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jeudi 21 décembre 2017

Personal Shopper : Le film parmi le top des '7 Films Les Plus Méconnus de 2017' selon The Daily Beast

Personal Shopper d'Olivier Assayas avec Kristen dans la peau de Maureen figure parmi le classement des '7 Films Les Plus Méconnus de 2017' selon The Daily Beast.



Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

Les gens oublient qu'avant ces films de vampires émotifs terriblement populaires, Kristen Stewart était une actrice de personnage par excellence ; une artiste dont la vulnérabilité douloureuse, associée à un mélange de gros plans douloureux, remue l'âme. Son association créative avec l'auteur français Olivier Assayas, qui a débuté avec le film Clouds Of Sils Maria en 2014, se poursuit avec Stewart représentant une jeune femme endommagée qui, lorsqu'elle n'achète pas des robes haut de gamme et des bijoux par sa patronne, tente de contacter son frère récemment décédé dans le monde des esprits. Et Stewart, les nerfs à vif et secousses accrue, s'avère être le navire parfait pour le voyage paranoïaque d'Assayas. 


Via: @Mel452

vendredi 21 juillet 2017

Personal Shopper : Le film parmi les 'Meilleurs Films De 2017 (Sortis A Ce Jour)' selon The Daily Beast

Sorti dans les salles américaines en mars dernier, Personal Shopper d'Olivier Assayas avec Kristen figure dans le top des 'Meilleurs Films De 2017 (Sortis A Ce Jour)' selon The Daily Beast. 



Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

Personal Shopper

Le film le plus impressionnant de cette année à l'heure actuelle, de l'humble avis de cet écrivain, est le dernier d'Olivier Assayas : une méditation effrayante et séduisante sur le chagrin, la célébrité et les défauts de l'âge adulte. Kristen Stewart (au meilleur) joue l'acheteuse de mode d'une célébrité. Entre les tâches rébarbatives, elle est hantée par la mort de son frère jumeau, dont le fantôme (en est-ce vraiment un ?) guide l'esprit apparenté à se rebeller contre la situation drainant son âme dans la vie. Entre celui-ci et le stellaire Clouds Of Sils Maria, il y a peu de meilleurs duos de réalisateur/acteur qu'Assayas et Stewart, avec l'ingénieux cinéaste français qui fait ressortir le meilleur de sa muse américaine.


jeudi 1 octobre 2015

Equals : Interview de Kristen avec The Daily Beast

A l'occasion de la press junket d'Equals lors du Festival International du Film de Toronto (TIFF15), Kristen évoque le film, Nicholas Hoult, Drake Doremus et la nouvelle génération avec The Daily Beast.


Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

L'actrice acclamée s'est assise avec Marlow Stern pour discuter de son nouveau film de science fiction Equals, de Kim Davis et de l'importance de céder à l'émotion.

'Non seulement elle est vraiment belle, mais elle est si vulnérable', dit le réalisateur Drake Doremus. 'Vous aimez simplement la regarder. Il y a beaucoup de choses qui se passent sous la surface'.
Le réalisateur se répand sur la myriade de talents de sa star Kristen Stewart, qui possède non seulement non seulement un visage en gros plan meilleur que toute autre actrice, mais, en raison d'une retenue émotionnelle, elle a la capacité étonnante de transmettre plus avec un clin d’œil ou un haussement d'épaule que la plupart des gens avec un monologue de 5 pages. Et croyez Doremus – l'homme connaît une chose ou deux au sujet des actrices de talent, ayant présidé un certain nombre de filles en devenir portant le nom de Felicity Jones et Jennifer Lawrence dans son long métrage lorsqu'il était étudiant en licence Like Crazy.

Equals, le dernier film de Doremus, qui a eu son avant première nord américaine au Festival International du Film de Toronto. Dedans, Stewart joue Nia, une jeune femme vivant dans une société future harmonieuse surnommée The Collective, dans laquelle tout le monde est surveillé dans des costumes blancs Nehru et les émotions ont toutes été éradiquées. Ceux qui montrent des émotions sont surnommés 'Les Défectueux' et ils sont envoyés à l'infirmerie pour être tués. Lorsque son collègue Silas (Nicholas Hoult) tombe amoureux de Nia, les deux sont obligés de s'enfuir ou de faire face à la mort.

