancé. Il y avait beaucoup de petites choses que nous connaissons tous, mais je n'avais pas vraiment éprouvé le fait d'être dans cette situation dans laquelle vous respectez la frontière que quelqu'un d'autre dessine, même si elle craint – fondamentalement le fait que l'on vous dise non.
Aussi, presque apprendre à connaître quelqu'un en son absence. Donc j'avais eu une histoire amoureuse plutôt dans l'année que je n'avais définitivement pas sorti de mon esprit, sur laquelle je réfléchissais encore lorsque nous étions en train de tourner et c'est remonté à la surface quelques fois parce que c'était une histoire d'amour et une connexion très différente que l'éleveuse et Beth ont, donc je ne voulais pas tirer pleinement de ma propre expérience – mais je connais définitivement ce que vous voulez dire, concernant le fait qu'elle nous manque pendant son absence. Cela n'aurait pas été possible sans le montage de Kelly. [Rires] Kelly dirait, à propos de beaucoup de ces moments, 'C'est un jour où tu vu Beth hier soir et ça va bien et tu penses à elle'. Ainsi cela change le rythme sur lequel vous vous déplacez et vous faites votre travail. Mais mon préféré auquel je pense montre vraiment cela lorsque l'éleveuse lave la vaisselle en particulier – c'est simplement l'anticipation et ce sont les mots de Kelly. Elle a dit, 'Tout peut arriver !'. [Rires] Pour faire court, tout cela a été filmé avant que je ne rencontre Kristen, nous avons traîné ensemble autant que nous le pouvions et elle est géniale.


Source: TheFilmStage


Certain Women : Interview de Kelly Reichardt avec The Playlist [NYFF 2016]

A l'occasion de la press junket de Certain Women lors du Festival du Film de New York [NYFF 2016], Kelly Reichardt parle du projet, de ses actrices, du tournage et de son métier avec The Playlist. 




Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

Kelly Reichardt est l’une des meilleurs cinéastes américaines d’aujourd’hui, et son dernier film, Certain Women est son aventure sur la route américaine. Un regard sur son CV, incluant Rive Of Grass, Old Joy, Wendy and Lucy, Meek’s Cutoff, Night Moves et maintenant Certain Women, est on peut voir un auteur allergique aux formulations et qui ne sacrifie jamais sa vision inflexible pour la popularité classique.

Certain Women est composé de trois courtes histoires au centre de son intrigue. Toutes les trois sont adaptées des écrits de Maile Meloy à propos de la solitude et l’isolement des femmes du 21ème siècle. Avec en vedettes Laura Dern, Michelle Williams, Kristen Stewart et Lily Gladstone dans une performance de carrière (et la meilleure du film), cela pourrait être le meilleur film de Reichardt jusqu’ici. Ce n’est pas seulement un testament profond sur le désir des femmes du 21ème siècle, mais un portrait délicatement nuancé d’une société américaine pourrie jusqu’en son cœur.

Reichardt tisse ensemble trois histoires à propos de quatre femmes différentes : Dern est une avocate vivant une mauvaise passe ; Williams est une opportuniste agressive ; Stewart est une enseignante de cours de nuit motivée mais confuse ; et Gladstone est une propriétaire d’un ranch travaillant dur et qui est confuse à propos de sa propre identité. C’est une vision romantique mais pessimiste de l’Amérique de l’ouest.

Journaliste : Tout d’abord, félicitations pour ce film. Je crois que c’est votre meilleur travail jusqu’à maintenant.
Kelly Reichard : Merci, c’est vraiment sympa de l’entre dire.

Journaliste : Commençons par le commencement : comment avez-vous eu ce tte superbe distribution ?
Kelly Reichardt : J’ai toujours voulu travailler avec ces acteurs. J’ai toujours voulu travailler avec Laura Dern. Je l’ai simplement adoré dans la série HBO Enlightened de Mike White ; je suis une grande de cette série et j’ai toujours souhaité en quelque sorte avoir pu réaliser un épisode. Donc c’était génial que cela fonctionne avec Laura. En ce qui concerne Kristen, elle était attachée au projet depuis longtemps. Elle a joué dans le film de mon ami, Still Alice et tout est venu de là.

Journaliste : Kristen est un nom plutôt énorme pour un film de Kelly Reichardt.
Kelly Reichardt : Au début, je m’inquiétais qu’elle soit un trop grand nom pour l’histoire que j’essayais de raconter, mais elle a joué 'petit' de façon magnifique et a vraiment laissé l’histoire être celle de Lily [Gladstone].

Journaliste : Et ensuite il y a Michelle.
Kelly Reichardt : Michelle, eh bien, c’est Michelle. Je n’ai pas travaillé avec elle sur mon dernier film [Night Moves ], donc je voulais vraiment travailler avec elle et la revoir. On ne se voit pas vraiment en dehors des tournages, mais quand vous faites autant de film avec quelqu’un, cela devient organique et beau. Je l’ai appelé et lui ai dit, 'Tu veux faire ce film ?', » et elle m’a répondu, 'Oui' tout de suite, mais elle ne savait pas que je voulais tourner ce film dans l’immédiat. Elle se préparait à tourner le film de Kenneth Lonergan [Manchester By The Sea] à ce moment-là, mais elle a su trouver le moyen de faire partie de Certain Women.

Journaliste : Qui a-t-il à propos de la matrice source qui vous a décidé que ce serait votre prochain projet ?
Kelly Reichardt : Je suis tombée amoureuse de la voix de Maile Meloy et des histoires qu’elle raconte. Elles étaient tellement visuelles et tellement bien décrites. Je suis vraiment attirée par les histoires qui ont beaucoup d’extérieurs et qui ont des personnages qui sont fondu dans leurs environnements. Je ne savais pas vraiment quelles histoires choisir, elles étaient toutes géniales. C’était tout un processus pour en trouver deux qui prennent forme et fonctionnent ensemble ; il y a eu beaucoup de tri et d’erreur, avec l’intention de trouver un thème récurent et des détails aux histoires que nous allions raconter. Je voulais aussi m’échapper de ma zone de confort et m’éloigner de l’Oregon. Je voulais de nouveaux paysages, c’est pour cela que le Montana était un très bon choix.

Journaliste : Étiez-vous déjà allé dans le Montana auparavant ? C’est un composant essentiel du fil.
Kelly Reichardt : Je vais dans le Montana plusieurs fois par an, mais j’ai quand même dû faire beaucoup de reconnaissance et rencontrer pleins de gens dans le processus. Je suis devenue fascinée par la manière dont ils vivent, leurs travails, toutes ces dynamiques ont joué un rôle. Ensuite nous avons trouvé le ranch dans lequel une partie du film serait tourné, puis Livingston est entré en jeu. Livingston a en fait une histoire riche dans l’industrie du film. C’est là que vivait Sam Peckinpah ; Warren Oates y a aussi habité ; Richard Brautigan, Tom McGuane. Il y a donc une riche histoire là-bas.

