Affichage des articles dont le libellé est Criterion. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Criterion. Afficher tous les articles

vendredi 20 octobre 2017

Clouds Of Sils Maria : Bill Condon sélectionne le film parmi son 'Top 10' des films pour Criterion

Le réalisateur Bill Condon, qui a travaillé avec Kristen sur Breaking Dawn Part.1 et Breaking Dawn Part.2, a sélectionné Clouds Of Sils Maria d'Olivier Assayas avec Kristen en 4ème position de son 'Top 10' des films pour Criterion. 



Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

4 – Clouds Of Sils Maria

Olivier Assayas dirige Kristen Stewart, en s'amusant avec son personnage public, dans un film longeant un couloir de miroirs qui repose sur une mystérieuse disparition. C'est un film fantastique à revoir, car il permet de nombreuses interprétations. Récemment, j'ai décidé que le personnage de Kristen n'a jamais existé, sauf en tant que manifestation de la jeunesse de Juliette Binoche. Mais qui sait ?


Source: Criterion

mardi 19 septembre 2017

Certain Women : Le DVD/BluRay dans la prestigieuse sélection 'Criterion Collection'

Après Clouds Of Sils Maria, c'est désormais un second projet de Kristen qui est dévoilé dans la prestigieuse collection américaine Criterion. En effet, Certain Women de Kelly Reichardt avec Kristen, Michelle Williams, Laura Dern et Lily Gladstone sortira en DVD dans la sélection 'Criterion Collection' au mois de septembre prochain. 


Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs



'Le triptyque magnifiquement observé de Kelly Reichardt CERTAIN WOMEN (2016) sort aujourd'hui en BluRay et DVD !'


'Annonce de nos titres de septembre 2017'

'Kelly Reichardt entre dans la collection en septembre avec son triptyque intimement observé Certain Women (2016) !'


Source: @Criterion
Via: @Mel452

mardi 18 juillet 2017

Personal Shopper : Le BluRay dans la prestigieuse sélection 'Criterion Collection'

Après Clouds Of Sils Maria et Certain Women, c'est désormais un troisième projet de Kristen qui est dévoilé dans la prestigieuse collection américaine Criterion. En effet, Personal Shopper d'Olivier Assayas avec Kristen dans le rôle de Maureen sortira en BluRay dans la sélection 'Criterion Collection' le 24 octobre prochain.



Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

'ANNONCE DE NOS TITRES D'OCTOBRE 2017 ! ✨'

'PERSONAL SHOPPER (2016) : Olivier Assayas conjure une histoire de fantôme mélancolique qui se déroule dans le monde de la haute couture'


Criterion Collection Announces October Titles, Including "Personal Shopper" and "Twin Peaks: Fire Walk With Me" https://t.co/ZqNWRwR2dV pic.twitter.com/0hex4wVYkZ
'Criterion Collection annonce les titres d'octobre, incluant Personal Shopper et Twin Peaks : Fire Walk With Me'


lundi 27 mars 2017

Personal Shopper : Interview d'Olivier Assayas avec Criterion

A l'occasion de la pres junket américaine de Personal Shopper, Olivier Assayas parle de Kristen, de leur collaboration, de l'intrigue du projet, du tournage, du surnaturel et de la communication et du métier de réalisateur dans une interview avec Criterion.



Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs


Fantômes quotidiens : Assayas à propos de Personal Shopper

Au cours d'une carrière de trois décennies qui va de la rêverie autobiographique de la rébellion de la jeunesse (Cold Water) à un délire néo sombre (Demonlover), en passant par une saga criminelle historique (Carlos), le réalisateur français Olivier Assayas a canalisé son don pour l'élaboration d'une étude de personnage intime à travers un éventail impressionnant de genres. Son plaisir de jongler avec différents styles, qui reflète la période qu'il a passé dans sa vingtaine d'années à explorer ses obsessions cinéphiles comme critique à la [revue] Cahiers du Cinéma, s'étend à son dernier long métrage récompensé à Cannes, Personal Shopper, un thriller surnaturel qui raconte l'histoire d'une jeune acheteuse de mode américaine à Paris qui cherche à entrer en contact avec l'au-delà après le décès de son frère jumeau. Mettant en vedette Kristen Stewart, dont la performance dans Clouds Of Sils Maria d'Assayas a fait d'elle la première actrice américaine à remporte un César, ce portrait mélancolique de la perte combine l'acuité psychologique du réalisateur avec les frissons effrayants d'une histoire de fantômes.

