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jeudi 24 septembre 2020

Seberg : Interview de Benedict Andrews avec Film Rezensionen (Allemagne)

A l'occasion de la press junket européenne de Seberg, le réalisateur Benedict Andrews mentionne longuement Kristen et ses partenaires Anthony Mackie et Jack O'Connell et la directrice de la photographie Rachel Morrison dans une interview avec Film Rezensionen. Il parle également du film, du tournage, des personnages ou encore du contexte historique et du mouvement des Black Panthers.



Traduction faite depuis l'allemand par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

Journaliste : Qu'est-ce qui vous a intéressé ou inspiré dans l'histoire de Jean Seberg ?
Benedict Andrews : Je me suis intéressé à cette période de sa vie lorsque son succès en tant qu'actrice, son engagement politique et sa vie amoureuse se sont croisés. Jean était une personne très idéaliste qui a essayé d'exprimer une cause juste, ce qui l'a finalement placée dans la ligne de mire d'une grande écoute téléphonique du FBI. Cette action l'a finalement brisée, sa vie privée a été gravement perturbée, tout a été approuvé par l'Etat. D'une certaine façon, c'était une découverte fascinante pour moi et un sujet très complexe.


Journaliste : De nos jours, de nombreuses célébrités utilisent leur popularité pour exprimer leurs opinions politiques ou soutenir des mouvements. Quelqu'un comme Jean Seberg serait-il traité différemment aujourd'hui qu'il ne l'était dans les années 60 ?
Benedict Andrews : Pour être honnête, je ne sais pas car mon film est un exemple très spécifique dans un contexte très spécifique. Bien sûr, aujourd'hui, les réseaux sociaux et Internet permettent à de nombreuses célébrités d'exprimer leur opinion sur des questions politiques, mais dans le cas de Seberg, nous avons également un cadre sociopolitique très particulier. Parce que les mouvements politiques politiques afro-américains au sein des médias grand public ainsi que le FBI raciste étaient perçus comme une menace, il est devenu une cible. Cela avait moins à voir avec la nature de son engagement politique, qui, contrairement à celui de Jane Fonda, par exemple, n'était en aucun cas si public. L'engagement de Jean était principalement de nature privée et se reflétait dans ses dons pour la Malcom X Foundation ou les Black Panthers.

Ce que je trouve si terrifiant dans leur histoire, c'est la façon dont la surveillance est dirigée contre une personne et la change, la conduit au bord du gouffre, et tout cela pour des raisons purement politiques. À cela s'ajoute la façon dont cette institution a utilisé la vie privée de la personne concernée comme une arme dirigée contre elle, l'a discréditée et a diffusé des 'fake news' à son sujet. Dans notre monde, nous vivons avec la réalité d'une guerre de l'information, qu'elle soit vraie ou fausse. Jean Seberg est, si vous voulez, l'une des premières victimes de cette guerre.


Journaliste : En ce qui concerne Una et Ray, un jour, vous avez déclaré que vous vous intéressez aux personnages dont les expériences les rendent étrangers à eux-mêmes. Comment cela pourrait-il s'appliquer aux personnages de Against All Enemies ?
Benedict Andrews : Si vous regardez un personnage comme Jean Seberg dans mon film, vous pourriez dire que son expérience est similaire à celle du personnage de Jack O'Connell. Les deux doivent affronter le feu et dans le cas de Jean, cela entraîne la destruction ce qu'elle considère comme la vérité et la réalité. C'est la conséquence de la surveillance et des mensonges qui se répandent à leur sujet. Elle est prise dans une spirale associée à des pertes personnelles élevées.

Cette expérience lui donne une perception modifiée du monde, que l'on peut ressentir dans les derniers instants du film. Ensuite, elle n'est plus cette femme un peu naïve, très impulsive que nous avons rencontré au début du film. Des personnages comme Blanche DuBois dans Un Tramway Nommé Désir de Tennessee Williams ou King Lear, mais aussi des personnages comme Una et Ray doivent passer par cette douloureuse expérience pour ensuite arriver à une autre compréhension de leur monde. Ce processus est très complexe et pas réellement facile à définir.

Parallèlement à l'histoire de Jean, le personnage de Jack O'Connell connaît un développement similaire. Il passe d'un homme qui croit aux valeurs démocratiques et à l'intégrité morale du FBI à quelqu'un qui, en voyant ce qui arrive à Jean, voit à quel point ce système est corrompu. Parce que sa vérité, son monde, a aussi changé, il devient finalement un lanceur d'alerte, une personne qui s'est complètement émancipée de son personnage au début du film.


Journaliste : La scène dans laquelle les personnages de Kristen Stewart et Anthony Mackie répètent un dialogue à partir d'un scénario est très belle, bien interprétée et mise en scène. Pouvez-vous nous dire quelque chose sur la création de cette scène ou d'autres dont vous être particulièrement fier ?
Benedict Andrews : Dans cette scène, nous voulions montrer la vie de Jean en tant qu'actrice d'une part, mais aussi faire la lumière sur sa liaison avec Hakim (Anthony Mackie). Hakim a un aperçu de leur mode, mais dans ce jeu de conversation qu'ils répètent, il a également une idée de qui elle est et peut être. J'aime la façon dont Anthony Mackie joue dans cette scène et le lieu, qui était incroyablement beau. La scène qu'ils jouent tous les deux, c'est à dire celle du scénario de fiction du film, se rapproche très étroitement d'une scène du film de Seberg, La Kermesse de l'Ouest, mais nous avons changé et un peu ajusté le dialogue pour le film.

En général, il y a beaucoup de choses dont je suis fier dans ce film. Cela inclut la subtilité de l'interprétation de Jack O'Connell et le portrait très courageux de Jean Seberg par Kristen Stewart. Une scène très excitante et dramatique que j'aime beaucoup est la fête d'anniversaire des enfants. D'une part, c'est une occasion heureuse, presque idyllique avec les nombreux enfants, le beau temps et le barbecue, mais ensuite, vous apprenez que Zazie Beetz, qui joue la femme de Hakim dans le film, connaît l'affaire et confronte avec Jean avec elle. Elle l'insulte en tant que touriste qui ne s'intéresse que superficiellement aux préoccupations des Noirs pour des raisons de prestige. En plus de la performance dans la scène, j'aime la façon dont la complexité des relations entre les personnages est montrée ici.

Un autre exemple de scène que j'aime est la séquence de Jean dans la piscine, alors que le processus de son déclin mental dû à la traque et à la surveillance est bien engagé. Sur le plan visuel, je trouve cette séquence belle et très complexe.

Journaliste : Je trouve également intéressante la scène avec les personnages de Jack O'Connell et Vince Vaughn, lorsqu'ils dînent tous les deux avec leurs familles et que le persnnage de Vaughn a soudainement une dispute très forte avec sa fille.
Benedict Andrews : Cette scène montre à peu près le cauchemar républicain-conservateur. [Rires] Le personnage de Vince est quelqu'un qui mène quelque chose qui ressemble à une guerre avec son fils et sa fille lorsqu'il parle de son fils rejoignant une commune. En même temps, cette guerre est aussi celle qu'il mène dans son travail : faire des Etats Unis un pays dominé par des blancs, conservateurs, très masculins. Il s'agit d'un personnage qui essaie de garder le contrôle, mais qui perd le contrôle.

