Oh punaise deux jours pour obtenir 13 pages Word complètes ! Bonne lecture !!!
Traduction faite par le staff de Kstew France. Merci de créditer avec un LIEN !
Curieusement, il y a un point sur lequel Charlize Theron a
moins d’expérience que Kristen Stewart. Avec l’expérience de Twilight qu’elle a derrière elle – Twilight (2008), New Moon (2009), Eclipse (2010),
Breaking Dawn Part 1 (2011), et Breaking Dawn Part 2 cette année –
Stewart, 22 ans, a été dans la majeur partie des films phénomènes, à cette
époque, plus souvent que Charlize.
Pour la plupart, Theron, 36 ans, s’est contentée de projets
dont qui posaient des questions sur la façon donc les femmes sont définies, et
les façons dont ils traitent ces rôles oppressants. Ces parties là ont variées,
avec son récent rôle dans Young Adult de Jason Reitman, ainsi que vague de
biopics qui comprennent la mise à zéro risquée de sa carrière dans Patty
Jentkin’s Monster (2003), qui lui a valu un Oscar de la Meilleure Actrice, et
Nikki Caro de North Country (2005), qui lui a valu une nomination. Ainsi que
son passage dans Britt Ekland dans les films de HBO en 2004, The Life and Death de Peter Sellers,
pour lequel elle fut nominée pour un Emmy Award pour la Meileure Actrice de
Second Rôle.
L’intérêt de Stewart a joué dans des films aux sonorités
graves, lui donne quelque chose en commun avec Theron. Et comme Theron, une
partie de son travail le plus provoquant est venue en travaillant avec les
femmes. Pour Theron c’était Monster,
par l’écrivain-réalisateur Jenkins, qui a marqué son point tournant. Mais
l’histoire de Stewart, de faire équipe avec les femmes s’étend à toute sa
carrière, et comprend sa performance à l’âge de 10 ans, dans son premier film ,
réalisé par Rose Troche dans The Safety of Objects (2011), ainsi que
son partenariat avec Jodie Foster (qui est clairement un rôle modèle) dans Panic Room de David Fincher (2002),
avant d’être envoyé sur le premier film Twilight,
réalisé par Catherine Hardwicke. Et sa prestation remarquable de la pionnière
rockeuse Joan Jette dans le film de Floria Sigismondi, The Runaways (2010). Kristen et Joan ont appris à se connaitre
durant le tournage de The Runaways,
et comme Foster, l’influence de Jett sur Kristen est palpable.
Le film à venir, Blanche Neige et le Chasseur, un récit
blindé du conte de fées classique, avec pour la première fois réalisateur
Rupert Sanders, transforme le personnage fleur bleue de Blanche Neige en un personnage
d’un roman de Robert E. Howard, et représente un nouveau départ pour Charlize
et Kristen. Charlize affirme qu’elle a été intriguée par les exigences
psychologiques du matériel dans l’interprétation de la très complexe Reine
Ravenna, et la performance de Kristen en tant Blanche Neige, la plus belle de
toutes, dans son premier rôle d’héroïne dans un film d’action, l’a gardé
constamment en mouvements. Mais les deux femmes apprécie d’être mises au défi,
autant au travail que dans la conversation. Je suis heureux de dire que la
récompense à chaque fois – j’ai parlé avec elles séparément, en personne avec
Kristen et au téléphone avec Charlize – c’est qu’elles sont prompts à rire, ce
qui rend la conversation avec elles encore plus agréable.
Elvis MITCHELL :
En regardant les films que vous avez fait, une chose me frappe, et c’est que tu
as travaillé avec de nombreuses femmes – et pas mal de réalisatrices.
Kristen : Quelques unes, ouais, ce qui est rare. Il est
difficile de parler d’une manière générale de ce sujet, parce que les femmes
avec lesquelles j’ai travaillé sont toutes si différentes les unes des autres.
Mais s’il y a une cohérence, ça serait que vous prendre en main différemment
sur un tournage. Les femmes peuvent être plus émotives – au du moins elles le
montrent parfois plus.
EM : Si c’est
trop émotif ?
Ouais, si elles font face à une émotion trop directe. Je
veux dire, c’est cette chose étrange que je ressens comme si je devais
l’évaluer en moi-même, du style « Ne venez pas trop fort car vous ne trouverez pas votre chemin ».