Journaliste : Comment était le premier assemblage du film ?
Kelly Reichardt : Vous savez, je ne sais pas vraiment. Ce n’est pas vraiment mon style de penser comme ça. Il durait peut être trois heures [Rires]. C’est un ratio de tournage assez petit. Je suis sûr que j’en ai supprimé beaucoup, mais ce n’est une énorme différence car je ne tourne pas beaucoup de film. Je veux dire, si vous coupez votre propre film, vous avez besoin d’yeux extérieurs et cela vous influence à la fin, donc j’ai fait voir le film aux personnes en qui j’avais confiance. Et puis nous avions Todd Haynes (producteur exécutif) sur le tournage, ça m’a beaucoup aidé, mais vraiment, quand tout a été dit et fait, j’ai fait le film que j’avais prévu de faire.

Journaliste : Ce film est vraiment un 'road movie'. D’où vient votre fascination pour la route et la nature ?
Kelly Reichardt : Eh bien, je viens de Floride, et nous étions une famille qui été souvent sur la route. Nous allons souvent campé un peu partout aux travers les États-Unis. Certaines nuits nous garions notre caravane sur la route et nous dormions là. C’est illégal maintenant, mais à cette époque-là ça ne l’était pas [Rires]. Certains de ces voyages duraient quelques mois. J’ai aussi fait beaucoup de covoiturage quand j’étais plus jeune. Chaque été, je fais ça pendant trois mois. J’avais beaucoup d’amis musiciens qui faisaient des tournées, donc je prenais par à tout ça et traîner avec eux. Je voyage toujours beaucoup sur la route avec mon chien.

Journaliste : Le même chien que dans Wendy Et Lucy ?
Kelly Reichardt : Oui, il est l’une des raisons pour laquelle je décide de faire ces road trips, parce que je ne suis pas fan de voyager avec lui en avion. Je ne veux pas lui faire vivre ce calvaire. J’ai fait beaucoup de road trips New-York – Côte Ouest. Ce sentier m’a emmené vers l’Oregon.

Travaillez-vous sur un nouveau projet actuellement ?
Kelly Reichardt : J’ai passé l’été à travailler sur un script avec un ami écrivain de l’Oregon Patrick deWitt, and il est possible que nous tournions ce film hors des Etats Unis.


Source: ThePlaylist

mercredi 22 février 2017

Certain Women : Interview de Kelly Reichardt avec Zimbio [NYFF 2016]

A l'occasion de la promotion de Certain Women lors du Festival du Film de New York [NYFF 2016], Kelly Reichardt évoque Kristen, Lily Gladstone, le fond du projet et le tournage dans une interview avec Zimbio.



Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

Journaliste : Merci beaucoup de parler avec moi. J'ai beaucoup aimé Certain Women. Vous avez toujours un tel sens aiguisé du temps et de l'endroit dans vos films.
Kelly Reichardt : Merci.

Journaliste : Et aussi les performances que vous avez pu obtenir de ces actrices sans talent, sans nom …
Kelly Reichardt : Je vous remercie.

Journaliste : Et un film avec un corgui … Vous m'avez eu.
Kelly Reichardt : [Rires] Nous y voilà. Vous étiez prêt alors. Ce corgui est venu avec le ranch.

Journaliste : Oh, c'est vrai ? Cool un package.
Kelly Reichardt : Ouais.

Journaliste : Je voulais commencer en vous posant des questions sur le scénario. C'était la première histoire sans Jonathan Raymond que vous avez fait depuis un moment …
Kelly Reichardt : Un peu, oui.

Journaliste : Oui, alors je me demandais si c'était intimidant d'adapter les personnages de Maile Meloy ?
Kelly Reichardt : En fait, c'était effrayant. Ouais, je suppose qu'il y a une constante qui va et vient en travaillant avec Jon simplement parce que nous sommes très proches et là c'était simplement moi seule dans une pièce. Mais Maile était super généreuse en me laissant décider quelles histoires … J'ai échangé une histoire à un moment donné et elle a simplement en quelque sorte avancé avec cela. C'était simplement en quelque sorte ce concept de laisser les choses êtres mauvaises pendant un certain temps alors que vous faites votre chemin et que vous atterrissez sur quelque chose qui fonctionne.

Journaliste : J'ai saisi. Avez-vous tourné dans le Montana ?
Kelly Reichardt : Oui à Livingston et dans les environs de Livingston, une région appelée Clyde Park.

Journaliste : Donc, l'histoire a dicté l'endroit ?
Kelly Reichardt : Oui, c'était le cas. C'était à peu près cela. J'ai fait des repérages autour de Boise pendant un certain temps et c'étaient les histoires qui m'ont ramené dans le Montana. Et le Montana nous a donné une subvention qui a rendu assez attrayant le travail là-bas. [Rires] Donc cela a aidé.

Journaliste : Oh, c'est génial. Donc, le titre du film que j'ai lu sonne comme ne généralité, mais le film est plus spécifique. Voulez-vous dire que le titre est ironique ?
Kelly Reichardt : Le titre, je l'ai volé à l'une de mes collègues, Peggy Ahwesh chez Bard. Elle a un film des années 90 qui a le même titre. Je ne voulais pas le dire ironiquement, mais, comme vous l'avez dit, plus dans un sens général.

Journaliste : Comme tous vos films, celui-ci n'utilise pas beaucoup de musique sauf pour le début et la fin. Vous utilisez beaucoup de sons d'arrière plan naturels. Votre style est-il une réponse au bombardement sensoriel des films de super héros et des trucs traditionnels ?
Kelly Reichardt : Je ne sais pas si c'est une réponse à tout cela. Je ne suis pas sûre que quelqu'un soit en question. Mais c'est une option à tout cela je suppose. C'est plus ce qui fonctionne pour moi. J'aime utiliser le son d'un endroit. Livingston est un endroit très venteux, donc le vent faisait toutes sortes de sons différents selon l'endroit où vous étiez. Parfois musical presque. Et puis c'est entouré par un dépôt de trains donc c'est agréable de travailler avec les trains et d'avoir les bruits de la vie et tout. C'est donc l'approche que j'ai adoptée pour quelques films. Essayer d'utiliser ces sons à la place d'une bande sonore. Et puis, il y a une partie d'une bande sonore de Jeff Grace.

Journaliste : Pouvez-vous parler de cette scène lorsque Lily Gladstone quitte la route. Pourquoi utiliser la musique ?
Kelly Reichardt : En m'accordant un petit moment de film. [Rires] Nous avons continué de la mettre et de la retirer. J'avais simplement le sentiment que [cela disait], laissez-nous délivrer un moment d'émotion. J'ai en quelque sorte suivi. Je pense que cela aurait également pu fonctionner sans, c'était tout simplement différent avec elle.

Journaliste : Il s'agit d'un moment puissant, l'image de la voiture glissant par elle-même.
Kelly Reichardt : Je sais, en fait c'était, dans le scénario et dans ma conception originale, il s'agissait de glisser sur la glace. À mon image du film tout blanc, j'espérais qu'il y aurait tellement de neige, mais il y avait, comme, la moindre quantité de chutes de neige pendant des années … C'est simplement devenu cette autre chose qui a bien fonctionné.

