Affichage des articles dont le libellé est Garett Hedlund. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Garett Hedlund. Afficher tous les articles

samedi 3 décembre 2016

Billy Lynn's Long Halftime Walk : Interview de Kristen & Garrett Hedlund avec De Pelicula

A l'occasion de la press junket de Billy Lynn's Long Halftime Walk lors du Festival du Film de New York [NYFF 2016], Kristen et Garrett Hedlund parlent d'Ang Lee et du métier d'acteur dans une interview avec De Pelicula.



 Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs
Journaliste : Ok, donc évidemment, non mais évidemment … Je suis un fan de films. J’adore les films d’Ang Lee. Donc avec vous j’aimerais savoir qu’elles étaient les attentes de faire de film avec lui et qu’elle a été la réalité de tourner un film avec ce genre de technologie. Si vous pouviez tous les deux parler de ça, s’il vous plaît.
Garrett Hedlund : J’ai été un fan de tous les films qu’il a fait. Je pense qu’il est l’un des meilleurs réalisateurs d notre temps. Cela étant dit, je suis honoré. Il n’y avait aucune question pour faire partie de ce film. Et ce qui m’a aussi attiré, c’est que le livre est génial. Et la technologie, quand ils ont dit qu’Ang Lee allait tourner en 120 vues par secondes, je savais que ça allait être révolutionnaire. Ça l’était. J’ai hâte que tout le monde le voit. Je n’ai jamais rien vu de tel.
Journaliste : Et pour vous Kristen ?
Kristen Stewart : On a tous les deux grandi avec ses films. En tant que total fana de films, je veux seulement faire tomber les murs et être plus proches d’un sujet et sentir que je ne fais pas un film, mais que je suis en train de vivre une vraie expérience et qu’on découvre quelque chose ensemble. Tous, pas seulement la distribution et l’équipe du film mais aussi le public. Quand ça marche, ça marche. Et Ang est un maître. Et donc avoir pu faire partie de ce processus, et d’avoir pu porter un peu de ce poids, c’est vraiment cool.
Journaliste : J’ai vu le film hier, j’ai trouvé cela déroutant … C’est le niveau d’intimité que l’on a à l’écran … Pas forcément durant les scènes de guerre, mais les scènes d’échanges calmes entre deux personnes. J’en ai parlé à Ang et il a dit, 'La subtilité du jeu d’acteur a dû être ajusté'. Donc pensez-vous que vous avez eu à faire un ajustement à cause de la manière dont il tourné le film ou est-ce naturel ?
Garrett Hedlund : On ne peut pas vraiment savoir de quoi il parlait au début, car aucun de nous n’avait vraiment vu le rendu des images. Ils faisaient des tests avec les caméras et ce genre de trucs, il s’est rendu compte que c’était tellement vivant et viscéral, on voit vraiment tout … Il nous a tous mis au courant de cela dès le début , 'Si on voit que vous jouez, alors cela va être vu comme si vous jouez'.
Journaliste : C’est quelque chose que vous entendez toujours de toute façon … Mais je suppose qu’ici …
Garrett Hedlund : Oui, bien sûr, vous essayez toujours d’être naturel sur le moment et ce genre de choses … Mais pour ce film, c’était un peu plus renforcée. Vous n’avez pas à faire semblant, il voulait que tout le monde soit vraiment dans son personnage.
Journaliste : Vous avez eu une carrière intéressante depuis le début, mais il semble que les trois quatre dernières années, elle est devenue encore plus intéressante avec les choix qui ont été fait. Est-ce que ce sont des choix réfléchis, est-ce qu’on est venu vous chercher ? Je ne sais pas. Mais vous avez fait de très bon choix.
Kristen Stewart : Merci. J’ai été très chanceuse. J’ai toujours choisi les rôles de manière vraiment instinctive. J’ai été rarement déçu en termes de avec qui je m’entoure de façon créative. C’est en quelque sorte une balance équitable pour dessiner qui se présente. Je sais quand je devrais travailler avec quelqu’un. Et inversement. Et j’ai été tellement motivée et stimulée, et vraiment chanceuse d’être constamment genre … Je suis la personne qui s’ennuie le moins que je connaisse. Oui, j’ai simplement été chanceuse.
Journaliste : Ok, c’est tout pour les fanas des films aujourd’hui. Merci beaucoup. Bonne journée.
Source: DePelicula

mardi 8 janvier 2013

OTR : Kristen mentionne Garrett Hedlund dans le magazine Details

Kristen mentionne brièvement Garrett Hedlund, son partenaire dans Sur La Route dans le magazine Details.



Traduction faite par le staff de Kstew France. Merci de créditer avec LIEN


Séparer le personnage de la Beat du l'acteur s'inspirant de la Beat n'était pas toujours facile. 'A chaque fois que je le voyais', dit Stewart des années qui se sont écoulées entre les auditions et le tournage, lorsque le financement a bloqué la production, 'je disais, 'Tu t'y mets déjà'?', Il n'a jamais lâché'. Cet 'esprit libre' cité par Salles s'est manifesté après le tournage, lorsqu'Hedlund devait 'simplement s'arrêter de marcher', dit Stewart. Une fois, après que Stewart l'ait laissé l'entraîner dans une exploration de Montréal sans but à 4 heures du matin, elle avait finalement protesté, ''Mec, tu ne sais pas où tu vas !' Mais il a simplement continué à marcher', se souvient-elle.

lundi 7 janvier 2013

OTR : Transcription complète du Q&A lors d'une projection du film

La voici, la voilà la tant attendue (ou pas) transcription complète du Q/A qui a eu lieu le 9 décembre lors d'une projection privé de Sur La Route où elle était présente avec Garrett Hedlund.

Traduction faite par le staff de Kstew France. Merci de créditer avec LIEN si vous la reprenez



Sur La Route (La projection était le 9 décembre)

Roger Durling avec les acteurs Garrett Hedlund et Kristen Stewart

Roger Durling: Garrett, vous êtes impliqué dans ce projet depuis le début, combien d'années se sont écoulées ?

Garrett Hedlund: Depuis 2007.

Roger Durling: Et j'ai lu que vous aviez abandonner d'autres opportunités pour d'autres films pour être dans ce projet. Qu'est ce qui vous a rendu si catégorique de faire parti de ceci ?

Garrett Hedlund: Ca serait dingue de ne pas l'être, vous savez quand Walter Salles m'a donné ce rôle, j'ai pensé que c'était l'une des choses les plus incroyables qui me soient arrivées. Et aussi, vous savez, j'étais un grand fan du livre. Je l'ai lu pour la première fois quand j'avais dix-sept ans, et beaucoup d'autres écrivains de cette génération et la littérature en général avait une énorme influence sur moi. Je pensais que d'être impliqué dans quelque chose d'aussi iconique que ça était l'opportunité d'une vie, vraiment. Et je pouvais aller aussi que je pouvais en terme de recherche, on avait le temps. Le film n'avait pas eu le feu vert au moment où j'ai signé, alors il y a eu des années pour rencontrer les membres de la famille des personnages du livre. Vous savez Dean Moriarty était l'alter ego de Neal Cassady, alors j'ai passé beaucoup de temps avec John Cassady, son fils. J'ai pu allé à San Francisco et rencontrer quelques auteurs de cette génération et m'asseoir avec eux. J'ai passé beaucoup de temps à lire Kerouac et Cassady et toutes les lettes, j'ai lu tout les écrivains qui les ont inspiré - Proust, Nietzche et Wolfe. Alors vous savez c'était vraiment incroyable.

