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dimanche 19 mars 2017

Personal Shopper : Interview de Kristen avec Metro US

A l'occasion de la press junket américaine de Personal Shopper, Kristen évoque le film, son personnage de Maureen, ses choix et sa carrière et la mode dans une interview avec Metro US.



Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs


La superstar Kristen Stewart à propos du fait de trouver la paix, la mode et le fait de suivre ses instincts

Dites ce que vous voulez à propos de Kristen Stewart, mais elle sait comment choquer un tapis rouge. Juste l'autre jour, à l'avant première de New York de son nouveau film Personal Shopper, elle a estomaqué tout le monde dans une robe de soirée longue avec un dos nu Chanel et une coupe de cheveux rasée blonde platine.

Pratique, sévère, chic – c'est typique du style de Stewart qu'elle a développé bien avant que la franchise vampirique Twilight l'ait transformée en mégastar en 2008.

C'est pourquoi elle apprécie le travail de sa styliste, Tara Swennen, dont on peut régulièrement voir les photos de Stewart qu'elle poste sur son compte Instagram.

'J'ai une collaboration vraiment ouverte et impliquée avec ma styliste', dit l'actrice. 'Je ne suis pas habillée à distance par quelqu'un. Mais elle me connaît depuis tant d'années. Je travaille avec elle depuis l'âge de 13 ans, donc elle peut mettre en évidence qui je suis, plutôt que de me faire faire autre chose'.

Nous la rencontrons avant le tapis rouge de New York, lorsque la jeune femme âgée de 27 ans ne choque pas avec un look aussi sérieux, mais simplement un débardeur blanc, un pantalon bleu marine et des baskets blanches.

Ses cheveux blonds tombent sur ses épaules, ses yeux verts sont accentués avec un ombre à paupières sombre. Autour de son cou, il y a des chaînes en argent, l'une avec un mini cadenas. 'Je les adore', murmure t-elle. 'Mais elles ne symbolisent rien'.

Peut être devrait elle porter une croix, vu le sujet de Personal Shopper. Se déroulant à Paris, Stewart joue Maureen, qui – lorsqu'elle ne cherche pas des robes de créateurs pour sa patronne mannequin – communie avec le monde des esprits. En partie thriller, en partie portrait psychologique, il s'agit d'une histoire tendue mais provocante alors que le [personnage de] médium amateur de Stewart, désespérée de parler à son frère défunt, devient de plus en plus hanté.

Curieusement, c'est son second rôle 'd'assistante' à la suite pour le réalisateur Olivier Assayas, après Clouds Of Sils Maria en 2014, dans lequel elle a joué l'assistante personnelle de l'actrice interprétée par Juliette Binoche. Peut être devrait elle porter une croix, vu le sujet de Personal Shopper. Se déroulant à Paris, Stewart joue Maureen, qui – lorsqu'elle ne cherche pas des robes de créateurs pour sa patronne mannequin – communie avec le monde des esprits. En partie thriller, en partie portrait psychologique, il s'agit d'une histoire tendue mais provocante alors que le [personnage de] médium amateur de Stewart, désespérée de parler à son frère défunt, devient de plus en plus hanté.

Curieusement, c'est son second rôle 'd'assistante' à la suite pour le réalisateur Olivier Assayas, après Clouds Of Sils Maria en 2014, dans lequel elle a joué l'assistante personnelle de l'actrice interprétée par Juliette Binoche.

'Maureen est coincée dans un endroit très sombre dans son esprit', dit Stewart. 'Je connais ce sentiment – avoir des manifestations physiques de l'anxiété basé sur des questions vraiment élevées pour lesquelles vous n'allez jamais avoir des réponses. Putain comment sortez-vous de ce processus de réflexion ? Je pense que la façon dont vous faites cela n'est pas en vous distrayant, mais en trouvant la paix en ne sachant pas [quelque chose]'.

Après avoir été en couple avec son partenaire de Twilight Robert Pattinson, Stewart a parlé ouvertement de sa sexualité et elle a eu des partenaires, comprenant la chanteuse française Soko ou le mannequin qui fait le buzz actuellement Stella Maxwell.