Il s'agit d'un film qui explore le premier amour et il ne pouvait venir à un meilleur moment pour Stewart et Hoult. Le tournage a débuté en août 2014 et le couple de jeunes stars venait tout juste de vivre des ruptures hautement médiatisées (Robert Pattinson et Jennifer Lawrence, respectivement).
'C'était incroyablement douloureux', dit Stewart, assise en face de moi dans une discothèque vide du centre ville de Toronto. 'Ugh, putain tuez-moi. C'était vraiment une bonne période pour nous deux pour faire ce film. Certains de mes amis n'ont pas vécu ce que j'ai vécu ou certaines personnes ont goûté à un jeune âge relativement parlant et nous nous attendons pas à faire quoique ce soit. Tout ce que nous avons fait était une exploration et une méditation sur ce que nous savions déjà'.

'Nous nous sommes tous sentis proches par rapport à ce que nous avons vécu et utiliser ça était tellement effrayant', a t-elle continué. 'Et de le reconnaître, de le ressasser et de plonger à nouveau dedans ? Habituellement, vous voulez avancer. Mais au moins, nous pouvons une partie de cela pour [faire quelque chose] de bien. Ce film a été une méditation sur les premières et une méditation sur le maintien et une méditation sur les flux et mouvements de ce qui vous fait aimer quelqu'un – vos sentiments par rapport à vos idéaux, l'éclatement des papillons [dans le ventre], l'éclatement de vos rêves dont vous pensiez qu'ils étaient possibles et ce que vous devez composer avec les choses qui deviennent plus réalistes'.

'Les relations', ajoute t-elle, 'Vous ne savez foutrement simplement jamais'.
The Daily Beast a discuté avec Stewart, dont la récente relation a fait couler beaucoup d'encre, à propos des nombreux messages d'Equals et bien plus encore.

Journaliste : Les films de dystopie servent généralement des allégories intéressantes. Pour Equals, j'ai vu ça en tant que critique de la Génération Y [note du staff : 'génération médicaments'], et de quelle manière, tout particulièrement en Amérique, les adolescents sont [sujets] à une sur-prescription et d'une sur-médication. Ils semblent, dans de nombreux cas, comme une solution fourre-tout paresseuse pour remédier à la volatilité émotionnelle inhérente des jeunes.
Kristen Stewart : 'Oh, vous ressentez quelque chose ? Nous pouvons vous aider avec ça'. L'auto exploration passe à la trappe avec les médicaments. Vous vous dites', 'Oh mon dieu, j'ai un petit mal de ventre' et ils vous disent, 'Venez, nous pouvons vous aider avec ça'. Eh bien, avez-vous ce mal de ventre ? Peut être est -ce parce que votre tête est dans votre estomac, donc peut être qu'il y a quelque chose que vous ignorez sur laquelle vous pouvez travailler. Non, je suis complètement d'accord. 

Journaliste : Le film m'a également frappé comme étant sur le déni de l'amour. Ceci est une question qui vient sur le devant de la scène en Amérique d'une grande manière lorsque vous observez le mouvement des droits des homosexuels, où, malgré la décision de la Cour Suprême de légaliser le mariage pour les personnes du même sexe, un large segment de la population – les Républicains, surtout – qui croient encore que la communauté LGBT devrait se voir refuser le droit à l'amour. Et nier à quiconque un droit humain à quiconque peut rendre dingues les gens.
Kristen Stewart : Foutrement d'accord. C'est dingue. C'est bizarre parce que si vous êtes ouvertement émotionnel à propos de quoique ce soit, les gens discréditent ce que vous pensiez être potentiellement contributif, parce que tout ce qui est ouvertement émotionnel peut être considéré comme une faiblesse. C'est intéressant ce que vous dites à propos de la manière dont aujourd'hui nous essayons supprimer les émotions ou les irrégularités avec les drogues et de juger les gens contrôlés par les médicaments, parce que je pense que nous sommes plus à l'écoute et plus honnêtes avec nos émotions de nos jours que nous ne l'avons été par le passé. Je pense que à nos grands parents ou leurs grands parents et vous pensez au patriarche de la famille qui ne montre jamais ses émotions – avec les femmes, également. Lorsque nous avons dépassé cela, les médicaments ont augmenté. C'est bizarre. Les deux choses ne vont pas vraiment ensemble.