C’est comme si vous devez avoir beaucoup de tact dans la façon dont vous faites
avancer les choses, que vous traversez ! Mais c’est surtout dans les
groupes de discussions que quelque chose comme ça arrive. Dans les conversations
personnelles entre réalisateur et acteur, les réalisateurs masculins avec
lesquels j’ai travaillé sont tout aussi émotifs. C’est peut être parce que j’ai
dû commencer à avoir des conversations très personnelles avec des hommes
adultes depuis très jeune afin d’obtenir un travail, mais je suis vraiment à
l’aise avec ces mecs. Je veux dire, nous poussons les limites dans ce domaine,
en termes d’apprentissage dans la connaissance des gens. Il y a des choses que les réalisateurs
connaissent de moi que les gens ne devraient pas savoir. Mais tout le monde est
vraiment différent. J’ai travaillé avec
des femmes avec qui je n’ai jamais voulu dire quelque chose sur moi-même, et
j’ai travaillé avec des gars qui faisaient passer une multitude d’émotions.
Donc, la présence d’émotions chez une personne n’est pas spécifique au sexe de
celle-ci.
EM : Te
rappelles-tu de la première fois où tu as travaillé avec une femme avec
laquelle tu a été instantanément connectée ?
Eh bien, Jodie [Foster, avec qui Kristen a travaillé sur le
film de David Fincher, Panic Room ,2002].
Mais en fait, la première personne qui m’a embauché pour un film était une
femme : Rose Troche, qui a réalisé The
Safety Of Objects [2001].
EM : Tu étais
une enfant quand tu as fait ce film.
Ouais, j’avais 10 ans. C’est la première partie que je n’ai
jamais eu. J’en avais marre d’auditionné. Je ne recevais aucun rôle, alors j’ai
tout simplement pensé que ce n’était pas la peine de continuer. Mais c’était la
première fois que j’ai eu une audition où j’ai desuite ressenti quelque chose.
Je me souviens avoir levé les yeux, il y avait une caméra, car j’étais en train
de me faire filmée, j’ai levé les yeux vers Rose, et j’ai desuite su que
j’avais eu le rôle sans même qu’elle n’ait rien dit.
EM : Juste par
la manière dont elle t’avait regardé ?
Ouais, totalement. Et puis nous nous sommes assises et
discutées à propos du rôle, et comme c’était étrange pour une jeune personne de
jouer ce rôle, d’être confondu avec un garçon – le personnage de Tim Olyphant
voit quelque chose dans mon personnage qui lui rappel son frère décédé. Mais
rose était vraiment sensible à propos de ça, et j’étais genre « Non, c’est
cool. Je ressemble vraiment à un garçon ! Vraiment, ça marche pour
moi ! » Elle était comme, « Génial. Je ne vais pas avoir à être
délicate avec elle (faire attention à la manière dont elle dit les
choses). » C’est intéressant car maintenant je dois aussi travailler avec
des enfants aussi. Avec les enfants, c’est comme vous pouvez voir quelque chose
dont ils ne se rendent pas encore compte, même si ils en ont à la pelle. Je
peux vraiment voir comme toutes ces femmes sont allées, « Oh, cet enfant
aime ça. Elle n’est juste de passage. » Mais je n’aurais pas continué à
faire les choses de la manière dont je les fais si j’avais du faire semblant
dans The Safety of Objects. Je ne
suis pas une artiste. Surtout quand j’étais plus jeune, je n’étais pas le genre
d’enfant à me mettre en avant. Jouer, était seulement pour avoir certaines
expériences.
EM : Avez-vous
ressenti jusqu’à quel point les gens vous traite comme une enfant et pas comme
quelqu’un qui voulait être là ?
Ouais. Et à juste titre. Mais ce n’est pas comme si j’étais
contrariée par la manière donc j’ai été traité. Je voulais juste être impliqué
dans le projet.
EM : The Safety of Objects est un film axé
sur les femmes, aussi, qui couvre des histoires de femmes et de leurs points de
vue.
Il l’est. C’est bizarre, mais, en parlant de la femme en
général – surtout maintenant avec Blanche Neige, Charlize, et tout le reste.
J’ai cette aversion bizarre des gens qui vont « C’est un beau film de
femmes fortes. C’est vraiment fort. Avez-vous essayé de faire des trucs comme
ça ? » Je me pose cette question en permanence.
EM : As-tu
essayé ?
Ouais. Tout le monde est comme, « Tous les rôles que vous
choisissez, ils sont tous une sorte d’engouement pour vous. » Et,
vraiment, c’est par hasard. C’est presque comme si vous discréditiez la force
en disant « femme forte, femme forte.» C’est genre, « C’est juste une
personne forte. » Ouais, la particularité des femmes dans leur ensemble…
Je ne sais pas vraiment aborder ce sujet. Ces personnages sont tous seulement
des gens.