'J'essaie simplement de reconnaître cette fluidité, cette grisaille, qui a toujours existé', a t-elle récemment confié à un journaliste.

Vous pouvez imaginer des responsables de studios conservateurs blanchissant à de telles confessions, mais elle ne pouvait pas moins s'en soucier. Jouant la comédie depuis l'enfance dans des films tels que Panic Room, Stewart dit qu'elle n'est pas autant axée sur sa carrière. 'Je travaille très instinctivement et tout est à propos de l'instinct', dit-elle.

C'est pourquoi ces jours-ci, vous êtes plus susceptible de la trouver dans le film indépendant Certain Women que dans un blockbuster.

'Faire un travail épanouissant pour l'âme, c'est lorsque je me retrouve et que je ne me cache pas', dit-elle. Non pas qu'elle ne sache pas comment s'amuser : voyez des comédies comme American Ultra et le clip vidéo Ride 'Em On Down des Rolling Stones.

Elle travaille maintenant derrière la caméra, après avoir réalisé le clip vidéo Take Me To The South pour Sage + The Saints et son premier court métrage, Come Swim, qui a été présenté en avant première à Sundance.

'C'est un changement de direction sur lequel je vais certainement essayer de me concentrer', dit-elle. Appel à toutes les unités – on va se battre pour être l'assistant.

Obsédée par les baskets

Dans Personal Shopper, Kristen Stewart passe son temps à parcourir les magasins de haute couture et même à essayer les tenues chics appartenant au personnage de sa patronne mannequin. Mais dans la vraie vie, a t-elle une énorme garde robe ?

'J'ai beaucoup de baskets ! Je suis vraiment obsédée par les baskets. Mais non, pas vraiment', dit-elle. 'Tous ces trucs que nous portons nous est prêté. J'essaie de garder des petites pièces qui me ressemblent mais je n'ai pas tant de trucs que ça'.

Stewart n'a pas non plus peur des mélanges. Lorsqu'elle a présenté récemment l'émission Saturday Night Live, elle a porté des escarpins Christian Louboutin avec une robe cintrée Spanx à 78 dollars. Et alors qu'il est rare de la voir à un défilé de mode, elle a défilé pour Chanel. 'Il n'y a rien de mal à apprécier la beauté et l'esthétique', dit-elle.

'Les gens qui sont attirés par la mode pour de véritables raisons sont les artistes et sont ceux qui peuvent apprécier cet art'.

'Ceux qui y sont attirés à cause de l'attention qu'elle apporte et de lu concours de popularité potentiel dont ils ont une chance de remporter … C'est simplement un intérêt pour eux-mêmes. C'est vraiment égoïste et cela n'est pas beau du tout'.


Source: Metro
Via: TeamKristenSite

mercredi 12 octobre 2016

Certain Women : Interview de Kristen avec Metro US

A l'occasion de la press junket de Certain Women lors du Festival du Film de New York [NYFF 2016], Kristen évoque le film, le tournage, son personnage et Kelly Reichardt dans une interview avec Metro US. 




Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs


Kristen Stewart savait qu'elle devait travailler avec Kelly Reichardt. Le film précédent de la réalisatrice de Wendy Et Lucy, Night Moves, met en vedette deux de ses amis, Dakota Fanning et Jesse Eisenberg. 'Les deux me disaient, 'Fais quelque chose avec elle !'', se souvient-elle. Et nous avons donc Certain Women, qui raconte trois histoires de femmes : Laura Dern joue une avocate qui est impliquée dans une situation de prise d'otage ; Michelle Williams apparaît dans le deuxième acte dans le rôle d'une femme légèrement aux prises avec son mariage. Stewart – maintenant une reine du cinéma d'art et essai, comme nous l'élaborons ici – arrive dans le troisième acte, jouant un professeur donnant des cours du soir éreintée qui attire l'attention mystérieuse d'une jeune femme solitaire (Lily Gladstone). Il s'agit d'un film triste. Et Stewart, 26 ans, l'aime de cette façon.

