Traduction faite par le staff de Kstew France. Merci de créditer avec LIEN
Kristen Stewart
pourrait-elle obtenir une nomination aux Oscars pour Sur La
Route ?
Kristen Stewart n'était
pas une superstar mondiale lorsque le réalisateur de Carnets de
Voyages Walter Salles l'a engagé dans son adaptation à longue
gestation de Sur La Route. C'était en 2007 et elle venait
d'apparaître dans Into The Wild, jouant une sirène habitant
dans une caravane qui a presque failli apprivoiser l'envie de voyager
d'Emile Hirsch. Il a fallu encore un an avant qu'elle ne devienne
connue par des millions de fans à travers le monde en tant que Bella
Swan de Twilight.
Il aurait été facile –
et peut-être prudent – pour Stewart de revenir sur sa promesse
envers Salles alors que son étoile grandissait inexorablement, mais
elle est restée à bord et a livré une performance qui est d'autant
plus puissante qu'elle vient d'une femme qui a tant à perdre. Oui,
Kristen se déshabille – elle parle de ça ci-dessous – mais ce
n'en est qu'une partie ; son personnage, Marylou, la mariée
adolescente du héros de la Beatnik Dean Moriarty (Garrett Hedlund),
peut exister en tant qu'élément d'intrigue dans un roman rempli de
testostérone, mais dans les mains de Salles et Stewart, elle devient
un symbole de l'auto-satisfaction féminine sans complexe. Comme je
l'ai écrit après avoir vu Sur La Route au Festival
International du Film de Toronto, la Marylou de Stewart est pure.
'Par exemple : elle vole ce dont elle a besoin et elle baise qui
elle veut, quand elle veut'. La question n'est pas qu'elle est
admirable ; c'est qu'elle s'anime, pleinement et de manière
indélébile, ce qui est le seul métier qu'a un acteur.
L'équipe créative
derrière le film veut que l'Académie des Arts et des Sciences
reconnaisse Stewart pour son rôle en la nominant pour un Oscar du
Meilleur Second Rôle Féminin, et même si elle ne figure sur aucune
des listes restreintes que j'ai vu, je crois qu'elle a gagné une
place dans le débat. Sur La Route a ses moments lents et
tortueux, mais il rugit à la vie lorsque Stewart apparaît à
l'écran – et si vous ne me croyez pas, jetez un œil à ce gifs
animés créés par les fans et dîtes-moi que vous n'êtes pas au
moins intrigué. Stewart et moi avons parlé au téléphone pendant
environ 20 minutes samedi à propos de l'inspiration de son
personnage dans la vie réelle, sa décision de faire sa première
apparition post scandale de tromperie au Festival International du
Film de Toronto, ses sentiments à propos de période des
récompenses, et, ouais, les avantages et les inconvénients
d'enlever son haut.
Michael Hogan :
Je me souviens d'avoir lu Sur La Route pendant mon
adolescence, et les femmes ne s'inscrivent pas pour moi comme des
personnages. Donc, je me demande, en tant qu'adolescente le lisant,
comment les femmes vous ont-elles apparu lorsque vous avez lu le
livre ?
Kristen Stewart :
Ouais, c'est drôle, ils ne m'enregistrent pas non plus. Les gens
aiment dire que c'est un livre masculin et que les personnages
féminins ont tendance à être traités comme des choses ludiques et
elles sont secondaires. Lorsqu'on lit le livre, ils ont tendance à
penser qu'elles sont presque comme un outil pour Kerouac pour montrer
que la vie est dingue, que les choses sont sauvages et sexy. C'est
pourquoi, en jouant le rôle, on était au courant de l'information
qui a fait que cette chose si différente. Je pense qu'apprendre à
connaître les femmes derrière les personnages et apprendre à
connaître les relations de Jack avec eux et les relations de Neal
avec eux, a facilité l'interprétation du personnage.
Avez-vous rencontré
LuAnne Henderson, sur laquelle Marylou, votre personnage, est
basée ?
Elle est décédée,
genre, juste avant qu'on commence. Mais j'avais rencontré sa fille
et il y avait des heures et des heures de bandes d'enregistrement où
elle a raconté sa vie dans les moindres détails, et beaucoup dans
ce laps de temps. Lorsque j'ai d'abord lu le livre – j'ai des
frères, et j'ai toujours senti comme s'il n'y avait pas une énorme
différence. J'ai eu envie en quelque sorte être un des garçons
pendant un certain temps, et dans certains cas encore aujourd'hui, et
je pense qu'il y a beaucoup de filles qui lisent Sur La Route qui le
ressentent [de cette façon]. Je ne savais alors pas que les femmes
n'étaient pas au premier plan dans l'histoire. J'étais tellement à
fond dans les personnages principaux que j'en suis tombée amoureuse,
je voulais rencontrer des gens dans ma vie qui allaient me choquer et
tirer quelque chose de moi auquel je ne m'attendais pas –
Marylou est un peu
comme ça aussi, n'est-ce pas ?
