A l'occasion de la promotion américaine à tambour battant de Sur La Route, Kristen s'est longuement confiée à Indiewire, à propos du tournage, de Marylou, le livre, les remises de prix, le sexe, Walter Salles , la suite de Blanche Neige et le Chasseur, Twilight ...
Traduction faite par le staff de Kstew France. Merci de créditer avec LIEN
Il est facile pour le public d’oublier
que si on enlève Twilight, Kristen Stewart a la plupart du temps
travaillé sur des films indépendants. D’autres films de studio
complètent son curriculum vitae – Jumper, Blanche Neige
et le Chasseur, Panic Room, Zathura – mais à
tout juste 22 ans, Stewart a une fibre indépendante au moins aussi
profonde que toutes les chouchoutes des films indépendantes
respectées telles que Michelle Williams et Catherine Keener. C’est
simplement plus conséquent grâce à l’approbation du public de
Stewart venant des distinctions Teen Choice/MTV Movie Awards.
Cela pourrait changer cette année.
L’ouverture sexuelle de Stewart, la
performance libre d’esprit en tant que Marylou dans l’adaptation
par Walter Salles et Jose Rivera de la bible de Beat de Jack Kerouac
Sur La Route peut être secondaire vis-à-vis de la relation
centrale de Sal Paradise et Dean Moriarty, mais elles ont provoqué
énormément de discussions fiévreuses à propos de la soudaine
évolution ou de la prise de risque supplémentaire de Stewart en
tant qu’actrice. De nombreux observateurs ont souligné le ‘choc’
de sa volonté d’apparaître nue à l’écran comme preuve à
l’appui.
Mais il s’agit plus du reflet de
l’importance du rôle virginal de Bella Swan dans cinq films
Twilight qui a bousculé la conscience populaire au cours des
quatre dernières années. Ce n’est pas la faute de Stewart.
Réellement, elle est demie vêtue ou ouvertement libidineuse
également dans Into The Wild, The Runaways et Welcome
to the Rileys, et c’est comme si ce travail avait été effacé
de son histoire.
Pourtant, il y a du vrai dans le sens
où Stewart a même laissé tomber ses défenses dans Sur La
Route, et il ne pouvait pas être que dans la scène de danse en
transe vers la fin du film de Salles (plus à ce propos de la part de
Stewart ci-dessous). IFC Films plaçant une foi sans faille dans le
film, qui sort vendredi 21 décembre, Stewart a partagé quelques
idées avec Indiewire à propos de la manière dont la première
lecture de Sur La Route à déclenché sa recherche de
l’aventure dans les gens, sa réaction ambivalente d’avoir des
scènes de sexe coupées dans le film et ce que jouer Marylou lui a
appris sur la manière ‘d’être complètement motivée par les
craintes de la vie plutôt qu’être paralysée par celles-ci’.
Journaliste :
Qu’est-ce qui a changé dans la version du film de Cannes et celle
qui a été montrée à Toronto, et plus particulièrement ce qui a
trait à votre personnage ?
Kristen Stewart : C’est
un peu plus long, mais ce n’est pas la seule différence. Il y a
tellement de possibilités différentes dans lesquelles on peut se
diriger avec cette histoire. On lit le livre et on choisit quelle
route on veut prendre. On peut avoir une expérience différente à
chaque fois qu’on le lit. Je pense que Walter voulait canaliser la
plupart de l’énergie – même si on peut probablement avoir de
multiples expériences en regardant le film – il voulait vraiment
se concentrer sur la fraternité, se concentrer sur Dean et Sal. Le
premier est juste un peu plus languissant. Je ne veux pas dire
c’était une version un peu plus libre …
Il s’agit encore d’une version
libre. C’est censé être jazzy.
C’est ce que je veux dire. Ca l’était
peut-être seulement un peu plus. Mais maintenant, il vous mène
certainement vers un endroit où, à la fin, pour les deux, on est
tout simplement très investi en eux. Non pas qu’on ne l’était
pas auparavant, c’était juste un peu plus facile de prendre des
chemins différents. Mais c’était parfait pour le public de
Cannes.