Journaliste : Je voulais revenir à la question du déni de l'amour. Avez-vous suivi les informations à propos de Kim Davis, l'employée administrative du Kentucky qui a refusé à un couple du même sexe leur certificat de mariage, qui a été envoyée en prison et qui a ensuite été martyrisée par pas mal de monde appartenant à l'aile droite [politique] ?
Kristen Stewart : Ouais. Oh mon dieu ! L'avez-vous vu sortir de prison ? Honnêtement, cela me rend vraiment profondément mal à l'aise. Je me sens vraiment mal pour elle. N'importe qui qui est tellement fermé face aux choses qui sont si évidentes ? Imaginez les autres choses qu'elle rate dans la vie. Je ne vais pas faire de grandes déclarations à son sujet personnellement, mais si quelque chose de tellement évident, comme ce sujet …

Journaliste : … D'avoir tellement de haine dans votre cœur doit être terrible.
Kristen Stewart : C'est pour ça que je me sens mal pour elle. Je me dis, 'Oh ma pote, ça doit craindre'. Cette peur de l'inconnu paralyse les gens, attise la haine et c'est simplement très triste.

Journaliste : Revenons à la Génération Y. Comme vous l'avez dit, les gens peuvent être en phase avec leurs émotions, mais peut être qu'elles ne sont pas explorées. Ce n'est pas un nouvel argument, mais il semble qu'il y ait un manque d'intimité de nos jours. Nous sommes 'connectés' par la technologie, mais notre interaction réelle d'humain à humain a considérablement diminué. Nous ne demandons pas aux gens les directions, nous les consultons dans notre téléphone. Et les putains de canes à selfie ! Grands dieux qu'on les interdise, arrêtez-vous et demandez à quelqu'un de vous prendre en photo.
Kristen Stewart : Nous arrivons à ce monde neutralisé, déconnecté.

Journaliste : Et il est normal que vous ayez tourné ce film au Japon, parce qu'ils n'ont même plus de relations sexuelles là-bas. Près de 50 % des majeurs japonais n'ont plus de relations sexuelles et ils disent que si ces tendances perdurent, la population pourrait être réduite de moitié d'ici à 2100.
Kristen Stewart : Ils n'ont pas de relations sexuelles. C'est fou. Vous pouvez apprécier une culture à un degré par la façon dont ils reçoivent les films et la manière dont ils reçoivent une célébrité connue – comme Nick et moi le sommes, je suppose. Donc, au Japon, je peux flâner dans les rues sans aucun problème parce que personne ne viendra à moi, à la différence de l'Italie où je ne peux même pas faire un pas parce que tout le monde essaie littéralement de me prendre dans ses bras et de m'embrasser et de m'approcher physiquement.

Journaliste : J'ai passé du temps en Italie avec une amie. Ils peuvent être physiques là-bas.
Kristen Stewart : Oh ils sont physiques. Ils sont vraiment physiques. Ouais, c'est bizarre. C'est agréable de raconter cette histoire, je suppose, mais je pense toujours que cette crainte d'être sujet aux émotions de quelqu'un existe depuis toujours. Mais, c'est l'aspect de médicament que je trouve le plus intéressant. Je connais beaucoup de gens sous médicaments qui n'ont pas de problèmes mentaux. Tous les problèmes émotionnels ne sont pas des 'problèmes mentaux'. Ils ne vont pas tous de paire.

Journaliste : Je ne dis pas que cela s'applique à tout le monde bien sûr, mais les amis que j'ai qui se sont débarrassés de leurs médicaments pour des trucs comme la dépression ou l'anxiété semblent tellement mieux. Ils sont émotionnellement plus bruts, mais plus réels.
Kristen Stewart : Ouais. Pour autant que nous le connaissons, vous prenez une dose de ça et cela peut être vachement beau, alors pourquoi réduire le sentiment de quelque chose ? Pourquoi s'empêtrer soi-même ? Je ne suis pas sous antidépresseurs. Je pense que c'est bizarre.