Journaliste : Nous pouvons simplement passer la majorité de cette interview à papoter à porpos de Kelly Reichardt ensemble.
Kristen Stewart : Putain, je l'adore. Je suis assez chanceuse de la connaître et je peux vous dire que ses films la reflètent vraiment. Vous en regardez un et c'est très nettement elle. C'est assez rare. Et putain elle ne copie personne. Elle est capable de créer tout cet environnement complet qui se concentre sur des moments qui se produisent entre des moments sur lesquels les gens se concentrent souvent dans les films. Il y a quelque chose de mordant à propos de ses films également. Je ne pense pas que vous riez, mais vous pensez, 'C'est amusant. C'est vraiment amusant'. Cela décrit son truc pour moi.

Journaliste : Ils ont cette qualité étrange, dans le sens où ils sont à la fois naturalistes et complexes. Parfois, ils sont presque comme une pièce de musique d'ambiance planante.
Kristen Stewart : La plupart des gens ne font pas des films qui n'essaient pas de vous faire ressentir quelque chose tout le temps. Dans son cas, cela crée un sens de la méditation, ce qui est foutrement rare. Je regarde ses films et je ne pense pas à ce sujet jusqu'à la fin. Et ils sont lents. Putain ils sont tranquilles. Il y a beaucoup de lacunes qui vous inspirent pour vous entraîner vers des pensées tangentielles. Cela m'absorbe tellement.

Journaliste : Son nouveau film est un film sur les femmes, mais cela n'est pas ouvertement une déclaration politique ou il ne se laisse pas lui-même être défini uniquement par cela.
Kristen Stewart : Ils ont chacun quelque chose l'un contre l'autre, mais pas d'une manière qui s'agrandit lui-même. On ne se dit pas, [serre les poings], 'Je vais vaincre cette adversité !'. Aucun d'entre eux ne trouve de solution. Ils veulent tous quelque chose qu'ils ne peuvent pas avoir. Vous avez le personnage de Michelle, qui en quelque sorte foire la dynamique conventionnelle du mariage. Et ensuite, vous avez le personnage de Laura qui reconnaît la nature illogique de la bureaucratie et le fait que les hommes n'écoutent pas les femmes. Mais elle ne fait pas vraiment quoi que ce soit à ce sujet. Cela ne fonctionne pas pour elle. C'est douloureux, mais d'une manière calme. C'est accablant. Ils sont foutrement épuisés. Ces femmes sont tellement fatiguées. J'adore cela.

Journaliste : Qu'en est-il de votre personnage ?
Kristen Stewart : Mon personnage veut simplement ressentir quelque chose de foutrement valide et elle ne va pas [ressentir quelque chose de valide] tout en faisant les choses qu'elle fait. Et vous avez le personnage de Lily, qui veut simplement un ami. Elle a le béguin pour quelqu'un et elle ne sait foutrement pas ce que c'est. Elle regardent dans les mauvais endroits. Ces personnes sont foutrement solitaires. Et putain c'est douloureux. Il y a un éloignement chacun d'entre eux qui semblait avoir été appris, cela semble être protecteur. Et c'est triste.

Journaliste : Les interactions entre les personnages sont tellement complexes et parlement de cette idée que nous ne connaîtrons jamais réellement quelqu'un. Mais je voudrais faire valoir que reconnaître que nous essayons de rendre les gens mal est une sorte de soulagement.
Kristen Stewart : Nous sommes tous tellement inconscients les uns des autres. C'est dingue. Mais [savoir cela] vous libère un peu. C'est bizarre. Je suis constamment, avec chaque amitié, chaque putain de relation familiale, je me dis, 'Vous avez besoin de me connaître !'. Ensuite, vous vous rendez compte que personne ne peut connaître personne. Et cela soulage. Il y a un soulagement là-dedans. Nous nous connaissons pas vraiment les uns les autres. D'autre part, c'est isolant et effrayant.