Pour ce qui est de ton personnage,
de quelle manière votre perspective a-t-elle changé entre le
scénario et la première version puis de la seconde version ?
De prime abord, la première était
plus osée. On fait ces scènes, en particulier, et on regarde en
arrière et on se dit, ‘mais qu’est-ce que ce bordel parmi ce
qu’on a fait ?’ [rires] ‘Walter, c’est quoi ce
bordel ?’ Non, je plaisante.
Il y a toujours une bonne quantité
de sexe dans la nouvelle version.
Oui, il y en a, sans aucun doute.
Dont ça ne vous a pas manqué dans
la seconde version ?
Je ne sais pas. La dernière chose que
je veux, c’est que les gens se concentrent que là-dessus, donc je
suis contente, car il y en a assez. Mais en même temps, c’est
aussi le propos. Il y avait certainement des moments qui en valaient
la peine, mais peu importe. Si je reviens aux sources, j’ai lu
le livre quand j’étais en seconde.
Au lycée ? C’est assez tôt.
J’ai grandi à L.A, j’avais 13 ou
14 ans. C’est très jeune. D’un côté, ça a ouvert pas mal de
portes pour moi. Soudainement, j’ai eu très envie de lire. Ca a
vraiment être le déclencheur. C’était le tout premier. Je n’ai
pas pensé une seconde que j’étais le genre de personne qui
pourrait jouer Marylou. Jamais. Pas une seule seconde. J’aurais
fait n’importe quoi sur le film, donc j’ai accepté le rôle
quand j’avais 17 ans en ayant pas – ce qui est une chose très
irresponsable à faire en tant qu’actrice ; on ne peut pas
accepter un rôle à moins qu’on pense pouvoir le faire – mais je
me disais, je ne peux pas dire non à Sur La Route. Je dois
essayer. Probablement car c’est le genre de personnes que je veux
rencontrer. Je veux trouver ces personnes et leur courir après.
‘Les fous’.
Ouais. Je pense que 14 ans est l’âge
auquel j’ai levé les yeux et réalisé qu’on aura à choisir ces
gens plutôt que simplement être à l’aise avec les gens qui vous
entourent de manière circonstancielle. Genre, sortir et trouver ceux
qui vous poussent foutrement hors de vous ! Car [Marylou] n'est
pas au premier plan de l'histoire, elle est en périphérie, on ne
sait pas vraiment ce qu'il y a dans sa tête et dans son cœur
lorsque l'histoire est racontée dans le roman. Je pense qu'apprendre
à connaître la femme derrière le personnage, d'être capable de
relier les éléments – car je suis une fille classique, sensible,
contemporaine qui est certainement à mille lieux d'être à l'aise
avec elle-même et la vie – elle avait ça et elle était si jeune.
Ce n'était pas un truc d'adolescent, d'être complètement motivée
par les craintes de la vie plutôt qu'être tétanisées par
celles-ci. C'est pour ça que c'est vraiment une très bonne chose
que j'ai grandi en quelques années – j'avais 20 ans au moment où
le film a été fait. Même si elle avait 16 ans quand l'histoire a
commencé, j'étais plus jeune qu'elle à 16 ans, je n'étais pas
encore comme ça.
C'est une chose capitale que de
jouer un rôle tel que celui-ci. J'ai aussi vu Welcome to the
Rileys. Et évidemment, le personnage que vous jouez exige une
énorme sexualité ouverte.
Mais elle est beaucoup plus fermée.
Les murs épais que cette fille a érigé était donc …
c'était beaucoup plus difficile, pour moi, car je ne suis … pas
comme ça. Mais Welcome to the Rileys était difficile car
c'était un sujet foutrement terrible, c'était assez morbide. Ce fut
certainement beaucoup plus amusant.
Lorsque vous réfléchissez au choix
des rôles, et que vous savez que vous allez faire des choses comme
ça et faire ressortir cette partie de vous-même –
particulièrement si ce n'est pas naturel pour vous – où
allez-vous chercher ça ?
Les acteurs qui disent qu'ils veulent
vraiment sortir d'eux-mêmes et jouer des personnages qui sont très
différents d'eux …
Comme les méchants. On va entendre
quelqu'un dire, 'Je peux faire sortir toute ma rage ...'.