Journaliste : Que diriez-vous à propos du fait de travailler avec cette distribution collégiale, je suppose que ce n'est pas vraiment pas un ensemble, mais c'est probablement votre distribution avec le plus stars, avec Night Moves. Était-ce stimulant de travailler avec trois histoires distinctes en ce qui concerne la direction des acteurs ?
Kelly Reichardt : Eh bien simplement que vous travaillez sur ces histoires individuelles et que vous voulez que cela fonctionne dans son ensemble. Vous essayez simplement d'obtenir une prise sur le ton que l'histoire de Laura aura et la façon dont cela va se jouer sur l'histoire du ranch, donc c'est en ça que c'était stimulant. Et aussi, nous étions toujours au début d'une partie d'un fille, vous savez ? Vous vous dites toujours, voilà nous sommes de retour dans la section garde robe pour choisir des costumes pour les nouveaux acteurs qui arrivent. Vous êtes constamment au point de départ de quelque chose. C'était stimulant. Combien de personnes devez-vous avoir pour un ensemble ?

Journaliste : [Rires] Oui je ne sais pas vraiment …
Kelly Reichardt : [Rires] Je suppose que c'était une sorte d'ensemble. J'ai eu Michelle au milieu et j'avais travaillé avec elle et [James] Le Gros auparavant donc c'était un peu un sursis avant d'entrer dans la section suivante qui avait plus de complexité logistique. Mais ouais j'ai été fan de Rene Auberjonois depuis toujours. Il est fantastique. Et Jared Harris, c'était génial. Et bien sûr, je suis fan de Laura Dern depuis longtemps. Avec Kristen, je m'inquiétais un peu du fait qu'elle était trop grande pour le rôle, mais elle a réussi à faire en sorte que ce soit son histoire. Elle m'a simplement impressionné. Mais oui, cela a continué à changer. Il n'y avait rien à installer.

Journaliste : La dernière fois que nous avons discuté, nous avons parlé de subvertir les attentes du public et de la manière dont cela a conduit au suspense dans ce film. Et vous faites la même chose ici, vous subvertissez les attentes, alors je me demandais quel était votre but.
Kelly Reichardt : Eh bien, j'essaie de penser à ce que vous voulez dire.

Journaliste : Avec la situation des otages et aussi avec Lily et Kristen.
Kelly Reichardt : Oh je vois. Je ne sais pas, avec Night Moves, c'était facile de voir ce que serait l'attente. Dans celui-ci, je n'ai jamais vraiment su où cela s'intégrait donc je suppose que je ne l'avais pas vraiment à l'esprit. Cela semblait fonctionner pour lui-même.

Journaliste : Il s'agissait plutôt de raconter les histoires ?
Kelly Reichardt : Oui et je pense que trouver le ton du film était la chose la plus difficile.
(...)
Source: Zimbio 
Via: TeamKristenSite 

mardi 14 février 2017

Certain Women : Interview de Kelly Reichardt avec Nylon [NYFF 2016]

A l'occasion de la press junket de Certain Women lors du Festival du Film de New York 2016 [NYFF 2016], la réalisatrice Kelly Reichardt parle de Kristen, du projet, du tournage et du cinéma indépendant dans une interview avec Nylon.



Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

Journaliste : C'est le jour de sortie de votre film. Comment vous sentez-vous ?
Kelly Reichardt : Je me sens bien. Je suis assise ici, en train de plier mon linge. Je veux dire, c'est agréable parce que cela n'est pas comme un festival où il y a énormément de brouhaha et où il faut s'apprêter. Il s'agit simplement de prendre le métro et d'aller faire des sessions questions/réponses, ce qui va être sympathique.

Journaliste : A quel moment dites-vous au revoir à un projet ? Y a t-il un moment où vous le laissez complètement partir ?
Kelly Reichardt : Vous le laissez en quelque sorte partir plusieurs fois. J'ai laissé Certain Women s'en aller après qu'il ait été fait, donc en janvier, et puis un mois plus tard, vous allez à Sundance avec lui, donc vous revenez en quelque sorte vers lui. Et ensuite, je l'ai laissé partir après Sundance, jusqu'à maintenant. J'ai travaillé sur quelque chose d'autre tout ce temps et on se dit, 'Oh mon dieu, replonge ton esprit dans Certain Women'. Je pense qu'à Thanksgiving, cela sera complètement fini et il sera derrière moi.

Journaliste : Je suppose que vous apprenez des nouvelles choses sur la réalisation avec chaque film que vous faites. Qu'est-ce que Certain Women vous a appris ?
Kelly Reichardt : Une chose que vous apprenez encore et encore est de faire confiance à vos propres instincts. C'est une situation imparfaite mais je trouve plus facile d'être fâchée contre moi-même que d'être fâchée contre les autres parce que je finirai éventuellement par me laisser tomber. Et ainsi, une leçon – nous filmons toujours juste dans un tel temps volatile, bizarre – est de ne pas réagir à tout ce qui se passe autour de vous. Tout le monde fait son travail et tout le monde pense que son domaine est le plus important et c'est ce que vous voulez qu'ils pensent. Et vous devez écouter et vous devez répondre à tout le monde et je pense qu'il faut garder votre œil sur la performance et ce qui va fonctionner pour vos acteurs au lieu de se préoccuper de ce qui se passe avec la météo. Et cela devient plus facile alors que vous vieillissez et que vous devenez plus expérimenté. J'ai autant d'expérience que quiconque sur mon tournage, donc je pourrais aussi bien m'écouter.

Journaliste : Est-ce étrange d'avoir quelqu'un d'aussi célèbre que Kristen Stewart sur le tournage de votre petit film indépendant ? Y a t-il quelque chose d'anachronique à ce sujet ou est-ce totalement naturel ?
Kelly Reichardt : Non, nos films sont un excellent égaliseur parce que nous n'avons pas d'argent pour traiter avec quiconque s'il y avait cette échelle différente ou classification de personne. [Durant le tournage de Night Moves], Dakota Fanning et Jesse Eisenberg vivaient dans le même hôtel que la personne qui s'occupait de la restauration. Même chose avec Kristen. Nous n'avons pas vraiment le budget pour avoir ces différents niveaux, donc il y a très peu de différenciation entre la distribution et l'équipe. C'est presque une chose fluide et c'est assez intime. Je me souviens de Dakota pleurant quand elle nous a quitté parce que nous avions encore une semaine ou deux semaines de tournage lorsqu'elle est partie et je me souviens qu'elle m'a appelé depuis un tapis rouge sur lequel elle était et elle m'a dit, 'Je suis tellement triste de ne pas être avec vous'. Les gens sont très impliqués, tout comme Michelle l'a été, parce qu'ils deviennent amis avec l'équipe.
Kristen a reçu toute l'équipe chez elle pendant un jour de congé. Je pense que les acteurs aiment cela, lorsqu'ils ne sont pas dans une caravane séparée vivant une expérience distincte et mon équipe comprend des gens vraiment géniaux.