De plus, la scène est intéressante car ici le FBI n'est plus perçu comme une simple machine ou une institution, mais en tant que spectateur, on a un aperçu de la vie privée des enquêteurs.

Il était important pour moi que chaque scène fasse référence à la relation entre Jean et Jack. Alors quand le personnage de Vince s'agace à la fin de la scène et demande à qui elle ressemble en regardant sa fille et sa coupe de cheveux courte, le film revient sur cette relation entre Jack et Jean.


Journaliste : Pouvez-vous nous parler un peu de votre collaboration avec la directrice de la photographie Rachel Morrison ?
Benedict Andrews : L'une des décisions les plus importantes que nous ayons prises concernant l'aspect du film était que nous voulions utiliser de vrais appareils photo argentiques, pas des appareils photo numériques. Même si nous devions nous contenter d'un budget limité, nous voulions faire un film formellement similaire aux films des années 60, mais aussi à ces thrillers conspirationnistes du début des années 70, notamment les œuvres d'Alan J.Pakula (Klute, Witness A Conspiracy, The Untouchables). En général, il fallait trouver un langage visuel pour la surveillance, mais aussi pour l'effondrement de Jean.

De plus, nous nous sommes entretenus très tôt avec notre directeur de la production Jahmin Assa pour trouver des endroits appropriés qui devraient être provocants et expressifs. Comme nous n'avions pas l'argent pour montrer une image détaillée de l'époque, nous nous sommes plutôt focalisés sur le drame intérieur des personnages et sur la façon dont les lieux et la caméra pouvaient l'exprimer.

Rachel a beaucoup aidé avec cela, car elle peut filmer des plans extrêmement beaux et puissants avec une caméra à la main, que vous pouvez voir dans ce film, mais aussi dans ses travaux antérieurs tels que Next Stop : Fruitvale Station de Ryan Coogler. Plus particulièrement dans la dernière partie du film, le passage des enregistrements initialement statiques à ces enregistrements de caméras portables agités mais très sensibles illustre le processus et la décomposition que traverse Jean. Le spectateur est, je pense, capable de mieux comprendre ce que vit Jean.


Journaliste : Merci pour cette super conversation.


Source: FilmRezensionen

mercredi 8 juillet 2020

Seberg : Rachel Morrison mentionne Kristen & le film dans une interview avec Kodak

Dans une interview avec Kodak, la directrice de la photographie Rachel Morrison mentionne brièvement Kristen et leur collaboration sur Seberg réalisé par Benedict Andrews.




Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

(…) Une partie de l'attrait de Seberg était l'opportunité de travailler avec Kristen Stewart. 'J'ai pensé que Kristen était un choix intéressant pour jouer Jean parce qu'elle a aussi vécu une grande partie de sa vie aux yeux du public. À un si jeune âge, elle a été impliquée dans de nombreux 'scandales' publics, ce qui me fait me poser la question, 'Quel droit avons-nous de nous passer de sa présence à l'écran à sa vie privée ?'. Sa performance est vraiment très étonnante'.

'Cela a vraiment été incroyable de travailler avec chacun [des membres] de notre distribution collégiale, qui comprenait Margaret Qualley, Zazie Beetz, Anthony Mackie, Jack O'Connell et Vince Vaughn', fait remarquer Morrison. Lorsqu'on l'interroge sur son plan préféré dans le film, la candidate nommée aux Oscars répond, 'Je suis partiale pour le plan subaquatique parce que c'est inattendu. Vous êtes avec Jean depuis si longtemps au-dessus de l'eau, mais c'est ce moment fluide et puis soudain, vous plongez sous la surface avec elle'. D'autres surprises à retenir du film ? 'Benedict était obsédé par les miroirs. Il y a un thème sur la réalité contre la réalité perçue contre la réalité fracturée de quelqu'un. Même si je pense qu'il y a deux fois plus de plans de miroirs que nous en avions besoin, ils, admettons-le, assez beaux'.


(…)


Source: Kodak
Via: @Korita05

lundi 10 février 2020

Seberg : Nouveau still avec Kristen

La directrice de la photographie Rachel Morrison a partagé un nouveau still de Seberg réalisé par Benedict Andrews avec Kristen aka Jean Seberg dans une scène de Saint Joan d'Otto Preminger.




Source: @rmorrison

lundi 3 février 2020

Seberg : Interview de Benedict Andrews avec The Australian

A l'occasion de la press junket de Seberg, le réalisateur Benedict Andrews mentionne Kristen et parle de leur collaboration et de son son admiration pour l'actrice mais aussi du film, des personnages, du tournage, de la directrice de la photographie Rachel Morrison ou encore du contexte politique de l'époque dans un interview avec The Australian.



Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

Vérité et mensonges et Seberg

Le dernier film de Benedict Andrews, Seberg, examine la vie et l'activisme politique de l'actrice américaine, interprétée par Kristen Stewart.

Pour Benedict Andrews, Kristen Stewart a certaines qualités distinctives en tant qu'actrice : 'En tant qu'interprète, elle travaille dans un endroit assez brut. Elle va se lancer dans les prises et elle va se redresser souvent si elle a le sentiment qu'elle est désaccordée. Elle va cesser une prise, râler et jurer comme un marin. Elle a un baromètre de vérité incroyable'.

Lorqu'il l'a rencontrée pour la première fois dans un restaurant de Los Angeles pour discuter du scénario de son nouveau film, Seberg, elle était en mode affaires : 'Il n'y a pas eu de petites discussions. Nous avons directement plongé dans le déballage du scénario, en parlant du [personnage], et dans cette première session, c'était comme si nous avions déjà retroussé nos manches et commencé à travailler ensemble et nous n'avons jamais regardé en arrière'.

Andrews, un réalisateur australien basé en Islande qui a une longue histoire dans le théâtre et l'opéra, se tourne de plus en plus vers le cinéma.

À première vue, Seberg, son second long métrage, est un biopic un portrait de l'actrice américaine dont on se souviendra à jamais de son rôle de 1960 dans A Bout De Souffle de Jean Luc Godard : cheveux courts blond, tee shirt du New York Herald Tribune et un acte de trahison insouciant.

Le portrait d'Andrews de Jean Seberg, tiré d'un scénario de Joe Shrapnel et Anna Waterhouse, explore certains des hauts et des bas de sa carrière et de sa vie privée à Hollywood et en Europe, mais il se focalise sur l'actrice à un moment particulier.

Dans les années 60, une Seberg politiquement consciente a commencé à donner de l'argent à des causes en faveur des droits civiques, notamment en soutenant les Black Panthers. Elle a attiré l'attention du FBI, qui l'a mise sous surveillance et a utilisé des contacts avec des médias pour diffuser des histoires à son sujet qui visaient à détruire sa réputation.