Vous voyez, c'est ça le truc. Ils ont
quand même la rage. Vous voyez ce que je veux dire ? On ne peut
pas l'avoir. Même si c'est enterré très profondément. C'est un
peu ce qui se passe quand on lit un scénario et qu'il vous provoque
à un niveau qui vous étonne. On se dit, 'C'était quoi ce
bordel ? J'ai besoin de savoir pourquoi ça m'a ému car ce
n'est pas qui je suis'. Habituellement, ce sont pas les aspects
de vous-même qui sont clairs pour vous, mais ils sont toujours là.
Donc, faire un film, c'est toujours découvrir la raison qui fait que
sa lecture est une telle expérience.
Donc … ?
[Rires sans réponse]
Sans vouloir trop insister
là-dessus, qu'avez-vous découvert ?
Que je peux laisser mon visage traîner.
Ce n'est certainement pas mon tirage de cartes préféré, mais …
on se prive de la vie dès qu'on commence à ériger ces murs. Je
n'ai jamais rencontré un autre personnage/ une autre personne dans
ma vie qui a profité de chaque chose comme elle l'a fait. Ça ne
veut pas dire que je suis juste comme Marylou maintenant. Ce n'est
pas comme, 'Oh, je peux maintenant enfin être libre …' Je
ne sais pas. J'y a vraiment goûté ; donc je sais que je l'ai
en moi. Tu vois ce que je veux dire ?
Il serait facile de se concentrer
sur l'aspect sexuel, mais il semble que vous le preniez dans un sens
plus large.
Ouais, le faire, malgré tout ?
Honnêtement ? La scène de danse était bien plus terrifiante
que toutes les scènes de sexe l'ont été pour moi. J''avais
tellement peur.
C'est difficile de danser devant vos
amis. Comment faites-vous une danse d'une autre époque dans un
gigantesque film ?
On était entassés, je crois, avec 60
figurants dans une pièce minuscule. Je pouvais carrément sentir le
sol vibrer. C'était vachement cool. Mais j'étais terrifiée.
Donc, cela avait en fait plus impact
ou c'était plus intense que n'importe quelle autre scène de sexe ?
100 fois. 100 fois, ouais.
Jodie Foster a toujours ça à
propos de The Accused. Que des scènes de viol étaient
difficiles, certes, mais la chose la plus difficile était la scène
de danse précédente, lorsqu'elle devait danser de manière sexy.
Oh. Totalement, bien sûr. Ce serait
tellement plus difficile. C'est vraiment intéressant. C'est
totalement logique pour moi.
Votre approche de la raison pour
laquelle vous choisissez un rôle dans un film indépendant a t-elle
changé au cours des dernières années ?
C'est quelque chose de très
particulier., c'est un travail très étrange à faire. On fait
semblant d'être une autre personne et on laisse un tas de gens vous
regarder faire. Beaucoup de gens sont attirés par le travail peuvent
faire l'impasse [de ce fait] et voir leur carrière dans son ensemble
et la façonner, et se dire, 'Je veux finir là ...'. Je n'ai
absolument aucune idée de ce que je veux faire jusqu'à ce que ce
soit devant moi. Donc, j'ai vraiment eu beaucoup de chance, tout a
été très varié.
Bien. Mais sans doute, à un moment
donné, il n'y a pas un seul projet auquel vous devez répondre, et
donc vous devez choisir. Vous avez aussi des agents et des managers
qui font pression avec leurs propres raisons et leurs plannings.
C'est vrai. Je pense que s'ils font
pression, alors ce sont des génies – et je ne pense que ce se
passe comme ça – en termes de canaliser les choses à mon insu.
Vous vous convainquez que c'était
votre idée.
Ou peut-être tout simplement en ne me
montrant pas tout, en me montrant uniquement ce qu'ils veulent que je
fasse. Effectivement parfois ça me fait peur. Mais pour être
vraiment honnête avec vous, je ne peux pas faire les choses comme
ça. Parfois, les films commencent comme des idées. Les énormes
films de studio notamment. Il y a un concept avant qu'il y ait un
personnage, et ils sont complètement vides.
