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dimanche 6 octobre 2019

Seberg : Interview de Kristen avec IoDonna

A l'occasion de la press junket de Seberg pendant le Festival du Film de Zurich 2019, Kristen parle du film, de son personnage, du réalisateur Benedict Andrews, de la Saga Twilight, de Robert Pattinson, de sa carrière, de son alchimie avec Olivier Assayas et de ses tatouages dans une interview avec le magazine italien IoDonna. 



Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs.

Kristen Stewart : 'Je suis fière de Robert Pattinson et je l'applaudis pour son Batman'

Honorée du prestigieux prix Golden Eye Award, Kristen Stewart ouvre son cœur lors du Festival du Film de Zurich et parle ouvertement de son ancien petit ami Robert Pattinson, des années Twilight, du futur avec Charlie's Angels et même de ses tatouages … Imparfaits.

Parler avec Kristen Stewart, c'est comme marcher sur le fil du rasoir ou grimper avec fatalité le long d'un miroir. Un peu comme Lord Voldemort dans la Saga Harry Potter, il y a même 'Celui que l'on ne doit pas nommer', Robert Pattinson, son ancien petit ami à l'époque de Twilight. Récemment, l'actrice et égérie de Chanel a fait un 'non coming out' en abolissant toutes les étiquettes et en préférant parler de sa sexualité fluide ou non binaire. Non pas que j'en parle, c'est clair, plus que tout ce qui tourne autour de ça. Lors du Festival de Zurich, grâce au prestigieux Golden Eye Award, le film a été dévoilé au public et elle en a parlé naturellement. Lors d'une tournée mondiale pour présenter le biopic Seberg – elle a commencé par la Biennale de Venise, puis elle s'est rendue au Festival de Toronto et à celui de San Sebastian et Deauville – elle montre son armure habituelle avec laquelle elle se protège des intrusions perpétuelles. Elle secoue nerveusement le pied, ses mains sont torturées et il est évident qu'elle préfèrerait y renoncer plutôt que de répondre à une question de la presse. Et pourtant, même mal à l'aise et à contrecœur, elle se prête au jeu de rôle et elle est déséquilibrée comme cela s'est ratement produit jusqu'à présent.


Journaliste : Twilight a célébré ses dix ans. Voulez-vous partager un souvenir au sujet de la saga avec nous ?
Kristen Stewart : Impossible. Mon esprit en a perdu trop pour en choisir un. J'ai fait cinq films et c'était comme aller au lycée. Comment choisissez-vous un moment de lycée ?

Journaliste : Suivez-vous toujours Robert Pattinson ?
Kristen Stewart : Bien sûr, Rob est fou et je suis fière de la progression de sa carrière et très heureuse qu'il ait été choisi comme Batman.

Journaliste : Et les autres membres de la distribution ?
Kristen Stewart : Nous n'avons pas de chat sur Whatsapp, ça serait fou, mais j'aime toujours les revoir. Avec Taylor Lautner, par exemple, nous nous voyons de temps en temps à New York.

Journaliste : Les vampires végétariens de Stephenie Meyer ont changé sa vie. Vous y attendiez-vous ?
Kristen Stewart : Les livres étaient célèbres, bien sûr, mais ils n'étaient pas encore entrés dans la culture pop. J'ai abordé le scénario comme l'un des nombreux scénarios, cela me paraissait intéressant et je l'ai essayé de manière naturelle … Jusqu'à ce que, de toute évidence, tout cesse d'être 'normal'.

Journaliste : Quelle est votre relation avec Bella ?
Kristen Stewart : L'histoire est abordée de son point de vue, c'est donc une expérience si immersive que vous la faites votre, de manière viscérale. À l'époque, j'étais moi-même un peu plus adolescente et j'ai compris ce qu'elle ressentait, sa confusion, ses premières pulsions sexuelles, l'éveil de votre corps et le jugement des gens qui vous disent que tout cela est faux, mais vous y croyez en tout cas.

Journaliste : Aujourd'hui, vous avez une conscience différente sur le plateau de tournage, n'est-ce pas ?
Kristen Stewart : J'ai toujours la rage habituelle, pleine d'anxiété et de trépidation, même si maintenant je fais davantage confiance à mes capacités et je tente de me mettre dans les conditions idéales pour obtenir un résultat donné.

Journaliste : Et avant ça ?
Kristen Stewart : Je me suis torturée, j'ai créé des pressions et des attentes absurdes. Aujourd'hui, je suis peut être plus détendue donc je vais probablement vivre plus longtemps, car le stress raccourcit la vie.