Durling: Et Kristen, vous êtes aussi impliquée dans ce projet depuis très longtemps, depuis Into The Wild avec Sean Penn ?

Kristen Stewart: C'était peu de temps après ça. Je crois que c'était en 2007, j'avais dix-sept ans.

Durling: Qu'est ce qui vous a attiré dans ce rôle ?

Kristen Stewart: Sur La Route a été mon premier livre favori. Je l'ai lu quand j'étais en Seconde au lycée. Et quand j'ai entendu que Walter allait le réaliser, j'étais prête à faire n'importe quoi pour participer. J'aurais pu faire son assistante. J'aurais travaillé à la cantine. La raison pour laquelle vous aimez quelque chose est très claire. Je ne me souviens même pas des détails de la conversation de départ; je crois que je suis partie en tremblant. Je veux dire, j'étais vraiment certaine. Pas nécessairement que j'allais avoir le rôle, parce qu'il aurait pu se passer des décennies et on aurait toujours pu attendre cinquante ans pour le commencer, mais je voulais m'engager dans quelque chose comme ça. Ce qui est évidemment, en tout cas la façon dont je m'en souviens, vraiment irresponsable de ma part. Je n'étais pas prête pour ce rôle, pas du tout. Je me suis retrouvée impliqué en même temps que Garrett, et si cinquante ans seraient passés et que l'on aurait manqué ceci alors cela aurait été une expérience très douloureuse.

Durling: J'ai une question pour Walter, et peut être que vous pouvez y répondre. Pourquoi cela a pris autant de temps ? Je ne sais pas si tout le monde connait l'histoire, mais Francis Ford Coppola avait les droits, pas vrai ?

Hedlund: Depuis 1979.

Durling: Est ce que Walter a partagé avec vous pourquoi cela a pris autant de temps pour que le projet commence ?

Hedlund: Ce n'était pas le même mode opératoire que pour les autres films. Je pense que c'était une vraie lutte pour formuler un script qui capturé le côté spontané dans lequel ces mecs vivaient. Mais cela a apporté quelque chose, grâce aux conversations et expériences folles. Godard avait été choisi à un certain moment. Et évidemment Francis Ford Coppola allait le réaliser. Et plein d'autres, je crois même Gus Van Sant à une certaine époque. Et Francis avait édit un script complet en 79 ou 80, et je que pour lui c'était un gros problème que de capturer le rythme interne qui alimentait le voyage de ces mecs. N'importe qui qui allait réaliser ce voyage allait devoir trouver en eux-mêmes quel sujet était le plus important dans la production de l'histoire. Et je ne dis pas ça comme ça, vous savez, vous pouvez lire à travers le livre et presque tous les moments ressortent et nous avons tourné chaque scènes et on plaisantait toujours que le DVD allait être vraiment riche. Walter a été initialement approché à Sundance quand il y était pour Carnets de Voyage. Quelqu'un de chez Zoetrope, la société de Francis Ford Coppola, l'a approché pour Sur La Route. Il pensait que en tant que réalisateur Brésilien, ce n'était absolument pas son domaine. Quand il a lu le livre en 1974 et cela l'a inspiré tellement, et l'a aidé à vouloir devenir réalisateur, cela l'a inspiré à propos des paysages d'Amérique qui avaient ce sens d'aspiration et de liberté. Il allait jamais accepter de faire le film parce qu'il pensait qu'il serait nécessaire de faire un voyage à travers le pays; retraçant les traces de Kerouac et Neal et les autres figures littéraires qui étaient autour. Alors il a fait un voyage à travers le pays pendant quatre ans, avant même que nous tournions le film et créer, "Les Recherches pour 'Sur La Route'". En faisant le documentaire, il a été tellement charmé par les personnes du livre et son voyage qu'il n'a pas pu résisté.


Durling: Kristen dans le livre les femmes, surtout Marylou, sont, dirais-je, mal écrites. Est ce que vous étiez impliquée dans le processus de développer le personnage de Marylou ?

Stewart: Oui, elle est en périphérie de l'histoire. Je pense que quelques unes des personnes derrière les personnages ont besoin d'être dévoilées même si il serait plus simple de ne rien changer et ne rien ajouter. Je pense que l'idée générale dans le livre et que les femmes sont traitées comme des jouets, elles sont là pour créer l'ambiance ou sont alors des choses sauvagement sexy.

Durling: Ce qui peut paraître misogyne pour certaines personnes.

Stewart: Oui, ce qui est vraiment intéressant pour moi parce que j'entends les formes toujours dire, "Alors, ne pensez vous pas que c'est un sentiment machiste d'utiliser les femmes dans l'histoire ?" et je pense que c'est un façon simpliste de le regarder. Elles ne sont pas au devant de l'histoire alors vous ne savez ce qu'il y a dans leurs coeurs ou où sont leurs esprits. Mais en même temps, apprendre à connaître Luanne, je ne pense pas que quelqu'un aurait pu profiter d'elle. Elle était tellement généreuse et ce qu'elle obtenait en retour ne la laissé pas vide. C'est la même chose pour Dean. Elle était une partenaire incroyablement formidable et une fille qui ne connaissait pas la peur. Elle était juste une adolescente et ce n'est pas une qualité typique chez les adolescents. C'est une chose désinvolte et consciente. Ce n'est pas quelque chose de commun. Dès que j'ai rencontré sa fille, elle est rentrée dans les détails; elle a également une mémoire incroyable, et tout a pris son sens. Je pense qu'on a été capable de les ressentir plutôt que juste avoir à les incarner. Cela nous ai tombé dessus quand on a appris à les connaitre. 

Hedlund: Son personnage a une sagesse qui dépasse son âge. Elle est celle qui m'a quitté à New York, au début. Je pense que Dean et Marylou sont des personnages parallèles parce qu'elle a une grande sagesse, tout comme lui et ils étaient juste de très bons compagnons de voyage. Elle était le reflet de son image d'une certaine façon, parce que juste elle le quitte pour retourner à Denver quand elle révèle qu'elle doit retourner auprès de son mari. 

Stewart: C'est comme si qu'ils s'étaient mutuellement aidés à grandir.

Durling: Vous avez parlé des recherches que vous avez fait pour les rôles. J'ai lu quelque part que Walter a fait un "Beat Camp" pour vous. Est ce que vous pouvez nous le décrire ? Est ce que c'était une sorte de répétition ou avez vous fait de l'improvisation ?