Journaliste : J'ai trouvé qu'alors que je vieillis, je deviens plus cool à propos du fait de pas avoir un lien profond avec chaque personne que je rencontre. Et par conséquent, j'ai le sentiment d'être plus confiant et plus détendu, étrangement.
Kristen Stewart : Sérieusement. Vous avez simplement besoin de vous détendre un peu. J'ai fait cela alors que je vieillis également. Lorsque j'étais plus jeune, j'étais super flippée s'il n'y avait pas une clarté dans chaque échange. Maintenant, je me dis, 'Très bien, peu importe, je m'en fous'.

Journaliste : Il y a une blague récurrente amusante dans les scènes au diner de Certain Women dans lesquels votre personnage ne cesse de commander de la nourriture mais ensuite ne mange que quelques bouchées avant de la jeter.
Kristen Stewart : Elle a foutrement pas de temps pour quoi que ce soit. Et elle ne fait définitivement rien qui soit agréable pour elle-même. Et ce fut vraiment une corvée de faire tous ces repas, parce que nous avons tourné chaque scène dans le diner en une nuit. Donc je mange le cheeseburger et le sandwich grillé et un sundae et une soupe. J'ai pensé que j'allais mourir. A la fin de la nuit, je transpirais [rires], en me disant, 'Oh mon dieu, je vais vomir'. C'est tout ce que j'aurais pris, mais en une seule fois. C'était costaud.

vendredi 15 juillet 2016

Café Society : Interview de Kristen avec Metro US

A l'occasion de la press junket américaine de Café Society à New York, Kristen revient sur le film et sa collaboration avec Woody Allen dans une interview avec Metro US.


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Kristen Stewart sur la façon de travailler avec Woody Allen

L'actrice parle du fait de travailler avec la légende sur Café Society et de son amour passionné pour The Lobster

Kristen a deux films qui sortent en salles ce week end. L'un est Equals, un film indépendant de science fiction ; l'autre est Café Society, le nouveau Woody Allen. Elle pense que c'est bizarre. 'Je me dis simplement que vous devez vraiment m'aimer pour voir deux films en un seul week end', plaisante t-elle.

Nous parlons de Café Society, dans lequel l'actrice âgée de 26 ans une jeune femme dans le Hollywood des années 30 qui tombe amoureuse d'un jeune homme (Jesse Eisenberg), même si elle couche avec son oncle magnat du cinéma (Steve Carell). Elle choisit l'oncle et les deux se séparent, pour seulement se retrouver plus tard, quand leurs vies ont changé de façon spectaculaire.

Journaliste : Question aléatoire d'abord : Quel est votre animal totem ? Et désolé de vous mettre sur la sellette avec une réponse drôle à venir.
Kristen Stewart : Ouais. Je réfléchis vraiment intensément à propos de ces choses également. 'Qu'est-ce que cela signifie vraiment ?' En avez-vous un ?

Journaliste : J'ai décidé que le mien était un morse sans raison valable.
Kristen Stewart : Avez-vous vu The Lobster ?

Journaliste : Oui. Nous pouvons parler de The Lobster, si vous le souhaitez.
Kristen Stewart : J'adore tellement ce film. Je vais rencontrer le réalisateur [Yorgos Lanthimos]. Ce que j'ai pensé était hallucinant – et je ne sais pas comment je pourrais me lancer [dans le film] en tant qu'actrice – que chaque réplique dans ce film était une métaphore. Personne ne peut vraiment le ressentir. Il crée un environnement qui est une telle réalité suspendue. Je n'ai jamais vu quelqu'un faire cela. Et ensuite, je me demande ce que les acteurs ont dû ressentir. Parce que vous construisez réellement quelque chose. Je n'ai jamais vraiment travaillé comme cela.

Journaliste : Woody Allen a son propre style également mais pas aussi extrême que dans The Lobster. Êtes-vous une personne qui a regardé tous ses films en grandissant ?Kristen Stewart : Je n'ai pas vu tous ses films – même pas énormément. Ceux que j'aime vraiment sont, évidemment, Annie Hall. Mon préféré est Vicky Cristina Barcelona. J'adore tellement ce film c'est fou.

