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dimanche 6 décembre 2020

Happiest Season : Interview de Kristen avec Associated Press

A l'occasion de la promotion d'Happiest Season réalisé par Clea DuVall, Kristen revient sur le film et les raisons qui lui ont données envie de le faire dans une interview avec Associated Press.


Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs


Kristen Stewart : C'est la raison pour laquelle je voulais faire [le film]. J'aime ce genre-là. Vous savez, ce sont des films qui sont drôles. Ils sont agréables à regarder, ils sont réconfortants. C'est vraiment chouette de voir que la dynamique potentielle entre deux femmes va devenir … Vous savez ce qui est majoritairement … La comédie dans un film contre le fait que ce soit toujours une garçon et une fille, ce qui est bien sûr toujours amusant mais que j'ai déjà vu un million de fois. Hum, c'est sympa de voir une histoire qui vous fait rire et pleurer et tout ces trucs qui vous faites … Et vous savez ce n'est pas [un truc pour] Sundance, c'est en fait quelque chose qui va sortir sur Hulu  et un film produit par Sony ! [Agite les bras] Vous savez, en tant que personne plus jeune, cela aurait été un tout autre film …


Source: @APEntertainment
Video: KristenTeamKristenYT



lundi 3 février 2020

Underwater : Interview de Kristen avec Associated Press

A l'occasion de la press junket d'Underwater réalisé par William Eubank, Kristen parle du film et des conditions de tournage notamment avec les difficultés engendrées par les combinaisons sous marines dans une interview avec Associated Press.



Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

Kristen Stewart : Lorsque je l'ai découvert pour la première fois, j'étais excitée de ce à quoi il allait ressembler. Je me suis carrément demandée si nous allions tous ensemble être capable de maintenir la croyance que … Que nous serions capables de maintenir la vie à 7 milles lieues sous la surface de l'océan et dans des combinaisons. Et que nous ne serions pas écrasés par leur poids. Et donc je me suis dit, 'Waouh ! Comment est-ce que ce truc fonctionne ? Oh attend, on ne peut même pas bouger !'. Vous savez, c'est comme une pièce de torture complètement dysfonctionnelle et tout. Et donc, la première fois que je suis entrée dans la combinaison, il a fallu genre 25 minutes. Et ensuite, l'un de mes amis a dit, 'Ma pote, je ne sais pas si j'aurais pu faire ça ! Genre, comment tu te sentais là-dedans ? Tu es coincée là-dedans !'. Et j'ai dit, 'Oh wow … Je ne peux même pas y penser' … C'est vraiment flippant ! [Rires] J'ai dit, 'Tu as … Tu as totalement ruiné mon processus de réflexion !'. C'était une expérience plutôt éprouvante.

Kristen Stewart : Je me suis sentie un petit mal pour le réalisateur sur ce film genre … C'était une histoire difficile à raconter. Vous savez, il a juste fait un autre film. C'est un jeune réalisateur. Et il a avait genre juste … Combien ? Genre six ou sept personnes qui lui mettaient la pression. Juste en lui disant, 'C'est impossible ! Je ne sais pas ce que tu attends de moi en bossant comme ça !'. [Rires] Et je pense que nous sommes tous contents de l'avoir fait. Et c'est le seul film pour lequel nous étions en quelque sorte autorisés à parler avec une honnêteté totale, en disant qu'il était horrible … Parce que c'est un film d'horreur. Il n'y avait rien de philosophique le concernant. Nous étions tout simplement tous ensemble … En train de souffrir ! [Rires]


dimanche 24 novembre 2019

Charlie's Angels : Interview de Kristen, Elizabeth Banks & Ella Balinska avec Associated Press

A l'occasion de l'avant première de Charlie's Angels à Los Angeles, Kristen, Elizabeth Banks et Ella Balinska parlent du film, des personnages et du poids féminin avec avec la franchise Charlie's Angels dans le monde du cinéma dans une interview avec Associated Press.




Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs.

Journaliste : J'ai le sentiment que les messages sont indignés.
Kristen Stewart : Nous en avions conscience. Parce que malgré tout c'est toujours très amusant. Et je pense qu'à la fin, c'est comme se dire, que tu ne sais pas que ta petite amie s'est moquée de toi. Et je pense qu'ils [les hommes] vont se dire, 'Ah ah, ouais totalement. C'était trop drôle !'. Mais vraiment, on voulait jouer. Et pour n'importe qui qui a le sentiment qu'il a été mis de côté … Vous savez, l'infrastructure de la façon dont nous vivons en termes de genre … On dit, 'T'inquiète, on est là pour toi !'. Mais, cela n'est en aucun cas offensif … Littéralement … En même temps … La plupart des personnages héros dans les films sont des hommes … Mais on dit, 'On va prendre le pouvoir sur grand écran'. Et n'importe quel mec qui est bon … N'importe qui dont vous voudriez qu'il soit bon … Votre frère, votre père … Sera avec nous.

[Extraits du film]

Elizabeth Banks : Vous savez, je pense que si j'ai inspiré quelqu'un en faisant ce film, alors j'espère avoir inspiré des jeunes femmes … A être elles-mêmes … A raconter leurs propres histoires. Et j'espère avoir inspiré plus de responsables de studios à engager plus de femmes et à nous faire confiance !