Hedlund: C'était tout ça en m^me temps. Sur ce fin, cela a été vite. Nous avons seulement eu six semaines de pré-production avant d'aller sur la route pour tourner six mois. Et nous avons passé quatres de ces semaines à Montréal. Nous avons commencé au milieu de l'été et avons fait comme du camping dans cet appartement avec Sam Riley, Kristen, Walter et moi. On sortait tous ensemble et les membres des familles venaient. John Cassady, Anne-Marie Santos (la fille de LouAnne) et Gérald Nicosia qui a écrit Memory Babe, une biographie de Kerouac, qui a également partagé avec moi des centaines d'heures d'enregistrement audio de Marylou parlant de Jack et Neal, ce qui était incroyablement fort. Nous avons regardé des vieux films que Walter partageait avec nous, Shadows, John Cassavettes et un film qui venait de voir le jour, The Exiles, qui avait été aux archives jusqu'à il y a cinq ans et il avait été tourné dans les années 50. Les murs autour de nous étaient emplis par des photos des personnages, l'emplacement des maisons, les endroit où nous allions aller, à quoi cela ressemblait, et à quoi ça ressemble aujourd'hui. Il y avait toujours du jazz. Dexter Gordon, Slim, Jack McQuenne, Miles - qui passaient toute la journée. Et toute la lecture que nous avons du faire. Il y avait des centaines et des centaines de lettres que les personnages se sont écrits. Plus particulièrement, Neal Cassady a écrit à Jack. Elles sont très personnelles et non-censurées et à partir de ça on a commencé à réaliser le processus de pensée et ce qui a fait tiquer tout le monde.


Durling: Kristen, l'Hudson est un personnage à part entière dans le film et manifestement vous passez beaucoup de temps dans cette voiture. Comment était cette expérience ? On en ferait presque une crise de claustrophobie.

Stewart: Vraiment ?

Hedlund: Tu te souviens en Argentine ?

Stewart: Oui mais c'est loin.

Hedlund: Après Montréal on avait besoin de neige en aout. Alors nous sommes allés jusqu'en Patagonie, au Chili et avons tourné pendant trois jours. Je me souviens qu'il y avait une banane sur le sol des fauteuils arrières et c'était comme ça que vous pouviez juger à quel point la journée était longue, par l'état dans lequel était la banane. Evidemment la banane commençait à être écraser sur le sol, et n'importe qui qui était derrière faisait, vous savez…

Stewart: Faisait des blagues dégoutantes à propos de l'état de la banane, qu'on a pas besoin de répéter ici.

Hedlund: La Hudson n'a été fabriqué que pendant six ans; je pense que la dernière Hudson a été fabriqué en '54. C'est une voiture géniale. J'ai acheté une Hudson de '53 avant que l'on ne commence à tourner et celle la était une de '49 et je voulais juste m'y habituer et la conduire. Tout ces moments où tout le monde est dans la voiture, vous deviez savoir comment gérer ça. Comme quand nous étions en train de tourner les scènes du blizzard avec ma tête par la fenêtre alors que j'étais en train de conduire. La caméra est juste là dehors, personne n'est autour alors on a fait la scène en roulant sur une route avec du blizzard. Walter venait nous voir et demander, "Il y a un chasse neige qui arrive ! Est ce que tu peux le voir ?" je lui ai répondu "Je ne vois rien, dis lui de me voir arriver."

Durling: Vous savez vous mentionnez l'Argentine. Beaucoup de ces paysages ont disparu des Etats-Unis à cause de l'expansion du commerce et du coup vous avez du voyager vers d'autres parties du monde. Est ce que vous pouvez nous en parler ?

Hedlund: Après que nous ayons commencé à Montréal nous sommes partis en Argentine pour trois semaines. Après nous sommes allés au Chili et tournés pendant trois jours et après que nous avons fini là bas on s'est dit "On en est à la moitié !" Puis il y avait Calgary pour trois semaines, Montréal pour encore un mois et nous avons fini avec San Francisco pour les quatre derniers jours de tournage, qui était principalement les intérieurs avec Dean et Camille ou alors conduire au travers de Russian Hill. Puis Walter et moi sommes partis pour un voyage de trois semaines avec cinq hommes de l'équipe où nous avons pris l'Hudson de New York à Los Angeles, parce qu'avec le principal photographe on ne pouvait pas avoir tout les paysages possibles d'Amérique avec l'emploi du temps que nous avions. Alors Walter et moi avons tourné les scènes sur les toits de Harlem puis sommes allés aux Adirondacks pour avoir plus de scènes de neige, tombés en panne à Utica, conduits au travers d'un brouillard à Erie Pennsylvannie, avec ma tête par la fenêtre. Nous avions pas de compteur de vitesse ou d'essuie-glaces, et notre jerricane d'essence dans le coffre de la voiture donc il y avait aussi une grande utilisation d'essence. On a conduit sans freins de Cincinnati à Lexington dans le Kentucky puis jusqu'à Nashville où nous avons essayé de trouver des freins un dimanche  dans la "Bible belt" (régions où la religion a une forte importance). On a aussi roulé sur de petites routes, alors cela nous a pris huit heures de Memphis alors que cela aurait pris deux heures avec l'autoroute. Encore en panne à Texarkana, Arkansas, en panne à Lubbock, Texas, en panne à Las Vegas, Nouveau Mexique pendant trois jours. Puis à travers l'Arizona jusqu'à Phoenix et où il aurait fallu cinq heures avec l'autoroute, cela nous a pris dix-huit heures d'aller de Phoenix jusqu'à Los Angeles et c'est là que nous avons trouvé la voie ferrée que vous voyez dans les crédits du film entre la Californie et l'Arizona. On s'est juste arrêté pour prendre une photo et nous avons vu cette voie ferrée. Et si quelqu'un connait Neal Cassidy ou sa vie, il est mort ou a été trouvé mort marchant de Temple Town, New Mexico sur les rails de la voie ferrée. Et a été trouvé entre les villes où il a été revisité les liens que lui et Kerouac avaient dans la ville quand il était là bas pour un mariage. Alors c'était vraiment spécial que nous ayons au moins cette séquence. Je ne savais même pas cela avait été choisi au montage.

Durling: Kristen vous avez mentionné la fille de Marylou… Est ce que la famille a vu le film ? Quels ont été leurs réactions ?

Stewart: Je crois que Anne Marie l'a vu il y a quelques semaines, nous étions à San Francisco et elle était présente à une projection avec son mari et sa fille. Je pense qu'elle en est vraiment contente. La chose que LuAnne faisait toujours avec sa fille, et probablement avec beaucoup d'autres aspects de sa vie, était qu'elle gardait vraiment les choses séparées. Ce qui est pourquoi j'ai eu une perspective intéressante au travers de sa fille. Ses valeurs, ses désires et ses idéaux variaient beaucoup. Et pourtant elle a été capable de se fournir une vie qu'elle voulait vivre. Ce que je veux dire c'est qu'après tout ça, elle souriait beaucoup. Sa mère venait tout juste de mourir avant même que l'on ne commence. De tous les personnages du livre, elle aurait une de ceux qui auraient été très enthousiastes et auraient adorés nous parler et c'est dommage que cela a été mal programmé. Mais oui je pense qu'elle en serait ravie. Elle a dit qu'elle a toujours été choqué et surprise par cet aspect de la vie de sa mère parce qu'elle est née juste après. Elle nous a raconté des histoires à propos de gens venant chez eux et sa mère ne lui expliquait jamais qui ils étaient, alors un jour elle était assise là, elle avait seize ans et elle ouvrit la porte à Neal Cassidy. Il l'a regardé et - il n'a jamais pu accepter le fait qu'elle n'était pas sa fille. Alors il était toujours du genre à dire "Oh regardez ! Elle a mes yeux !" quand elle était un nourrisson et LuAnne lui répondait "Euh, non pas du tout." Ce qui est dingue, cela me paraît toujours étrange qu'au final ils n'aient jamais eu d'enfant ensemble. Mais peu importe, Neal l'a regardé et a dit "Oh tu n'es pas aussi jolie que Jack avait dit. Où est ta mère ?" et elle lui a répondu "Qui êtes-vous ?" et elle découvri des années après qui il était. 