EM : Alors, qu’à
tu vus dans Blanche Neige et que représente ce personnage pour vous, pour que
vous ayez envie d’essayer de réunir toutes ces qualités à l’écran ?
Il y a tellement de choses que Blanche Neige a été privé, en
termes d’avoir du temps pour réellement se développer et perfectionner la
personne qu’elle est. Elle a été mise en prison au début de sa vie, elle est
donc une personne avec un certains retard de croissance. Elle possède un
concept idéologique de ce qu’est le monde, de comment les gens devraient vivre,
comment toutes les choses peuvent être merveilleuses, et il y a cette isolement
déprimant qu’elle ressent car elle a été enfermée dans une petite cellule
pendant sept années. Et je peux comprendre tout ça. Il y a quelque chose… Ce
n’est pas la raison pour laquelle je voulais faire ce film, mais les fans et
les gens qui aimaient Twilight, ils vous poussent sur ce genre de plan
différent où vous n’êtes pas réelle.
EM : vous
devenez une sorte d’idéal.
Exactement. C’est comme si vous n’existiez pas. Et
Blanche-Neige n’existe pas. Et c’est de cette manière qu’elle commence dans le
film, elle représente juste un faux espoir. Elle ne croit pas non plus au
destin. C’est comme, comment peut-elle défaire quelque chose par qui tous les
cœurs et les maisons de ce peuple ont été détruit ? Comment cela peut-il
être possible par une seule fille ? Et c’est juste par rapport au cœur. Je
voulais rejoindre leur cause. La raison pour laquelle j’ai fais ce film était
parce que je voulais juste y aller « Je sais que ça fait mal, mais c’est
votre fardeau, et je suis derrière vous. » Nous n’avons pas non plus une
reine purement méchante. Ce n’est pas comme si Ravenna était totalement
dépourvu d’humanité. C’est simplement qu’elle n’est pas en mesure d’être
complètement humaine. Ce que j’aimais aussi à propos de ce film, c’était que
nous n’avons pas deux pôles opposés, où le bien a vaincu le mal car c’es mieux
ainsi. C’est juste qu’en ces temps difficiles, vous devez avoir un cœur fort.
Vous ne pouvez pas être un salaud égoïste. Certaines personnes font se blesser,
mais il s’agit de faire en sorte que le plus grand nombre prospère.
[Rires] Elle est véritablement Jeanne d’Arc.
Comment pouvez-vous
incarner quelqu’un qui a cette force de vivre ?
La chose difficile est que vous ne pouvez pas avoir un effet
Blanche-Neige sur les gens. Je ne peux pas avoir cette lumière super naturelle
qui fait en sorte d’affecter tout ce qu’il y a autour de moi. Il avait des
choses en quoi j’avais besoins de croire, même si c’était difficile à certains
moments. Mais je l’ai fait car la partie fantastique de ce film a été bien
écrite. Vous savez quand vous rencontrez des gens dans la vie parfois où vous
allez être, « Wow, tu as cette énergie… ». C’est juste une version
renforcée de ça.
Vous voyez les gens
dans les films, comme ça tout le temps, avec ce genre de qualité, où ils sont
quelque chose de plus grand que toutes les personnes autour d’eux. Vous êtes vous inspirée de films comme une
sorte d’antécédent à celui là ? Où avez-vous essayé de prendre part sur
une version de la vie réelle, de quelqu’un que vous connaissez et qui a ces
qualités ?
Je n’ai pas pensé à une personne en particulier… Je veux
dire, elle est très maternelle. Je me sens comme beaucoup de mères qui ont
l’effet qu’a Blanche-Neige sur les gens.
Votre propre mère
dans une certaine mesure ?
Ouais, définitivement, par moments. Ma mère est une dame difficile
[rires tous les deux]. Mais avec moi, elle est très maternelle avec moi. Je
pense que quiconque a été impliqué dans le projet, a sans aucun doute eu le
même sentiment à propos de l’histoire du réalisateur Rupert Sanders, et je l’ai
eu, ce sentiment qui est que si vous croyez assez en cette histoire, vous
commencez à être en mesure de vous convaincre de choses qui ne seront jamais
réelles. Mais c’est le même combat pour Blanche-Neige, car elle ne croit pas
vraiment à son propre effet sur les gens.
Quelles ont été vos
conversations, par exemple avec Rupert, qui est essentiellement à propos de la
construction cette énorme ville à partir de rien ? Cela fait beaucoup de
confiance à placer dans une personne qui n’a littéralement jamais fait un film
comme ça auparavant.