Ella Balinska : C'est incroyable. Je pense, tout particulièrement, pour une si grande franchise. Cela parle majoritairement de l'inclusivité. Chaque personne dans le public peut s'identifier à quelqu' un [dans le film]. Je me souviens, lorsque j'étais plus jeune, dire, 'Oh, ces femmes extraordinaires sur grand écran … Ce qu'elles font et ...' … C'était tellement inspirant pour moi … Et le fait, je suppose, que chaque personne dans ce distribution se disent à un moment ou un autre, 'Oh je vais inspirer quelqu'un maintenant !'. [Rires]


vendredi 11 octobre 2019

Seberg : Interview de Kristen & Benedict Andrews avec Associated Press

A l'occasion de l'avant première de Seberg lors du Festival du Film de Zurich 2019, Kristen et Benedict Andrews parlent du film, du personnage de Jean et du contexte dans une interview avec Associated Press.




Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

[0'44]

Kristen Stewart : Oui, certaines expériences ou souvenirs que j’ai, sont vraiment attachés avec de personnages que j’ai joué. La plupart de ces souvenirs ne sont pas forcément les miens, ils ont fait de moi celle que je suis aujourd’hui, vous voyez ce que je veux dire ? Une grande partie de ma vie a été consacrée à créer des personnages et apprendre d’eux. Oui, je pense que je les porte tous un peu en moi.

[1'21]


Benedict Andrews : D’une certaine manière, on a montré la partie privée de sa vie à cette époque-là. On ne voulait pas faire voir les clichés et les images que le monde connaissait, je voulais faire voir le tumulte, le chaos et les turbulences de cette période de la vie privée des personnages. Je voulais créer des mondes authentiques entre lesquels navigue le film ; le monde de Jean entre Paris et Hollywood, avec l’élégance et le côté avant gardiste de son monde au sein de la surveillance du FBI et le monde des activistes des Black Panthers. On navigue à travers ces différents univers à Los Angeles, et j’étais ravi de pouvoir recréer cette période d’une manière originale.


Source: Korita05xYT

mardi 1 octobre 2019

Interview de Kristen, Elizabeth Banks, Ella Balinska & Naomi Scott avec Associated Press

A l'occasion de la soirée des 'Will Rogers Pioneer Of The Year Awards 2019', Kristen, Elizabeth Banks, Naomi Scott et Ella Balinska parlent du film, des personnages, du tournage et de leur collaboration dans une interview avec Associated Press.




Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs.

[A partir de 0'24]

Elizabeth Banks : Je ne me sens pas vraiment méritante, mais je me sens encouragée à continuer de travailler dans cette industrie pour devenir méritante de ce prix. Je vais donc continuer de m'inspirer des précédents honorés, surtout par les femmes que j'ai rencontrées ou avec lesquelles j'ai travaillé ou bien par toutes celles qui m'inspirent. Je suis très contente de les rejoindre ce soir.

Kristen Stewart : Elle est fascinante. Les histoires qu'elle raconte et les choses avec lesquelles elles s'associent ... Ils ne paraissent pas être fait de manière égoïste, mais ils proviennent d'une envie de connecter avec les gens et de rendre les choses meilleurs, afin de se sentir mieux. Ce n'est pas quelque chose de facile à faire dans ce climat. Et quand on sait qu'elle s'est lancé dans ce business à 26 ans et que ça lui a pris autant de temps pour pouvoir raconter ses propres histoires ... J'aurais aimé qu'elle commence plus jeune... j'aimerais qu'on se tienne tous par la main pour pouvoir raconter maintenant ses histoires d'une manière qu'elle l'aurait fait quand elle avait 17 ans. Aujourd'hui c'est sa deuxième franchise ... J'aimerais qu'il y en ai déjà 6 de sa réalisation.

Naomi Scott : Elles ne parlent pas seulement des problèmes, elle travaille aussi à régler ces derniers, vous voyez ce que je veux dire ? C'est ce qu'elle fait quand elle travaille. Elle fait le boulot, vous savez ? Il y en a qui parle beaucoup mais qui ne font rien. Elle, elle est dans l'action ! Et je la respecte vraiment pour ça.

Ella Balinska : Oui, vous savez tout est dit dans ce mot 'pioneer' (note du staff - pionnière) ! C'est une leader. Et elle nous a guidé dans nos aventure, surtout dans ce film où elle a dirigé la production de A à Z. Elle a écrit le scénario, réalisée et produit le film ... Vous voyez ce que je veux dire, elle est dans le film ! C'est tellement inspirant qu'une femme puisse être une pionnière pour d'autres personnes, quelqu'un que l'on puisse regarder et par qui l'on est inspiré.

Elizabeth Banks : C'est une aventure extraordinaire, le public était à fond ! Ils ont ri à toutes les blagues. Ils ont spontanément applaudi, surtout pour Kristen ! Et le plus important, ces trois femmes méritent d'être vu sur grand écran !