Hedlund: Mais c'est tellement spécial, Anne Marie l'autre soir nous a donné à chacun un vinyle de la collection personnelle de sa mère. Sa mère aimait tellement ses vinyls qu'ils avaient tous ses initiales au dos, en haut à droite…

Stewart: Oui, il y a un petit "Lu", c'est vraiment mignon.

Durling: Alors le jazz, je voulais demander à Walter à propos de la musique mais un de mes moments préférés dans le film est celle de votre danse. Est ce que c'était chorégraphie ou pouvez expliquer comment cette scène a été tourné ?

Hedlund: Oui, c'était probablement chorégraphié de la même façon que mémoriser vos lignes et connaître ce qu'il faut dire mais en même temps avoir la liberté d'improviser. Parce que à ce moment, et je sais que plus tard nous avons découvert que la danse préférée de LuAnne était le Jitterbug mais cela aurait été un peu trop cliché pour cette scène et à cette période on ne pouvait pas trouver de référence de danse parce qu'elles sortaient du Swing et se transformaient en Be-bop. Alors on a juste interprété ça et appris quelques pas intéressants et ce qu'il fallait faire, et c'était beaucoup plus au niveau séduction. Vraiment on a juste appris quelques pas et Walter tournait dix minutes sans crier couper. Alors évidemment on a du utiliser une chanson qui durait dix minutes alors c'était ces jours là qui étaient les plus fatigants. On est juste complètement dingue sur la piste de danse puis après dix minutes, coupé. Puis on courait dehors pour retrouver notre souffle.

Stewart: Il n'y avait pas d'air dans la pièce. C'était comme être dans un aspirateur. Il faisait chaud.

Durling: Eh bien c'était un moment très agréable. Garrett, ce n'est pas un personnage très appréciable. Est ce que c'était compliqué de vivre dans un tel personnage pour une si longue période ? Je veux dire il est très séduisant et attirant et vous êtes un bel homme, mais au final il est juste ignoble.

Hedlund: Je pense que l'énergie était la chose la plus fatigante. Vous savez quand j'ai lu pour la première fois le livre, je me suis toujours montrée compréhensif avec les personnages de Jack Kerouac, Sal Paradise, parce que à ce moment j'étais en train de déménager pour Los Angeles et la littérature était quelque chose d'important. J'étudiais l'écriture et la littérature mondiale en même temps, alors voir son genre de prose spontanée et son riff sans fin sur les gens, les lieux et tout les aspects de la vie. Il observait tout mais ne voulait pas attirer l'attention, mais écrire à propos de ce qui est attractif et des imperfections de la vie. Et puis quand j'ai rencontré Wlater j'étais tellement nerveux, parce qu'en lisant le livre vous êtes tellement attiré par ce mec énergique qui avait cet esprit génial sans fin toujours à propos de Twain disant ça et Proust disant ceci parce qu'il voulait vraiment être écrivain et il voulait aller à Columbia comme Kerouac. Alors je me souviens d'avoir essayer de mettre ces mots dans ma bouche pour la première fois et c'était angoissant, mais j'avais beaucoup de café.







mercredi 2 janvier 2013

Photoshoot de Kristen et Garrett pour Jalouse Magazine (Mai 2012) non scan

Les clichés tirés du photoshoot de Kristen et Garrett pour le magazine français Jalouse (édition Mai 2012) sont maintenant disponibles en version non scannées et taguées.





dimanche 23 décembre 2012

OTR : Garrett Hedlund mentionne Kristen avec Shockya

Dans une interview avec Shockya lors de la press junket de Sur La Route, Garrett Hedlund mentionne Kristen, sa partenaire dans le film.



Traduction faite par le staff de Kstew France. Merci de créditer avec LIEN

Journaliste : Kristen et toi avez une excellente complicité, donc comment avez-vous fait pour développer ça ?

Garrett Hedlund : Je pense que ça vient du fait qu’on était les uns avec les autres pendant quatre semaines avant qu’on commence le tournage. On était tous dans la même pièce toute la journée, tous les jours. On avait des supports, et on a lu énormément d’écrits. Ce fut l’occasion pour nous de partager les uns avec les autres, comme tout ce que chacun avait trouvé.

Walter a aussi partagé avec nous ce qu’il avait découvert pendant ses recherches. Toute la journée, tous les jours, Sam, Kristen et moi étions dans cet appartement avec Walter à écouter du jazz, lire. C’était une grande salle d’études, c’est de là que ça vient.

De plus, elle n’est pas très difficile à vivre. Elle est vraiment géniale, et réellement dédiée [au projet]. Tous ceux qui étaient impliqués dedans étaient géniaux et ont accepté les autres comme une famille.

vendredi 21 décembre 2012

OTR : Interview de Kristen & Garrett Hedlund avec Vulture

Lors de la promotion américaine de Sur La Route, Kristen et Garrett Hedlund ont accordé une interview à Vulture.


Traduction faite par le staff de Kstew France. Merci de créditer avec LIEN


Kristen Stewart et Garrett Hedlund sont en plein milieu d'un jeu de questions/réponses. Ils sont assis dans une cour du Four Seasons de Beverly Hills par une chaude matinée de novembre, se regardant l'un l'autre de part et d'autre d'une petite table, attendant que l'autre craque en premier et réponde à ma question. Le seul mouvement vient de la fumée qui s'échappe de sa cigarette et le demi sourire qui se forme sur chacun de leur visage.

Tout ce que j'ai fait pour provoquer cette bataille de réponses a été de demander, 'Lequel d'entre vous ressemble le plus à votre personnage dans Sur La Route ?'. Dans la nouvelle adaptation cinématographique du roman emblématique de Jack Kerouac écrit lors d'un road trip (qui sort aujourd'hui de façon limitée), Hedlund joue le vadrouilleur charismatique Dean Moriarty, et Stewart a été engagée comme petite amie charnelle et libre d'esprit de Dean, Marylou. Aucun acteur ne veut se vanter qu'il ou elle ressemble énormément à un personnage littéraire emblématique, donc ça devient évident qu'une distribution de compliments mutuels de la part des deux est le seul moyen de se sortir de cette question. Mais qui aura le courage de lâcher prise et de se lancer en premier ?

'Il a beaucoup de Dean en lui', dit finalement Stewart.

'Il a beaucoup de dents en lui', répond Hedlund, dans une confusion moqueuse.