Journaliste : Ils peuvent être vraiment sombre et honnête, mais d'une manière qu'ils ne donnent pas l'impression d'être déprimant. On se dit simplement, 'C'est la vie !'.
Kristen Stewart : Je pense qu'il a une approche décontractée vis à vis de ses angoisses. Les gens qui sont tellement débordés et disjonctés à propos des anxiétés qui ne sont pas réellement anxiogène. Parce que ceux qui se disent, 'J'ai eu affaire avec cela depuis que je suis né. J'ai toujours réfléchi sur ces pensées existentielles qui vous retournent l'estomac que vous ne pouvez pas dépasser'. Voilà quelque chose d'intéressant pour moi. Sans être vraiment triste ou avoir le sentiment que ce soit vraiment douloureux, vous n'allez jamais être heureux. Inversement si vous n'êtes jamais heureux, vous n'allez jamais expérimenter beaucoup de douleur.

Journaliste : Les personnages ici passent vraiment par des phases de hauts et de bas. Ils expérimentent un grand chagrin, puis ils avancent mais ils pensent encore avec émotion au passé.
Kristen Stewart : Ce que j'aime à propos de ce film, c'est qu'il est tellement optimiste. Les gens pensent que c'est triste, mais [son personnage] n'est pas triste et [le personnage de Jesse] n'est pas triste. Vous avez deux personnages qui regardent en arrière et pensent, 'Je n'ai pas besoin de le posséder ou de le conserver pour le valoriser'. Chaque personne me demande, 'Est-ce qu'elle a fait le mauvais choix ?'. Je réponds, [Hausse les épaules], 'Je ne sais pas'. Ce n'est pas le sujet.

Journaliste : Habituellement, l'amour ressemble à 'c'est la fin du monde' dans les films. Si une relation s'achève, la vie des personnages est terminée. Mais parfois, l'amour s'achève simplement et vous avancez. Désolé, je m'égare un peu.
Kristen Stewart : Je fais la même chose en permanence. Mais ce que vous dites à du sens pour moi et je ressens ce que vous dîtes. [Rires]

Journaliste : Je pense que c'est quelque chose de brillant et à quelque chose sur lequel on ne doit pas vraiment s'exprimer en aucun cas.
Kristen Stewart : Cela va toujours se passer comme cela avec moi [se désigne elle-même] également.

Journaliste : Mais c'est terrible parce que je vais vous retranscrire et ensuite reformuler mes questions donc je vais paraître plus intelligent.
Kristen Stewart : En fait, c'est un bon point. Cela n'est pas juste.

Journaliste : Les journalistes sont de tels abrutis.
Kristen Stewart : Ouais, je vous déteste tous.

Journaliste : Je dois vous interroger à propos de vos expériences de travail avec Woody, parce que qu'il a une façon de travailler très inhabituelle avec des acteurs. Il n'aime pas parler avec eux ou ne leur donne pas beaucoup d'indication. Certains acteurs adorent et d'autres flippent à cause de cela. Comment était-ce pour vous ?
Kristen Stewart : Il ne m'a pas fallu longtemps pour m'habituer à sa nature émoussé. La plupart des réalisateurs sont toujours en train de protéger leurs petits acteurs adorés et leurs ego. Ils veulent les gonfler de confiance, parce qu'un acteur plus confiant est meilleur. Il fait un peu le contraire. Chaque autre acteur venait vers moi et disait, 'Je pense qu'il me déteste'. Je disais, 'Crois moi, je pensais qu'il me détestait aussi. Il pourrait encore me détester'. Si jamais je me posais des questions, je savais que je ne devais pas l'interroger, parce qu'il veut vraiment que vous pensiez par vous-même. C'est tellement sympa. Il y a un peu de confiance, vous pouvez en tirer quelque chose. Mais également, il venait tout droit vers moi et disait, 'Tu as l'air horrible'.

Journaliste : Sérieusement ?
Kristen Stewart : Oh ouais. Parce qu'il n'aime pas la robe. 'On doit la changer'. Il a simplement aucun …

Journaliste : Convenance sociale ?
Kristen Stewart : Genre aucun. Je disais, 'Est-ce que j'ai complètement foiré ?'. Et Jesse disait, 'C'est simplement sa façon d'être'.