Source: Korita05xYT

mercredi 1 mai 2019

JT Leroy : Interview de Kristen & Laura Dern avec Associated Press

A l'occasion de la press junket américaine de J.T. LeRoy à Los Angeles, Kristen et Laura Dern parlent du film, de leurs personnages, de leurs interactions, de la sexualité et de The Chronology Of Water de Lidia Yuknavitch, le premier long métrage de Kristen en tant que réalisatrice, dans une interview avec Associated Press. 



Traductions faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs.



[Extrait du film]

Kristen Stewart : Le film parle de la manière dont vous menez votre vie, votre histoire et de la manière dont vous voulez la raconter et de la manière dont vous voulez que les gens vous perçoivent, sans pour autant comprendre vous-même tout ce cheminement pour le moment. La moitié de mon histoire, celle de Savannah ... C'est une histoire de découverte d'identité. Donc je pense, être propulsée dans cette espèce de célébrité ... Comment pourrait-on le décrire ... Euh ... Être propulsée au milieu de quelque chose de si frénétique et complètement fou, et si exigeant ... C'est intéressant quand une personne arrive elle-même à maturité. Et en prenant en compte le fait que l'histoire est à propos de quelqu'un qui prétend être une personne qu'elle n'est pas, mais qui se rapproche de la personne qu'elle est à l'intérieur. Et qu'il y ait des personnes qui critiquent ça, en disant que tout ça est un mensonge ... Même si c'est vrai, c'est un mensonge ! Parfois il y a plus de vérité sur des choses qui paraissent fausses aux autres. C'est une question morale pour Laura Albert. Mais vous savez, à côté d'elle, Savannah vivait la même chose.

[Extrait du film]
Laura Dern : Je pense que c'est magnifique qu'il y ait deux trajectoires dans cette histoire de deux personnes qui apprennent à devenir qui elles sont vraiment. Il y a une trajectoire 'normale', avec laquelle tout le monde peut se rattacher. Celle où on se dit, 'Qui suis-je ? Comment je m'identifie ? Pourquoi le monde se projette sur moi, alors que je n'arrive pas à trouver ma propre histoire ?'. Et celle d'une autre personne qui vit déjà cette vie ... Où, je pense ... Du point du vue de Laura, être qui elle est n'est pas une option. Ce n'est certainement pas une option sûre ! Alors qu'elle [Savannah] essaie de se rapprocher de la vérité, j'essaie de me raccrocher aux autres que je pourrais être, pour y cacher ma vérité. Car ensuite je peux présenter qui je suis, je peux  aussi vous dire exactement ce qu'il m'est arrivée dans se déguisement ... Car vous n'allez pas me permettre d'être qui je suis. Mais pour ça, ma génération c'est juste ! Et heureusement, entre ces générations, il y a eu suffisamment de changements pour qu'une histoire comme celle-là nous apparaisse différemment que si elle n'avait été racontée il y a 20 ans en arrière. Et j'espère ... Comme tu l'as dit ... Cette histoire nous paraît différente depuis qu'on a tourné le film ... Savannah s'identifiait comme 'elle', maintenant elle s'identifie comme 'ils'. On apprend d'elle, en même temps qu'elle grandit ... Qu'elles grandissent dans leur propre confort sur la façon dont elles veulent s'identifier. Et qui sait comment nos enfants connecteront avec le sujet de l'identité ?

[Extrait du film]



Kristen Stewart : Ça me rend vraiment heureuse car on m'a posé cette question tellement de fois. Je pensais que cette immense responsabilité ... Une minute j'étais vraiment inquiète au sujet du fait que si je n'étais pas capable de dire d'une manière ou d'une autre que je ne voulais pas choisir ... Les gens me regardaient en disant, 'Vous ne montrez pas l'exemple !'. Mais non ce n'est pas moi ! Et le fait qu'on ait plus à le faire maintenant, on est tellement plus sincère. On se pose la question, 'Et donc pour rester pertinent et être authentique ... Est-ce que je dois faire mon coming out ? Car je ne sais pas si c'est vrai !'. Aujourd'hui, si vous aviez cette conversation avec un lycéen, il lèverait probablement les yeux au ciel en disant, 'Pourquoi est-ce que vous compliquez autant les choses ? Tu fais ce que tu as envie de faire !'. Mec, j'ai attendue ça pendant tellement longtemps, merci ! Les enfants mènent la voie ! C'est vraiment bien !

[Extrait du film]

Kristen Stewart : A moins que tu aies les réponses ... Tu sors toutes ces choses du chapeau qui ne s'appliquent pas vraiment à toi. J'ai été assez chanceuse pour laisser tout ça à distance jusqu'à ce que j'ai le courage de parler et d'avoir une 'interaction' avec le public et mes pairs à propos de mon identité ... Mais en même temps, pour moi ce n'est pas un réel problème, comme ça l'a été pour certains de mes amis ou les personnes que l'on incarne dans ce film, pour lesquels c'est beaucoup plus compliqué. Vous voyez ce que je veux dire ? Beaucoup plus ambiguë. Il y a des choses qu'elle, qu'il, qu'ils ... peut importe que vous aimiez les filles ou les garçons, ce ne sont pas des choses qui décrivent qui vous êtes à l'intérieur ! Pour que ce vocabulaire soit la seule manière de décrire ... Oui, je pense qu'aujourd'hui on n'a pas de mot pour décrire la complexité de l'identité.