Journaliste : Vous êtes actrice depuis votre enfance, de toute évidence vous aimez la pression du plateau de tournage.
Kristen Stewart : En réalité, la simple idée de monter sur une scène en tant qu'enfant me mettait dans un sale état, j'étais très timide et peu sûre de moi, mais j'ai regardé tellement de films à la maison. Mes parents travaillent dans l'industrie, mon père en tant que superviseur et ma mère en tant que scénariste, alors sur les plateaux de tournage, je voulais apporter ma contribution. Je me suis vite rendue compte qu'un enfant ne pouvait que jouer la comédie et je l'ai fait.

Journaliste : Cela ne semble pas être le feu sacré de l'art, n'est-ce pas ?
Kristen Stewart : Plus que tout, je cherchais un prétexte pour ne pas aller à l'école … Et je l'ai trouvée dans le théâtre.

Journaliste : Vous avez commencé avec Panic Room. Quel genre de femme était Jodie Foster ?
Kristen Stewart : Celle qui inspire la terreur. Je ne l'ai pas rencontrée tout de suite. J'ai fait deux semaines de répétitions avec Nicole Kidman, puis lors du tournage, Jodie est arrivée sur le plateau. Pour moi, il était naturel d'avoir le sentiment d'être sa fille, elle était folle et j'ai passé du temps à regarder comment elle se comportait.

Journaliste : Comment ?
Kristen Stewart : C'était la première star de cinéma avec laquelle je travaillais, une professionnelle qui aime le travail d'équipe et qui m'a appris comment me comporter. J'admire son intégrité et le côté amusant de son personnage.

Journaliste : Elle ne ressemble pas à une fille méchante, malgré tout.
Kristen Stewart : En fait, elle ne l'est pas. Dans ma carrière, j'ai fait de nombreux films dramatiques, mais heureusement, cette dingue parmi les dingues, Elizabeth Banks, a compris qu'il y avait en moi un côté comique et drôle, plutôt maladroite. Elle m'a dit qu'elle voulait ramener Charlie's Angels à la vie et j'ai sauté sur le projet non seulement parce que j'en suis fan, mais aussi parce qu'elle a eu la folle idée de penser à moi pour un rôle.

Journaliste : Que devons-nous attendre du film, qui sortira en Italie en janvier ?
Kristen Stewart : L'histoire ne se concentre pas sur les compétences de super héros mais sur la solidarité féminine, sur les femmes intelligentes, mais un peu kitsch et extravagantes. Mon personnage a un instinct de protection envers les autres et il fait partie de ceux qui voudraient prendre une balle pour les autres. C'est un peu fou mais ça va être hilarant.

Journaliste : Les deux films avec Assayas se trouvent de l'autre côté du spectre dans vos œuvres. Est-ce vous avez envie de retravailler ensemble ?
Kristen Stewart : Immédiatement. Il est tellement imprévisible … En résumé, un fou, un génie, le meilleur. Ses capacités me submergent principalement parce qu'il semble que les récits le traversent inconsciemment, presque religieusement. Il n'a pas d'ego, il parle très peu et, ensemble, nous ressemblons à un tandem de dingues, chacun à sa manière. Sur le plateau de tournage, il vous laisse le temps que vous voulez, il ne planifie pas tout et pourtant, il obtient toujours ce qu'il veut.

Journaliste : Comment en êtes-vous arrivée à donner vie à la diva Jean Seberg ?
Kristen Stewart : Mérite de Cate Blanchett. Pendant la période du jury du Festival de Cannes, elle m'a parlé du réalisateur Benedict Andrews et je n'ai donc pas manqué cette opportunité. Il est tellement protecteur de cette icône et tellement méthodique qu'il m'a intrigué.

Journaliste : Qu'avez-vous découvert à son sujet ?
Kristen Stewart : Au début, elle a une énergie et une clarté qui se sont éteints en elle, presque suffoqués, ce qui m'intimide beaucoup. Le fait que son activisme l'ait conduit à devenir la cible du FBI, puis à une mort prématurée, m'a beaucoup frappé.

Journaliste : Vous avez également connu une invasion de votre vie privée massive, quoique différemment d'elle. Avez-vous perdu foi en l'humanité ?
Kristen Stewart : Absolument pas. Je reste une idéaliste incurable qui poursuit le cœur des histoires pour pouvoir les raconter honnêtement.