'Dean!', insiste t-elle, alors que les deux se mettent à rire. Ce n'est pas difficile d'amadouer un sourire de Stewart et d'Hedlund, même si leurs personnages à l'écran suggèrent le contraire. Les deux sont surtout connus pour leurs rôles sans détour et renfrognés dans des sagas à gros budgets – elle dans Twilight, lui dans Tron Legacy – et on peut voir ce qui les a attirés dans Sur La Route, un film qui n'est pas rempli par des programmes informatiques, mais de personnes en chair et en os, où les personnages ne sont pas morts-vivants, mais au contraire, vraiment vivants.

En vérité, Hedlund et Stewart sont les bien plus proches de leurs rôles qu'ils ne veulent vraiment l'avouer. Comme Neal Cassady, la figure de la Beat sur lequelle Dean est basé, Hedlund a grandi dans le centre, passant son enfance dans une ferme si éloignée qu'on doit prendre un vol à Fargo et conduire trois heures supplémentaires pour la trouver. Pour gagner le rôle dans Sur La Route, Hedlund a canalisé l'ambiance du roman et écrit plusieurs pages dans lesquelles il a mis sur âme à nu à propos de sa propre vie, les offrant au réalisateur Walter Salles après sa première audition en lui demandant, plein de sincérité, 'Puis-je lire quelque chose que j'ai écrit ?'. Ça a fonctionné.

Quant à Stewart, 'On ne pourrait attiré par un projet si on devait faire semblant', dit-elle. Bien que Marylou soit plus impétueuse et s'affirme plus sexuellement parlant que les autres personnages qu'elle a joué, Stewart affirme, 'Je n'ai pas l'impression que je suis en dehors de la personne que je suis quand je joue des rôles. Même si c'est très différent de la version visible que la personne que je suis, il y a toujours quelque chose au fond de moi'.

N'est-ce pas choquant d'aller d'un travail sur un blockbuster avec un écran vert comme Blanche Neige et le Chasseur à quelque chose d'aussi et intime et moite ? Encore une fois, Stewart fait un demi sourire ; elle a passé la plupart de sa carrière à alterner des films Twilight poids lourds avec des films indépendants à petit budget comme The Runaways et Welcome to the Rileys. 'Je ne veux pas de faire des gros films, car on devient en quelque sorte râleur et on se plaint avec les autres acteurs à propos de ce qui vous empêche de vraiment ressentir [les choses]', dit-elle avec un petit rire d'auto-dérision. 'Mais alors, à la fin de la journée, on peut être dans une salle blanche ; toute la chose à propos d'être un acteur, c'est qu'on doit avoir de l'imagination'.

Un manque d’inhibitions aide également. Dans Sur La Route, Hedlund joue un personnage sympa rempli de bravade de la Beat, mais on lui demande toujours de faire des choses dans lesquelles d'autres jeunes acteurs pourraient tressaillir, comme ôter ses vêtements, danser avec un abandon sauvage durant de longues prises, ou simuler du sexe hard avec Steve Buscemi. Demandez-lui de trouver la liberté d'aller dans ces endroits, et Hedlund vous surprend en osant citer non pas une icône vénérée comme Kerouac mais Ethan Hawke, dont le livre Ash Wednesday, dit-il, a fait grande impression sur lui en tant qu'adolescent.

'La seule chose qui vaut dans la vie, c'est l'humilité', cite Hedlund, qui ressemble vaguement à Hawka avec sa barbichette brune et ses aptitudes littéraires sérieuses. 'Brise l'ego, alors danse à travers la contradiction parfaite entre la vie et la mort'. Son explication : 'Ça vous encourage à ne pas marcher la tête baissée et les mains dans vos poches et être fermé à la vie, mais d'être ouvert et neutre et accessible à l'expérience de nombreuses voyages merveilleux durant cette courte vie qu'est la nôtre'.

Ces inhibitions n'abaissent-elles pas de manière permanente après avoir simulé des scènes de sexe poussées dans Sur La Route ? Stewart dit oui et reconnaît que, en général, elle est perçue comme une personne fermée, mais qu'elle trouve dessus. 'C'est drôle ; en mettant en place des murs, on pense qu'on se protège, mais on s'empêche de vivre', dit Stewart. 'Si on se couche derrière un mur, alors on ne peut pas voir au-delà. On se prive de tellement [de choses] si on essaie d'être hyper conscient de ce qu'on met là-bas, vous savez ?'

Elle ajoute, 'Si on a l'impression qu'une personne abat ces murs, laissez-la faire. Ce sont les gens dont on a besoin de trouver dans la vie, plutôt que des gens avec lesquels on est juste à l'aise'.

Avec ça à l'esprit, il n'est pas étonnant qu'Hedlund et Stewart veulent mettre fin à notre conversation en discutant de Just Kids, le livre de Patti Smith à propos de son amitié artistique enrichissante et sur la définition de la culture avec l'artiste Robert Mapplethorpe. 'Ça a eu un effet relativement semblable sur moi lors que lors de la lecture de Sur La Route quand j'avais 15 ans', dit Stewart, qui est en train de lire le roman pour la deuxième fois. 'J'ai une grande envie de créer des trucs après l'avoir lu, de sortir et de trouver des gens, et de voyager'.

Lorsque j'évoque les déclarations récentes disant que Smith est une fan de Stewart – suggérant que peut-être un jour, elle pourrait se retrouver elle-même à apparaître dans une autre adaptation d'un livre bohème venant d'une autre époque – Stewart hésite et répond en rencontrant à nouveau le regard d'Hedlund. 'Je ne serais jamais le genre de personne comme Patti Smith qui a cette obligation de créer en permanence', rit-elle, confessant, 'On se sent quelque peu diminué [juste après l'avoir lu] ! On se dit, 'Mon dieu ! Je dois me reconstruire ! En fait j'ai besoin d'utiliser chaque seconde ! Pourquoi suis-je encore assise-là ?'.

OTR : Interview de Kristen & Garrett avec Movie Fanatic

A l'occasion de la press junket américaine de Sur La Route, Kristen et Garrett Hedlund ont répondu aux questions de Movie Fanatic.


Traduction faite par le staff de Kstew France. Merci de créditer avec LIEN


Kristen Stewart a laissé Twilight derrière elle et a pris la route de l’adaptation à l’écran du l’œuvre emblématique de Jack Kerouac, Sur La Route. Elle apparaît aux côtés de Garrett Hedlund et le duo s’est assis avec Movie Fanatic pour nous amener à l’intérieur de leur long périple cinématographique à la maturité et même nous aiguillé sur ce qui fait un bon road trip.

Eh bien, ce que j'aime à leur sujet, c'est que si on n'a pas un délai ou une destination, ce qui pourrait faire dérailler, c'est qu'un passager puisse le faire ! Pour ce film, Walter [Salles] et moi avons pris la Hudson de 1949 de New York pour se rendre à Los Angeles. La chose la plus géniale à propos de ça, c'est qu'on avait pas d'heure pour rentrer à la maison’, a déclaré Hedlund.


Facilement visible dans la bande annonce de Sur La Route, tourner un film – littéralement – sur la route s’est également avéré difficile à cause de cette vieille voiture. On est tombé neuf fois en panne à travers le pays, dans des endroits différents, et on a rencontré quelques-uns des mécaniciens les plus merveilleux à travers les Etats-Unis !’