[Tapis-rouge avant première J.T. Leroy]

Journaliste : Combien de cette énergie et de cet esprit mettez-vous dans la réalisation de votre premier long métrage, sur lequel vous travaillez ?
Kristen Stewart : Oh, tellement ! Tellement d'énergie ! Le film parle de trouver un nouveau langage, vous voyez ce que je veux dire ? Et comprendre que votre 'référence de mots' comme on pourrait dire, est construit par vous-même. Vous pouvez avoir des millions de définitions de n'importe quel mot que vous voulez ... Ils seront toujours ouverts à interprétation. Les mots sont source de réconfort car ils peuvent être utilisés comme des armes, ils sont des héros de guerre. J'ai hâte de faire ce film ! Je viens juste de terminer la première ébauche, donc j'espère ... Et j'en ai jamais réellement parlé avant ... L'auteure du livre est une bonne amie maintenant je vais lui dire d'aller chercher cette interview sur Google. [Rires]



vendredi 12 octobre 2018

Interview de Kristen à propos du mouvement #MeToo avec Associated Press

Dans une interview avec Associated Press, Kristen parle brièvement du mouvement #MeToo et de son impact sur l'industrie du cinéma. 



Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

Kristen Stewart a remarqué un plus grand intérêt pour les reportages davantage axés sur les femmes au cours de la dernière année, même si elle note qu'il existe une certaine hypocrisie.

'Je pense que beaucoup de scénarios qui existent probablement depuis longtemps, sont à nouveau étudiés', a déclaré Stewart, qui travaille sur son premier long métrage. 'C'est en quelque sorte quelque chose dont je suis tout à fait prête à tirer parti, mais vous devez en être consciente pour pouvoir vous moquer un peu et l'utiliser ensuite à votre avantage. Il y a maintenant des gens qui, il y a cinq ans, disaient, 'Non, non, non', et qui maintenant disent, 'C'est en fait une belle histoire de femme pleine de pouvoir et je pense que vous serez formidable dedans'. Genre, 'Cool ! Donnez-moi l'argent pour ça''


Source: APNews

mardi 18 septembre 2018

Lizzie : Portraits & interview de Kristen & Chloë Sevigny avec Associated Press

A l'occasion de la press junket américaine de Lizzie de Craig William Macneill, Kristen et Chloë Sevigny ont réalisé une série de portraits promotionnels pour Associated Press. Dans l'interview, elle parle du film, du tournage, de la réalisation et du fait d'avoir du goût pour choisir des projets.






Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs.

Questions & réponses : Sevigny, Stewart à propos de Lizzie Borden, de la réalisation et du fait d'avoir du goût

LOS ANGELES (AP) – Chloë Sevigny s'efforce depuis plus de dix ans de faire une nouvelle version de l'histoire de Lizzie Borden.

Un voyage fatidique dans la maison de Fall River, dans le Massachussetts, l'a convaincu de regarder la vie des Borden à travers un autre regard, plus empathique, en tirant le rideau sur les circonstances suffocantes entourant les meurtres de son père et de sa belle-mère en 1892 et ce sont vraisemblablement [ces raisons] qui l'ont poussé à le faire. Borden a été jugée et acquittée pour les meurtres mais elle continue d'être une source d'intrigue aujourd'hui.

Après des années de faux départs, Lizzie, un thriller psychologique tendu et magnifiquement réalisé mettant en vedette Kristen Stewart dans le rôle de Bridget Sullivan, la femme de chambre et figure incontournable de la vie de Borden, parvient finalement à sortir en salles vendredi [note du staff : le 14 septembre aux États-Unis].

Sevigny, 43 ans et Stewart, 28 ans, des it-girls de différentes générations, ont parlé du tournage avec Associated Press, de la raison pour laquelle la nudité [dans le film] est 'punk' et de la réalisation de courts métrages avant les longs métrages. 

Journaliste : Comment avez-vous décidé de démarcher Kristen ?
Chloë Sevigny : Bryce (Kass), le scénariste, a parlé de Kristen et je me suis dit, 'Oh ouais. Personne d'autre'. Alors ensuite, nous avons essayé de la séduire.
Kristen Stewart : Je suis vraiment facile. Ce n'était pas difficile.

Journaliste : La visite de la maison vous a aidé à comprendre l'histoire ?
Chloë Sevigny : Cela a confirmé notre décision de raconter l'histoire de cette façon. Non seulement nous étions intéressés par l'histoire d'amour, une histoire d'amour tragique à ce sujet, et elles cherchaient toutes les deux la liberté et elles se sont trouvées l'une l'autre, mais aussi le côté pratique qu'elle (Bridget) état en dehors de la maison. Il était impossible qu'elle ne sache pas ce qui se passait.

Journaliste : Kristen, qu'avez-vous trouvé de fascinant au sujet de Bridget ?
Kristen Stewart : Je me suis sentie protectrice d'elle. Elle n'a vraiment aucune voix. J'ai vraiment aimé le genre de vision qu'elle nous a fourni de Lizzie. La façon dont elle la voyait était vraiment douce et innocente mais également pure.