Journaliste : Une dernière curiosité : qui fait les tatouages ?
Kristen Stewart : Je suis un peu une putain d'image, avouons-le, parce que je ne vais pas chez des tatoueurs célèbres ou expérimentés, mais je décide sur le moment, prise par un instinct, et tout à coup, le résultat est ça, mais j'en suis fan maintenant et c'est ok.


Source: IoDonna

jeudi 29 juin 2017

Interview de Kristen avec le magazine italien Io Donna [Juin 2017]

On ne le dira jamais assez mais Kristen reste la coqueluche des magazines. Cette fois-ci, c'est le magazine italien Io Donna qui a choisi l'actrice en une pour son édition du 24 juin 2017 avec des clichés réalisés lors de la press junket de Come Swim pendant le Festival du Film de Cannes 2017. Dans l'interview, elle revient sur son premier court métrage, son métier d'actrice et de réalisatrice et ses futurs projets Underwater et JT.


 


Traduction faite par le staff de KStew France. Merci de nous créditer avec LIEN si vous la reprenez ailleurs


Kristen Stewart – 'Je contrôle tout, mais je comprends l'importance de lâcher prise'

On la définit comme intello et avec le besoin de tout contrôler. Pour survivre, cependant, il faut actuellement recourir à l'abandon. Le mot d'une actrice (aujourd'hui réalisatrice) qui a appris à nager dans les eaux tumultueuses. Elle nous dit pourquoi elle a changé de style et pris son courage à deux mains. Jusqu'à faire son coming out.

Méthode déductive : j'ai toujours eu un faible pour Kristen Stewart. De son tee shirt qu'elle a porté lors de notre première rencontre – elle avait 16 ans – flanqué de John et Yoko One et de ses explications à propos de ses projets, en citant les écrivains qui l'ont frappé, les artistes les plus chéris et les poètes. De cette note de ce jour sur laquelle j'ai écrit : 'Mignonne à mourir, mince, douce, éveillée, expressive'.

Nous avons passé deux heures ensemble : elle a lutté avec les mises en bouche de l'Oriental et elle m'a dit qu'elle vivait avec sa famille dans la Vallée de Los Angeles, aimait jouer de la guitare, lire et écrire des poèmes mais qu'elle avait seulement quelques amis. Je me souviens avoir lu Vicolo Cannery par John Steinbeck et Jodie Foster, avec laquelle elle a tourné dans Panic Room, qui était son idole. Je l'ai toujours suivie avec une grande sympathie, peut être de l'affection (elle avait le même âge et les mêmes réactions idiosyncratiques que ma fille) dans ses différentes incarnations, ; de l'adolescente tourmentée à la superstar internationale de Twilight, de l'héroïne du cinéma indépendant à l'icône imprévisible pour Chanel.

Après des passages sentimentaux compliqués – son histoire avec Robert Pattinson a été suivie de manière obsessionnelle par la presse dans le monde entier – elle est maintenant en couple avec la modèle Stella Maxwell. Kristen est aujourd'hui une jeune femme avec une sensualité hybride et désinhibée. J'ai été surprise par sa déclaration d'être 'tellement gay, mec', tellement gay (en s'adressant au Président Trump) pendant l'émission télévisée Saturday Night Live, mais elle a déclaré, 'Je trouve important de cacher le fait qu'être avec une fille avec différent de cacher votre histoire avec un mec ; cela implique une forme de honte et cela n'est pas grave. C'est la raison pour laquelle je l'ai dit ouvertement, même si je déteste délivrer des détails sur ma vie privée'.

Kristen est récemment devenue la première actrice américaine à remporter un César pour son interprétation dans Clouds Of Sils Maria et elle a de nouveau conquis les critiques avec Personal Shopper – sa seconde expérience avec le réalisateur français Olivier Assayas. Lors du dernier Festival du Film de Cannes, elle a fait ses débuts en tant que réalisatrice avec le court métrage Come Swim, qu'elle décrit comme 'le portrait impressionniste poétique, sous marin d'un homme au cœur brisé'. L'actrice de 27 ans, plus bavarde que jamais, en parle aujourd'hui. Je soutiens fermement la même impression qu'il y a dix ans : Kristen est animée, attrayante, intelligente, expressive et sensible. Aujourd'hui, j'ajouterai : un talent courageux et indéniable.