De tous leurs voyages, tourner le film – de New York à la Californie, et même une escapade en Amérique du Sud – chacun avait une place spéciale dans le cœur des stars. ‘La Nouvelle Orléans était tout aussi incroyable. On est sorti du Bayou, et c’était spécial’, a déclaré Hedlund.




‘Tous les endroits étaient tous unique’, a continué Hedlund. ‘On était dans un tel mouvement, dès le départ. On a réussi à attraper la neige, dans l'hiver du Chili, et ensuite on a plongé en Argentine puis on s'est dirigé vers la Patagonie jusqu'au No Man's Land’.

Le livre emblématique a été abordé pour devenir un film pendant des décennies depuis sa publication de 1957. Stewart a apprécié la manière dont l’auteur a amené le lecteur dans un voyage à la première personne. 


‘Lorsqu'on peut carrément tout rechercher sur Google, on ne ressent pas le besoin d'aller le voir en personne. On peut faire beaucoup de voyages dans sa chambre, mais on ne touche rien. On ne le ressent pas’, a déclaré Stewart.

Les personnages du livre, basés sur Kerouac et ses compagnons de voyage, ont eu un tel empressement à tout exprimer au plus profond de leurs âmes, exprimé à chaque page. ‘Je pense que c’est ce qui fait que tout le monde était attiré. C’était un sentiment d’être plus honnête qu’on ne l’a jamais été et plus libre. On doit jeter les inhibitions et les peurs, pour aborder la vie de cette manière’, a déclaré Hedlund.

Luanne, le personnage de Stewart, aussi prénommée Marylou, était en avance sur son temps. Elle a vécu la révolution sexuelle des années avant qu’elle ne commence.



Elle avait cette capacité à vivre plusieurs vies. Elle n'était finalement pas au-dessus de l'émotion. Elle passait au-dessus de la jalousie, mais pas au-dessus du sentiment d'être blessée. Peut-être que si ce film avait été fait à l'époque plutôt qu’aujourd'hui, les gens seraient si choqués par le sexe et les drogues et ils auraient en fait manqué ce que raconte le film’, a admis Stewart.

Durant son époque, Luanne était définie par des paramètres différents. ‘Maintenant, on le voit de plus en plus donc ce n'est pas dur à digérer. Bien sûr, les temps ont changé, mais les gens ne changent pas. C'est pourquoi le livre n'a jamais été aussi pertinent. Il y aura toujours des gens qui veulent pousser un peu plus ardemment’.

Alors que Sur La Route est très libre à propos des drogues et du sexe, cela aurait pu être une scène inconfortable pour Stewart et Hedlund dont leurs parents sont témoins. ‘Ma mère est venue à Cannes. Elle était vraiment fière. Je sais que c’est marrant d’en parler d’un point de vue d’une personne extérieure. C'est genre, 'Oh, ça doit être bizarre de s’asseoir et de regarder tes fesses avec ta mère’’, a déclaré Stewart en riant. ‘Mais c’est trop bizarre !’

Pour Hedlund, ses parents sont tout simplement soulagés de ne pas avoir à le regarder mourir à l’écran … à nouveau ! Je pense que la seule chose plus difficile pour un parent est d'avoir à s'asseoir et regarder faire une scène où on est en train de mourir. Je meurs dans trois films, et ma mère m'a supplié, 'Dis-moi simplement que tu ne meurs pas à la fin', a déclaré Hedlund.


Pour qu'elle regarde I Am Sam, je lui ai dit que c'était une comédie. Elle est revenue avec sa meilleure amie et ses poches remplies de Kleenex et m'a dit, 'Espèce de fils de pute !'.

Stewart, après avoir achevé la Saga Twilight, c’est aujourd’hui deux livres distincts qu’elle a porté à l’écran. Elle a admis que les interactions avec les fans des deux romans sont très différentes. 


‘Je n'ai pas eu beaucoup de conversations avec des fans de Twilight. Parfois, les filles qui gèrent les sites fan viennent et font une interview, et j'adore vraiment faire ça’, a déclaré Stewart. J'ai parlé avec beaucoup de fans passionnés de Sur La Route. La différence, c'est qu'il y a beaucoup de choses à ressentir dans Twilight. On le ressent simplement. Mais avec Sur La Route, il y a beaucoup à dire’.

Enfin, on s’est demandé comment est la vie pour Stewart maintenant que Breaking Dawn Part.2 est sorti et qu’elle a dit au revoir à Bella.

J'ai ce poids retiré et je veux le récupérer. Je n'ai plus à me soucier de Bella, ce qui est très bizarre’, a déclaré Stewart. ‘Elle ne me tape plus sur l'épaule’.


jeudi 20 décembre 2012

OTR : Interview de Kristen et Garrett Hedlund avec Collider Frosty

Lors de la press junket américaine de Sur La Route, Kristen et Garrett Hedlund se sont longuement confiés à Collider Frosty.


Traduction faite par le staff de Kstew France. Merci de créditer avec LIEN

Journaliste : Car vous étiez intensément attachée à ce projet, même bien avant Twilight, quel discours à propos de Marylou a fait que vous aviez encore envie d’en faire partie, après tout ce temps ?

Kristen : J'ai vraiment cherché profondément au fond de moi pour jouer une personne comme ça. Ça a pris un long moment. Je ne pouvais pas dire non. J'aurais fait n'importe quoi dans le film. J'aurais suivi le film dans une caravane si je n'avais pas eu un boulot dedans. J'avais genre 14 ou 15 ans lorsque j'ai lu le livre pour la première fois et 16 ou 17 ans lorsque j'ai parlé à Walter pour la première fois. C'était facile de relier les éléments après avoir appris à connaître la personne derrière le personnage et ce que vous avez besoin de retirer d'un style de vie comme ça. Ça ne s'est produit que tard dans le processus des répétitions. Au début, j'étais juste attirée par l'esprit de ça. Je suis le genre de personne qui a besoin d'être poussée très fortement pour être capable de laisser tout se produire. Je pense que Marylou est le genre de personne que vous ne pouvez pas empêcher d'être elle-même ; car elle est nullement intimidée et présente constamment, comme ce puits sans fond d'empathie vraiment généreuse. C'est une qualité très rare qui vous rend capable de vivre une vie très complète, très riche sans retirer quelque chose de vous. Vous ne pouvez rien prendre d'elle. Elle obtenait toujours quelque chose en retour. Elle est incroyable.

Garrett : Être en présence de quelqu’un qui n’a aucun jugement, vous donne la liberté de vous délester des inhibitions et des peurs, et d’être plus honnête avec vous-même et avec quelqu’un qui est plus proche de celui que vous n’avez jamais été.


Autant que vous vouliez le faire, dans quelle mesure était-ce difficile pour vous de rester lié [au projet], alors que le temps filait ? De quelle manière cette vie saisonnière, pendant ce temps-là, vous a-t-elle aidé y voir plus clair ?