Source: @MetroUS

vendredi 26 juin 2015

Sils Maria : Interview de Kristen & Juliette Binoche avec Metro US

Lors de la promotion américaine de Clouds Of Sils Maria il y a quelques semaines, Kristen et Juliette Binoche ont parlé du film, de leur collaboration et du cinéma européen avec Metro US.



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Kristen Stewart a adoré faire Clouds Of Sils Maria avec Juliette Binoche

L'actrice dit qu'elle a du 'effacer la joie sur [son] visage' alors qu'elle disait une dialogue qui se moquait de la culture de la célébrité.

Lorsque nous avons discuté en Octobre dernier lors du Festival du Film de New York, Kristen Stewart n'était pas encore devenue la première actrice américaine à remporter un César – l'équivalent pour la France de l'Oscar – pour Clouds Of Sils Maria d'Olivier Assayas. Mais, elle était encore extatique à ce sujet. Dans le film, elle joue Valentine, l'assistante personnelle harcelée mais baba cool de Maria Enders, une superstar ressemblant à Juliette Binoche jouée par Juliette Binoche. Ça lui a permis de se moquer de l'industrie du film et de la machine à potins confinés dans un coffre fort. Les deux actrices se sont unies pour parler de leur relation, et, dans le cas de Binoche, de rire à grands éclats.

Journaliste : Juliette, le film qui vous a révélé en 1985, Rendez-Vous, a été écrit par Assayas et vous vous êtes retrouvés pour son film L'Heure D'Eté en 2008. Vous avez été l'instigatrice de ce projet. Quel a été votre concept original ?
Juliette Binoche : Je voulais qu'il fasse face au féminin. Je ne savais pas exactement ce que ce serait, mais je m'étais imaginée ces personnages échangeant les rôles. J'ai parlé de Bergman. J'ai dit, 'Allez, tu aimes Bergman ! Tu as fait un livre d'interviews [en 2008] !'. Et j'étais un peu frustrée sur L'Heure D’Été, en tant qu'actrice. J'ai pensé qu'il était timide et qu'il se cachait. J'ai dit, 'Tu m'as manqué !'.
Kristen Stewart : C'est genre, 'Je veux te connaître !'.
Juliette Binoche : 'Je veux te connaître !', ouais ! Et il m'a dit, 'Donne-moi deux semaines et je te dirais si j'aime ou non'. Ensuite, il m'a appelé et m'a dit, 'J'ai le sujet'. Un an et demi plus tard, il m'a donné le scénario.

Journaliste : C'est assez honnête en ce qui concerne ce qui se passe dans la vie d'une actrice vieillissante. Quelle a été votre réaction ?
Juliette Binoche : J'étais choquée ! Je ne m'attendais pas du tout à ce que ce soit comme ça. Je le provoquais [Grand rire chaleureux] et je me suis prise une claque en retour !

Journaliste : Kristen, vous étiez censée être Jo-Ann, une actrice finalement jouée par Chloë Grace Moretz, mais vous avez insisté pour avoir le rôle de Valentine à la place. Pourquoi ça ?
Kristen Stewart : Ce personnage est fantastique, mais il n'est simplement pas pour moi. C'était quelque chose que je connaissais si bien alors ce n'était pas intéressant pour moi. Je connais Valentine si bien, mais je n'avais jamais fait ça auparavant. Ce serait plus intéressant de dire que je gravitais autour du projet en raison des déclarations qui ont été faites et l'explication qu'il est. Mais c'était la partie émotionnelle que j'ai vraiment aimé. Et il y a plus d'ironie et plus de superpositions imprégnées dans son dialogue si ça sort de ma bouche. C'est simplement de cette façon. Je suis passée par là, j'ai été malmenée en plein là-dedans. Répondre directement aux médias et parler de la spéculation précaire – cela peut exister parfois et la manière dont on se nourrit constamment des gens – c'était amusant. J'ai dû effacer la joie sur mon visage en disant ces lignes. [Rires] Je devais essayer de ne pas paraître trop excitée à ce sujet.