Avec Personal Shopper maintenant en salles, nous partageons une conversation que nous avons eue avec Assayas lors de la sa visite dans les bureaux Criterion en octobre dernier, peu de temps avant l'avant première du film au Festival du Film de New York.

Journaliste : Voir Personal Shopper et Irma Vep (1994), dans une étroite succession au Festival International du Film de Toronto, m'a fait comprendre à quel point nous sommes conscients de votre travail antérieur en créant quelque chose de nouveau.
Olivier Assayas : Je suis vraiment intéressé par ce dialogue entre mes films. C'est important pour moi d'avoir une idée de la manière dont mes films font écho l'un à l'autre. J'ai eu la chance d'écrire tous mes films et plus ou moins de faire des films avec la même liberté pour un romancier qui écrit ses romans. Chaque film pris seul que j'ai fait est comme une partie de ce film, qui comprend le présent, le passé, le futur – cartographiant le monde à sa manière. Ce qui m'excite quand je fais un film, c'est qu'il couvre une chose que je n'ai pas couvert auparavant. C'est une partie de la même énergie, mais j'ai déplacé la scène ailleurs.

Journaliste : Comment avez-vous abordé les éléments surnaturels dans Personal Shopper ?
Olivier Assayas : Je voulais prendre le sujet au sérieux. Je ne voulais pas en faire un élément de genre ou quelque chose d'étrange ou de farfelu. Je voulais le ressentir comme une partie de la vie quotidienne, pour mettre le film dans un monde dans lequel les gens croient en l'existence de fantômes, où personne ne le questionne. Et pour beaucoup de gens, cela n'est pas une chose étrange. Nous avons tous nos fantômes ; cela n'est pas une question de croyance. Nous vivons avec nos propres fantômes et nous vivons avec notre imagination, nos craintes et nos angoisses et ce que nous appelons les fantômes sont un mélange de ceux qui ne sont plus parmi nous et la façon dont ils se connectent avec notre propre monde intérieur.
Pour moi, les 'fantômes' sont un mot code. Nous savons qu'il y a beaucoup plus de réalité que ce est effectivement visible, et cela est prouvé par la science – cela n'est pas une sorte de fantasme étrange. Nous avons donc certainement des relations avec des forces que nous ne comprenons pas complètement.

Journaliste : A bien des égards, le film est un compagnon de Clouds Of Sils Maria. En quoi vos expériences sur les deux films ont-elles été différentes ?
Olivier Assayas : C'est un peu différent dans le sens où Clouds Of Sils Maria est une sorte de comédie, une comédie sur le vieillissement. Je ne pense qu'il s'agisse d'un film plus léger que Personal Shopper, mais c'est différent parce qu'il s'agit d'un film sur la dynamique entre deux personnages. Je pense que Personal Shopper est comme une continuation du courant plus sombre dans Clouds Of Sils Maria. Lorsque j'étais en train de faire Clouds Of Sils Maria et lorsque j'étais en train de faire un film comme Irma Vep, j'étais assez conscient des forces invisibles qui conduisaient les personnages, même si dans les films, ils sont sous la surface. Je pense que j'avais besoin à un moment donné de faire un film où j'ai externalisé le processus interne. Étrangement, Personal Shopper est un film beaucoup plus simple que d'autres films que j'ai fait, mais à bien des égards, c'est également un film qui touche quelque chose de très personnel et qui représente aussi la manière dont je fonctionne en tant que réalisateur et en tant que personne.