Cette tension, explique Andrews, forme le centre de Seberg : 'La tragédie de voir une vie lumineuse être endommagée et détruite par le harcèlement du FBI et la vérité de sa vie transformée en mensonge'.

Le film est en quelque sorte un double portrait : il s'agit d'une exploration de la figure de l'agent fictif du FBI Jack Salomon (Jack O'Connell), un jeune agent zélé qui se lance initialement dans la tâche d'observation secrète avec une conviction totale.

Pour faire ressortir la nature obsessionnelle et voyeuriste de ce processus, Andrews a réalisé un film qui le voyait 'entrelacer l'histoire de l'observateur et de l'observé'.

Il reconnaît rapidement qu'un film sur le cinéma accentue également certains des thèmes du film : 'La surveillance a été un grand sujet dans mon travail théâtral et je pense que l'intérêt pour le voyeurisme vient avec le travail. Après tout, au théâtre et au cinéma, je passe mon temps à regarder les gens révéler les aspects les plus privés de leur vie et leurs êtres, puis j'invite d'autres personnes, le public, à venir et faire de même'.

C'est une activité à laquelle Jack, l'agent du FBI, participe également, 'en utilisant les mêmes machines que le cinéma, les caméras et les microphones, pour examiner les moindres détails de la vie de quelqu'un. J'étais très intéressée par ces parallèles entre le cinéma et la surveillance et l'idée de vérité dans les deux'.

'Jean essaie de trouver la vérité en tant qu'actrice', dit-il, 'pour exploiter ses souvenirs, rêtes et émotions les plus intimes et toutes les choses qui sont également cachées. Elle doit les révéler pour son travail. Et elle essaie aussi de trouver une authenticité dans ses convictions et sa vie amoureuse'.

Cette partie de son monde comprenait une relation avec [le membre] des Black Panthers, Hakim Jamal (Anthony Mackie).

'Jack pense qu'il cherche la vérité', déclare Andrews. 'Il croit au début du film dans le rêve américain et il croit en son rôle d'agent, qu'il mène le bon combat. Puis, il se rend compte qu'il est impliqué dans sa corruption et dans la militarisation de la vérité pour détruire les ennemis politiques'.

Pourtant, l'acte de surveillance, ajoute Andrews, la collecte des détails les plus fins de la vie d'une autre personne, permet également à Jack d'avoir un aperçu de cette vie et un lien émotionnel avec elle, en particulier lorsqu'il est le témoin d'une Seberg en chute libre. En même temps, faire un film sur un sujet cinématographique a ses risques.

'Il y a un réel danger lorsque les acteurs jouent des acteurs', explique Andrews. 'Vous pouvez vous retrouver avec un masque. Certes, Jean n'est pas aussi célèbre qu'un James Dean ou une Marilyn Monroe, mais même ainsi, un acteur peut se sentir accablé ou hanté', représentant quelqu'un avec un héritage cinématographique.

Seberg embrasse les nombreux visages de Jean, recréant des scènes de ses films, la montrant lors de photoshoots de mode, de conférences de presse, d'interviews et de plateaux de tournage, ainsi que dans ses moments les plus privés, solitaires et fragiles – et en tant que femme sous observation.

Andrews n'a jamais pensé que Stewart était vraiment en danger de tomber dans ce piège. 'Elle se souciait vraiment beaucoup de Jean et de son histoire', dit-il. 'Mais elle n'est jamais devenue protectrice et elle ne jouait jamais une idée, elle essayait toujours de trouver la personne de l'intérieur'.

'C'était important pour moi et c'était quelque chose que j'avais envie de faire à cause de ce genre de volatilité qu'elle a en tant qu'actrice'.

Lors de la production de Seberg, explique Andrews, les événements du film ont des résonances contemportaines inquiétantes. Les outils analogiques souvent maladroits de la surveillance des années 60 ont été transformés en objets familiers, omniprésents et quotidiens qui nous accompagnent partout et nous enregistrent à notre insu ou sans notre consentement.

'Il y a cette culture de masse de la surveillance et le film met en garde contre les dangers et les abus de cela', dit-il.

En même temps, Seberg a une élégance, même s'il est fait avec ce qu'Andrews décrit comme 'un budget indépendant décousu, bien en dessous de [celui pour] un film d'époque tourné sur pellicule à LA devrait l'être'.

Il attribue une grande partie de cela à la directrice de la photographie Rachel Morrison et au créateur de costumes Michael Wilkinson, qui ont travaillé aux côtés du concepteur de production Jahmin Assa.

Né en Australie, Wilkinson, qui a été nominé pour un Oscar pour American Hustle, a une liste éclectique de films de super héros, de l'imagination et de films indépendants à son nom et a déjà travaillé avec Stewart sur l'un des films Twilight.

Pour Seberg, Andrews dit que le défi du créateur était d'invoquer les mondes distinctifs d'Hollywood, du FBI et des Black Panthers, et 'je pense que son travail est tout simplement stupéfiant'.

Et Morrison, dit-il, était particulièrement impressionnante dans sa façon d'aborder le travail de la caméra portable dans la seconde moitié du film, lors de scènes qui traduisent la vulnérabilité et le désespoir de Seberg.

'Elle est intelligente', dit-il. 'Très sensible et elle avait une excellente équipe qui travaillait avec elle. Nous étions tous les deux très heureux de tourner sur pellicule et nous voulions tourner un film avec une sensibilité très contemportaine en termes de narration tout en se penchant en même temps sur ces thrillers de paranoïa des années 70. Nous nous sommes inspirés de ceux-ci, nous avons utilisé des objectifs similaires à ceux utilisés par Gordon Willis (sur des films tels que The Parallax View et Klute), mais nous n'avons jamais voulu faire un film nostalgique'.

Il est néanmoins plutôt satisfait d'un aspect de Seberg qui pourrait presque être qualifié de nostalgie.

En recherchant le mouvement Black Panther, il a trouvé un court métrage documentaire de 1968 de la cinéaste française Agnès Varda comme une ressource inestimable. Il avait pensé qu'une partie des images des Black Panthers pourrait faire partie de Seberg, mais les droits s'avéraient trop compliqués à acquérir.

Au lieu de cela, il a trouvé un autre film tourné un des jours où Varda tournait un événement des Black Panthers. Donc, au lieu des images venant d'elle, il y a un aperçu fugace de Varda. 'Je suis extrêmement fier qu'elle soit dans le film', dit-il.


Source: TheAustralian

jeudi 26 décembre 2019

Seberg : Interview de Kristen avec Awards Watch

A l'occasion de la promotion de Seberg réalisé par Benedict Andrews, Kristen parle du film, de son personnage, du tournage, du contexte politique de l'époque, de sa collaboration avec le réalisateur et la réalisatrice de la photographie Rachel Morrison dans une interview avec Awards Watch. Elle mentionne également Charlie's Angels d'Elizabeth Banks, Happiest Season de Clea DuVall, d'un projet dont elle ne peut pas encore parler et The Chronology Of Water, son premier long métrage en tant que réalisatrice.



Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs.

Kristen Stewart sur le fait d'être attirée par la peur, de protéger Jean Seberg et d'explorer son côté plus léger

L'actrice Kristen Stewart n'est pas sortie de nulle part lorsqu'elle a été projetée dans la lumière en tant que Bella dans la franchise à succès Twilight, face à Robert Pattinson. Stewart a grandi dans et autour de l'industrie du cinéma et elle a eu son premier rôle au cinéma à l'âge de 12 ans dans Panic Room, face à Jodie Foster. Entre Panic Room et Twilight, qu'elle a tourné lorsqu'elle avait 17 ans, Stewart n'était qu'un autre enfant acteur essayant de trouver son chemin à Hollywood, mais après Twilight, sa vie et sa carrière n'ont plus jamais été les mêmes. Tout comme Kate Winslet et Leonardo DiCaprio l'ont fait après la popularité et le succès massif et aveuglant de Titanic, Stewart et Pattinson ont mis à profit leur statut de star pour faire des choix de carrière non pas dictés par l'argent mais par la passion.

Dans son nouveau film Seberg, Stewart incarne Jean Seberg, la célèbre actrice américaine méconnue et sous estimée qui était l'icône de la Nouvelle Vague française dans les années 60, mais dont la carrière et la vie ont été interrompues par un gouvernement américain qui lui en voulait de son soutien au mouvement du Black Panther.

J'ai parlé à Stewart de ce que c'était que de jouer Seberg et si elle avait remarqué des parallèles entre leurs deux vies. J'ai également découvert que Stewart se considérait comme une militante et les nouveaux défis qu'elle rencontrait, y compris une adaptation cinématographique des mémoires de Lidia Yuknavitch publiées en 2011, The Chronology Of Water, qu'elle écrira et dirigera.

Journaliste : J'ai adoré votre performance dans ce film. Vous continuez à présenter votre gamme. Avec Charlie's Angels plus tôt cette année, que j'ai vraiment apprécié, et maintenant Seberg, vous continuez à trouver de nouveaux outils, de nouvelles armes dans votre arsenal. Vous semblez aussi ne pas avoir peur. Vous avez dit que lorsque vous étiez plus jeune, vous sembliez être la dernière personne qui deviendrait actrice, mais aujourd'hui, il semble que rien ne vous fasse peur. Est-ce que quelque chose vous fait peur, professionnellement, à ce stade ?
Kristen Stewart : Ouais, absolument. Je considère que, à moins qu'il n'y ait un sentiment distinct qui soit adjacent à la peur, il n'y a vraiment aucune raison d'aller de l'avant avec un projet. Donc, ouais c'est ça. Mais, en même temps, je ne fonctionne pas d'un endroit où cette peur me limite. C'est quelque chose de très attrayant car cela signifie nouveauté et découverte. Je suppose que la seule chose qui était vraiment effrayante, quand un enfant essayait d'interagir avec le grand public, était que [la célébrité] était en quelque sorte confondante – la portée de cela n'était tout simplement pas quelque chose que je pouvais comprendre et dès que je me suis rendue compte que vous pouvez simplement jeter cela par la fenêtre et vous parler un peu pendant que vous essayez de promouvoir, et réaliser, aussi, que cela n'a foutrement pas d'importance du tout et ce qui compte vraiment, c'est le travail que vous faites, j'étais en quelque sorte capable d'avoir presque hâte de chuter, parce que c'est plus intéressant que d'emballer et de délivrer des conneries, vous voyez ce que je veux dire ? Donc, je me suis dit, à un moment donné – ce n'était pas quelque chose dont j'étais vraiment consciente parce que c'est une chose étrange à laquelle penser à moins que vous soyez un peu en dehors de vous-même – je suis devenue beaucoup plus à l'aise. Ça devient littéralement juste un adulte. Alors oui, je me sens beaucoup plus à l'aise avec la peur, genre complètement.

Journaliste : Alors, cherchez-vous de nouvelles façons de pousser cette facette pour vous-même ? Comme entrer dans la réalisation ou l'écriture, ou, vous avez mentionné dans votre conversation avec Shia [LaBeouf] que vous n'avez jamais vraiment fait un film qui nécessitait tout un tas de préparation. Est-ce quelque chose que vous avez vraiment envie de faire, dans lequel vous voulez plonger ?
Kristen Stewart : Vous savez, c'est drôle que vous en parliez. Il y a un film dont je ne peux pas encore parler, c'est exactement ça. Je pense que je vais le tourner l'année prochaine, vers décembre, donc il y aura un peu de temps pour que cela devienne une conversation. Mais oui, il y a quelque chose que je cherche à faire – je veux dire, je suis presque sur le point de pouvoir en parler, je ne veux juste pas mettre quelqu'un en colère contre moi. C'est cela, voilà. Et puis il y a aussi The Chronology Of Water, qui est une adaptation délicate et c'est quelque chose que je veux vraiment corriger, pour ce que c'est, et je veux vraiment solidifier cette perspective, la mienne personnellement, du livre sur papier et je veux trouver la bonne personne [pour jouer] et je ne veux pas précipiter ce processus. Je fais également ce film en janvier pour un de mes amis. Donc, The Chronology Of Water et le projet dont je ne peux pas encore parler – les deux sont profondément énervants, mais je ne veux rien faire s'il n'y a aucune raison. Je veux revenir sur ma vie et imaginer que ces moments ont été définitivement utilisés, au moins avec l'intention de trouver de la nouveauté, une certaine valeur à quel point c'était effrayant.

Journaliste : En passant à Seberg, vous avez dit que vous vous sentiez très protectrice envers Jean, et c'est en partie la raison pour laquelle vous vouliez raconter son histoire. Qu'est-ce que vous entendez par là ?
Kristen Stewart : Eh bien, j'avais cette perspective générale d'elle qui coïncidait avec la perspective large, qui est 'la nana d’À Bout De Souffle dans les années 60, est devenue un peu excentrique, a déménagé à Paris et n'a jamais voulu reculer, s'est noyée dans l'oubli et a mis fin à sa vie'. C'est simplement une intrigue si absurde pour ce qui s'est réellement passé dans la vie de Jean et je pense que son histoire est assez urgente, compte tenu de cette subjugation de la vérité et de cette relation exaspérante que nous avons avec la vérité dans les médias et l'idée qu'une femme qui avait une perspective qui semblait menaçante pour le gouvernement dans son ensemble. Elle a été en quelque sorte exilée illégalement, non pas pour avoir enfreint la loi, mais simplement pour avoir une opinion qui ne coïncidait pas avec la leur. Donc, en soi, c'est terrifiant, que nous pensions en fait, au sens large, qu'elle n'était que cette actrice farfelue qui s'est éloignée et s'est soûlée. Je veux dire, cette femme a vraiment traversé beaucoup de choses et c'était vraiment violent, et je pense que c'est une histoire qui mérité d'être racontée.
Et aussi, je me suis sentie personnellement protectrice envers elle parce qu'elle a été cette précieuse qualité tonale. En tant qu'interprète, elle est complètement instinctive et présente et disponible et elle avait au début cette flottabilité et cette énergie qui étaient indéniables et contagieuses. C'était naïf, mais c'était très bien intentionné et honnête. Et puis, au fur et à mesure que vous regardez ses films progresser, cette lumière diminue et maintenant que j'en sais plus sur les détails de sa vie réelle et ce qui est arrivé à elle et à sa relation avec le FBI et la surveillance elle-même, tout cela a du sens. Ce n'était pas le signe de sa faiblesse, c'était plutôt que quelque chose lui était arrivé, une véritable offense pour elle. Je me sentais vraiment protectrice de la personne qu'elle est.