Eh bien, une chose géniale que Ruper a fait en tant que
réalisateur était de me pousser dans un environnement qui parait tellement réel
que tout ce que j’avais à faire était d’y vivre. Rien ne paraissait ridicule –
de même avec le troll en face de moi. Certaines choses dans un film
fantastique, où vous êtes en face des écrans verts et tout ça, il faut avoir
pas mal d’imagination. Vous ne pouvez pas être précaire ou faire quelque chose
qui va vous faire dire, « C’est stupide ». Et au crédit de Rupert, je
suis très rarement allée à dire « Vraiment ? Que faisons-nous
ici ? ». Vous savez Blanche-Neige ne parle pas beaucoup, et le film
est si trépidant avec ces choses qui se passent tellement vite, que qui elle
est, n’est pas définie en une ligne ou une scène. C’est quelque chose que nous
avions besoin de trouver entre les lignes, c’était effrayant et dur jusqu’au
dernier jour.
Faisait-il partie
facile à faire par le fait que c’était un film exigeant physiquement. Est-ce
que ça vous a aidé ?
Oui, je pense que ça m’a réellement aidé à définir le
personnage de beaucoup de manières. J’ai aimé ne pas avoir à faire semblant,
car dans les projets originaux du script, Blanche-Neige est en quelque sorte
devenu du jour au lendemain ce ninja qui était tout juste capable de, comme, de
se défendre contre un homme blindé de six pieds, ce qu’elle n’aurait
normalement pas su faire.
Nous voulions que tout soit, comme, « Oh, p*****. Elle
est à peine arrivé passer à travers ». Quelqu’un de ma taille ne pouvait
pas aller dans une guerre d’hommes et en sortir vivant, avec seulement une
épée. Cela n’aurait tout simplement pas pu se produire.
[Rires] Je n’ai
jamais entendu parler de «guerre d’homme » avant.
Une guerre d’homme.
Je pense que ça
devrait être le prochain film… [Kristen rit]. Parlez-moi de Charlize.
Elle est différente de toutes les personnes que je n’ai
jamais rencontré. Elle est l’un de ces personnes qui se promène dans une pièce
et tout le monde le sait.
C’est une star du
cinéma.
C’est une p***** de star du cinéma. C’est marrant, aussi,
car elle dit toujours, « Je ne suis pas vraiment une interprète ».
Mais je suis genre, « Non, pas du tout. » [Rires]. C’est une actrice
et une interprète.
C’est drôle que vous
ayez mentionné ça car elle m’a dit la même chose.
Eh bien, je pense que c’est l’actrice en elle. Je pense
qu’elle adore être une actrice et c’est tellement vrai qu’elle ne pourrait
reconnaitre tout ce dont elle est capable de faire. Mais elle est si vraie,
tout le temps. Elle n’est du genre à être facilement ébranlé sur le tournage.
Elle est très en contrôle de ce qu’elle fait.
Combien de tout ça
vous ressemble ?
Ca dépend. Certaines choses viennent facilement, et elles
sortent juste de vous, et aussitôt qu’ils disent « Coupez », c’est
simple de prendre une respiration et de plaisanter. Mais il y a certaines
choses où j’ai juste besoin de plus qu’un préambule – juste pour me convaincre
de ce que je fais. Mais Charlize et moi faisons quelques approches similaires.
Nous avons été que quelques jours ensemble, mais étions toutes le deux prêtent
à nous blesser nous-mêmes pour faire ce qu’il faut afin d’obtenir le bon
feeling, et non tous les acteurs de sont pas comme ça. La plupart des acteurs
aiment vraiment être à l’aise.
Est-ce que cette part
de rendre ça réel pour vous, a provoqué un malaise ?
Oui, définitivement.
Avec Sur la Route, vous avez interprété une
personne réelle, LuAnne Henderson [qui a inspiré Marylou, le personnage de
Kristen], mais au moins vous avez le filtre de l’interprétation de Jack
Kerouac, de sorte que vous jouez quelqu’un qui est basée sur sa propre version
de l’histoire.
Mais nous étions au courant de bien plus encore. La version
de Sur la Route de Walter Salles est
vraiment un mélange de Sur la Route,
le roman, et la version que Kerouac a écrit sur le rouleau original, ce qui est
différent, c’est l’histoire de tout cela. Nous avons beaucoup utilisé les
évènements qui se sont passés en dehors des pages de Sur la Route, et de ce fait, je pense que les personnages féminins
ont énormément changé, ils ont commencé à avoir un autre rôle que celui de
jouets. Il était tellement plus facile de jouer le rôle par rapport à la simple
lecture du livre et d’être, « Wow ! Cette fille ne se soucis pas de
tout ça. C’est juste une sorte de sociopathe. »
Parce que vous avez
lu le livre, et la chose principale à tirée du livre est : « Qui
puis-je utiliser ? Et comment puis-je utiliser cette personne en face de
moi maintenant ? »
Complètement. LuAnne était tellement consciente de cela.