Journaliste : Kristen Stewart est fantastique dans le film et la majorité de son élan est dicté par sa physicalité – ce qui est remarquable, étant donné que la majorité de l'action se produit sur un écran de téléphone.
Olivier Assayas : Je savais que je pouvais faire confiance à Kristen. Il était si difficile de trouver le bon équilibre et de le structurer. Il s'agit d'un film dans lequel chaque nuance unique résonne dans le film entier d'une façon à laquelle je ne m'attendais pas. Je n'ai pas non plus réalisé la complexité de ce que je demandais à Kristen de faire. Je pense qu'elle était peut être plus au courant que moi, parce que lorsque vous êtes une actrice et que vous lisez une scène, vous la visualisez ou l'incarnez dans le processus de préparation. Mais lorsque vous écrivez, vous avez une autre perspective et vous ne découvrez pas les aspects pratiques de celle-ci jusqu'à ce vous travaillez et tourniez. Kristen a cette façon unique d'habiter l'écran, d'utiliser son corps dans la prise. Elle a cette façon extraordinaire de se fendre dans les prises comme une danseuse, même si cela ne ressemble pas à la danse.

Journaliste : Pouvez-vous parler de votre approche de la technologie comme moyen de narration dans le film ?
Olivier Assayas : J'utilise mon téléphone comme tout le monde. C'est une extension de notre mémoire, de notre imagination. J'ai fait plusieurs films qui ressemblaient à des films d'époque – même un film comme Clouds Of Sils Maria est dans son propre fuseau horaire – mais ce film a été l'occasion d'aborder des personnages modernes dans le monde moderne. Regarder des choses sur Internet lorsque vous faites autre chose – il s'agit tellement d'une partie de notre façon de fonctionner. Cela fait partie de notre monde d'une manière qui devient de plus en plus étrange ; il s'agit d'une visualisation de notre processus de réflexion. A partir du moment où j'ai commencé à faire ce film sur quelqu'un qui est seul, quelqu'un qui est solitaire et qui est en train de se reconstruire, cette reconstruction faisait partie de son dialogue intérieur et une partie de son dialogue intérieur est externalisée sur Internet et dans des images sur son téléphone.

Journaliste : A quoi ressemblaient vos premières expériences de visionnage de film ?
Olivier Assayas : J'ai grandi à la campagne et j'ai regardé des films à la télévision. Une grande partie de mon éducation dans le cinéma classique est venue de choses que j'ai vu sur un petit écran en noir et blanc. J'aurais aimé aller dans les cinémas parisiens de banlieue et regarder des films grand public. Je me souviens de tous les enfants de ma génération découvrant des films Cinerama comme Ben Hur. Je pense que mon premier souvenir de cinéma doit être d'avoir vu Ben Hur lorsque j'avais environ 6 ans ; c'était très impressionnant et c'était à une échelle tellement gigantesque. Lorsque j'étais adolescent, je pouvais raconter plus sérieusement ce que j'aimais sincèrement au cinéma et ce qui m'attirait vraiment. Cela avait à voir avec les films américains indépendants des années 70 qui étaient liés à la contre culture, beaucoup de choses post Easy Rider. Ils avaient un sentiment de liberté. Lorsque j'étais adolescent, l'énergie de la nouvelle vague française était déjà passée. Quand je grandissais dans les années 70, c'était un monde différent et ce qui captait ces temps était ce genre de cinéma indépendant cool, branché, semi expérimental.

Journaliste : Vus êtes passé de l'écriture à propos des films en tant que critique [pour la revue] Cahiers du cinéma à leur réalisation. Est-ce que cela a toujours été votre but ?
Olivier Assayas : Écrire sur les films était un accident. J'ai toujours voulu faire des films. Je ne suis pas allée dans une école de cinéma ; j'ai étudié la littérature française et la peinture, mais j'ai découvert le cinéma par moi-même. J'ai commencé à faire des courts métrages et j'ai commencé à penser qu'il y avait quelque chose qui n'était pas complètement mature sur ma compréhension du cinéma. Donc, l'opportunité d'écrire sur les films m'a forcé à réfléchir sur le cinéma et à en apprendre d'une manière plus profonde que je ne l'avais fait auparavant. En ce sens, je suis un peu autodidacte lorsqu'il s'agit de la théorie et de l'histoire.