Journaliste : Y avait-il quelque chose de révélateur en ce qui concernant la performance de Stewart ? Vous a t-elle appris quelque chose à propos de l'interprétation ?
Kelly Reichardt : Oui, Kristen aime en quelque sorte apprendre des répliques pendant qu'elle évolue dans le film et j'ai trouvé cela surprenant et effrayant. Alors cela signifiait que ce monstrueux hamburger qu'elle mange dans le film, elle allait en manger 13. Je disais, 'Je ne sais pas comment tu vas faire'. De plus, il n'y a pas de personnage principal dans le film et elle n'a même pas le rôle principal dans sa partie du film. C'est l'histoire d'une éleveuse. Et j'ai tout de suite su qu'elle était totalement à l'aise avec cela. Elle voulait toujours que Lily fasse d'abord sa scène et elle voulait que la caméra soit d'abord sur Lily. J'étais étonnée de voir à quel point elle se laissait aller parfois dans une scène sans conséquence. Ensuite, il y avait d'autres choses que je n'avais pas vraiment réalisé jusqu'à ce que je sois dans la salle de montage et c'était simplement des choses plus techniques, elle a un accès facile vis à vis d'elle-même et vous ne pensez pas nécessairement à cela.

Journaliste : Que voulez-vous dire lorsque vous parlez de compétences techniques ?
Kelly Reichardt : Elle sait en quelque sorte à quel moment jeter un regard et même lorsqu'elle n'a pas de dialogue, c'est presque comme si elle pouvait anticiper là où la coupure allait se faire et elle vous donne un mouvement pour couper. Alors, vous vous rendez compte [et vous vous dites], 'Oh elle fait ça depuis très longtemps' et elle est vraiment consciente de l'espace et de l'endroit où elle est dans le cadre, comme les acteurs qui le font depuis longtemps. Je ne rendais pas compte que cela se produisait sur le tournage, j'étais en quelque sorte rattrapée par la performance et lorsque je suis entrée dans la salle de montage, j'ai réalisé qu'elle me donnait quelques petits cadeaux.

Journaliste : Vous avez vécu sur la côte Est pendant la majeure partie de votre vie et pourtant, vous faites tous vos films à l'Ouest. Avez-vous déjà été tentée de faire un film à New York, là où vous vivez ?
Kelly Reichardt : J'aime être loin pour faire un film. Avec ce film, je fais un effort conscient pour faire quelques intérieurs. J'ai commencé à tourner des extérieurs parce que je ne pouvais pas me permettre d'avoir des lumières ou une équipe. Et puis je suis devenue, au fil du temps, plus à l'aise pour tourner à l'extérieur et savoir comment travailler un paysage plus qu'un intérieur. Et lorsque nous faisions Night Moves, en nous concentrant sur le barrage et toutes ces manœuvres énormes qui allaient se passer à l'extérieur, je savais comment faire. Et puis, nous nous sommes lancés dans une scène de cuisine un jour, pour laquelle je n'avais pas accordé autant de pensée et il y avait quatre murs et je me disais, 'Putain qu'est-ce que tu vas faire avec quatre murs?', je vais faire faire fausse route et faire des films en privé, où les tracas de la vie quotidienne ne sont pas présents. Et aussi, égoïstement, vous emmenez votre équipe loin de toutes les choses dans leur vie quotidienne, donc il sont complètement concentrés sur votre film.
Vous parlez du tournage avec des noms d'acteurs, mais lorsque vous êtes dans le Montana, cela n'est pas grave. J'ai regardé mes amis faire un film avec Kristen Stewart dans les villes et à chaque fois qu'elle franchit la porte, il y a des adolescents qui l'attendent. Je ne veux pas de cette merde autour de mon plateau de tournage.

Journaliste : Etes-vous consciente de votre position dans le cinéma américain ? Beaucoup de gens vous vénèrent vous et votre travail. Est-ce quelque chose à laquelle vous portez attention ?
Kelly Reichardt : Je ne rencontre simplement pas vraiment cela. Donc ce n'est pas vraiment dans ma vie.

Journaliste : D'accord, mais en ce moment, il y a une grande histoire à propos de vous dans le New York Times. Est-ce que cela vous dérangerait de nous en parler ?
Kelly Reichardt : Mon ami l'a lu pour moi et m'en a parlé. En fait, j'aime vraiment l'écriture d'Alice Gregory, elle est vraiment excellente. Quand cela n'aura plus d'incidence, je reviendrai et je le lirai, mais je ne vais pas le lire maintenant. Vous ne pouvez pas avoir trop de ces choses dans votre vie. Cela n'est pas bon pour vous. Y a t-il une partie du processus de réalisation que vous détestez ? Le froid. Le froid. Totalement, le froid. Il faisait si froid en faisant [Certain Women], et à un moment donné, je me disais, 'Oh mon dieu, c'est le jeu d'une personne plus jeune, je ne peux pas tenir ici pendant 18 heures dans un temps avec des températures négatives'. Et je pense que c'est la chose la plus difficile, parce que nous travaillons avec des petits budgets dans des endroits éloignés, nous tirons tellement sur nous-mêmes que vous n'avez pas vraiment le temps de vous installer de la façon dont vous le souhaitez. Les acteurs sont plus surpris par la vitesse avec laquelle nous faisons les choses que par le manque de fioritures. Le manque de temps pour faire des choses, c'est la chose la plus difficile. Il n'y a rien de tel que de faire un film sans stress. Je pense que s'il y avait un peu plus de soutien – je comprends la nature de ces films et je comprends pourquoi les budgets sont bas et le monde dans lequel je vis. Mais parfois j'ai le sentiment que si vous êtes dans un groupe dans les années de vos 50 ans et vous voyagez toujours dans un van et vous vous dites, 'Ugh, est-ce qu'on aura un jour un bus ?'.



Source: Nylon

vendredi 27 janvier 2017

Interview de Kristen avec W Magazine [NYFF 2016]

A l'occasion de la press junket de Personal Shopper lors du Festival du Film de New York 2016 [NYFF 2016], Kristen évoque le projet et Olivier Assayas, Certain Women de Kelly Reichardt et Café Society de Woody Allen dans une interview avec W Magazine.


Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs
Kristen Stewart, sans filtre et sans remords
L'actrice, qui est en vedette dans trois films lors du Festival du Film de New York, s'émancipe de l'industrie de la mode, de nos complexes avec les scènes de sexe et son anxiété omniprésente avec la célébrité : 'Je suis foutrement masochiste', dit-elle.
Dire que 2016 traite plus que bien Kristen Stewart serait un énorme euphémisme. Plus tôt cette année, la jeune femme âgée de 26 ans est devenue la première américaine à remporter un César (l'équivalent français d'un Oscar) pour sa performance dans Clouds Of Sils Maria d'Olivier Assayas. Depuis, elle a joué dans pas moins de cinq films, dont Café Society de Woody Allen et l'histoire d'amour dystopique Equals. Et au Festival du Film de New York au Lincoln Center en ce moment, elle apparaît dans trois projets : la sœur d'un soldat de retour d'Irak dans Billy Lynn's Long Halftime Walk, une assistante d'une célébrité et une médium pleurant la mort de son frère jumeau dans Personal Shopper, le thriller métaphysique d'Olivier Assayas et une avocate et professeur du Montana qui capture l'affection d'une éleveuse solitaire dans Certain Women de Kelly Reichardt (en salles le 14 octobre aux États Unis).
Durant un jour automnal doux, Stewart, qu'Assayas a récemment qualifiée de 'meilleure actrice de sa génération', s'est assise dans une chambre d'hôtel affectée par un rhume et parlant dans un flux rapide de phrases multi clauses, remplie de jurons qui suggère que sa bouche peut à peine suivre les pensées qui défilent dans sa tête. Vêtue d'une veste type biker, un tee shirt blanc et un short court en tweed, elle semble aussi franche et sans filtre que l'image souvent crue qu'elle projette sur l'écran.
Journaliste : Votre personnage Beth dans Certain Women est un peu secrète. Nous la voyons vraiment seulement à travers le regard de quelqu'un d'autre [Jamie, l'éleveuse]. Qu'est-ce qui vous a attiré à cet égard ? Et de quelle manière abordez-vous quelqu'un qui est mystérieux pour le public ?
Kristen Stewart : Il y a un éloignement qui m'a fait sortir de moi-même pour l'acquérir. Certains personnages que vous jouez peuvent soit révéler des aspects de vous-même qui ne sont tout simplement pas évident. [Beth] est à un point dans sa vie [où] elle ne donne pas tout aux autres. Elle doit s’isoler et pas de façon malicieuse, mais je pense qu’elle est super égocentrique, vous voyez ce que je veux dire ? Tellement fatiguée et elle s’auto protège ? Elle est très … Pas méfiante, mais très réservée. Et je pense que sa présence est quelque part à l’intérieur. Ce qui est pour moi, je suis genre, éclaboussée. Je ne suis pas du tout comme ça. Elle est silencieuse, elle ne bouge pas, elle est épuisée et totalement désireuse de quelque chose qu’elle pense ne jamais avoir, qui est pour moi la validité. Elle veut se sentir valide. Je pense que c’est un point fart du film. Elles veulent toutes quelque chose qu’elles ne peuvent pas avoir. Ou elles sont toutes contre un objet immuable. Elles sont toutes dans un train-train. Et ce n’est pas valorisant. Ce n’est pas comme une histoire typique sur une femme commerciale où c’est « Ces femmes se battent pour une grande cause et c’est moral. » C’est petit. Ce sont des histoires sur lesquelles on ne se penche pas dessus d’habitude – elles ne sont pas sans intérêt, elles sont tellement belles dans régularité. Il y a cette opposition de structure, la manière dont les choses sont. Vous avez une femme [jouée par Michelle Williams] dans un mariage qui joue avez la dynamique conventionnelle de ça ou alors fout tout en l’air. Et ensuite vous avez une femme [jouée par Laura Dern] qui reconnaît la nature illogique de la bureaucratie et comment les hommes n’écoutent pas vraiment les femmes quand elles parlent dans cet environnement. Et enfin vous avez une fille qui veut simplement une amie et qui cherche au mauvais endroit. Et une fille qui veut seulement être valable et qui regarde au mauvais endroit. Et personne ne résout réellement leur souhait. Aucune d’entre elles. [Kelly Reichardt] vous montre cette épreuve tranquille et c’est fini. Et c’est tellement réaliste par rapport à la vie. Tout ne vaut pas le coût de faire un film à propos de trouver une solution. Ou, ou tout ne vaut pas le coût de faire un film à propos de combien c’est facile de décrire en une seule ligne. C’est tellement difficile pour moi d’expliquer aux gens de quoi parle ce film. Genre, je ne sais pas, des femmes dans le Montana ? De vivre là-bas ? De vivre la vie ?
Journaliste : Jamie recherche peut être une amie en Beth, mais il y a aussi une romance sous-jacente.
Kristen Stewart : Elle ne sait pas vraiment ce qu’elle ressent pour elle, mais elle a un faible pour elle, ça c’est sûr. Et elle ne sait pas pourquoi elle a le sentiment d'être si étrange autour d’elle.
Journaliste : Pensez-vous que Beth du quelconque impact qu’elle a sur Jamie ?
Kristen Stewart : Je pense sincèrement que quand [Jamie] vient à son bureau à la fin, elle se dit, 'C’est quoi ce bordel'. C’est tellement douloureux. Mec, c’est putain de douloureux. Ce n’est pas une histoire d’amour non réciproque, mais ça a l’effet coup de poing comme si s’en était une. [Lily Gladstone, qui joue Jamie] est tellement bien dans cette scène. Et c’est tellement court. Elle ne fait pas grand-chose,elle se dit simplement, 'Eh bien, je savais que si je ne commencé pas à conduire je vous ne vous verrez probablement jamais plus'., Et je me dis, 'Ouais Au revoir !'. C’est foutrement terrible. On se dit, 'Awww, mec ! '. Je ne pense vraiment pas que Beth l’ait jamais regardée. Je la regarde à peine. Je regarde ma nourriture, je regarde mon téléphone, je me demande quelle heure il est, je dois monter dans la voiture … Et je joue généralement la personne qui regarde calmement quelqu’un.
Journaliste : Je pensais à ça quand j’ai vu le film et je me demandais si c’était difficile pour vous d’être celle qui …
Kristen Stewart : Dis de la merde ! Oui, c’est pénible. C’est bizarre car en tant qu’acteur, la plupart de mon expérience s'est énormément basée sur l'observation et c’était bizarre de couper ça et de disparaître en moi. Mais pas de la manière dont je le fais d’habitude. C’était un éloignant qui était froid – c’était vraiment froid. Je me sens mal pour les personnes qui sont comme ça. Quelque chose va arriver à Beth et elle va réaliser combien elle s’est cachée en elle et qu’elle n’est pas d'accord avec tout.
Journaliste : Les films de Kelly sont tellement, tellement calmes. Peu de choses se passent, mais en fait tellement de choses se passent. Vous avez été dans des films et des rôles beaucoup plus importants et plus démonstratifs. Comment c’était de travailler avec une réalisatrice dont l’esthétique est si calme ?
Kristen Stewart : J’adore ses films. Je pense qu’on ne ressent pas les mêmes choses qu’avec les films d’autres personnes. C’est très vulnérable de ne rien faire à l’écran ou sur un plateau de tournage. La plupart des acteurs, vous grandissez en ayant l’habitude de vouloir montrer des choses. Vous montrez aux gens comment vous ressentez les choses. Vous racontez une histoire. Et dans ce cas, c’est tellement plus vulnérable et vous assistez simplement à quelque chose. Elle va tourner pendant un long moment, les prises sont s’étendent. Il y a quelque chose de vraiment magnifique à propos des choses de la vie de tous les jours. Et il y a quelque chose de vraiment beau à propos du fait de vivre. Vous pouvez écrire une histoire et ensuite la délivrer à quelqu’un, mais en soi elle n’est pas vraie. Donc la seule façon de capturer quelque chose qui se ressent être réellement authentique et de s’asseoir et d’attendre que ça se passe. La plupart des personnes n’ont pas la patience pour ça, ils ne sont pas prêts à prendre ce genre de risques. C’est un risque. Et elle créée vraiment un environnement et instille ça avec cette foi. Elle vous permet d’être à l’aise sans être au contrôle de rien. Il n’y a pas d’attente. La plupart du temps sur le tournage d’un film vous avez des équipes, vous avez des scènes et des marques sur le sol, et il y a des choses qui sont censés se passer avant qu’on dise, 'Coupez !'. Et pour elle, ce n’est pas comme ça. Et ce que vous finissez par voir c’est simplement des gens qui vivent.