Journaliste : Il y a la grande scène de premier baiser dans Equals, dans lequel Nick et vous sont dans cette salle de bain aux couleurs bleues et vous vous touchez – et ensuite vous vous embrassez – pour la première fois dans une musique qui croît. Comme c'est le premier baiser, était-ce difficile à calibrer ? Vous ne pouvez pas le faire paraître comme expert, mais vous ne voulez pas être comme la séquence de rêve de Dumb & Dumber, non plus.
Kristen Stewart : Nous n'avions jamais fait ça ! Notre idée était qu'ils avaient appris comment la conception s'était produite dans notre histoire, mais c'est un concept complètement inexplicable maintenant, donc le baiser n'était même pas dans le manuel. C'est l'équivalent de ce que vous apprenez au collège aujourd'hui à propos de la manière de concevoir des enfants. Nous voulions le faire paraître étranger et nous l'avons trouvé et complètement naturel – mais nouveau. Chaque partie pivotante vraiment émotionnelle du film avait infusé avec un certain morceau de musique, lequel, heureusement, nous avons réussi à placer dans le film. La plupart des acteurs utilisent des chansons qui les font pleurer eux-mêmes.

Journaliste : Vous le faites ?
Kristen Stewart : En fait, je ne le fais pas. Si je suis vraiment, vraiment sous pression et que j'en ai besoin, je le fais.
Journaliste : Quelle musique voudriez-vous écouter dans une situation comme celle-ci pour faire monter les larmes ?
Kristen Stewart : A l'heure actuelle … Avez-vous déjà écouter Love & Mercy ?

Journaliste : J'ai adoré.
Kristen Stewart : J'adore foutrement cette chanson [Love & Mercy]. Je ne pouvais pas penser à ça et commencer à être émotive. Putain cela m'anéantit totalement. C'est tellement simple, mais étant donné que Brian Wilson avait vécu ça à cette époque et qu'il était encore capable d'écrire cette chanson à ce moment étant donné son environnement et les gens qui l'entouraient était tellement plein d'espoir.

Journaliste : Vous souvenez-vous de votre premier baiser ?
Kristen Stewart : Oui absolument ! C'était horrible ! C'était tellement mauvais. C'était foutrement repoussant. J'avais 14 ans et c'était dégoûtant. Ce n'était pas bon. [Rires] Mais la première fois quelque chose en vous s'ouvre et affecte votre corps entier et il a ce contrôle sur vous, ça fait peur parce qu'il y a ce produit chimique qui est libéré que vous devenez accro. Cela donne l'impression que vous n'avez plus de libre arbitre. Je connais ce putain de sentiment. Lorsque j'ai lu le scénario, j'étais tellement intimidée parce qu'il y avait plusieurs réveils par lesquels vous passez en tant que jeune personne – et je suis sûre qu'il y en aura plus alors que je vais vieillir – mais j'ai eu plusieurs moments de révélation, qui m'ont ouvert les yeux. Et je ne pense pas que tout le monde soit nécessairement affecté par ça ou apprécie la beauté physique et je pense que nous avons été insensibles à la beauté physique à cause des films que nous regardons et toutes les images qui projetées sur nos visages tout le temps. Nous n'apprécions pas vraiment le corps, la nature, un putain de lever de soleil.
Vous vous renfermez facilement sur vous-même vis à vis de certaines choses parce que vous voulez donner l'impression que vous savez tout ou que vous n'êtes pas faible – l'émotion est souvent confondue comme étant une faiblesse – donc lorsque les émotions indéniablement vous affectent physiquement, je pense que c'est un cadeau. Les gens sont tellement bon pour mettre ça en veille, que nous voulons illustrer ça dans le sens le plus sévère et le plus basique – et c'était vraiment effrayant.