Journaliste : De quelle manière abordez-vous le cinéma par rapport aux autres arts ?
Olivier Assayas : Mon cinéma est généré par ma relation avec d'autres arts. La raison pour laquelle j'ai choisi le cinéma, par opposition à la peinture, qui aurait pu être une option, c'est la façon dont elle enregistre l'émotion humaine et sa nature collective, ce qui est extrêmement important pour moi. En outre, l'aspect documentaire du cinéma, quelle que soit l'histoire que vous racontez, cela doit être une sorte de réalité devant vos propres yeux.

Journaliste : Avez-vois une partie préférée dans le processus de fabrication cinématographique ?
Olivier Assayas : Ma partie préférée doit être le montage parce qu'il a les qualités essentielles de l'écriture, mais sans les doutes ou le sens d'être en dehors du viseur. Lorsque vous arrivez dans la salle de montage, c'est fait, c'est fini, vous avez tout votre matériel et vous pouvez écrire lui. J'adore simplement cela. Et peu à peu, le film prend forme comme une peinture devant vos yeux, mais vous n'avez pas la pression de finir à temps ou d'avoir la prise ou de perdre la lumière ou l'équipe qui fait la grève.

Journaliste : Quel a été le dernier film que vous avez vu et que vous avez adoré ?
Olivier Assayas : Un film récent que j'aime vraiment est Toni Erdmann. J'ai toujours le travail de Maren Ade. J'ai vu son précédent film, que j'ai adoré, mais je pense que Toni Erdmann est sur une autre dimension. De temps en temps, quelque chose arrive qui a cette force et cette originalité et c'est audacieux. C'est ce qui maintient le côté passionnant dans les films.

Journaliste : J'ai lu que vous avez travaillé sur un nouveau film avec Roman Polanski. A quoi cela ressemble de collaborer avec un autre cinéaste de cette façon ?
Olivier Assayas : J'ai pensé que cela serait difficile, mais en fait c'était vraiment très agréable. J'ai vraiment aimé le processus. Je ne travaille jamais avec le co scénaristes ; je n'aime pas la dynamique de celle-ci. Mais ici, avec Polanski, c'était tout à fait logique. Il avait une idée très claire de ce qu'il voulait et il est à l'écoute. C'est sa façon de travailler, donc il est familier avec le processus et c'était très simple, évident et agréable pour moi. Je ne pense pas que je le ferais à nouveau prochainement, mais cette fois-ci j'ai adoré.


Source: Criterion
Via:
TeamKristenSite

dimanche 9 octobre 2016

Clouds Of Sils Maria : Olivier Assayas mentionne Kristen dans l'édition Criterion du DVD

Dans les bonus de l'édition Criterion du DVD/Blu Ray de Clouds Of Sils Maria, le réalisateur Olivier Assayas mentionne Kristen et revient sur leur collaboration sur leur premier film. Il mentionne également les projets de l'actrice qui l'ont marqué. 




Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

Olivier Assayas : Le premier jour de tournage, la première prise … Et j'ai instantanément, vous savez … J'ai su que Kristen était le bon choix, qu'elle allait être géniale dans le film, qu'elle allait … Vous savez, elle a tout compris de l'intrigue du film. Tout était là tout simplement. Et j'ai également tout de suite compris que la dynamique entre les deux actrices allait fonctionner.

[Extrait du film]

Le film avec Kristen … Je me souviens avoir … Je veux dire je me souviens comme si c'était hier avoir vu Kristen dans Into The Wild … Dans lequel elle a ces quelques scènes de liberté … Elle en imposait dedans. Je me rappelle … Je me souviens avoir été frappé par elle en termes où je me disais, 'Oh c'est une personne avec j'aimerais travailler !'. Je veux dire, elle conviendrait totalement dans l'un de mes films … Pour des raisons tellement évidentes. Et ensuite, je l'ai oubliée … Je veux dire je ne l'ai pas oubliée réellement mais j'ai simplement regardé des films. Je l'ai adoré dans les petits rôles qu'elle a eu comme dans Sur La Route. J'ai pensé qu'elle était incroyable dans le rôle de Joan Jett. Je trouve que la façon dont elle recrée l'énergie des musiciens rock punk … C'était vraiment frappant … Et très fort. Et vous savez, j'ai toujours été convaincu que c'est une actrice géniale. Honnêtement, je n'avais aucune idée qu'elle irait aussi loin … Vous savez, lorsque nous avons fait Clouds Of Sils Maria, j'ai réalisé qu'elle peut tout faire. Elle peut être drôle, elle peut être touchante, elle peut être intelligente, elle peut être sombre … Vous savez elle a un éventail de possibilités tellement plus grand que ce que j'imaginais d'après les quelques films dans lesquels elle joue et que j'avais vu. Tout simplement parce qu'elle grandit, elle s'ouvre en tant qu'actrice. Vous savez, j'ai eu le sentiment d'être extrêmement privilégié de pouvoir la filmer à ce moment bien précis.