Journaliste : Cela montre des femmes de différentes classes à cette époque.
Chloë Sevigny : Elles sont toutes des prisonnières d'Andrew (Borden). Moi et Abby et Emma et Bridget. Nous sommes tous prisonnières de cette maison sans options.

Journaliste : Parlez-moi de la décision d'être complétement exposée dans ce film.
Chloë Sevigny : Le film le méritait. C'est ce dont le film avait besoin. Je pense que c'était même ma décision. Je voulais que le film ait cela. Et je pense que c'est un peu punk pour une femme âgée de 43s d'être nue. J'ai l'impression que nous sommes bombardés de ces idéaux de beauté et j'essaie dans mon petite chemin (avec mon compte Instagram) de dire, regardez cette femme, regardez Anna Magnani, elle est d'une grande beauté et les filles le voient, elles voient plus de diversité et des formes et des tailles et des looks et elles savent que ces gens sont également appréciés pour ce qu'ils apportent, non seulement pour leurs apparences, mais aussi pour leur talent.

Journaliste : J'ai vu sur votre compte Instagram que vous avez passé du temps dans ce bar, Original Pinkie Masters, pendant le tournage en Géorgie.
Chloë Sevigny : C'était je crois le premier bar gay de Savannah. Et il y a une école d'art là-bas, dont beaucoup d'étudiants en art et de professeurs y étaient. C'était un écart de génération sympathique. Ils avaient un excellent juke box avec toute cette musique obscure incroyable et c'était simplement notre local.
Kristen Stewart : C'est un bar simplement génial.
Chloë Sevigny : Une foule cool. Personne ne la [Kristen] dérangeait. Ils me dérangeaient plus qu'elle.
Kristen Stewart : Ce qui signifie que c'est VRAIMENT un bar cool.
Chloë Sevigny : Cela signifie simplement qu'ils sont plus âgés.

Journaliste : Pourquoi avez-vous commencé à réaliser des courts métrages avant les longs métrages ?

Chloë Sevigny : En tant qu'actrice, j'étais frustrée, me donnant toujours la vision de quelqu'un d'autre. Ce n'est pas que je n'ai pas toujours été d'accord avec leur vision ou que je ne voulais pas en faire partie ou que je pensais qu'ils étaient de grands cinéastes, mais que tant que vous n'êtes toujours pas dans la salle de montage, c'est le truc de quelqu'un d'autre. Je voulais avoir mon propre truc et exprimer mes propres idées, visions et amours.
Kristen Stewart : Oui pareil, j'ai commencé si jeune, je ne me suis jamais sentie plus vue ou exprimée ou autorisée à être vraiment comme lorsque tu as vraiment bien raconté une histoire, une histoire qui a pénétré en toi. Je ne fais pas une grande distinction entre le fait de jouer la comédie et le fait de diriger. Je pense en tant qu'actrice que j'adore l'indulgence, mais je ne veux pas parler de manque de contrôle parce que je contrôle très bien, je suis toujours dans la tête du réalisateur en train de me dire, 'Comment est-ce que cela va être vu ?'. Je veux être capable de m'intégrer parfaitement dans votre cadre. Je vais savoir à quoi ça ressemble.
Chloë Sevigny : Pas moi. Je deviens trop consciente de moi. 
 
Kristen Stewart : Mais je voulais faire un court métrage avant un long métrage parce que je ne l'avais jamais fait auparavant. Directement. Et j'adore ce que les courts métrages font pour les gens qui ont la volonté de faire des choses étranges. Vous n'essayez pas pas de divertir les gens, pas que ce soit quelque chose qui ne m'intéresse pas, je suis aussi pour, mais c'est amusant de faire véritablement un poème avec des vers libres.
Chloë Sevigny : Plus une expression.
Kristen Stewart : Il ne doit pas faire une heure et demie, il ne doit pas être digeste. Il faut simplement le goûter.
Chloë Sevigny : Les gens se disent, 'Pourquoi faites-vous un autre court métrage, pourquoi ne faites-vous pas un long métrage ?'. Et j'ai un tel respect pour les réalisateurs de longs métrages, mais je ne suis pas encore prête. Je suis encore en train d'expérimenter et d'apprendre.

Journaliste : Et en tant qu'actrices, vous vous révoltez souvent contre la grande entreprise d'Hollywood, en choisissant constamment des projets intéressants et des réalisateurs avec lesquels travailler.
Chloë Sevigny : On appelle ça le goût.

Kristen Stewart : Et elle frappe encore ! Mec ! Honnêtement, si je disais ça, cela donnerait l'impression d'une telle prétention, mais parce que c'est elle, parce que tu as réellement le pouvoir, tu peux réellement élever cette déclaration et [en jurant] la dégueuler.  



dimanche 6 mai 2018

Chanel : Interview de Kristen avec Associated Press

A l'occasion du défilé Chanel Cruise 2019 qui s'est déroulé au Grand Palais, à Paris, Kristen a évoqué le Festival du Film de Cannes, où elle sera membre du jury, la raison pour laquelle elle fait du cinéma et les défilés Chanel dans une interview avec Associated Press. 




Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs

Stewart est venue au défilé de Paris sur le chemin du Festival du Film de Cannes ce mois-ci dans le sud de la France où elle sera présente comme l'un des membres du jury.

'Cannes est un endroit qui valorise la raison pour laquelle les gens font des films qui correspondent à la raison pour laquelle je le fais', a déclaré la star de Twilight, âgée de 28 ans. 'Je me sens comme un petit enfant qui marche dans quelque chose auquel je ne suis pas autorisée'.
 
Le bateau, qui a évoqué des images de la Côte d'Azue, a également chamboulé Stewart.

'Leurs défilés sont toujours comme entrer dans un rêve très élaboré', a t-elle dit.

 
Source: APNews

mercredi 15 novembre 2017

Kristen à la soirée 'MoMa Film Benefit' en l'honneur de Julianne Moore à New York [13.11.2017]

Après avoir participé à la soirée des American Cinematheque Awards 2017 honorant Amy Adams, Kristen a traversé le pays pour se rendre sur le Côte Est et soutenir une autre actrice chère à son coeur.
En effet, elle a assisté à la soirée 'MoMa Annual Chanel Film Benefit' au Musée MoMa, à New York, le 13 novembre, pour honorer Julianne Moore, sa partenaire dans Stills Alice. Elle a été rejointe par l'actrice Elizabeth Banks (ont-elles parlé du reboot de Charlie's Angels pour laquelle Kristen est pressentie et que Banks réalisera dans quelques mois ?).


* Photos avec Julianne Moore et Elizabeth Banks




* Afterparty 




* Photo avec fan



* Interviews



Kristen Stewart : Je suis tellement reconnaissante que l'on m'ait demandé d'être présente ici parce que je la connais depuis je suis toute petite et j'ai pu travailler avec elle lorsque j'étais un peu plus âgée mais … Mais elle est vraiment une bonne personne et oui elle est vraiment talentueuse et … Et elle a une carrière gigantesque que tout le monde convoite … Mais je pense que la raison pour laquelle nous sommes tous là ce soir pour la célébrer … C'est … Elle n'est pas simplement une bonne actrice, elle est aussi une bonne personne et je pense qu'habituellement les bons acteurs le sont et … Et je suis chanceuse d'être capable d'en parler pendant deux secondes … Et euh c'est juste sympa de la voir pour être honnête …



Kristen Stewart : Il y a … Même si quelqu'un avait un pouvoir pour réprimer ou réduire au silence cette voix … On ne peut plus du tout le faire … Et c'est ça qui est vraiment différent. Vous n'avez plus besoin d'être aussi bruyant pour être entendu. Et oui, vous savez, la force d'une femme est différente de celle d'un homme … Cela n'a pas besoin d'être la même chose … J'ai le sentiment qu'au fil des années, il y a eu cette tentative d'imiter ce pouvoir masculin et aujourd'hui, les gens acceptent le vrai pouvoir féminin.




Journaliste : Cela fait cinq ans jour pour jour que Breaking Dawn Part.2 est sorti.
Kristen Stewart : Oh putain oui :
Journaliste : Oui il y a cinq ans ! Lorsque vous jetez un coup d’œil dans le rétroviseur, avec cette perspective, qu'est-ce que cela signifie pour vous ?
Kristen Stewart : Oh, je n'avais même pas réalisé que cela faisait cinq ans jour pour jour. C'est hallucinant ! Hum, je garde avec moi tout ce que j'ai fait … Que cela ait été bon … Ou en quelque sorte euuuuuh … Tous les rôles que j'ai joué m'ont façonné d'une telle manière significative … Mais c'est difficile pour moi … Je sais, que d'un point de vue extérieur, vous avez peut être quelque chose à dire à propos de cela en général … Mais vous savez, je ne peux pas le voir différemment que les autres choses que j'ai faites et pour lesquelles je me suis vraiment investie et que j'ai vraiment adoré … Mais j'ai eu de la chance de pouvoir vivre cette expérience … Donc je ne pense pas vraiment à quelque chose [de particulier] à propos de cela en termes … Vous savez, dans l'étendue des choses, je n'ai jamais vraiment regardé en arrière dans ma vie et je ne me suis jamais dit, 'Qu'est-ce que cela signifie ?'. Je lui dois énormément et cela a fait la personne que je suis.
Journaliste : A quel point est-ce extraordinaire pour vous d'avoir votre propre art et d'être là pour l'exprimer au monde ?

Kristen Stewart : Oh mon pote ! Oh je vais dire, j'ai le sentiment que c'est extraordinaire … J'aime … Vous savez c'est une chose vraiment défiante, exposante à faire et c'est, vous savez, mon truc préféré au monde !


* Vidéos



Kristen Stewart : Julie est vraiment spéciale pour moi, vous savez … Je t'aime tellement! Et je suis tellement fière de toi ce soir !
C'est une combinaison étrange d'être émerveillée et fière à la fois ; c'est deux choses ne vont normalement pas ensemble. Je t'ai rencontré il y a des années mais tu es ma mère au travail. J'aime ma mère, mais sans lui manquer de respect, mais j'aurais souhaité que tu sois ma mère.