Elle est compliquée. Elle est parfois sur la défensive, mais elle est vraiment
pleine de vie. Nous avons écouté des heures de bandes sonores, et d’entendre
son point de vu m’a rendu la tâche plus facile.
Il y a une si grande
soif de vivre chez de nombreuses femmes que tu as joué – cette envie de faire
quelque chose.
C’est totalement vrai. Je pense cependant qu’il y a une
place que les gens essayent de combler en ce moment, à cause du public féminin.
Les femmes veulent voir d’autres femmes qui sont vraiment fortes, il y a donc
tout un tas de scripts qui sont à la base fait pour un rôle masculin, et qui
sont remodelés pour un rôle féminin. C’est comme, « Ce n’est pas une
femme. Ce n’est pas la force d’une femme. C’est tout simplement une femme qui
essaye d’imiter un homme. »
Parce que la plupart
de ces scripts sont écrit par des hommes. Mais nombreuses jeunes femmes qui
voient vos films semblent investies dans ce que vous faites, d’une manière
qu’ils ne sont pas comme ça avec beaucoup d’autres personnes.
Je pense qu’il y a quelques personnes comme ça. Si je suis
l’un d’eux, alors c’est excitant, bizarre, c’est cool. J’espère que ça va
continuer.
C’est étrange pour
vous ?
Eh bien, évidemment, c’est ce que nous espérons tous. Mais
je ne pouvais pas imaginer faire un projet avec l’idée de la façon dont ça
affecterais les gens. Ca doit en premier lieu, vraiment vous affecter
vous-même, et si c’est le cas, alors peut être que ça touchera d’autres
personnes… Je pense que les gens qui ne pensent pas comme ça, choisissent les
choses pour simplement devenir de célèbres actrices. Ils choisissent seulement
leurs projets pour l’argent. Je veux dire, j’adore L.A. – j’adore vivre ici.
Mais je souhaite pouvoir faire les choses devoir faire un home run à chaque fois.
C’est une chose unique à Hollywood, alors si vous ne faites
pas cela à chaque fois, vous êtes considéré comme étant en échec. Mais c’est
genre, « Eh bien, faites-vous des films dans le but d’être célèbre ?
Où faites-vous des films pour apprendre quelque chose ? » Et ça
commence à avoir de l’influence sur les décisions des gens. Ca a du sens, car
il est difficile de rester célèbre à Hollywood sans comprendre ce qu’est votre
chemin parcouru et comment les gens vont le percevoir. Mais je n’ai pas fait
cela. J’ai juste eu beaucoup de chance.
C’est une partie de
votre succès : comprendre ce qu’est le succès pour vous.
Je me sens extrêmement chanceuse, et pas seulement parce que
je peux avoir le feu vert pour un film aujourd’hui. C’est parce que j’ai
seulement travaillé avec des personnes que j’ai vraiment aimé, et je n’ai eu de
mauvaises expériences qu’avec seulement un ou deux réalisateurs.
En quoi ces
expériences étaient-elles mauvaises ?
Je pense que ça revient toujours aux personnes qui ne sont
pas là pour les bonnes raisons, et ne pas êtres là pour les mêmes raisons.
C’est un miracle quand les choses fonctionnent. Mais parfois ça ne marche
simplement pas – et dans ce cas là, il vous juste à finir le film [Rires].
Comment arrivez-vous
à passer à travers tout ça quand ça arrive ?
Ca devient plus difficile, ça devient un travail ingrat.
Vous vous retrouvez à certains moments à devoir mentir… Ca craint. Je déteste
ça.
Vous voulez dire vous
mentir à vous-même pour pouvoir avancer dans votre travail ?
Il y a tout simplement des moments où vous vous pensez prête
à être d’une certaine manière, et parce que ce ces moments sont modifiés, ce
n’est pas vous et ce n’est plus votre personnages, ce n’est rien. Vous êtes
littéralement un acteur – vous feignez, et ce n’est pas ce que j’aime faire.
Quand vous regardez en arrière du film, ces moments
ressortent parfois à travers lui. Mais je pense que la façon dont j’aborde les
choses à quelque chose à voir du fait que j’ai pu aller voir mes parents
travailler tout les jours. Vous savez, ma mère est assistante de production.