samedi 2 juillet 2016

Sils Maria : Interviews de Kristen & Juliette Binoche pour l'édition DVD/BluRay Criterion

A l'occasion de la sortie du DVD/BluRay de Clouds Of Sils Maria pour Criterion, Kristen et Juliette Binoche reviennent sur le film, leur collaboration et Olivier Assayas dans des interviews exclusives.



Traductions faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous les reprenez ailleurs.






Kristen Stewart : J'ai lu le scénario en sachant que j'allais travailler avec Olivier et avec Juliette … Et que je connaissais certains aspects de l'histoire que d'autres ne pourraient probablement pas connaître. Et en quelque sorte aborder légèrement un aspect et les commentaires là-dessus … A quel point certains aspects de du métier peuvent être incroyablement ridicules et superficiels. Donc, je savais que cela m'amusait et que je trouvais cela drôle, typique . J'ai eu un appel par Skype avec Olivier et il a en quelque sorte parler avec moi … Et je ne pouvais pas m'arrêter, encore et toujours à propos de cela … Et il est resté silencieux tout le long de l'appel. Et je disais, 'Ouais qu'est-ce que tu en penses ? … Merci de m'accorder du temps ! Qu'est-ce qui se passe ?'. Et il a dit, 'Huuuuum j'ai déjà casté ce rôle … J'ai pensé que tu seras peut être intéressée par le fait de jouer Jo Ann à la place …'. Et j'ai dit, 'Nooooooon !!!'. Vous savez, c'est une chose … De parler … De l'exagérer, de mettre de le verbaliser à propos d'un film et de plein d'autres choses … Mais c'est totalement une autre chose que de simplement jouer dedans. Vous savez je voulais simplement … Je voulais juste plaisanter à propos … Des paparazzi … Et vous savez de l'intégrité artistique et du fait d'être jeune et célèbre. C'était amusant pour moi et intéressant. Mais, j'ai simplement pensé que l'autre rôle [note du staff : celui de Valentine] offrait … Offrait en fait une palette bien large à propos de cela … Et au final bien plus encore.





Kristen Stewart : Je me suis sentie si libre avec mes lignes. Pourtant quand vous regardez le film, c’est quasiment du mot pour mot. On ne voit que certaines facettes de Valentine, il y a donc cette sorte de transgression qui se passe mais ils ne pensent pas qu’il y a cette maturité dont vous êtes trop consciente. Vous espérez qu’elle grandisse de cette expérience, mais à la fin de tout ça, elle se sent finalement invisible. La manière dont elle sert cette personne, c’est que par la fin du film, on a le public qui réalise qu’elle est invisible. Et on veut en savoir tellement plus. Vous devriez être constamment curieux de cette personne, ça en dit le long sur le fait qu’elle soit capable de brimer elle-même et de se concentrer sur quelqu’un d’autre. C’est pourquoi tous ces tatouages, et le fait  que je [note du staff : le personnage de Valentine] ne change jamais mes cheveux. Je ne change jamais d’apparence durant tout le film. C’est en quelque sorte une personne constante et studieuse. Ce n’est pas le personnage artistique qu’est celui de Juliette. C’est une conseillère, elle est vouée à ça.