Journaliste : C'est vraiment intéressant que vous disiez cela parce que j'étais sur le point de vous interroger sur le fait que vous avez toutes les deux un parallèle d'une autre manière. Vous êtes toutes les deux de jeunes actrices américaines qui ont conquis les Français, ce qui est très difficile à faire. Je pense que les Français sont découragés par la phonicité et qu'ils apprécient les artistes qui sont authentiques. Pensez-vous que le fait que vous ayez choisi de vivre une vie très authentique vous a aidé à canaliser Jean et à être plus protecteur parce que vous êtes capable de vivre d'une certaine façon qu'elle n'a pas pu. Ou que vous vous l'appropriez beaucoup plus qu'elle n'a pas pu ?
Kristen Stewart : Honnêtement, je pense que l'une des histoires les plus frustrantes avec lesquelles nous devons tous vivre à bien des égards est celle de la mise en lumière. Lorsque vous savez que quelque chose est vrai, pourtant quelque chose, à côté d'elle, qui est étonnamment inauthentique, est celle qui convainc en quelque sorte les gens de la vérité – quoi que ce soit, quoi que cela signifie pour vous, ce n'est pas une chose qui est noire ou blanche. Mais cette histoire est tellement frustrante et évidemment super urgente. D'une manière qui est superficielle et personnelle, j'ai goûté à cette relation avec le public ou les médias, ayant des choses hors de votre contrôle ou étant tordues ou quelque chose du genre. Tout cela n'a pas d'importance, c'est comme être jeté dans une bande dessinée qui est assez sans conséquence, mais pour elle, tout était enveloppé dans ses opinions politiques et à quel point ces vues étaient vraiment dévastatrices et percutantes et se faisaient par l'air de la vérité et qui était exaspérant pour quiconque a une dépendance à l’authenticité et une aversion pour les choses qui semblent bidons. Alors, bien sûr, personne ne la croyait, car elle était si réelle et cela les menaçait. Cela a définitivement immensément touché quelque chose en moi.

Journaliste : Vous considérez-vous comme une activiste ?
Kristen Stewart : Non, je veux dire que je défends très fermement les choses que je fais, mais je n'ai fait aucun travail manifeste dans aucune de ces directions. Dans les histoires que je choisis de raconter et les gens avec qui je m'aligne et la façon dont je vote, je suis très distinctement d'un côté particulier, mais je ne me qualifierais pas de de 'militante' à proprement parler. Pas encore. Mais peut être que dans certaines des histoires que j'ai choisi de raconter, elles sont peut être un peu subversives, en termes de statu quo.

Journaliste : Et la vie que vous menez. En tant que femme lesbienne, je dois juste dire que vous tenir debout et être qui vous êtes, avoir le niveau de célébrité que vous avez, c'est en soi quelque chose. Lier cela à Jean, c'était une sorte de référence dans le film qui, oh, elle veut juste de l'attention, et c'est ce qui a toujours été mal compris, non ?
Kristen Stewart : Cette idée a été utilisée comme une arme pour la dévaluer et la diffamer, ce qui n'est qu'une manipulation et c'est ridicule. Et c'est tellement courant ! C'est ce que tout le monde dit des femmes qui ont le sentiment d'être menaçantes. Je veux dire, c'est un récit dans lequel notre histoire est complètement ancrée : on lui a demandé ou elle veut juste de l'attention. Non, elle dit simplement des choses que vous ne voulez pas entendre, et c'est tellement évident.

Journaliste : Je sais que vous êtes une personne collaborative, vous aimez cela et vous vous en nourrissez. Parlez-moi un peu du processus de collaboration sur ce film.
Kristen Stewart : Eh bien, le scénario était vraiment bien formé. Lorsque j'ai commencé, j'ai vraiment eu l'impression que c'était quelque chose que je devais élever plutôt que développer avec le réalisateur. Benedict avait déjà fait beaucoup de travail sur le scénario avec les scénaristes originaux. Je suis arrivée en quelque sorte relativement tard, alors j'ai consommé le matériel de référence qui était disponible, avec le réalisateur, et j'ai regardé beaucoup de ses films. Il n'y a vraiment que quelques interviews, pour être honnête, dont une seule qui a été filmée. Je ne voulais pas faire une impression directe parce que c'était un peu difficile à faire car elle n'était jamais vraiment la même. La façon dont elle fait les interviews était une manière différente et la façon dont elle s'est présentée dans des films avec ses différents personnages, et puis qui sait à quoi elle ressemblait derrière des portes closes, nous ne le saurons jamais, même si le FBI l'a bien fait, ce qui est vraiment bizarre, ce qui est en quelque sorte le sujet du film. Mais je voulais montrer au début – et c'est quelque chose sur laquelle Benedict et moi avons collaboré massivement – que c'était en quelque sorte comme mesurer la lumière qui diminue. Même si l'histoire ne concerne que trois ans de sa vie, ce qui est vraiment sur plusieurs niveaux et intéressant, je voulais montrer qu'au début de sa vie et de sa carrière, et dans sa jeunesse, il y avait cette énergie flottante, présente, disponible et contagieuse qui pénétrait dans chaque pièce où elle entrait et la saisissait. Alors que j'ai l'impression d'habiter l'espace d'une manière très différente et une chose que Benedict voulait vraiment mesurer et prendre en considération est que nous ne racontions que trois ans de sa vie, mais c'était l'occasion de raconter sa vie, pas dans un style biopic, mais son histoire de vie en substance. Donc, au début du film, je voulais m'assurer que j'avais cette flottabilité, que j'avais cette énergie indéniable qui surpassait de très loin. Puis, à la fin, vous avez ressenti ce ressenti et elle se perdait et elle vous a manqué. À la fin, vous vous dites, 'Où est cette fille avec laquelle nous avons commencé ?'. Même s'il faudrait un film différent pour raconter cette histoire dans sa totalité, je voulais quand même goûter cela. Et donc c'était une chose qui était plus évidente dans le scénario, mais Benedict et moi voulions vraiment nous pencher davantage.