C’est le business familial. Il n’y avait pas ce sentiment de divertissement. C’était
toujours plus que, « Eh, c’est juste un film, » avec cette mentalité
d’équipe, qui est, « Nous l’avons fait avant et nous pouvons le faire à
nouveau. »
Donc, c’est après
avoir vu vos parents faire ce qu’ils font, que ça a déclenché en vous l’idée de
« Je veux faire partie de tout ça, mais pas pour les mêmes raisons
qu’eux. » ?
Eh bien, ma mère a maintenant effectivement écrit et réalisé
un film, donc son approche à propos de tout ça a changé très rapidement.
[Rires.] Mais j’ai été figurante quelques fois, et j’ai pensé que c’était
amusant, c’étais quelque chose à faire pour vous sortir de l’école. Et puis
quand j’ai commencé à auditionner pour la première fois, comme je le disais, je
n’ai obtenu aucun rôle pendant un long moment, alors quand j’ai finalement fait
The Safety of Objects, c’était comme
si je découvrais quelque chose. C’était une expérience où j’ai senti un truc et
puisé dans quelque chose, et obtenu mon rôle, c’était genre, « Eh bien, je
suppose que c’est la manière dont vous obtenez un rôle. » Je veux dire, ça
sonné tellement évident pour chaque acteur. Ouais, bien sûr que tu as senti un
truc. Mais ce n’est pas si évident pour quelqu’un de si jeune.
Il semble que chaque
année, vous avez ces deux attractions radicalement différentes entres les plus
grands films que vous faites, comme les films de la saga Twilight, et puis les plus petits que vous avez fait. Je me
souviens d’il y a quelques années où vous aviez deux de vos films, Welcome to the Rileys [2010] et The Runaways au Festival Sundance.
Ouais, je pense que c’était Twilight, Welcome to the
Rileys, New Moon, The Runaways, puis Eclipse, alors c’était genre un de ces films entre chaque film de
la saga Twilight.
Etait-ce pour vous le
moyen de vous rappeler pourquoi vous avez-vous faite cela ?
Il s’est trouvé que j’ai eu juste le temps de prendre part à
ces films entre les premiers films Twilight. Mais ce n’était pas pour prouver
aux gens que j’avais quelque chose d’autre à donner.
Avec un film comme Welcome to the Rileys, je me demande
comment vous vous êtes éloignez de ce personnage. [Dans ce film Kristen joue Mallory, une adolescente
stip-teaseuse qui développe une amitié avec un homme, joué par James
Gandolfini, dont le mariage est en train de s’effondrer en raison de la mort de
sa fille qu’il pleure toujours.]
Jouer un personnage comme Mallory est difficile. Sans
vouloir discréditer aucune situation personnelle ou une situation de la vie
réelle, mais il y a tellement d’exemples de filles comme elle, et un film peut
très rapidement devenir un récapitulatif de ce qui amène quelqu’un dans une
certaine position. Il est difficile d’interpréter un rôle tel que celui-ci,
parce que vous voulez que tout ceux qui n’ont jamais vécu ces situations soit
genre, « Ouais, je veux dire, c’est comme ça que ça se passe… » La
pitié envers des femmes victimes de violences est vraiment une chose étrange.
Vous ne voulez pas qu’on pense que vous vous sentez mal, même si vous l’êtes.
Donc, c’était juste intéressant de jouer et de travailler avec James. Je suis
descendu à la Nouvelle Orléans, pour tourner le film, et j’ai vécu par
progresser péniblement dans la ville par moi-même. Mais m’éloigner de ce
personnage… Il n’a probablement pas complètement disparu de moi, mais dans les
premiers temps après avoir tourné le film, j’étais très sensible et touchée par
l’univers de mon personnage. J’étais vraiment protectrice et défensive envers
les jeunes filles, et le sexe en général.
Puis, j’ai vu votre
performance dans The Runaways, dans
lequel vous incarnez cette fille qui essaye de comprendre ce qu’elle être
tandis que d’autres essayent de la forcer à devenir quelque chose d’autre – il
me semble que ce sont des rôles similaires dans le sens où ces jeunes filles
sont à la recherche d’une sorte de famille, mais dans le même temps, les deux
personnages sont incroyablement méfiant envers la plupart des gens. Et dans le
cas de The Runaways, vous avez joué
un personnage basé sur une personne réelle, qui est Joan Jett.
Et Joan est quelqu’un de très protecteur. Je veux dire, Joan
est couverte d’une armure.
Elle porte même ses
cheveux comme un casque. C’est une personne qui savait qu’elle était une
artiste, mais en même temps, était traité comme une marchandise.