Journaliste : Pourquoi Come Swim ? Avez-vous une relation passionnée avec l'eau ?
Kristen Stewart : Pour une quelconque raison, l'eau ne m'aime pas : je suis claustrophobe, je n'aime pas la plage et encore moins nager. De plus, j'ai toujours un peu peur d'être moi-même, j'ai tendance à trop réfléchir, je suis curieuse et je n'aime pas me laisser aller. Nous avons besoin d'eau pour survivre, mais elle est beaucoup plus forte que nous. L'idée sous-jacente de mon film est que vous ne pouvez pas tout contrôler, la seule façon de rester à flot est de s'abandonner au courant. Vous devez flotter si vous voulez vivre, si vous vous battez contre l'eau, vous finissez par être noyé et vous noyer. Mais si vous vous laissez aller, si vous devenez léger, vous restez à flot. C'était l'idée du film.

Journaliste : En quoi Come Swim s'inspire t-il d'une image ?
Kristen Stewart : Il m'a fallu quatre ans pour façonner l'idée, avant de le peindre, puis j'ai passé en revue ce que j'avais écrit ces dernières années ; en relisant mes poèmes, je me suis rendue compte que je continuais d'écrire et de réécrire les mêmes choses, simplement avec des mots différents. Je devais m'en débarrasser une fois pour toute.

Journaliste : Avez-vous réussi ?
Kristen Stewart : Pas entièrement. Ce travail sera plus profond, élargi. J'étais obnubilée par l'idée d'un homme couché dans un habitat qui ne lui appartient pas, avec le désir de s'isoler. Voir quelqu'un qui dort sur le fond de l'océan est une image déconcertante et alarmante, mais cela me procure un plaisir immense.

Journaliste : Chaque style de coupe de cheveux ou de changement de style atterrit dans les magazines de mode : ils analysent les détails et les messages implicites. À quoi devons-nous penser avec cette coupe rasée blond patine ?
Kristen Stewart : Je me suis coupée les cheveux pour Underwater, un film d'action tourné sous l'eau, toujours emprisonnée dans une armure de 25 kilos ! Je ne les sens pas sur mes épaules, je m'en occupais à moitié … Je semblais être prête pour un film d'action, mais ensuite, en voyant complètement mon visage, j'ai eu le sentiment d'être plus vulnérable et délicate, plus féminine. Je ne m'y attendais pas.

Journaliste : Vous collaborez avec Karl Lagerfeld pour Chanel et dans Personal Shopper, votre personnage est une styliste. Vos vêtements ont-ils une âme ?
Kristen Stewart : Je suis une grande fan de l'art de la mode. Oui, les vêtements peuvent raconter des histoires et parmi mes artistes préférées, il y a des créateurs ou ceux qui 'font' les vêtements en créant des images, des photographes de mode ou même des maquilleurs.

Journaliste : Vous écrivez, vous jouez la comédie, vous réalisez. Quel sera votre prochain projet ?
Kristen Stewart : Prochainement, je vais commencer à tourner JT, l'histoire vraie de J.T. LeRoy. J'interprète Savannah Knoop, la fille qui pendant des années a été un écrivain transsexuel. Savannah est un artiste merveilleux, une personne sensible, impliquée dans une affaire sur laquelle il n'avait aucun contrôle, une histoire vraiment intéressante. Je vais écrire un film et je vais chercher un autre projet à réaliser. Je ne vois pas beaucoup de différence entre le fait d'être une actrice et une réalisatrice : les deux activités se chevauchent, se complètent.

Journaliste : Vous avez commencé à jouer la comédie à 9 ans. Qu'est-ce qui vous surprend encore à propos du travail d'actrice ?
Kristen Stewart : Un peu. C'est le monde dans lequel j'ai grandi ; ma mère s'occupe des critiques de scénarios, mon père est producteur et j'ai toujours considéré le cinéma comme un travail très pratique. Même lorsque j'étais enfant, j'aimais l'énergie du tournage, puis un jour, avec mon grand étonnement, j'ai trouvé que l'interprétation était ce que je voulais vraiment faire. J'ai été surprise de voir à quel point chaque cellule de mon corps a exprimé cet amour : j'aime être actrice …


Source: IoDonna 

mardi 13 septembre 2016

Kristen en couverture du magazine italien IO Donna [Septembre 2016]

Kristen fait la couverture du magazine italien IO Donna [numéro de septembre 2016] avec un portrait réalisé lors de l'avant première de Personal Shopper à Cannes.


 
 


Si vous souhaitez lire l'intégralité de l'interview de Kristen en italien, cliquez ici.



Source: iodonna_it 
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