Kristen Stewart : Elle a une perception utile sur les choses. Ce n’est pas du tout une personne blasée. Elle est incroyablement ouverte et elle aime être émue par des émotions simples. Alors que vous savez… en grandissant vous avez été blessé ou vous avez été désabusé par des trucs nazes. Juliette est du genre, 'Ce n’est pas si simple, fais-moi confiance'. Et en règle générale ce n’est pas si simple. Mais encore une fois, la perspective est une chose amusante, cela dépend où vous vous positionnez. En le regardant, Juliette dans la montagne, parfois je ne pouvais pas lui parler … 'Les choses ne sont pas aussi horribles qu’elles n’y paraissent !'.  Vous voyez ce que je veux dire ? Je veux dire … Ce n’est pas pour dire qu’elle n’est pas le moins du monde négative … Quand vous pensez que vous avez tout vu … Vous voulez être capable de dire, 'Si vous preniez un peu de recul, vous pourriez trouver un peu de lumière dans tout ça'. C’est parfois une perspective jeune, naïve et parfois ennuyante à avoir quand vous parlez à quelqu’un qui  en a en quelque sorte vu plus. Mais on a ça souvent.




Kristen Stewart : Cette scène, Olivier disait, 'Faites ce que vous voulez, enlever vos vêtements ou ne le faite pas, peu importe ce que vous faite, honnêtement allez juste nager'. Et je me disais, 'Ok'.  Et elle était là, elle a tout enlevé et je me disais, 'Bien sûr ! Bien sûr tu fais ça !' [Rires].  Mais on a aussi beaucoup parlé de notre âge, d’où nous venions etc … Sur un niveau moins important. Mais je pense qu’elle pourrait tout aussi bien porter une parka. Mais c’est culotté ! Et elle est belle.




Juliette Binoche : On a beaucoup parlé, vous savez, à propos de ce qu’elle traverse et a traversé en tant que célébrité en Amérique, en tant que jeune star. Et il y avait beaucoup de partage dans ce sens-là avec Chloé aussi. Et j’ai eu une assistante durant 20 ans. Et donc je connais très bien ce qu’est cette relation. Il y a beaucoup de choses à dire sur ce sujet.





Juliette Binoche : Kristen est venue deux jours avant le tournage. Et un jour, on a répété ensemble, c’est quelque chose que j’avais suggéré car j’avais l’habitude de répéter. Et j’ai senti que ce n’était pas son truc.
Kristen Stewart : Je la fuyais à chaque fois qu’elle voulait répéter [Rires]. Je me disais, 'Ok, cool, je dois aller au toilettes'. Elle avait cette merveilleuse jeune actrice assistante sur un film, qui répétait les dialogues avec elle. C’était aussi une relation intéressante. Elle est constamment en train de relire ses lignes. Elle travaille, c’est un truc que fait Juliette Binoche, elle travaille vraiment très dur. C’est probablement pourquoi elle est si confiante. La plupart des acteurs que vous voyez ont leurs astuces. Ils ont leurs trucs qu’ils savent comment faire. C’est comme si elle avait chaque minute de sa vie emmagasiné sur la surface de sa peau et elle est prête à y aller, 'Je sais ça, Boum !'. Je suis passée par là , 'Boum'. Je pense que la manière dont elle fait ça, c’est parce qu’elle travaille, elle prépare, elle travaille très dur. Peut-être que j’arriverais à ce stade là quand je serais plus âgée, mais j’ai si peur de … Les répétitions peuvent être si … Pour moi, elles peuvent enlever quelque chose de … Le pourquoi je suis si curieuse de tout, mon premier instinct. Pas que je pense que ce soit si fantastique, mais c’est la seule chose en laquelle j’ai confiance. Et donc si vous me donnez du temps pour penser à tout ça, j'aurais le sentiment d'avoir loupé quelque chose. Donc je ne voulais jamais répéter mes lignes avec elle. Je me disais, 'Non, va-t’en ! Chuuuuuuut !'.