Journaliste : Il y a des éléments de la pensée foutrement vieille école ici – y compris des touches [des films] Persona et L'Aventura. Mais c'est joué de façon réaliste.
Juliette Binoche : J'adore les films dans lesquels vous ne savez pas ce qui est réel et ce qui ne l'est pas. Lorsque vous rêvez, vous vous demandez s'il s'agit de la réalité ou pas. Il en est de même avec la vie. Vous ne savez jamais si vous vivez ou si c'est de la fiction. [Rires] Le film représente ça vraiment bien. Et également montrer ce que font les rôles aux actrices était très significatif pour moi. Il n'y a beaucoup de films à propos des acteurs traversant par des émotions. Qui veut se lever tôt le matin et penser à la mort ou quelque chose du genre – de votre amour ou votre enfant ou vos parents. Vous devez passer par des émotions sans s'identifier avec elles, car les émotions ne sont pas les vôtres. Mais vous devez malgré tout les traverser. C'est l'enfer. Elle ne veut pas passer par les enfers. Sa vie est déjà difficile et complexe.
Kristen Stewart : Il est judicieux de reconnaître que vous ne pouvez jamais sortir de vous-même entièrement. Il est illusoire de penser que les acteurs jouent d'autres personnes. Il s'agit toujours de vous. Il s'agit de versions de vous, mais cela va prendre une route. Il vous remplit de nouveau avec quelque chose d'autre, mais à la fin de la journée, vous passez à la caisse. [Rires]

Journaliste : Vos personnages ont une relation confortable. De quelle manière avez-vous développer cela ?
Juliette Binoche : Nous avons organisé quelques rendez vous pour nous aider à développer notre relation. [Grand rire venant du fond du cœur] Quand vous aimez quelqu'un qui aime quelqu'un. Nous sommes devenues proches d'une manière naturelle.
Kristen Stewart : Si nous ne l'avions pas fait, le film n'aurait pas été bon. Parce que je ne suis pas une menteuse. Si cela [désigne Binoche et elle] n'était pas solide et si cela n'avait pas été stimulant … Cette femme me fait réfléchir bien plus que la plupart des personnes avec lesquelles j'ai travaillé. Je suis constamment assise là dans tout ce qui se passe [fait une grimace pensive]. Elle me rend un peu perplexe, ce qui est absolument la bonne dynamique. Nous ne devons pas faire semblant.

Journaliste : Kristen, étiez-vous consciemment à la recherche de rôles européens ?
Kristen Stewart : Non. J'ai toujours gravité autour des cinéastes américains qui ont un peu plus de fluidité et les tripes pour explorer et vivre dans quelque chose et qui n'a pas vraiment besoin de le contrôler, d'une manière qui n'est pas seulement conçue pour le consommateur. Je suis tellement chanceuse parce que peu très peu de jeunes actrices américaines ont cette opportunité. Les rôles n'existent pas.

Journaliste : Est-ce que cela s'améliore ou devez-vous vous simplement venir en Europe pour obtenir de grands rôles ? Ou est-ce juste un cliché ?
Kristen Stewart : Si vous étiez en passe d'obtenir un consensus, alors, ouais, absolument. Il y a tellement de conventions dans les rôles féminins aux Etats-Unis que cela devient presque – je veux dire, c'est tellement cliché, comme vous le dîtes – cela en devient presque étouffant. Et c'est contagieux. Tout à coup, vous pensez que cela ne va pas être commercial et facilement consommable, les gens ne vont pas le faire. Cela va être soit le film le plus rikiki qu'il soit, soit cela ne va pas se faire. Je lis des scénarios vraiment bons tout le temps qui sont différents et qui vont à l'encontre des conventions et qui disent quelque chose de nouveau. Et ils ne peuvent jamais trouver les moyens. Ils ne sont jamais faits. C'est un cliché, car il est vrai.

Source: MetroUS Via: KStewartNews 
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