Journaliste : Nick et vous avez tous les deux exploitez les émotions du premier amour en tournant ces séquences. Qui, comme vous l'avez dit, est effrayant. Mais était-ce finalement cathartique ?
Kristen Stewart : Ouais. Cela aurait pu être le concept le plus mignon, le plus banal, mais la tentative complète était de rendre à nouveau cette fraîcheur. Si vous avez été blessé – vous savez lorsque vous avez rompu avec quelqu'un et que vous regardez quelqu'un marcher dans la rue en tenant la main et que vous pensez, 'Ugh, donne-moi une putain d'année. Fais-moi savoir ce que tu ressens dans un an. Ugh, je ne crois pas en ça', eh bien si nous faisions nos boulots correctement, alors cela vous rappellerait que vous pouvez certainement revenir à ça et [constater] à quel point ces sentiments étaient difficiles, géniaux et plein de vie au début.
Source: TheDailyBeast



samedi 11 octobre 2014

Interview de Kristen avec "The Daily Beast"

Interview très intéressante de Kristen avec The Daily Beast, où elle parle de Camp X-Ray, de son jeu d'actrice, de Juliette Binoche, des femmes réalisatrices et du féminisme.


Traduction faite par le Staff de Kstew France. Merci de nous créditer AVEC lien si vous la reprenez ailleurs.

La Résurrection de Kristen Stewart.

Cela fait deux ans depuis la fin de Twilight et ce raffut des tabloïd. Maintenant, l'actrice est de retour avec un trio de remarquables performances dans des films indépendants. Elle ouvre son dernier chapitre.

(...)

Camp X-Ray a été tourné avec budget limité de 1 million de dollars, mais il semble bien plus gros que ça.

C'est bizarre de dire que le cadre est plus petit comparé à ce que vous voyez, mais si vous pensez à ça, on avait essentiellement trois endroits et on l'a tourné en 20 jours. La clé du budget est que c'était trop rapide et on l'a juste abattu.

Cela fait deux ans depuis que vous avez tourné votre dernier film, Blanche-Neige et le Chasseur. Étiez- vous plus difficile à la suite de Twilight parce que vous saviez que vous étiez sous le microscope ?

Je ne suis jamais vraiment précieuse sur le choix des projets dont je n'ai pas chaque éléments sûr qui garanti une bonne expérience et/ou un succès. Il y a beaucoup de risques impliqués dans ce travail, et ça ne me dérange pas. Cela pourrait être un mauvais film ! Il pourrait être horrible. C'est avec la première fois d'un réalisateur. Mais j'aurais toujours ce que j'ai dégagé du film s'il ne s'avérait pas aussi bien que c'était.

Vous avez tendance à prendre ces sauts. Je me souviens que Leonardo DiCaprio a dit une fois qu'il a pour politique de ne jamais travailler avec la première fois des réalisateurs.

C'est intelligent. J'ai eu des expériences qui m'ont fait me dire, "je devrais faire attention et être sûr que chaque partie est solide et que je ne serais pas déçue." Si j'étais un réalisateur, je serais extrêmement conscient de ma filmographie. Cela en dit long à propos de la différence entre mettre votre nom sur quelque chose et la posséder au lieu d'être une toute petite partie de ça. Les acteurs doivent travailler tous le temps. Si je fais un mauvais film de temps en temps, je m'en fiche. Je n'ai pas travaillé après Blanche-Neige et le Chasseur pendant deux ans, mais c'est parce que beaucoup de ces projets ne sont pas venus ensemble. Je suis résolue mais je ne suis définitivement pas une planificatrice.

J'ai eu ces discussions avec des amis, et je disais, "Kristen Stewart est une bonne actrice," et ils n'étaient pas d'accord. Ensuite, je leur ai demandé quels films ils ont vu de vous, et ils ont juste dit, "Les films de Twilight." Donc ils n'avaient pas vu, disons, Panic Room, Speak, Into the Wild, Adventureland, etc. Pensez-vous que ces films ont injustement coloré les opinions sur votre talent en tant qu'actrice ? 

Honnêtement, je m'en fiche. C'est bien. Je suis très heureuse de faire ce que je fais. Je suis sûr qu'il y a beaucoup de personnes dehors qui détestent mes films même s'ils les ont tous vu, comme je suis sûr qu'il y a des personnes qui sont obsédés par Twilight et qui disent, "J'ai regardé la saga et elle m'a complétement déçu, et ensuite ils ont regardé tous ses autres films et je la déteste vraiment !" Et c'est cool ! Juste ne regardez pas mes films.