Journaliste : Dans Certain Women, on vous retrouve dans une petite partie d’un film, alors que dans Personal Shopper vous êtes pratiquement dans toutes les scènes. En quoi le rôle de Maureen était-il épuisant ? Elle passe par tellement de choses émotionnellement.
Kristen Stewart : C’était beaucoup. Je venais juste de finir de tourner Café Society à New York, ce qui était très agréable, simplement amusant. Mais quand même difficile. Je n’ai pas eu un jour de repos entre les deux. Je suis montée dans l’avion et nous tournions deux jours plus tard. Je pense que nous avons largement sous estimé la charge de travail. Le film a fini par être foutrement difficile. On a travaillé six jours par semaine, seize heures par jour. Et c’est bien car vous devez avoir ce look. J’ai l’air d’être foutrement fatiguée et complètement folle dans ce film, ce qui est parfait. Une perte traumatisante, surtout pour quelqu’un qui est déjà trop névrosée et contemplative et qui est tout le temps en train de réfléchir – mais une perte traumatisante comme celle-là, surtout la mort d’un jumeau … Elle ne peut donner de sens à aucune de ses questions existentielles. Rien n’a de réponse et elle n’aime pas cela. Pour quiconque qui a fait face à de l’anxiété ou qui n’a pas été capable de gérer le temps et l’espace et qui a une réalité physique et une âme et toutes ces questions basiques – 'Sommes-nous seuls ?' et 'Est-ce vraiment réel ?' – ces questions sont effrayantes, mais elles sont de celles qui vous font tomber. C’est un film à propos de quelqu’un qui s’est complètement perdu à un point où ces choses vous affaiblissent. Et mon Dieu, ça craint. J’ai été – pas autant que ça, mais je peux comprendre cette lutte mentale. Mais je n’ai jamais été aussi loin. C’était donc isolant et terrible et je n’arrêtais pas de courir de partout. C’était vraiment très froid et solitaire. Elle est la personne la plus seule que je n’ai jamais joué. Elle est complètement seule ? Elle s’isole complètement. Et c’est triste. Et elle a d’étranges problèmes identitaires ? Elle se dit, 'Je suis attirée par ces choses, mais je ne respecte pas ça'.
Journaliste : Oui, elle a une relation dure avec les gens de la mode qu’elle fréquente pour sa célèbre cliente. D’un côté, elle est enchantée par ça ; d’un autre côté, elle en a peur. Je suis curieux de savoir comment ça se passe pour elle, mais aussi comment ça s’est passé pour vous. Vous êtes quelqu’un qui est dans le monde de la mode, égérie de Chanel, mais cela ne vous définit pas. Comment c’était de mettre vos pieds la dedans et puis d’en sortir ?
Kristen Stewart : Dans la mode, les gens qui le font bien et aime le faire et le font de manière naturelle, c’est la raison pour laquelle ils sont les plus brillants d’entre eux. Car ce sont des putains d’artistes, mon pote et l’un des trucs les plus cool à propos de mon travail, c’est de pouvoir être autour d’autres personnes faisant des trucs. Et ce n’est pas ce que je fais. Mais tout vient en quelque sorte du même endroit. Donc pour moi c’est amusant de faire partie de la vision de quelqu’un. C’est quelque chose que j’ai toujours apprécié. Et, pour ne pas sonner ridicule, créer des images iconiques qui disent quelque chose. Je sais que ça parait stupide, mais raconter une histoire avec un habit, placé dans le bon environnement, et faire fonctionner tout ça correctement – c’est pour moi magnifique.
Et aussi ces gens, ils sont foutrement intelligents. Tous ceux qui travaillent chez Chanel et toutes les costumières que je trouve être des artistes magnifiques, sont parmi les personnes les plus cool que j’ai jamais rencontré. Ce n’est pas ce que je fais, mais j’adore être autour de tout ça. Donc cela fonctionne pour tout le monde. Mais je reconnais et méprise aussi l’autre aspect qui attire le monde, ce qui est foutrement flagrant… Pas seulement la superficialité, mais les gens méchants. Des putains de connards agressifs ! Désolée ! Des gens très agressifs. Des personnes qui marcheraient sur votre cadavre. Donc ces gens-là ne sont pas des artistes. Mais c’est pour ça que la mode a une mauvaise réputation. Mais c’est un monde assez diversifié, j’ai trouvé. Mais dans le film, [Maureen] aime ces trucs. Elle en est admirative. Et en même temps, elle ne pense pas qu’elle en vaut la peine. Et elle se dit, 'À quoi je pense putain ? Est-ce que je pense que je pourrais un jour… ?'. Mais elle est tellement obsédée par ça. Et puis elle se regarde et se dit, ' Je ne suis pas cela. Je veux être comme ça. Mais je ne serais jamais comme cela'. Puis elle rejette tout ça et dit que c’est de la merde. Mais elle le veut.
Journaliste :Vous avez mentionné la vulnérabilité un peu plus tôt au sujet d’avoir travaillé avec Kelly. Il y a différentes sortes de vulnérabilité dans Personal Shopper, en termes de nudité, la scène de sexe. Est-ce quelque chose que vous avez hésité à faire ?
Kristen Stewart : Je n’appréhendais pas. Je me sens super bien avec le réalisateur Olivier [Assaya], aussi. Les scènes dans lesquelles je ne porte pas de vêtements ou les scènes qui semblent 'risquées'  d’un point de vue extérieur, il n’y avait pas de reconnaissance de sa part. C’était foutrement français. Nous sommes beaucoup plus bizarres pour ce genre de trucs. Vous devez vous positionnez personnellement en dehors de tout ça. Mes sentiments personnels à propos de cela, c’est que je n’ai absolument pas honte, mais dans le contexte de l’histoire, il y a beaucoup de honte. Elle vit et respire la honte et la culpabilité. Et c’est donc sympa de voir quelqu’un déchu et dénudé, complètement à nu. Il y a une force en ça. Il y a un aspect de la sexualité dans le film qui est tellement solitaire et c’est un des trucs les plus tristes. Elle n’est avec personne. Comme la scène de sexe ? Complètement seule. Elle interagit avec une personne irréelle au téléphone. Et il y a quelque chose de brut à propos de ça, et sans ça tout serait différent. Je pense que les gens sont vraiment trop précieux à propos de ça. C’est précieux, c’est probablement le mauvais mot à utiliser. Je veux toujours que le corps des femmes et la manière dont elles veulent le dévoiler, ça doit être un truc précieux, je ne veux pas le désexualiser de quelque manière que ce soit. Mais en même temps, je ne suis pas bizarre à propos de ça. Je suis assez ouverte. Je pense que les gens sont un peu trop bizarres à propos de tout ça, pour être honnête, mais c’est aussi pour ça que je me disais, 'Je vais le faire'.
Journaliste : Vous faisiez allusion à l’anxiété plus tôt quand vous parliez du questionnement existentiel de Maureen. Et vous avez déjà parlez auparavant de vos problèmes d’anxiété. Être une actrice et grandir devant tout le monde de la manière dont vous l’avez fait est probablement la pire chose à faire pour une personne qui est anxieuse. Ça semble presque masochiste.
Kristen Stewart : Je suis foutrement masochiste.
Journaliste : Donc, est-ce que cette anxiété a diminué pour vous ? Qu’est-ce qui continu à vous pousser, vous motiver ? Vous faite quelque chose qui est en gros, comme vous l’avez décrit, contre votre nature voudrait de vous.
Kristen Stewart : Ça l’est. Ça l’est vraiment. Honnêtement, je n’ai jamais fait une journée de presse depuis un moment et c’est génial et j’ai beaucoup apprécié cette interview. C’est vraiment bien. Mais ce matin je me disais, 'Putain !'. J’ai vraiment du me forcer. De manière constante, je suis toujours à me dire, 'Ok, putain allons-y !'. J'ai le sentiment d'être comme cela pour des projets que je choisi. Il y a un film que je vais faire l’année prochaine. Et j’ai parlé au réalisateur l’autre jour et je me disais, 'C’est vraiment bizarre, j’ai lu le scénario et c’est tellement facile pour moi, je devrais le faire'. Mais ensuite autrement, il a y des moments où je me dis, 'Oh mon Dieu, ça va me tuer'. Et c’est ce pour quoi je suis la plus excitée. C’est quand je suis la plus excitée.