Journaliste : Vers la fin, alors qu'elle plonge, perdant sa raison, vous devez l'interpréter comme étant si près du point de rupture. Comment jouez-vous cela et comment gardez-vous le contrôle de cela ?
Kristen Stewart : J'ai eu la chance de travailler avec des gens incroyables, je veux dire, [la directrice de la photographie] Rachel Morrison, qui a tourné le film, elle voit tout. C'est quelqu'un que je connais pour le fait que si j'ai quelque chose est vraiment proche de mon cœur, quelque chose qui est à peine là, je sais que je n'ai pas besoin de m'inquiéter que quelqu'un capture cela, que je n'ai pas besoin de diffuser ou de dire à quelqu'un de s'assurer qu'ils obtiennent cette photo où je fais cette seule chose. J'ai toujours été autorisée à perdre le contrôle dans l'environnement mis en place par Benedict. J'ai le sentiment que Rachel, Benedict et moi avons eu cette très belle alchimie. Benedict s'assurait toujours que je n'oublie pas les choses, que j'étais là où j'étais censée être à un moment donné et que j'avais tout ce dont j'avais besoin pour faire du mieux que je pouvais, et Rachel avait cet œil vraiment vigilant, alors j'ai vraiment pu me défaire d'une façon réaliste.

Journaliste : Je sais que vous êtes originaire de Los Angeles et que vous deux parents étaient dans l'industrie [du cinéma]. Aviez-vous un mentor lorsque vous étiez jeune et que vous débutiez vous-même ?
Kristen Stewart : Toute les membres de ma famille sont vraiment des cinéphiles. J'ai grandi en étant incroyablement amoureux du processus de réalisation de film. Pas pour le business en lui-même et pas son aspect hollywoodien, mais vraiment pour le processus. Et à quel point c'est difficile et à quel point c'est bizarre et à quel point vous vous rapprochez de vos amis et à quel point c'est demandeur pour moi. À moins que vous ne l'aimiez vraiment, c'est un travail vraiment ingrat. Et puis c'est en fait un travail, alors que j'ai le sentiment que c'est un peu ce que fait ma famille. Donc, la plus grande influence que j'ai eue était quelques acteurs qui, selon moi, coïncidaient avec cela et renforçaient cette vérité et ce genre que, vous savez, ils l'ont vécu et ils m'ont donné un exemple que c'était réellement possible et ces instincts sur ce que je veux, où aller. Mais je pense que cela a définitivement commencé avec ma famille.

Journaliste : Avec vos passages dans [l'émission télévisée] Saturday Night Live et dans Charlie's Angels, nous voyons davantage votre côté humoristique qui est un peu nouveau pour nous. Allez-vous explorer cela un peu plus ?
Kristen Stewart : Ouais, j'adorerais ! En tant que personne qui vieillit chaque jour, tout le monde peut comprendre à quel point cet âge vous facilite. C'est cette magnifique doublure argentée. Si nous devons vieillir, au moins cela devient plus facile et plus confortable d'être en vie. Je suis sur le point de faire ce film intitulé The Happiest Season, qui est à peu près la première comédie romantique gay commerciale sur Noël soutenue par un studio. Je vais donc faire un film de Noël gay, je ne sais pas à quel point cela pourrait être plus amusant. Ou à quel point cela pourrait être plus léger, donc je suis définitivement prête à commencer à explorer cet aspect de la vie, à rire au lieu d'être si intense tout le temps !


Source: AwardsWatch

dimanche 22 décembre 2019

Seberg : Interview de Kristen avec The Playlist

A l'occasion de la promotion de Seberg réalisé par Benedict Andrews, Kristen parle du film, de son personnage, du tournage, du contexte politique de l'époque, de son travail de recherches ou encore de sa collaboration avec le réalisateur Benedict Andrews et de la directrice de la photographie Rachel Morrison dans une interview avec The Playlist.



Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

Kristen Stewart n'est pas 'dégoutée' par le box office de Charlie's Angels et discute de sa passion pour Seberg

Ayant parlé avec Kristen Stewart à plusieurs reprises au fil des ans, sa passion pour son travail est toujours au premier plan. C'est la raison pour laquelle il n'était pas surprenant qu'après une campagne promotionnelle incroyablement longue pour Charlie's Angels cet automne, elle était prête à prendre le téléphone pour discuter de Seberg, un nouveau drame de la vraie vie qui sortira en version limitée vendredi (13 décembre). Lorsque Stewart croit en un projet tel que le film réalisé par Benedict Andrews, elle le soutient peu importe ce qu'il arrive. C'est l'une des raisons pour lesquelles sa réponse à la désastreuse du box office des 'Anges' n'était pas si surprenante.

'Eh bien, pour être honnête avec vous, je pense que si j'avais fait un film qui n'était pas bon et dont je n'étais pas fière et que beaucoup de gens l'avaient vu, je serais dévastée', dit Stewart. 'Heureusement, je ne me sens dégoutée car je suis vraiment fière du film. Et je pense que le genre de climat dans lequel nous vivons en ce moment est polarisant et c'est bizarre et c'est un peu difficile de promouvoir un film comme ça. Et je pense qu'essayer d'avoir une conversation féministe vraiment compliquée et trop politisée dans une interview télévisée de cinq minutes sur Charlie's Angels … Je me dis, 'Mon pote, on voulait juste passer un bon moment'.

Elle continue. 'Je suis déçue que nous n'en fassions probablement pas un autre, mais en même temps, je suis vraiment fière du film et je suis tellement heureuse qu'il existe et puisse vivre dans le monde. Parce que je pense que beaucoup de gens, c'est toujours assez important, même de manière vraiment non sérieuse'.

La bonne nouvelle est qu'avec Seberg, Stewart peut célébrer l'une des performances les plus appréciées de sa carrière. Il s'est peut être au cours de la saison des récompenses, mais sa représentation de Jean Seberg, une actrice vicieusement ciblée par le FBI dans les années 70, se tient aux côtés de son travail acclamé dans des films tels que Personal Shopper, Certain Women, Clouds Of Sils Maria, Still Alice et The Runaways.

Dans une conversation condensée pour cette échange de questions/réponses, Stewart a discuté de sa passion pour l'histoire de Seberg, de sa pertinence pour les retraits des médias d'aujourd'hui et l'importance d'un bon directeur de la photographie pour un projet (dans ce cas, Rachel Morrison, directrice de la photographie nominée aux Oscars).