* Mode

Kristen porte un tailleur Chanel issu de la collection printemps/été 2018 et des escarpins Giuseppe Zanotti
Stylisme par Tara Swennen, maquillage par Linda Hay et coiffure par Ryan Trygstad


Retrouvez l'ensemble des clichés de cet événement dans l'album Facebook dédié en cliquant ici.


jeudi 15 juin 2017

Come Swim : Interview de Kristen avec Associated Press [Cannes 2017]

A l'occasion de la press junket de Come Swim lors du Festival du Film de Cannes 2017, Kristen évoque le processus d'élaboration de son premier court métrage, le tournage et sa présence sur la Croisette en tant que réalisatrice dans une interview avec Associated Press.



Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs



Kristen Stewart : Vous pensez qu'un acteur qui fait ses débuts en tant que réalisateur va habituellement … Les gens parlent les uns avec les autres des films … Ce que j'aimerais également faire. Mais il s'agissait plus d'externaliser un sentiment vraiment interne dont vous ne parlez pas vraiment. Hum et je pense que nous avons en quelque sorte bien réussi [à faire] cela dans la première partie. La première partie est principalement … Simplement comme cette douleur vraiment gigantesque que ce mec est juste en train d'expérimenter de manière viscérale et ésotérique comme … Comme si jamais personne n'avait autant vécu cette douleur [que lui] … Qui est en fait toujours ce que vous ressentez lorsque vous êtes super triste … Et ce que vous ne réalisez pas lorsque vous cheminez péniblement à travers cette eau … Vous avez le sentiment que vous êtes … Vous êtes seul là-dedans … Lorsque vous êtes en dehors de cela, vous réalisez et vous vous dites, 'Mec ! Tout le monde est en train de te regarder ! Tu as simplement l'air d'être triste et j'ai compris et on est tous passé par là !'. Mais lorsque vous êtes en plein dedans, vous ne pouvez pas participer … A la vie …



Kristen Stewart : Je suis tellement sensible que cela me rend dingue. C'est amusant, le premier film que je voulais faire était essentiellement simplement … Il s'agit d'un film à propos de quelqu'un qui dit, 'Tu ne comprends pas ! C'est horrible !'. [Rires] Et je réalise que tout le monde passe par cela … Mais ouais je suis en quelque sorte une petite nature ! Je veux dire j'aime également jouer la comédie, donc je ne veux pas, vous savez, échanger l'un contre l'autre. Mais, jouer la comédie dans les films demande tellement de temps que j'ai en quelque sorte besoin de me dire, 'Non !'. J'ai en quelque sorte besoin de me donner l'autorisation mais de ne pas être cupide ou quelque chose du genre. Je deviens toujours nerveuse, je me dis, 'Oh, attendez ! Laissez-moi lire absolument tout à propos de cela !', s'il y a quelque chose que je veux … Et à la fin, vous finissez par juste jouer la comédie dans les films. Donc, je veux étendre ce court métrage vers un truc plus long et j'ai un autre court métrage que je veux faire donc là maintenant, c'est le truc sur lequel je me focalise.



Kristen Stewart : Cela m'a pris tellement de temps pour faire un court métrage alors que je pensais que j'allais être la plus jeune réalisatrice. Je travaillais avec Jodie Foster sur Panic Room et je disais, 'Je vais réaliser, je vais être la plus jeune réalisatrice qui va exister !'. Et hum … Pour moi, ce processus c'est genre … C'est lent … C'est vraiment, vraiment lent. Mais, je lui ai dit que j'étais en train de faire ce court métrage et elle m'a dit, 'Génial ! Enfin ! Qu'est-ce qui t'a pris autant de temps ?'. Et je lui ai dit, 'Je ne sais pas je vais trouver le bon truc et l'écrire et assembler tout cela …'. Je ne sais pas j'ai travaillé avec des personnes tellement incroyables qui m'ont rempli avec … Vous savez ils détiennent un genre de clé et ils débloquent des choses … Hum je ne sais pas si je peux faire cela, je ne sais vraiment pas si je peux faire cela … Je veux dire beaucoup de doute en soi peut vous tenir éloigné des choses … Mais ensuite elle m'a dit, 'Mec, la première chose que tu vas réaliser, c'est que tu n'as rien à apprendre !'. Et tous les jours, sur le tournage, j'allais travailler avec … Pas vraiment en étant super nerveuse mais en quelque sorte j'anticipais les choses en me disant, 'Cela va être la jour où quelqu'un va venir à moi et me poser une question dont je n'ai pas la réponse'. Et cela ne s'est jamais produit ! Et au contraire, c'était simplement combien de questions pouvons-nous nous poser les uns les autres … C'est là où je me suis le plus amusée en faisant quelque chose et ouais … Les choses se sont simplement faites par elles-mêmes, en s'assemblant comme cela, 'Bim bam boum' … Et je me disais, 'Wow je ne peux !!!'. Et nous avons trimé en donnant de nous-mêmes mais à la fin, je me suis dit, j'ai regardé les choses et cela s'est fait par lui-même et je me dis, 'J'en suis super fière !' Pas que je sois fière de moi-même à proprement parler, mais je suis fière [du film].