Avec Camp X-Ray, c'est un sujet assez lourd avec Gitmo. Le président Obama a promis de fermer cet endroit en 2009, mais rien n'a été fait encore. Cela faisait partie de l'attrait au projet qui brille dans ce fléau bizarre de l'Amérique ?

J'ai été obligé d'enquêter vraiment. Je savais que Obama voulait le fermer, et je savais que tous le monde le voulait aussi. La plupart des personne à qui vous parlez en Amérique veulent l'enlever de leurs esprits. Je n'ai pas sauté dans ce film pour faire une énorme déclaration politique, mais c'est une histoire très intéressante dans un contexte intéressant, et c'est plus un coup dans l'épaule pour vous rappeler que cette chose est là.

La relation de votre personnage avec le détenu joué par Peyman nous rappelle de l'humanité de ces personnes. On a tendance à voir ces présumés terroristes comme des sans-noms, des "autres" sans visages, quand ils sont aussi des êtres humains.

En tant qu'Américains, on devrait absolument aspirer à plus que ça. Si vous identifiez quelque chose de "mauvais", les gens vont justifier les choses les plus terrible. Juste parce que vous suivez des choses plus importantes, tout d'un coup vous amenez quelqu'un dehors et personne ne porte la responsabilité de quoi que ce soit.

Le film ne montre pas les pratiques les plus controversés de Gitmo - comme la torture par l'eau, la privation de sommeil, l'alimentation forcée, etc.

Il y fait allusion. Mais si on montre toutes ces choses, les gens voudront instantanément diaboliser le film. Vous voyez quelque chose comme ça et cela devient très polarisant. Oui, c'était cool d'être dans un film sur Gitmo, c'était cool de jouer un soldat, et c'était cool de rappeler aux gens que ça existe toujours, mais je pensais aussi que c'était cool de jouer une fille Américaine simple qui voulait trouver sa voie et aspirer à quelque chose de plus grand qu'elle - seulement de trouver cette chose n'est pas si simple. La plupart des gens de chaque état pense ,"Eh bien, bien sûr c'est une chose géniale de signer pour l'Armée," et il n'y a aucune question posé derrière ça - jamais.

Elle se fait vraiment emporté avec tous ce patriotisme d'après le 11 Septembre et signe pour le devoir de Gitmo, seulement pour trouver que ce n'est pas ce qu'elle pensait du tout.

Elle est simple, pas très intelligente, et vraiment socialement inadéquate - mais c'est une bonne personne. Donc, si vous ne pouvez pas signer, mettre un uniforme, et vous effacer, vous ne pouvez plus vous considérer vous-même désormais. Vous pouvez prendre l'individualité hors de de ça et dire, "eh bien, ceci me définit. Je suis bonne grâce à ça." Et quand ça ne s'avère pas vrai, vous vous contentez de qui vous êtes. Tout ce qu'elle veut c'est penser, "Ils ont fait le 11 Septembre, ils sont mauvais, je les emmerde, je vais faire mon travail et je vais le faire bien." Mais ensuite, elle descend là-bas et elle ne peut pas l'accepter; elle ne peut pas se conformer à ça.


C'est vrai. L'erreur que nous faisons ce n'est pas de voir ces détenus comme des personnes, aussi. Nous sommes des personnes.

C'est essentiellement très mal, c'est fou. C'est une idée ridicule pour vous de penser que vous savez tout sur tout dans la vie - autre que de prendre soin de vos compatriotes. D'où pouvez-vous penser autrement ? Ces deux personnes ne pouvaient pas être plus de monde et de point de vue différents, et probablement pas d'accord sur la plupart des choses, mais il y a un fil rouge pour nous tous - et c'est ce que les gens oublient, et c'est ce qui rend les gens capable de faire des choses terribles aux autres. Qu'est-ce qui vous rend différent d'une autre personne qui marche sur terre ?


C'est un jolie film déchiré sur les gros titres. Quels sont les problèmes qui vous passionne à propos des nouvelles ?