Journaliste : Qu'est-ce qui vous a donné envie de vous engager à raconter l'histoire de Jean ?
Kristen Stewart : Je savais qui était Jean Seberg en quelque sorte uniquement à travers A Bout De Souffle. Je n'avais vu aucun de ses autres films et j'étais manifestement très peu familière avec son travail de militante et en quelque sorte cette relation finalement complètement violente qu'elle avait avec le FBI, puis avec la surveillance. L'idée que c'était une histoire largement perpétuée que cette actrice excentrique est devenue une expatriée en déménageant à Paris parce qu'elle était toujours plus aimée là-bas et qu'elle s'est plongée elle-même dans l'oubli est une idée particulièrement fausse. Ce n'est pas vrai. Et un récit familier si gentil est si exaspérant, à savoir qu'une dame extravangante qui dérangeait les gens avec ses opinions devait fondamentalement être exilée et être qualifiée de folle. Et en réalité, elle était simplement quelqu'un qui croyait à l'égalité à une époque où c'était comme une notion violente ou une sorte de notion très menaçante. Donc oui, non seulement je pensais que le scénario était complètement bien écrit, mais il [Benedict Andrews] était seulemet soucieux de raconter un aspect de son histoire et il l'a vraiment très bien fait. Il n'essayait pas d'être un biopic. Il s'agissait simplement de révéler cet aspect très peu connu de l'histoire et de valider son combat. Et elle m'a toujours frappé comme quelqu'un qui était capable et vraiment débridée et instinctive. Et parfais définitivement naïve et hors de propos, mais son cœur battait toujous vraiment dans la bonne direction. Tout ce qui a été dit à son sujet, c'est qu'elle avait ces aspirations purement altruistes qui n'étaient pas uniquement motivées par ce à quoi cela pourrait ressembler d'être ce type de personne, mais elle se mettait vraiment en danger pour faire la bonne chose. Et j'ai pensé que c'était une histoire vraiment cool à raconter actuellement.

Journaliste : D'après vos recherches, qu'avez-vous retiré d'elle en tant que personne ? Y avait-il quelque chose que vous ne saviez peut être pas à son sujet ?
Kristen Stewart : Elle était toujours inattendue. Tout en elle était imprévisible. Tout sur elle en tant qu'actrice, en tant qu'interprète à une époque où le jeu n'était pas en soi plus performatif, elle donnait le sentiment d'être vraiment naturaliste et présente et vraiment disponible et honnête. Et cela m'a toujours vraiment frappé. Et je pense que c'est probablement quelque chose qui a frappé plus de réalisateurs européens. Je pense donc que cette énergie, cette sorte de nature infectieuse, cette flottabilité, elle l'a amenée dans tous les aspects de sa vie. Vous voyez ce que je veux dire ? Comme si elle avait ce genre de curiosité vorace et ce genre de désir vraiment innocent et positif de se connecter aux gens à venir et de connecter le plus de gens possible et de combler les lacunes. Vous pouvez le ressentir dans son travail d'actrice. Entendre la façon dont elle a parlé de choses qui comptaient pour elle, sa carrière, sa famille, sa politique. [Elle] ressemblait juste à quelqu'un qui était farouchement protecteur de ses idées, mais en même temps un peu tentaculaire dans la façon dont elle voulait faire bouger les choses. C'était définitivement quelqu'un qui n'avait pas peur. Et je le ressens dans son art et je le ressens dans sa politique.
Si vous regardez ses films, elle est si disponible et si présente et honnête et plutôt brillante et il y a cette lumière indéniable qui sort de ce genre au début de sa carrière. Toutes ces choses [qui se sont produites avec le FBI] ont en quelque sorte aidé à diminuer cette lumière. Au fil des années, vous pouvez voir cette lumière disparaître littéralement dans ses films. Et donc, je voulais être en mesure de vraiment lui rendre justice, son côté amusant, vraiment magnifier le côté qui est merveilleux, le côté qui est si attrayant et qui attire tout le monde. Et puis d'une manière courte, un peu réductrice étant donné que sa vie est très longue, montrer que dans le film qu'au début, elle était un peu imparable et à la fin, elle avait l'air un peu distante et un peu sans et un peu décharnée.

Journaliste : Lorsque vous recevez un scénario comme celui-ci, prenez-vous des notes ou notez-vous la performance pour savoir où vous en êtes sur son arc ? Ou est-ce quelque chose que vous ressentez comme vous le connaissez sur l'instant à cause de la scène en elle-même ?
Kristen Stewart : C'est en quelque sorte quelque chose que vous connaissez sur l'instant et qui fonctionne évidemment avec un bon réalisateur, c'est quelque cjose qu'ils sont chargés de tempérer. Vous avez donc le droit de perdre un peu de contrôle à l'intérieur de cela, sachant que cela va être mesuré. Je pense que c'est une sorte d'histoire vraiment bien définie avant même que j'y arrive.

Journaliste : On dirait que vous avez regardé beaucoup de ses interviews et d'autres films. Y a t-il eu des faits spécifiques sur toute l'histoire elle-même que vous avez découvert qui vous ont aidé dans votre représentation ou qui vous ont vraiment surpris ?
Kristen Stewart : Je pense que si vous lisez le dossier actuel du FBI, c'est le morceau de référence le plus désarmant et le plus frappant est la perception étrange d'elle de leur point de vue, le genre d'objectif qui note des détails apparemment sans importance, mais alors très révélateurs intimes. Certaines choses apparaissent d'une certaine façon à l'extérieur, mais si vous viviez réellement dans ces murs, alors vous comprendriez les choses. C'était dans l'ensemble des détails vraiment non contextualisés et intimes qui étaient comme vraiment offensants. S'ils parlaient de vous que vous les lisiez, vous auriez le sentiment d'être complètement volé. Et je suis curieuse de connaître certaines choses qui n'ont pas de sens dans le dossier. Vous vous dites, 'Mon dieu, ils ne comprennent vraiment pas toute l'histoire ici, évidemment'. C'était donc intéressant.
Et ensuite, je pense que Las Vegas n'est pas du tout petit. C'est comme [l'ex mari de Jean], Romain Gary, s'est également suicidé le même jour que Jean. Et il a dit, 'Je sais que tout le monde va la faire' – je paraphrase – 'mais une sorte d'hypothèse selon laquelle cela est lié à Jean et ce n'est pas le cas'. Et puis ça se termine, tout se termine. Donc je me disais, 'Wow'. Je veux dire, c'est comme crier, ce n'est pas ça. Mais c'est le cas. J'ai simplement pensé que quelle que soit la nature prétendument coïncidente de cela, c'était tout simplement fou pour moi. Et en lisant certain de ses travaux et certains de ses autres amants, qui ils étaient et en quelque sorte la façon dont ils fonctionnaient dans sa vie et le genre transitoire de sa vie. J'ai toujours dit, 'Wow, j'aime que les gens ne se concentrent par sur sa promiscuité, mais c'est vraiment plus sur ce qu'elle faisait'. Et je pensais qu'en soi [c'était] une femme vraiment moderne. Il y a quelque chose dans son énergie qui disait, 'Je suis ma propre femme et j'ai le droit de posséder ça'. C'était vraiment une femme moderne très subversive, progressiste, vraiment géniale.
Mais d'un autre côté, elle était toujours bannie à Paris à cause de ce scandale, qui n'était pas réel du tout. Elle a quand même été mise sur le côté, ce qui est extrêmement frustrant.
Et vous savez, tout ce dont je parle est probablement enveloppé dedans. Elle n'était pas très appréciée des traditionalistes 'normaux' de cette époque. Les gens qui étaient au pouvoir, les hommes qui ont commandité les coups de feu ont été totalement et complètement menacés par une femme comme ça. Et elle a dû le faire illégalement, parce qu'elle ne violait pas réellement la foutue loi en ayant sa propre opinion, en quelque sorte la mettre en avant plan de l'attention contemporaine parce qu'ils avaient des filles [et] qu'ils ne voulaient pas voir le monde aller dans le sens où elle voulait le voir partir. Et donc, ils ont dû se débarrasser d'elle.