Mais je pense que c’est cool de sortir de quelque part où
l’on vous a poussé dans ce moule, et puis vous comprenez qui vous êtes
vraiment. Peut être qu’elle n’aurait pas compris qui elle était, si elle
n’avait pas été forcée à faire quelque chose d’autre, à lutter contre
elle-même.
Il semble qu’avec Joan,
de nombreuses manies ont été difficiles à faire disparaitre.
C’est vrai. Je suis allée tourner Eclipse juste après, et je
pense que le réalisateur de ce film aurait pu dire à un autre membre de la
distribution, qu’il devait éradiquer la Joan Jett en moi. [Michell rit] Pendant
un certains temps, je marchais simplement toute courbée. Joan a de grands
instruments de défense, et je suis devenu un peu attaché à eux.
Lesquels par
exemples ?
Juste la façon dont elle traite avec les gens. Il me semble
que nous promouvions New Moon quand
je terminais The Runaways, et je me
souviens être allée au Comic-Con avec un T-shirt Minor Threat. J’étais vraiment
heureuse et excitée d’être là, mais j’étais tellement sur la défensive et
délirante. [Rires] C’est difficile de faire face à la presse. Il y a toujours
de questions suggestives et des opinions. Bien sûr, notre travail est créatif,
et c’est subjectif. Mais j’étais totalement en mode Joan Jett.
Nous avons été faire des interviews, et une mauvaise chose a
été dit, et Joan a cette capacité folle de vous faire taire seulement en vous
regardant genre, « Eh bien, j’en ai marre. Plus tard ! » Et il
en fut ainsi… Je ne suis pas comme ça, mais… mais à ce moment là je l’étais.
The Runaways, cependant, et venu à un moment intéressant, parce
qu’à ce moment là, les gens commençaient à peine à avoir des attentes envers
vous. Est-ce que vous avez ressenti ce que vous n’auriez pas eu, si vous aviez
fait le film avant Twilight ?
Oh, ouais. La frénésie de tourner dans ce film était
intéressant parce que je l’avais connu avec Twilight, où les gens perdent leur
sang froid autour de vous, et se mettent à pleurer en face de vous ! Et
puis, ce truc que des gens veulent entrer pour savoir… Joan était très
protectrice avec moi contre les paparazzis. Ils nous ont traqués sur le
tournage comme des fous. Elle était si concernée et sensible à ce sujet, et j’ai
toujours été genre, « Ca va. Je vais bien. » Mais ça gênait beaucoup.
Nous avons appris à se connaitre mutuellement si bien qu’elle savait que je
n’étais pas le genre de personne, même si beaucoup de gens pensent ça de moi, à
ne pas m’en préoccuper. Les gens pensent que je suis intouchable, et ce qui est
traduit par beaucoup de monde et qui pensent que je suis super-ingrate.
D’où cela
vient-il ?
Je pense que les gens sont habitués à voir des acteurs très
ouverts et qui donnent énormément d’eux-mêmes, et c’est ce que je fais quand je
suis sur le tournage d’un film, c’est naturelle pour moi de la faire quand je
suis à la télévision, dans des interviews, tout ce genre de choses.
Je ne pense pas non plus que mes méthodes de travail en tant
qu’acteur soit réellement les affaires des autres. De nombreux acteurs pensent
comme ça. Je veux dire, il y a cette citation génial de Joanne Woodward, qui
dit : « Faire le métier d’acteur c’est comme le sexe : vous
devez le faire, pas en parler. »
Les gens parlent
maintenant de sexe à longueur de temps.
Oh, je sais. [Rires] Mais en parlent-ils vraiment de manière
personnelle ?
Ils le vendent. Je
veux dire, ils y a des gens qui sont devenu célèbres en faisant des vidéos de
leur propre sexe tape, à l’extérieur des plateaux. Vous ne pouvez pas être plus
franche à ce sujet que : « Ici et maintenant, j’ai des relations
sexuelles… ».
Ouais, mais ils mentent pendant que la vidéo est tournée.
L’acte en lui-même est un mensonge. Vous faites semblant de faire quelque
chose. La jeune fille est couchée, elle fait semblant de ne pas savoir que la
caméra est en train de filmer, elle b****, et « accidentellement »
cette vidéo est diffusée.
Tout le monde diffuse leur propre sexe tape ! C’est un
stratagème pour devenir célèbre, ce n’est pas vraiment à propos de sexe. Ce
n’est pas comme quand Madonna a fait son Sexe Book, et où il s’agissait d’une
tentative artistique où elle l’a reconnu et en a parlé, c’était franc d’en
parler. C’est différent. Ce n’est pas honnête. Il s’agit d’un moyen pour
devenir célèbre.