D'accord, mais pour jouer l'avocat
du diable, où allez-vous aller avec votre personnage dans une suite
de Blanche Neige ?
Oh, ça va être foutrement étonnant.
Non, je suis excitée, c'est fou.
Pouvez-vous me donner un indice de
la direction qu'il prend ?
Je ne suis pas autorisée. L'autre
jour, j'ai dit qu'il y avait une forte chance qu'on fasse une suite,
et c'est véridique, mais tout le monde disait, 'Wow, arrête d'en
parler'. Donc, pour le moment, je ne suis absolument pas
autorisée à en parler.
Mais c'est juste de dire qu'il y a
des idées qui ont été discutées et qui sont totalement justifiées
pour vous.
Oh mon dieu. Putain, ouais. Carrément.
Et on en a une vraiment incroyable … [sourires] Alors, ouais. C'est
tout bon. [rires]
Cela vous fait quoi de vous regarder
faire l'amour ? En mettant de côté la possibilité que vous
ayez des enregistrements à la maison ou autre chose ?
Bien. [rires] Eh bien, je n'avais pas
vraiment de relations sexuelles. Pour être honnête, je pense que si
on isole les scènes, c'est assez ridicule de vous regarder vous-même
avoir de fausses relations sexuelles. Mais [avec ces scènes] dans le
film, en regardant le film, j'étais tellement été prise dans
celui-ci. Je l'ai vu trois fois, et ce n'est pas habituel pour moi.
Je dois terminer le processus, j'ai besoin de regarder le film à la
fin de celui-ci. Mais trois fois ?
Pourquoi
celui-ci alors ?
Je ne sais pas. Walter aurait pu même
réduire à un film de 24 heures. J'ai regardé le film, et c'est
drôle, je me souviens de ces moments comme s'ils font partie de ma
vie. Et cela se produit généralement lorsqu'on regarde un film,
celui-là est étrange car je ne peux pas identifier chaque scène.
Il y a des parties, des moments, où je n'ai pas l'impression que je
regarde une vidéo maison. Et je sais que semble être une discussion
folle.
C'est également la manière dont il
a été tourné. Il est fait pour être vécu de l'intérieur.
A 100%. Donc, ça ne me semble pas
étrange. J'ai l'impression que regarder Welcome to the Rileys
était plus bizarre. Mais c'était le propos – c'était un peu
comme, on n'a pas vraiment envie de le regarder.
Car dans celui-ci, Marylou en
profite.
C'est foutrement amusant !
Celui-là est carrément rempli d'amour.
Quel est votre opinion vis-à-vis de
la période des récompenses ? Ça doit être un truc bizarre
pour quelqu'un dans votre position quand il y a des entreprises qui
essaient de gagner de l'argent, et où il y a un certain aspect
commercial lors de cette période de l'année et un film comme
celui-ci. C'est sans doute le film le plus important qu'IFC Films ait
sorti. Cela signifie que quelqu'un comme vous est mis dans la
position de le promouvoir. Quel est votre opinion vis-à-vis de votre
rôle dans tout ce processus ?
Je suivrais Walter n'importe où. Je
suis tellement fière de lui. Je ferais la promotion de son truc
auprès de n'importe qui dans le monde. J'ai l'impression c'est d'une
logique totale – me tenir debout aux côtés de Garrett et Walter
et Sam et Tom et tout le monde, comme quand on était à Cannes,
c'est tellement logique pour moi. Je ne suis jamais sentie si forte.
J'aime vraiment parler du film, donc faire de la presse est en fait
quelque chose d'assez amusant – je ne raconte pas mes conneries.
Ce n'est donc pas un type de presse
différent de celle pour Twilight ?
Ça l'est, mais c'est juste un peu
moins monotone car les gens veulent en fait avoir des conversations à
ce propos.
Plutôt que, 'Oh mon dieu, vous
êtes Bella … je ne peux pas respirer'.
[rires] Ouais, exactement. Ou alors,
'Ça fait quoi d'être un vampire' ?
Combien de fois diriez-vous que vous
l'avez entendu celle-là ?
Honnêtement. Des centaines de fois. Je
ne plaisante pas.
Source: Indiewire Via: robstendreams @KstewAngel

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