Journaliste : J'ai l'impression qu'il y a des parallèles avec son histoire et ce que certaines personnalités publiques endurent aujourd'hui. Est-ce que cet aspect contemporain vous est venu à l'esprit pendant que vous lisiez le scénario ? Ou était-ce juste son histoire unique ?
Kristen Stewart : Non, je pense que tout le genre d'idée de vérité à travers la perception, ce que c'est, et vivre à une époque où il n'y a nulle part où recevoir des informations fiables et dignes de confiance qui vous font vous sentir en quelque sorte à l'aise d'avoir même une opinion. Si tout passe par le porte parole de quelqu'un, un pouvoir oppressif, alors il y aura toujours des doutes et des questions sur la putain de vérité. Et je pense qu'en soi, cette lutte, savoir avec certitude que quelque chose est d'une certaine manière et avoir les gens qui sont censés prendre soin de vous, vous mettre en lumière et vous dire que vous êtes fou, vous savez avec certitude que vous n'êtes pas, c'est évidemment une histoire incroyablement urgente en tant que telle. Et celle-ci, étant donné qu'elle n'est pas inventée, qu'elle est en réalité réelle, c'est simplement quelque chose que nous ne pouvons pas savoir à son sujet, vous voyez ce que je veux dire ? En tant que figure de l'histoire, nous devons comprendre qu'elle s'intègre dans ce récit.

Journaliste : Benedict est un réalisateur de renom, mais ce n'est que le second long métrage qu'il réalise. Qu'avez-vous retenu en travaillant avec lui ?
Kristen Stewart : Benedict est un réalisateur vraiment brillant. Je ne peux pas vous à quel point je croyais avec confiance qu'il me protègerait et qu'il protègerait Jean. J'avais le sentiment qu'il se souciait vraiment d'elle. J'ai parlé à quelques personnes qui ont travaillé avec lui sur la scène et des acteurs en qui j'ai confiance ont implicitement dit qu'il était comme quelqu'un qui savait comment raconter une histoire, qui la maintiendrait vraiment et qui la ferait mienne pour tout ce qu'elle est. Nous étions tous les deux un peu comme les humbles serviteurs de [Jean] dans ce cas. Je pense que c'est simplement un mec brillant. Il est tellement intelligent. Dîner avec lui est toujours comme une sorte d'expérience. C'est un putain de mec vraiment brillant.

Journaliste : Récemment, j'ai eu beaucoup d'acteurs qui ont en quelque sorte mentionné leur relation avec leur directeur de la photographie. Quelle est l'importance du directeur de la photographie en ce qui concerne votre performance et comment était-ce de travailler avec Rachel Morrison dans cette relation ?

Kristen Stewart : Celui qui vous regarde est important. L'énergie entre l'observateur et l'interprète est cruciale. Il y a un certain équilibre et toujours une sorte de relation distincte vraiment unique. Parfois, cela peut vous ouvrir en tant qu'acteur ou vous fermer. Certains aiment vraimer savoir ce que fait la caméra et certains l'oublient complètement. J'aime vraiment danser avec un membre de l'équipe pendant qu'il travaille sur ses films. Même si vous n'êtes pas le membre technique ou le directeur de la photographie et que vous êtes juste la personne sur qui la mise au point est faite et que vous êtes debout sur le plateau de tournage en tenant une perche, peu importe qui est dans la pièce avec vous. Cela affecte simplement la température de la pièce. Cela affecte toutes les façons dont la scène se révèle. Certains sont présents. Une chose que je peux dire à propos de Rachel, c'est que je sais qu'elle ne manque rien. Parfois, vous n'êtes pas [un acteur] qui est incroyablement ouvert ou quelqu'un qui joue devant la caméra ou joue une sorte de guillemets. Elle est capable en quelque sorte de tirer une certaine nuance qui peut être mise en place, parfois je pense, par les meilleurs acteurs qui soient. Et comme si vous saviez que peut être que si vous faites quelque chose de très petit, elle est tellement consciente de vous. Sa caméra est vraiment pénétrante et c'est aussi un regarde qui n'est nullement envahissant. C'est donc vraiment quelqu'un avec qui je brûle de travailler. Elle est devenue une très bonne amie. Je pense qu'elle est tellement géniale dans ce qu'elle fait. Elle a également accompli cette différence cool et vraiment flagrante dans le film entre mon monde et Jack [O'Connell] et le FBI. Je pense que l'un est très froid et objectif et qui donne le sentiment d'être immonde et l'autre est vraiment saturé et a en quelque sorte cette perspective romantique. Celui qui pourrait ressembler au monde de Jean est vraiment vivant et un peu naïf. Je pense donc que le film va et vient en étant vraiment trop stylisé ou exagéré ou conscient de soi. En fait, je pense qu'elle a fait un très beau travail dans ce film.


Source: ThePlaylist

mercredi 11 décembre 2019

Seberg : Kristen & Benedict Andrews lors d'une projection pour la SAG à Los Angeles [10.12.2019]

Après avoir parcouru l'Europe et les Etats Unis au travers de différents festivals, la promotion de Seberg reprend ! En effet, Kristen a assisté à une projection du film aux côtés du réalisateur Benedict Andrews et de la directrice de la photographie Rachel Morrison pour les membres de la SAG à Los Angeles, le 10 décembre. Ils ont échangé avec le public lors d'une session questions/réponses après le visionage du film.


* Photos 



* Vidéos








* Mode 

Kristen porte une veste et une jupe en taffetas, des ballerines et des bijoux Chanel issus de la collection prêt à porter printemps/été 2020
Stylisme par Tara Swennen, coiffure par Bridget Brager et maquillage par Jillian Dempsey



Retrouvez l'ensemble des clichés de cet événement dans l'album Facebook dédié en cliquant ici.


mardi 10 septembre 2019

Seberg : Portrait de Kristen, Benedict Andrews & Rachel Morrison au Studio TIFF x Samsung lors du TIFF 2019 [08.09.2019]

A l'occasion de la press junket de Seberg lors du Festival International du Film de Toronto 2019, Kristen, Benedict Andrews et Rachel Morrison (directrice de la photographie) ont fait une halte au TIFF x Samsung Studio pour assurer la promotion du film. Ils ont shooté une série de portraits devant l'objectif du photographe Luis Mora.






Source: @A_nchena PixHost

samedi 21 juillet 2018

Against All Enemies : Premier aperçu de Kristen dans la peau de Jean Seberg !

La directrice de la photographie, Rachel Morrison, a dévoilé des clichés du tournage d' Against All Enemies de Benedict Andrews où on peut enfin découvrir les premières images de Kristen dans le rôle iconique de Jean Seberg ! A vos loupes pour les détails ^^





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