C’est à se demander
ce que Joanne Woodward ferait de nos jours si elle ne faisait que commencer
dans le métier.
Elle serait sans doute un peu comme moi. Il y a de nombreux
autres acteurs, qui font ça parce que vous devez le faire.
Vous devez ?
Oui, vous devez.
Y a-t-il quelque
chose qui vous pousse à le faire ?
Oh, certainement. Je pense que de nombreux acteurs agissent
comme ça parce qu’ils ont une impulsion qui les pousse à le faire, ils ne
peuvent pas l’ignorer. Mais ce que je veux vraiment dire, ils font tout ce
processus d’interview parce qu’ils doivent le faire. C’est une bonne
affaire : si je peux faire ça et que je le vendrais ensuite. Je souhaite
seulement ne jamais à avoir à le faire, car ce n’est vraiment pas net.
Vous n’aimez pas
parler du processus pour faire des films ?
Non, pas vraiment. J’aime m’asseoir et avoir de véritables
conversations. Mais je ne fais pas ce bruit mordant, cette chose franchement
drôle. Je suis tellement préoccupé par les choses importantes en sortant… Je
sais que le jugement des gens est rapide, et qu’en une fraction de seconde je
vais tout gâcher.
Vraiment ? Ayant
fait ça aussi longtemps que vous avez pu, ressentez vous toujours une attente
malsaine de la part des gens, et est-ce que vous ne pouvez pas le faire ou n’aimez
vous pas le faire ?
Je ne peux pas faire ça. Ce n’est pas que je lutte contre
cette envie d’être facilement consommable. C’est juste que je mets beaucoup d’importance
dans ce que je fais, et vous et moi pouvons parler l’un et l’autre d’une
certaine manière, parce ce que c’est la façon dont les gens interagissent, mais
je ne sais pas vraiment comment parler au monde entier. Les gens cultivent l’image
de ces personnalités complètement formées. J’ai fais des interviews avec les
acteurs avec qui j’ai collaboré et que j’apprécie vraiment, et je suis genre, « Wow,
regardez-vous. Vous êtes juste en train… Vous ne savez même pas ce que vous
dîtes. »
Ensuite, vous regardez l’interview par la suite, et ils n’ont
pas dit grand-chose, mais c’est intéressant, drôle, et charmant. Alors que je
suis assise là et parait un peu trop sérieuse, et dès que cela arrive, vous
êtes mal à l’aise et vous n’avez pas envie de regarder. C’est également étrange
de parler de projets, en tant qu’acteur, car vous faite partie de ceux-là. Je
préfèrerais écrire un article et le l’envoyer à tout le monde par e-mail. [Rigolent tout deux]. C’est trop de choses à
penser chez Jay Leno.
Eh bien, dans le
cadre de quelque chose comme The Tonight Show, les gens attendent que vous
soyez cette chose que vous ne voulez pas être : une artiste. Mais, en même
temps, il y a un aspect de performance que vous faites. Vous voyez l’ironie
dans tout ça, pas vrai ?
Ouais, mais l’aspect performance disparait sur le tournage
pour moi. La raison pour laquelle je choisis des choses c’est parce que j’ai
envie que ce personnage puisse en quelques sortes exister. Donc sur le plateau,
c’est plutôt du style, « Oh, mec, je dois rendre justice à ce personnage. »
Il s’agit de ne peux laisser tomber quelqu’un.
C’est beaucoup de
pression à vous mettre sur vos épaules.
Ouais, mais je veux dire, c’est la seule raison qui me
pousse à le faire.
Vous aimez cette
pression ?
Oui. Je ne sais pas pourquoi personne ne fait ce métier sans
cette pression.
Je sais que c’est une
chose évidente à dire, mais vous devez vous procurer cette pression tout le
temps où les gens viennent vers vous n’êtes en rien comparable à ces rôles que
vous interprétez.
Oui, je suis souvent l’opposé des rôles que j’interprète.
Vraiment ?
Ouais, pas mal de fois, je reçois, « Tu ne veux pas
faire quelque chose qui est un peu hors de ta zone de confort ? Tu joues
toujours ces femmes complètement avant-gardistes, fortes et franches. »
Mais je suis genre, « Vous plaisantez ? » Si
vous regardez tous les films que j’ai fait, tout cet acharnement c’est pour
arriver à ce point là, il n’y a donc rien que vous avez si facilement… Mais ce
n’est pas grave. Ca ne me dérange. J’ai fait au mieux jusqu’à aujourd’hui.
Je pense
effectivement que vous l’avez fait. [Rires]
Essayons de voir si je peux rester ici sans me faire
expulser de la piscine.

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