Eh bien, ce n’était pas difficile de rester attaché, après tout. Ce fut, pour moi, une chose que je voulais faire impatiemment. Quand Walter [Salles] m’a auditionné, j’étais incroyablement fier d’en faire partie. J’étais un grand fan du livre et, huit ans après avoir lu le livre, aujourd’hui être sur le tournage était dingue. Mais, à partir du moment où j’ai été engagé, j’ai eu cette foi ça se ferait, et cette peur qui en résultait. Tout le monde a grandi un peu trop rapidement. C’était l’une de mes craintes car, en tant que personnage dans le livre, Dean a 21 ans, et Sal 24. On a commencé à tourner quand j’avais 25 ans. J’ai eu 26 ans pendant. Maintenant, j’en ai 28. Quand je l’ai lu la première fois avec Walter, j’avais 22 ans. Aujourd’hui, en regardant quatre ans en arrière, avec cette expérience de la vie et l’attente, on acquiert des connaissances à propos du monde et de la sagesse, la façon dont les choses fonctionnent, les gens, la façon d’obtenir ce qu’on veut, et connaître l’Amérique un peu plus. Évidemment, parcourir le pays derrière le volant améliore la sagesse, tous ces endroits reculés, tomber en panne et ne pas avoir un sou en poche. Ca m’a aidé à être à l’aise avec ces scènes.

Concernant le fait d’être à l’aise avec l’intensité de certaines scènes physiques entre vous deux, avez-vous fait ces scènes selon votre propre gré ou y avait-il des membres de la production et des agents qui débattaient à propos de ce que vous deviez faire ou non ?
Non.

Non. La torture pour eux n’était pas d’accepter le fait que vos fesses soient exposées à la vue de tous, mais avec internet, ça ne s’en ira jamais. Mais, ce n’était pas vraiment ça. C’était le fait que pendant deux ou trois ans, je disais non à tout ce qui m’était proposé, et ils disaient simplement ,‘Très bien, vous allez faire ce film. J’espère que Monsieur Salles est content. Où étiez-vous bordel où étiez-vous durant ces trois dernières années ?’ C’était le seul truc. Les agents et les responsables méprisent les projets parfois.


Avez-vous parlé avec vos parents de la nudité dans ce film, avant qu'ils ne le voient ?
Ma mère et ma sœur l'ont regardé alors que j'étais à côté.

Ouais, c'était vraiment une expérience intéressante. 

Il y avait beaucoup de rires. Je ne sais pas si c'était une bonne chose ou une mauvaise chose. Je ne sais pas c'était des rires de nervosité ou car le texte en lui-même était vraiment plein d'humour.


Selon moi, je pense que tout le monde était vraiment heureux qu'il ait fallu quelques années pour que le film soit fait. Ma mère est venue à Cannes. Elle a adoré. Elle était vraiment fière. Je n'en ai pas encore parlé avec mon père, vraiment.
Je pense que Welcome to the Rileys était probablement un film plus difficile à regarder pour un parent. J'étais tellement sensible à propos de tout, après ce film. Ce personnage a vraiment fait son chemin en moi. J’étais tellement sensible, et pas juste ouverte sexuellement, mais tout ce qui se passe chez une jeune fille. Ça m'a juste secoué et je pense que mes parents pouvaient probablement ressentir ça aussi. Ce n'est pas quelque chose dont on a parlé.

Je sais que c’est marrant d’en parler d’un point de vue d’une personne étrangère . C'est genre, 'Oh, ça doit être bizarre de s’asseoir et de regarder tes fesses avec ta mère', mais c’est tellement bizarre d’être à l’intérieur de ça. Je ne veux pas dire que c'est comme si je regarde quelqu’un d’autre parce que ce que j’aime à propos de mon boulot , c'est qu'on peut lire des trucs et trouver des aspects de la vie auxquels on se sent lier mais dont on ne pensait pas qu'on avait en nous et qui peuvent vous choquer vous-même . Le processus de fabrication du film est de trouver pourquoi on a réagi de cette manière. Alors, je ne pense pas que qu'on joue une personne différente mais parce qu'il ne s'agit pas son standard typique, c'est plus comme si on allait prendre soin d’une autre personne. On a tellement de responsabilité de cette personne. C’est facile d’être mature envers ça. C’est facile de le mettre en contexte et de s’en sentir protecteur.

Je pense que la seule chose plus difficile pour un parent est d'avoir à s'asseoir et regarder faire une scène où on est en train de mourir. Je meurs dans trois films, et ma mère m'a supplié, 'Dis-moi simplement que tu ne meurs pas à la fin'. Pour qu'elle regarde I Am Sam, je lui ai dit que c'était une comédie. Elle est revenue avec sa meilleure amie et ses poches remplies de Kleenex et m'a dit, 'Espèce de fils de pute !'

Quel âge pensez-vous qu'un jeune fan de Twilight doit avoir, avant de voir Sur La Route ?


Je pense que la notation limite un peu les choses.



Je pense que la loi actuelle dit que, si on est avec un parent, on peut rentrer et voir un film R-Rated, si vous avez plus de 13 ans. Je suppose que ça dépend de qui si sont vos parents et qui on est. J'ai lu Sur La Route quand j'avais 14 ans, donc je ne sais pas. Mes parents n'ont jamais voulu me mettre à l'abri du monde dans lequel on vit, donc je suis probablement pas la bonne personne à interroger. Je pense que si on a le désir de le voir et que tes parents ne veulent pas que tu le vois, alors prends-le taureau par les cornes.

Les conversations avec les gens qui sont des passionnés de ce livre sont-elles radicalement différentes de celles avec des passionnés de la saga Twilight ?
Je n'ai pas eu beaucoup de conversations avec des fans de Twilight. C'est vraiment rare. Parfois, les filles qui gèrent les sites fan viennent et font une interview, et j'adore vraiment faire ça. Mais, je trouve que beaucoup de gens à qui je parle, et la plupart des journalistes avec lesquels je m'assois, sont des grands fans de Sur La Route. J'ai le sentiment qu'ils sont encore affectés par ces histoires car ils y trouvent un intérêt. J'ai parlé avec beaucoup de fans passionnés de Sur La Route. La différence, c'est qu'il y a beaucoup de choses à ressentir dans Twilight, et c'est généralement mon expérience, en ayant des échanges individuels avec ces fans. On le ressent simplement. Mais avec Sur La Route, il y a beaucoup à dire.

Avec quels idéaux de la Beatnik pourriez-vous vous identifier personnellement ?
A cette période, il y avait un tel sentiment et un désir de liberté. Ces gars-là ont essayé d'exploré tous les aspects de la vie, quand peu d'autres le faisaient. Donc beaucoup ont mis en place ces limites concrètes, et ils ont eu ce désir d'aventure. Surtout pour moi, grandir dans une si petite ville au milieu de nulle part, le désir de prendre le large était incroyable. Je voulais voir de nouvelles terres, rencontrer de nouvelles personnes de la ville, et rencontrer des personnes qui étaient dans des situations beaucoup moins chanceuses que moi, pour que je puisse apprécier beaucoup plus mon cadeau. Au moins, j'ai eu de la nourriture sur la table. C'était simplement le désir de vivre et d'être moi-même, et de voyager et de partir. Ces gars-là étaient capables de le faire grâce l'expansion de l'amour libéré et les drogues. Ils se sont développés non seulement psychologiquement et spirituellement, mais aussi géographiquement. 