Je ne veux pas du tout parler de ces merdes. Croyez-moi, je ne fais que demander. Quand vient le temps de se lever et de changer les choses, je ne suis pas le genre de personnes à crier sur les toits. Juste parce que vous êtes un acteur et aux yeux du public, les gens pensent que c'est comme ça que vous devez être. Mais il y a d'autres moyens de faire ça. Ce n'est pas moi.

Quand vous parlez de Camp X-Ray, Still Alice, et Clouds of Sils Maria, ce sont trois films ancrés par des femmes fortes, avec des défauts et compliquées. Ces films ont tendance à être une rareté à Hollywood, et viennent des emballages des plus petits indépendants.

Juliette [Binoche] et moi avons parlé de ça parce que cette question se pose, et elle a dit, "Oh, je ne répond plus à ces questions. C'est trop cliché." Et j'ai dit, "eh bien, c'est trop cliché parce que c'est entièrement vrai." Et elle a répondu, "Oui, peut-être à Hollywood." Parce que en France, en raison de l'histoire des réalisateurs français ayant des relations romantiques avec leurs actrices principales, ils ont tendance à raconter des histoires plus centrées sur les femmes. En Amérique, il y a plus de réalisateurs masculins que féminins, et ils veulent raconter plus d'histoire masculines. La plupart de nos grands films dont nous sommes fiers, vous avez Bob De Niro, Jack Nicholson, et la bravade est écrasante. Et cela continue toujours. J'ai lu un million de scénarios et les gens disent que je choisis soigneusement mes scénarios, mais c'est juste tellement évident quand le rôle est différent et complexe, et pas une fille typique et archétype, parce que ils sont trop rare. Ce n'est pas pour faire cliché, mais c'est un business dominé par les hommes et motivés.

"C'est un monde d'homme" ("It's A Man's World") pour citer James Brown.

[Rires] Ouais. Mais c'est bon, parce que c'est amusant d'être un outsider.

Il faut juste plus de réalisateurs féminins.

Exactement ! C'est tout. Je le ferais.

Une étude de cas serait la réalisatrice de Twilight, Catherine Hardwicke. C'est une réalisatrice très accomplie et, cinq ans après avoir réalisé ce film, son dernier film était directement en DVD. Cela doit être le signe d'un problème de l'industrie, qu'elle a essentiellement donné Le Chaperon Rouge avant que son pouvoir ne soit enlevé. Un réalisateur homme a plus de chances.

Ouais, c'est vrai. C'est une chose que les femmes ont à faire - vous devez persévérer. C'est ce que nous avons fait. Vous devez faire quelque chose qui est indéniablement bon. Si une femme fait un mauvais film, ou fait quelque chose de stupide, alors la porte se ferme. C'est foutu.

Beaucoup de jeunes actrices de nos jours ne veulent pas être un label de féminisme. Cela semble être quelque chose de générationnel, où les gens d'une génération plus vieille le voit pour sa définition - égalité pour les hommes et les femmes - tandis que les générations plus jeunes pour une raison quelconque considèrent ça comme un terme plus conflictuelle.

Je vois ce que vous voulez dire. C'est étrange à dire n'est-ce pas ? Comme, qu'est-ce que vous voulez dire ? Vous ne croyez pas en l'égalité pour les hommes et les femmes ? Je pense que c'est une réponse de type trop agressif. Il y a beaucoup de femmes qui se sentent persécutées et vont sur ce sujet, et parfois, je suis, "honnêtement, calme, parce que maintenant vous allez dans une direction différente." Parfois, la voix la plus forte de la pièce n'est pas nécessairement celle que vous devriez écouter. Par notre seule nature, pensez à ce que vous dites et dites-le - mais ne le criez pas aux visages des gens, parce qu'ensuite, vous nous discréditez.
En rapport à ma petite possibilité, les gens disent, "Si vous voulez être dans l'industrie du film en tant que femme, vous devez être une salope." Non, vous allez ruiner toute chance que vous avez et nous donner une mauvaise réputation. C'est la surcompensation où va notre génération, "Calme." Parce que cela sera plus facile pour nous, et parce que nous n'avons pas autant de colère, donc c'est comme si on ne pouvait être derrière et cela serait embarrassant. Mais cela étant dit, c' est une chose très ridicule à dire que vous n'êtes pas une féministe.

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