vendredi 23 décembre 2016

Billy Lynn's Long Halftime Walk : Interview de Kristen, Joe Alwyn, Steve Martin & Chris Tucker avec Entertainment City

A l'occasion de la press junket de Billy Lynn's Long Halftime Walk lors du Festival du Film de New York [NYFF 2016], Kristen, Joe Alwyn, Steve Martin et Chris Tucker parlent du film et de leur collaboration dans une interview avec Entertainment City.

 Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs
[Extrait du film]
Journaliste : Parlez-moi de comment était l’expérience de travailler avec Joe qui est extraordinaire dans ce film.
Steve Martin : Je ne savais pas du tout que c’était le premier film de Joe.
Chris Tucker : Moi non plus.
Steve Martin : Je supposais qu’il avait fait déjà plusieurs films. Et penser que c’était son premier film … Je veux dire, pour mon premier film, je me disais, ‘Où est le marquage ? Okay.’ . Je pense qu’il y a eu de plutôt bon films de guerre, mais celui-là c’est quelque chose de différent car la guerre est mise en arrière-plan. Vous pouvez presque voir leur état psychologique.
Kristen Stewart  : Ce qu’il essaye de faire, et je pense que c’est réussi, c’est d’humaniser une notion isolée qu’est le soldat. Je veux dire, c’est un tel cliché mais on regarde les guerres à la télévision. Chaque média que vous choisissez de regarder va vous donner une version différente de cette guerre. Souligner ce fait et la frustration qu’il y a dedans, c’est simplement l’humanité. Et réellement vivre cette vie … C’est présenté.
Source: @EntCity
Video: Korita05xYT



lundi 19 décembre 2016

Billy Lynn's Long Halftime Walk : Interview de Joe Alwyn avec ScreenCrush

A l'occasion de la press junket de Billy Lynn's Long Halftime Walk lors du Festival du Film de New York [NYFF 2016], Joe Alwyn évoque Kristen et Ang Lee, le tournage, la préparation ou encore le format du film dans une interview avec ScreenCrush.



Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs


La star de Billy Lynn's Long Halftime Walk Joe Alwyn à propos de la réalisation d'un film expérimental d'Ang Lee
Imaginez obtenir votre premier rôle au cinéma avec le réalisateur oscarisé. Maintenant imaginez que le film est tourné avec des caméras qui n'ont jamais été utilisées sur un long métrage auparavant. C'est ce qui est arrivé à Joe Alwyn, un jeune homme âgé de 25 ans, qui a quitté son école de théâtre londonienne plus tôt pour faire le long métrage qui repousse les limites d'Ang Lee, Billy Lynn's Long Halftime Walk.
L'histoire du film est assez simple, suivant Alwyn en tant que jeune vétéran de la guerre en Irak qui rentre à la maison lors d'une tournée de victoire aux Etats Unis alors qu'il souffre de flashbacks post traumatiques. Mais c'est la technologie derrière Billy Lynn's Long Halftime Walk qui a fait une telle expérience unique pour l'ensemble de la distribution et l'équipe du film. Lee a tourné le film en 3D dans une résolution 4K et avec 120 images par seconde, donnant au film un regard hyperréaliste avec une clarté étonnante.
Depuis ce type de caméra était totalement révolutionnaire, cela signifiait que Lee et ses acteurs devaient apprendre à faire un film d'une toute nouvelle façon. Aussi choquante et inhabituelle que cette expérience semble être pour un acteur débutant, Alwyn dit que cela est devenu la norme pour lui. 'Parce que je n'avais fait quoi que ce soit auparavant', Alwyn m'a dit, 'C'était probablement plus étrange pour d'autres personnes arrivaient et qui devaient désapprendre que faire un film normal signifiait avec des caméras de taille normale'. Je me suis assis avec Alwyn, âgé de 25 ans, pour discuter de la préparation du rôle dans un camp d'entraînement de deux semaines et du travail avec une distribution incluant Kristen Stewart, Steve Martin, Vin Diesel, Chris Tucker et Garrett Hedlund.
Journaliste : Il s'agit d'un projet vraiment unique pour votre premier film. Comment a été l'expérience jusqu'ici, faire cela puis ensuite faire votre première rencontre avec la presse et votre première avant première de film ?
Joe Alwyn : Ouais. Aujourd'hui, c'est ma toute première journée presse. C'est un peu surréaliste, cela ne donne pas le sentiment d'être réel. Mais c'est amusant et excitant, tout le parcours avec cela tout au long de l'année dernière et demie a été assez similaire, inhabituelle et simplement étrange parce que – n'ayant jamais un film auparavant et étant à l'école l'année dernière. Tout est arrivé si vite, ce fut une sorte de tourbillon. Cela a été super amusant et cela a été beaucoup de labeur.
Journaliste : Quelles étaient vos attentes en faisant votre premier film et de quelle manière ont-elles changées par le projet ?
Joe Alwyn : Je ne pense pas que j'avais quelconque attente. Je me sentais simplement très chanceux de travailler avec des gens comme je l'ai fait, avec le réalisateur Ang Lee, encore plus d'être le personnage principal. Donc, être capable de faire cela et si tôt dans une circonstance étrange et de faire partie d'un projet qui tente de repousser les limites, comme tous ses films le font, est étonnant.
Journaliste : Depuis qu'Ang a tourné en 4K et avec un format de 120 images par seconde, j'ai lu que les autres acteurs ont dit à quel point les caméras étaient proches d'eux pendant le tournage. Saviez-vous, lorsque vous avez obtenu le boulot, que faire cela serait une expérience si intense et intime ?
Joe Alwyn : Lorsque nous faisions des tests à l'écran, il était en train d'expliquer et moi non plus je ne comprenais pas ou n'écoutais vraiment. Je me disais simplement, 'Ok, je veux simplement obtenir le rôle, concentrons-nous sur cela'. C'était probablement plus étrange pour d'autres personnes arrivaient et qui devaient désapprendre que faire un film normal signifiait avec des caméras de taille normale, plutôt que ces choses énormes qui étaient juste sur votre visage. Alors, que pour moi, cela est devenu la norme. Je n'avais aucun cadre de référence de ce qu'était la normalité. À certains égards, c'était probablement plus étrange pour eux.
Journaliste : De quelle manière Ang vous a dirigé dans ces scènes ?
Joe Alwyn : Il pourrait faire un plan large de vous et moi, et ensuite il allait filmer vous ou moi [dans un gros plan], les caméras étaient simplement tellement grandes qu'elles seraient là sur mon visage. Il serait là, simplement une voix, et je chercherai. J'ai une marque avec du scotch là [pointe avec son doigt à travers la pièce] et une marque avec du scotch ici et simplement à devoir imaginer.
Nous venons tout juste de faire une session questions/réponses en bas et Kristen disait que vous alliez simplement utiliser la mémoire du plan large lorsque vous avez le contact visuel et vous devez simplement le conserver et puis en quelque sorte l'entendre dans la voix derrière la caméra, assembler les éléments et l'avoir clairement dans votre tête lorsque la caméra se rapprochait. C'était inhabituel. Cela a pris un peu de temps pour s'habituer, c'est certain.
Journaliste : Certains de ces gros plans sont des scènes vraiment émotionnelles pour Billy. Est-ce que cela a été difficile de jouer la comédie avec une telle technique de réalisation inhabituelle ?
Joe Alwyn : Certaines d'entre elles, ouais. Mais à certains égards, je préférais ces scènes. Vous savez en quelque sorte où vous êtes lorsque vous êtes pris dans une émotion plus profonde, quelque chose de plus profond à retenir, si cela a un sens. Il y a quelques scènes intenses.
Journaliste : Avez-vous fait plus de recherches sur les soldats américains et leurs expériences pendant la guerre en Irak ?
Joe Alwyn : Nous en avons fait. J'ai été casté et environ quatre jours plus tard, je devais partir et commencer le camp d'entraînement. Nous avons fait deux semaines de camp d'entraînement à Atlanta. Sept d'entre nous y ont participé, sept parmi les garçons ont fait ce camp d'entraînement pendant deux semaines. Il n'y avait aucun contact avec le monde extérieur et il était géré par ces gens qui ont servi comme Navy Seal. C'était simplement la chose la plus intense et la plus dure que j'ai jamais faite, jusqu'au moment de faire le film, qui était intense à sa façon.
Cela nous a vraiment poussé physiquement et mentalement. C'était vraiment difficile, mais aussi incroyablement utile et révélateur. Ils étaient tous très généreux lorsqu'ils nous ont parlé de leurs propres expériences et ce qu'ils avaient traversé et ce qu'ils avaient fait. Il ne s'agissait pas seulement d'apprendre les tactiques et comment utiliser les armes. Il s'agissait de nous rassembler en tant que groupe et en tant qu'unité et d'essayer de nous lier comme un groupe de garçons, ce qui était important pour l'histoire et important pour le film.
Journaliste : La fraternité est une partie essentielle de l'histoire. Avez-vous passé beaucoup de temps avec le reste de l'escouade 'Bravo Squad' en dehors du camp d'entraînement pour créer ces liens à l'écran ?
Joe Alwyn : Ouais, parce que nous étions là depuis le début du film jusqu'à la fin. Tout le monde a en quelque sorte tout laissé tomber pendant 1 à 3 semaines ici et là, mais nous étions littéralement là pour le camp d'entraînement jusqu'à la fin au Maroc.
Journaliste : Cette distribution est remplie de tant d'acteurs acclamés. Vous ont-il donné des conseils pour faire votre premier film ?
Joe Alwyn : Je ne pense pas qu'il y ait eu quelconque citation de grande sagesse, mais je n'en ai pas demandé. Peut être que j'aurais dû. Ils étaient tous – je pense que le fait qu'ils aient tous fait énormément de choses et ils m'ont tous tellement soutenu. J'ai eu de la chance de les avoir. Simplement être sur le tournage avec eux, ils ont rendu cela très confortable. J'ai énormément parlé avec Kristen, elle était dans le même bateau. Tout cela a été une expérience donc elle ne pouvait pas répondre à la plupart des questions que je lui ai posées en termes de réalisation du film. Mais je lui ai demandé énormément de choses comme, 'Est-ce normal ? Que se passe t-il ici ?'. J'essayais de m'imprégner de ce que je pouvais. 
Journaliste : Ang a raconté une histoire avant la projection pour la presse à propos d'une scène qu'il ne pouvait pas utiliser. C'était censé être un jour de Thanksgiving froid, mais depuis que vous l'avez filmé pendant une journée chaude, la caméra a continué de saisir la sueur sur votre visage. Comment était-ce d'un point de vue de l'interprétation, sachant que vous ne pouviez pas cacher ces détails minutieux que la caméra saisissait ?
Joe Alwyn : D'une part, je n'ai fait que ce film, mais vous essayez de faire la même chose dans n'importe quel film ou n'importe quelle performance, au cinéma ou à la télévision – vous essayez d'être honnête et sincère et dans l'instant. Mais je pense qu'en raison de la clarté de l'image, tout ce qui poussé ou forcé arrivera de travers. Parce qu'il voit tellement clairement dans vos yeux, vous devez avoir les pensées là et les actes là sinon cela sera vu d'une manière avec une résolution inférieure qui peut être ne prendra pas. Simplement parce que c'est tellement plus focalisé et intense et qui voit tout.
Journaliste : Les séquences de guerre mais aussi le spectacle de la mi-temps sont assez intenses d'un point de vue psychologique et émotionnel. Quelle séquence a été la plus difficile pour vous à filmer ?
Joe Alwyn : J'ai adoré filmer ces morceaux. Ils étaient simplement beaucoup plus amusants. Elles étaient vraiment intenses, mais d'une certaine façon parce que – je veux dire, ils ont construit ce spectacle à mi-temps pour nous. Lorsque vous êtes au Maroc en train de courir dans la chaleur avec les armes chargées, plus tout cela a été créé, moins vous avez à faire. La taille de ces moments en quelque sorte se prête à se lancer dedans. J'aime vraiment ces passages. J'adore certaines scènes plus calmes également. J'aime vraiment les scènes que j'ai avec Kristen.
Journaliste : Comment était-ce de regarder la version finale du film projetée sur grand écran avec une cadence de 120 images/seconde ?
Joe Alwyn : C'était un voyage. Je ne suis pas habitué à cela et je suppose que vous ne vous habituerez jamais. Mais je le regarde parfois en pensant, 'J'aime cela ou j'aurais cela. Je ne l'aurais pas fait cela ou je sais quelle scène va venir. Oh ils ont coupé un peu cela'. C'est étrange de s'en détacher ou parfois de se détacher de l'expérience derrière cela. Genre, 'Oh je me souviens de ce jour et ce que nous étions en train de faire, c'est à ce moment-là que cela s'est produit'. C'est très étrange. Je pense qu'il faudra encore quelques visionnages. Plus vous le voyez, plus vous serez en mesure d'espérer avoir un peu plus de perspective sur lui.
Journaliste : De quelle manière pensez-vous que cette expérience de travail avec Ang va affecter le reste de votre travail et de quelle manière approchez-vous d'autres rôles ?
Joe Alwyn : J'ai simplement été chanceux de travailler avec lui pour ce film. De toute évidence, c'est un personnage tellement formidable avec une distribution tellement géniale que je veux continuer de faire cela et trouver des projets qui me passionnent.


Source: ScreenCrush 


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