Kristen Stewart : Oh mon dieu, je suis en plein délire. C'est fou. Honnêtement je veux dire, je pense que Thierry [Frémaux, le délégué général du Festival] est gentil avec moi ou quelque chose du genre. Il dit simplement, 'Ok, tu peux montrer ton petit film ici'. Je dis, 'Merci !'. Non je veux dire, je suis venue ici quelques fois … Donc je pense qu'ils se disent, 'Bien sûr, tu peux montrer ton petit court métrage !'. [Rires] Chose que j'apprécie vraiment !


* Interview écrite 

Les ambitions de réalisation de Kristen Stewart remontent à l'époque où elle a joué la comédie à 11 ans dans Panic Room le thriller de David Fincher en 2003.

'Je travaillais avec Jodie Foster et je me disais, 'Je vais diriger. Je serais la plus jeune réalisatrice qui existe', a déclaré Stewart lors d'une interview au Festival du Film de Cannes.

Il a fallu plus de temps que Stewart n'imaginait, mais elle a maintenant réalisé un court métrage intitulé Come Swim qui, après avoir fait ses débuts à Sundance, est venu à Cannes.

Il annonce ses ambitions cinématographiques et ouvre un nouveau chapitre dans la carrière rapide de l'actrice de 27 ans. Stewart développe déjà plusieurs autres projets et prévoit de développer Come Swim en un long métrage.

Lorsqu'elle a dit à Foster qu'elle allait finalement faire quelque chose, Stewart dit, 'Elle me disait, 'Ma pote, la première chose que tu vas réaliser, c'est que tu n'as rien à apprendre''.

Come Swim, qui sera lancé plus tard sur le site internet féminin Refinery29, n'est pas votre début de réalisation classique de la part d'un acteur. Il s'agit d'une représentation métaphorique de 17 minutes d'un sentiment, de l'oppression écrasante du choc et du chagrin. Un homme est submergé, littéralement, par l'eau de partout.

Stewart décrit le film comme une 'douleur amplifiée' et dit que son imaginaire l'a hantée pendant quatre ans.

'Vous ne vous rendez pas compte lorsque vous naviguez à travers cette eau, vous avez le sentiment d'être tellement seul', dit Stewart sur un balcon donnant sur le littoral de Cannes. 'Nous sommes tous passés par cela. Mais lorsque vous êtes dedans, vous avez le sentiment que vous ne pouvez pas prendre part à la vie'.

À plusieurs égards, Come Swim reflète quelque chose d'essentiel à propos de Stewart : elle est en hyper alerte vis à vis de son entourage et de ses émotions. C'est une qualité qui a probablement contribué à la construire, aux yeux de beaucoup (particulièrement les Français, qui ont fait d'elle la première actrice américaine à remporter un César pour le film sélectionné à Cannes Clouds Of Sils Maria), une artiste d'une sensibilité nerveuse, vivante.

'Je suis si sensible que cela me rend dingue', dit Stewart. 'C'est drôle (que) le premier film que j'ai voulu faire soit fondamentalement un film à propos de quelqu'un qui se dit, 'Tu ne comprends pas ! C'est horrible !''.

Cannes a été un lieu particulièrement significatif pour Stewart, [puisqu'elle est] venue ici avec ses deux collaborations avec Olivier Assayas, Personal Shopper et Clouds Of Sils Maria et l'adaptation de Jack Kerouac, Sur La Route.

Pourtant, venir à Cannes en tant que réalisateur est ce dont la plupart des réalisateurs rêvent.

'Oh mon dieu, je suis en plein délire. C'est fou. Honnêtement je veux dire, je pense que Thierry [Frémaux, le délégué général du Festival] est gentil avec moi ou quelque chose du genre', dit Stewart. 'Il dit simplement, 'Ok, tu peux montrer ton petit film ici'. Je dis, 'Merci !''.

Passer derrière la caméra a également été un moyen pour Stewart d'être le genre de réalisateur qu'elle est apprécie elle-même – un [réalisateur] qui favorise la découverte sur un contrôle fortement structuré.

'Le pire est lorsque la réalisation devient correctrice', dit-elle. 'On se dit, 'Alors faites tout par vous-même. Pourquoi est-ce que vous faites même des films ?'. Je ne veux pas des idées emballées et livrées'.

Come Swim, abstrait et impressionniste, n'est certainement pas comme cela. Pour une actrice qui fait des scores remarquables au box office, son film se préoccupe peu des attentes du public correspondantes.

À l'heure actuelle, elle essaie de consacrer davantage de temps à la réalisation – un défi pour une interprète attirée par les productions indépendantes.

'Je veux dire, j'aime également jouer la comédie. Je ne veux pas échanger l'un pour l'autre. Mais jouer la comédie dans les films prend tellement de temps que je dois en quelque sorte dire non. Je dois en quelque sorte me permettre de ne pas être gourmande ou quelque chose du genre', explique Stewart.

Faire Come Swim, dit-elle, est le truc le plus amusant qu'elle est fait sur un plateau de tournage.

'Je le regarde et c'est une chose en elle-même et je me dis, 'Je suis tellement fière de cela'', dit Stewart. 'Cela n'est même pas comme si j'étais fière de moi. Je suis fière du projet'.
 
Source Associated Press: 1 2
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