Oh, carrément. Elle a
été une partenaire formidable pour Neal [Cassady, l'inspiration
dans la vie réelle pour le Dean Moriarty du livre]. Les hommes, en
particulier, aiment s'identifier avec moi et dire, 'Eh bien, tu
sais, c'est un peu un point de vue misogyne. Le livre a une sensation
assez chauvine. Quel est votre sentiment à propos de ça ?'
Un
peu comme ma première question.
Non,
non, non. Pas du tout. C'était en fait très différent. Car leur
truc, c'est, 'Oh, comment ont-ils pu autorisé toutes ces choses
terribles leur arriver ?' C'est comme, qu'est-ce qui vous fait
penser qu'ils ne sont pas des partenaires totalement égaux dans ça ?
Qu'est-ce qui vous fait penser qu'on leur a pris plus que ce qu'ils
ont donné, ou plus que ce qu'ils ont reçu des hommes. J'ai comme
le sentiment qu'apprendre à connaître LuAnne et qui elle était, et
pourquoi elle a fait les choses comme elles les a faites, et comment
elle se sentait après les avoir faites, il n'y avait pas de vol.
Elle aimait tellement sa vie qu'elle ne voulait pas se priver de
cette vie, et il ressentait la même chose à son sujet, et elle a
très, très bien tracé son propre chemin.
Quelle
a été la chose la plus surprenante que vous avez apprise, lorsque
vous avez parlé avec ces gens et écouté les enregistrements ?
Je
pense que la chose la plus surprenante pour loi, étant donne la
façon dont l'histoire [de Marylou] se termine dans le livre et dans
le film, c'était que [LuAnne et Neal] ont maintenu leur relation das
une certaine mesure jusqu'à sa mort [Neal]. Il ne pouvait jamais
cesser d'aller vers elle. Et pour mpi, c'est un peu comme la clé.
Elle n'allait pas le quitter. C'était juste juste ce petit morceau
de vie dont vous voyez qu'il n'est pas exposé en détails car ce
n'est pas son histoire. Genre, il y a un Sur La Route pour
chacun de ses personnages. C'est que que ceux que vous suivez sont
Sal et Dean. [Sal Paradise est l'alter ego de fiction pour l'auteur
Jack Kerouac].
De
toute évidence, vous êtes vraiment allée dans certains endroits
dans ce rôle. Après avoir vu Sur La Route à Toronto, j'ai
écrit une analyse à son propos, et une des choses sur lesquelles je
me suis concentré, c'est que vous vous engagez dans le rôle à un
degré admirable, avec la nudité, coucher avec deux hommes en même
temps, avec tout le reste, et certaines personnes m'ont attaqué, en
disant, 'Jusque parce qu'elle se déshabille, vous pensez que
c'est de l'art réel ?' Mais ce que je voulais dire, c'est
que c'est un travail d'acteur de jouer le rôle, elle donne sans
retenue. Pouvez-vous m'aider à me défendre un peu là-dessus ?
[Rires]
Les actrices aiment se lever et dire, après qu'elles aient montré
leurs seins dans un film, qu'il a été fait avec goût et qu'il
était, vous savez, loin d'être gratuit. Je veux dire, les projets
qui en ont vraiment besoin sont vraiment rares. Et je pense que dans
ce cas, il devait l'être. Ce livre célèbre le fait d'être en vie
et et il célèbre l'être humain, et si on veut étouffer et nier
quelconque aspect de ça, on nie l'esprit du livre. Je pense que cela
aurait été si mal de se détourner de quelque chose dans ce film.
Je pense que j'aurais essuyé des attaques pour ça. Je pense que
cela aurait été comme avoir peur de décevoir mes fans de Twilight
ou quelque chose comme ça.
Et je
déteste aussi quand les gens disent, 'Oh, wow, superbe
performance. Si courageuse'. Oh, parce que je suis nue ?
C'est très ennuyeux. Mais en même temps, si c'est sur quoi ils se
concentrent, alors Sur La Route n'est probablement pas pour
eux de toute façon. Aussi, je comprends lorsque les gens ont déjà
du succès, on essaie de contrôler une certaine perception ou on
essaie de choisir des rôles en fonction de certaines attentes
d'après ce que les gens vont penser. On fait bien des choses parce
qu'on veut être dans une position de pouvoir et de célébrité, qui
n'est pas la raison que je fais ce que je fais. Et les gens,
n'importe qui consomme [le cinéma] va évidemment penser que vous
devez avoir une certaine considération envers ce genre de choses,
comme ce que les gens vont en penser.