Kristen Stewart : Je pense qu’il y a une admiration mutuelle l’une pour l’autre, qui est très profonde. Il y a un truc par rapport au fait qu’elle ait coupé ses cheveux et qu’elle aille dans la montagne. Elle se dit, 'J’ai peur pour elle'. Je veux dire, oui elle a l’air d’une personne investie, elle est sur le point de jouer un rôle qui n’est pas très féminin, qui est fort et très ambigu car elle ne veut pas que ce rôle la définisse. Mais ça la définit. Le choix de ceci le fait. C’est sans équivoque. Elle se dit,  'Je vais me couper les cheveux et je vais bien !' [Rires]. C’est une personne tellement forte et je parle toujours du fait qu’elle soit puissante ; mais c’est une petite vraiment très précieuse. Et j’ai trouvé ça qu’avec quelques importantes figures féminines dans ma vie. Elles sont très fortes mais elles protègent quelque chose de très fragile.
Quand elle est magnifique avec ses cheveux longs, sa robe longue et tout ça, c’est genre … Elle porte une grande armure même quand elle pense qu’elle l’a enlevé. Il n’y a que quelques moments dans le film où elle a l’air sincèrement … Elle. Vous savez, sans voile. Et c’est pourquoi c’est si bon. Quand vous voyez ces moments vous vous dites, 'Oh oh oh oh'. C’est impressionnant. Vous ne pouvez pas mentir en présence de … Ma réaction face à toutes ces choses sont incroyablement réelles. Car j’ai l’impression de la connaître, je connais cette personne.





Kristen Stewart : Les meilleurs conseils que j’ai reçu de la part des meilleurs réalisateurs étaient ' Pense plus rapidement !'. Pour être honnête avec vous, vous n’avez pas besoin de beaucoup nous parler. C’est plus un sentiment, vous pouvez regarder par-dessus votre épaule, vous savez que vous n’êtes pas seule. Il ne va pas vous dire comment vous devez vous sentir, ni ce que vous devez penser de ça. Il veut vous ce que vous ressentez et pensez de tout ça. Un très talentueux réalisateur est toujours celui qui vous fera oublier que vous êtes en train de tourner un film. Qu’il n’y a pas d’attente, que n’importe quoi que ce soit, cela sera là raison de pourquoi nous sommes là. Plus comme une méditation, plutôt qu’un emballage et une livraison d’idées à des gens. C’est à propos de les avoir et de les capturer. C’était toujours comme si il ne savait pas nécessairement ce qu’il avait écrit et qu’il nous l’avait donné pour le découvrir. Ce qui est ridicule, car j’ai trouvé en m’y re penchant dessus, il y avait toutes ces petites pensées qu’il avait inclus par-ci par-là. Et il savait qu’on allait y foncer dedans, que ça aller exploser et c’était magnifique et bizarre et nous avions peur. Elles étaient placées là par lui.





Kristen Stewart : Il y avait des choses quand nous traversions cette allée d’esprit endormie, où d’un coup, je me disais,  'Tu viens réellement de m’offenser'. Et je ne savais que ça allait arriver [Rires]. Vous voyez ce que je veux dire ? Elle m’aurait vraiment agacé et d’un coup aurait été désespérément émotive genre, 'Qu’est-ce que j’ai fait ? Est-ce que ça va ? Qu’est-ce qu’il se passe ? Est-ce que je t’ai offensé ?'. Mais toutes ces choses … Je sens que si vous revenez en arrière et que vous relisez le script, si nous n’avions pas naturellement trouvé ces trucs ce n’aurait pas été le film qu’il ait. Et c’était écrit, c’est écrit en fait. On l’a zappé je ne sais pas comment, je ne l’ai pas vu je ne sais pas pourquoi. La scène où je quitte le salon pour aller dans ma chambre, parce que je dois interrompre ce moment car ce n’est pas là où je veux aller. Je n’avais aucune idée qu’elles avaient cette profonde fascination l’une pour l’autre. Et Olivier a toujours su, car il avait ce regard sur son visage, 'je suis fière de vous, c’est génial'. Car à la fin, on se disait,  'Wow, c’était quoi ça ?!. Aussi, vous pensez que vous auriez agrandi cette scène dans la chambre, vous seriez resté avec Valentine durant une seconde vous l’auriez vu se donner des claques et s’allonger. Mais ce n’était pas le cas, il disait, 'Coupez'  tellement vite. Et il nous laissait sur notre faim. Vous voyez ce que je veux dire ? Genre, 'C’était quoi ça ? » Et il est là « Je ne sais pas, tournons la prochaine scène'.


Source: @queennn94
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...