Le texte de Kerouac est une lettre d'amour pour Dean Moriarty. Était-ce que vous avez saisi lorsque vous avez lu le livre pour la première fois ?

Eh bien, ce livre est très semblable à un grand nombre de lettres qu'ils échangeaient entre eux, de la part de Neal [Cassady] à Jack [Kerouac], et de la part de Neal [Cassady] à [Allen] Ginsberg. L'amour fraternel était là. L'amour entre Ginsberg et Neal était là. Il y avait de l'honnêteté à travers l'expression d'absolument tout ce qui se passait autour d'eux, mentalement et physiquement, d'où ils venaient jusqu'à là où ils allaient. Ils ont eu un tel empressement à tout exprimer, des parties les plus profondes de leurs âmes, les uns envers les autres. C'est ce que je pense qui fait que tout le monde était attiré. C'était un sentiment d'être plus honnête qu'on a jamais été et le plus libre. On doit jeter les inhibitions et les peurs, approcher la vie de cette manière. C'est pour ça que j'ai été vraiment attiré par ça. Faire face à une telle époque formidable – la fin des années 40 et des années 50 – était la chose que j'ai idéalisé le plus. Peter O' Toole a dit une fous que son idée du paradis était de se promener d'une salle enfumée à l'autre, et c'est ce que cette période a toujours semblé être. Il y avait toutes ces photos noires et blanches de personnes en sueur remuant leur derrière, dans ces tenues incroyables. Tous les hommes portaient des costumes et des chapeaux, et toutes les femmes portaient ces robes fantastiques, et ils dansaient sans se soucier du monde, semble t-il. On pense que si on voit une photo en noir et blanc, ça ne saurait existé aujourd'hui car tout est en couleurs, mais ont-ils vu de cette façon ?

Lorsqu'on peut carrément tout rechercher sur Google, on ne ressent pas le besoin d'aller le voir en personne. On peut faire beaucoup de voyages dans sa chambre, mais on ne touche rien. On ne le ressent pas.



Vous avez eu l'occasion de voyager dans beaucoup de régions reculées et intéressantes pour ce film. Quel était votre lieu préféré ?
Je ne sais pas. Ils étaient tous assez unique. Le Mexique a été incroyable. Car on était dans un tel mouvement, dès le départ, à la fin de l'été et à l'automne, Montréal était vraiment magnifique avec tous ces pavés et tout. Et ensuite, on a réussi à attraper la neige, dans l'hiver du Chili, et ensuite on a plongé en Argentine puis on s'est dirigé vers la Patagonie jusqu'au No Man's Land. On a conduit la Hudson à travers les tempêtes de neige, dans les montagnes du Chili, pour trois jours pendant qu'on était dans ce gîte [bed and breakfast] sur un lac qui était toujours recouvert de brouillard. 

C'est dingue d'entendre que c'était juste deux ou trois jours parce que, dans ma tête, c'était beaucoup long.

Et ensuite, la Nouvelle Orléans a été tout aussi incroyable. On est sorti du Bayou, et c'était spécial.

Simplement être dans la ville, c'était incroyable.



Et les déserts de l'Arizona et du Mexique étaient tout aussi géniaux. Ces scènes ont conduit à encore plus d'excitation. Quelques-uns des paysages désertiques que Sam et moi avons appris à connaître au Mexique était simplement uniques. Simplement être dans les rues désertes du Tehuacán, au Mexique, où tous les bâtiments étaient faits d'argile et de paille, c'était beau de voir ces parties du monde.



Kristen, comment avez-vous trouver un moyen de vous identifier à Marylou et son mode de vie, à ce moment-là ?
Je pense que LuAnne était en avance sur son temps. En général, les attentes des gens pour leur vie, d'une façon personnelle ne sont pas si différentes. C'est une chose vraiment fondamentale de vouloir faire partie d'un groupe. On est des bêtes qui vivons en communauté. D'une certaine façon, elle avait aussi des idéaux aussi très classiques.
Elle avait cette capacité à vivre plusieurs vies qui ne se mélangeaient nécessairement pas les unes entre les autres. Elle n'était finalement pas au-dessus de l'émotion. Elle passait au-dessus de la jalousie, mais pas au-dessus du sentiment d'être blessée.

Peut-être que si ce film avait été fait à l'époque plutôt qu’aujourd'hui, les gens seraient si choqués par le sexe et les drogues et ils auraient en fait manqué ce que raconte le film. Alors que maintenant, on le voit de plus en plus donc ce n'est pas dur à digérer. C'est plus facile à prendre. Bien sûr, les temps ont changé, mais les gens ne changent pas. C'est pourquoi le livre n'a jamais été aussi pertinent. Il y aura toujours des gens qui veulent pousser un peu plus ardemment , et il y a des répercussions. C'est tout aussi évident dans l'histoire. Même dans ce petit aperçu, à ce moment-là, savoir ce qui se passe pour tous les personnages par la suite est intéressant. Elle a connu Neal jusqu’à la fin de sa vie et ils ont toujours partagé ce qu'ils avaient. Ils n'ont jamais quitté leur cœurs, même si leurs vies ont changé de manière monumentale.


Qu'aimez-vous dans un bon road trip, et qu'est-ce qui potentiellement faire dérailler un road trip ?
Eh bien, ce que j'aime à leur sujet, c'est que si on n'a pas un délai ou une destination, ce qui pourrait faire dérailler, c'est qu'un passager puisse le faire. Pour ce film, Walter [Salles] et moi avons pris la Hudson de 1949 de New York pour se rendre à Los Angeles. La chose la plus géniale à propos de ça, c'est qu'on avait pas d'heure pour rentrer à la maison. On savait que tout le contenu qu'on avait des paysages magnifiques de toute l'Amérique allait seulement nous aider pour le film ou nous aider en tant qu'individu, pour trouver la force en nous pour vivre ça et être sur ce chemin. On est tombé neuf fois en panne à travers le pays, dans des endroits différents, et on a rencontré quelques-uns des mécaniciens les plus merveilleux à travers les Etats-Unis. C'était l'une des plus grandes aventures, car aucun de nous ne se souciait de quand on allait arriver à la maison, et c'est très rare à trouver, même quand on est tombé en panne au milieu de nulle part au Nouveau Mexique, sur du bitume abîmé, dans un champ de foin, dans un pré de vaches. Il a fallu deux heures à un mécanicien pour arriver jusqu'à nous, et il a dû fermer son magasin, donc on s'est juste assis sur la route et on a sorti nos sandwiches et monté le son de la musique. 



Maintenant que la Saga Twilight est terminée, quel conseil donneriez-vous à d'autres jeunes acteurs qui pourraient se lancer dans une grande saga cinématographique ?

Vous feriez mieux de l'aimer, ou ne le faites pas. Pour avoir été sur projet pendant cinq ans, j'ai eu le même sentiment à la fin que j'avais eu lorsque j'ai commencé le projet. La seule différence, c'est que maintenant, j'ai ce poids retiré et je veux le récupérer. Je n'ai plus à me soucier de Bella, ce qui est très bizarre. Elle ne me tape plus sur l'épaule.

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...