Mais
est-ce difficile de faire abstraction de ces considérations lorsque
vous êtes vraiment l'une des plus grandes célébrités du monde ?
Je veux dire, il n'y a aucun moyen de contourner cela.
Ce
n'est pas vraiment aussi difficile. Je ne peux pas aborder de façon
pragmatique quoi que ce soit concernant ma carrière. J'ai tellement
besoin d'être remuée par quelque chose, tellement émue par quelque
chose que l'idée de la laisser tomber ou de la ruiner est
douloureux, et c'est ce par quoi on passe pendant le tournage. Vous
avez lu le scénario et ça vous provoque à un certain niveau, et la
raison pour laquelle on fait le film est de savoir la raison pour
laquelle il vous fait ressentir toutes ces choses. Ces choses sont si
rares à trouver que si on commence à également envisager ce que
les gens vont penser, on ne fera jamais un film.
Au Festival du Film de Toronto, vous avez mis une heure pour sortir et être avec tous vos fans, et c’était une période difficile. Combien c’était important pour vous de sortir pour le film et reconnecter avec vos fans ce jour-là ?
Pas encore. J’adorerais trouver quelques micro projets avant,
parce que Avril est encore loin et je ne suis pas encore prise.
Au Festival du Film de Toronto, vous avez mis une heure pour sortir et être avec tous vos fans, et c’était une période difficile. Combien c’était important pour vous de sortir pour le film et reconnecter avec vos fans ce jour-là ?
Vous ne devriez jamais sortir de votre vie et la regarder
comme si c’était quelque chose malléable que vous pouvez façonner d’une
certaine façon pour que les gens vous voient de cette façon. Je ne ferais
jamais quelque chose comme cela. J’ai travaillé dessus pendant 5 ans. J’adore
ce film. Je suis tellement fière de tous ceux qui y sont impliqués – Je me
sens tellement forte d’être à côté d’eux. On m’a demandé quelque fois si j’allais
le faire ou 'Est ce que c’était quelque chose de difficile pour vous ?
Qu’est-ce qui vous a fait réagir et décider de le faire'. C’était comme
si on me demandait pourquoi je ne l’aurais pas fait. Cela parait tellement
logique pour moi. Ce que je veux dire, la seule fois où je me suis sentie à l’aise
à la TV ou en faisant une apparence publique, c’est parce que cela a un
contexte. Je n’aime pas être juste une célébrité, mais avec Sur La Route c’était
clair pourquoi je suis là. Les gens sont là et crie pour vous et je ne vais pas
tourner mon dos, m’éloigner et rentrer à l’intérieur pour me mettre au chaud,
vous voyez ce que je veux dire ? Alors je n’avais rien prévu. Je suis
juste allé à la première du film et il y avait un groupe de personne et c’était
vraiment sympa de la voir.
Est-ce que vous avez déjà eu des retours de la part des fans
de Twilight sur ce film ?
Pas vraiment, BD2 vient juste de sortir et nous l’avons
porté autour du monde pendant un moment. Et il y avait un groupe de personnes
en Europe – parce que le film est déjà sorti en Europe – qui a dit, 'Oh
mon Dieu, Sur La Route, on a adoré !' Tout le monde pense que nous avons
que des fans adolescents – nous avons des filles, des femmes en général, mais c’est
littéralement représentatif de tout les âges, jusqu’à des personnes de 70 ans.
Alors oui, les gens ont apprécié, je pense.
Quels sont vos ressentis à propos de la saison des awards et
tous les évènements et les interviews que cela implique ? Est-ce que c’est
un plaisir ? Est-ce que c’est un cauchemar ? Est-ce que c’est quelque
chose entre ?
J’adore parler de ce film, tout le monde qui est impliqué,
du livre et tout ce que j’ai traversé depuis le commencement. Je ferais n’importe
quoi pour en parler. Le fait que cela a à voir avec l’Académie (des Oscars, je
ne peux personnellement pas le reconnaître en aucune façon parce que c’est une
notion ridicule que de dire soudainement, 'Ouais, je suis vraiment au
taquet. Je suis vraiment à 200%'.
Il y a une rumeur qui dit que vous allez jouer avec Ben
Affleck dans un film nommé Focus.
Je peux confirmer cette rumeur. C’est une comédie, je suis
vraiment impatiente, on commence à tourner en Avril.
Est-ce qu’il y a d’autres projets à l’horizon ?
Source: TheHuffingtonPost

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